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Le nouveau plan international pour la paix en Syrie est parti sur de mauvaises bases. L'opposition armée syrienne - qui n'est pas signataire - a rejeté l'accord dans la foulée de sa signature ce jeudi à Astana par la Russie, la Turquie et l'Iran. L'accord, qui prévoit la mise en place de zones sécurisées en Syrie sous la surveillance des trois pays garants, représente une 'menace pour la souveraineté territoriale du pays', a estimé la délégation de l'opposition syrienne. Son porte-parole, Osama Abu Zaid, a protesté contre la signature du mémorandum par l'Iran : 'Nous refusons que l'Iran et ses milices aient un rôle dans ce plan. Nous refusons que l'Iran soit un garant, puisque c'est une nation hostile au peuple syrien' a déclaré Abu Zaid lors de la Conférence dans la capitale du Kazakhstan. L'accord d'initiative russe conclu entre la Russie et l'Iran, alliés de Bachar al-Assad, et la Turquie, qui soutient les rebelles en présence de l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, vise à garantir une désescalade des tensions dans quatre régions disputées. Nauert: We continue to have concerns about the #Astana agreement, including the involvement of Iran as a so-called 'guarantor.' #Syria- U.S. Embassy Syria (@USEmbassySyria) 4 mai 2017 Il concerne notamment la province d'Idlib, bastion des rebelles et des djihadistes dans le nord du pays, la Ghouta orientale, près de Damas, une partie de la province de Homs et une zone près de la frontière jordanienne. Les détails sur la mise en place du plan sont encore floues. Les armes seraient proscrites à partir de samedi et les avions cloués au sol. Les trois pays garants seraient en charge d'assurer le respect de ces interdictions. La guerre civile en Syrie a fait au moins un demi-million de morts, et forcé le déplacement de la moitié de la population.
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L'Armée de libération nationale (ELN), la seconde guerilla de Colombie après les Farcs, inspirée de la révolution cubaine, est le dernier grand obstacle à la fin de plus d'un demi-siècle de conflit armé. Depuis l'annonce le 30 mars dernier de l'ouverture prochaine de négociations officielles, après deux ans de 'dialogue préparatoire' en secret, rien ne s'est concrétisé. Le président colombien, Juan Manuel Santos exige en effet qu'au préalable l'ELN renonce aux prises d'otages. Les rebelles, eux, se refusent à tout geste unilatéral. En mai, ils ont séquestré trois journalistes pendant plusieurs jours et continuent les enlèvements, au risque de devenir la cible principale de l'armée colombienne. Puisque de leur côté, après trois ans de négociations, le gouvernement colombien et les Farcs, ont signé tout récemment à la Havane, un accord historique sur un prochain cessez-le-feu définitif et le désarmement de la rébellion. Si cet accord ne comporte pas encore de date précise, il a suscité forte émotion et soulagement intense en Colombie. Les Colombiens l'ont vivement salué à, notamment à Bogota, même s'ils sont conscients que le chemin vers la paix n'est pas terminé. 'Je n'avais jamais entendu un seul mot concernant une décision politique pour favoriser le processus de paix. Je suis tellement émue. Je pense que l'ELN prendra part à ce processus car la Colombie mérite un pays juste et en pays', exprime Gloria Cuartas, militante des droits de l'Homme. La plate-forme 'Pour une paix complète', qui plaide pour l'ouverture de négociations avec l'ELN, s'est réunit cette semaine avec des diplomates étrangers pour discuter de la façon d'impulser le dialogue. La Colombie est meurtrie depuis plus de 50 ans par une guerre interne qui a, au fil du temps, impliqué guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, faisant au moins 260 000 morts, 45 000 disparus et près de sept millions de déplacés.
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'Le sommet de Paris va échouer', titre ce vendredi un quotidien hébreux. C'est la position officielle d'Israël qui a affirmé son hostilité à la conférence sur le Proche-Orient organisée ce vendredi à Paris sans Israéliens ni Palestiniens. L'État hébreux rejette toute approche multilatérale, rappelle le porte parole du Premier ministre israélien David Keyes: 'C'est une mauvaise chose car cela va en fait nous éloigner de la paix. Et je comprends la frustration que génère ce conflit. C'est allé beaucoup trop loin et les gens ont souffert des deux côtés. On trouvera le vrai chemin vers la paix quand nos voisins palestiniens accepteront de s'asseoir avec nous et de discuter des problèmes. C'est la position d'Israël', explique-t-il. Les autorités palestiniennes, à l'instar de l'OLP, soutiennent la démarche. Mais dans les rues de Ramallah on ne se fait pas vraiment d'illusion: 'Mon avis c'est que rien ne peut forcer Israël à reprendre les négociations ou à faire la paix avec n'importe quel pays au monde, la Palestine ou un autre. Au final Israël fait ce qu'il veut, de la façon qu'il veut, et de la manière qui l'arrange', dit un habitant de Ramallah. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, est venu à Paris, mais sans proposition, précise le secrétariat d'Etat. La précédente tentative de discussions directes qu'il avait organisé il y a deux ans s'étaient soldées par un échec Le 'choix courageux de la paix' reviendra in fine aux deux parties concernées, a affirmé François Hollande, à l'origine de ce sommet qui a réuni une trentaine d'États et d'organisations. Au programme des discussions: incitations économiques à faire la paix, garanties de sécurité régionale, et préparation d'une nouvelle conférence de paix avant la fin de l'année. Mais cette fois avec les deux parties. 'La paix passera par deux États, cela doit être rappelé solennellement et sans ambiguïté' https://t.co/ROqvi8jj1n pic.twitter.com/BtyKHop1SG- Élysée (@Elysee) 3 juin 2016
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Une photo de famille mais rien de bien concret à l'issue de la conférence de Paris sur le conflit israélo-palestinien ce vendredi... L'objectif de la France était avant tout de remobiliser la trentaine de pays et d'organisations internationales invités pour un jour peut-être arriver à la coexistence de deux Etats. Le chef de la Diplomatie française Jean-Marc Ayrault a détaillé son plan. 'J'ai promis que les travaux commenceraient avant la fin du mois. Toutes les idées, toutes les volontés sont les bienvenues et notre objectif est justement d'agréger les efforts des uns et des autres, d'aboutir à un paquet global d'incitations et de garanties, et de le présenter aux Israéliens et aux Palestiniens lors d'une conférence internationale qui se tiendra d'ici la fin de l'année.' L'espoir de la France, c'est que la carotte des incitations économiques alliée aux garanties de sécurité permette une désescalade entre Israéliens et Palestiniens. De l'aveu même de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ce ne sera pas simple. 'La réalité, dit-elle, c'est qu'à l'heure actuelle il n'y a aucun processus de paix. Donc le devoir de la communauté internationale, et celui de l'Union européenne en premier lieu, c'est de recréer les conditions pour qu'un processus de paix advienne.' Pour les participants à cette conférence, pays arabes compris, le pire des dangers est bien le statu quo à une période où les violences sont quotidiennes et la politique israélienne d'expansion des colonies plus intense que jamais. Les enjeux de l'initiative pour la paix au Proche-Orient : https://t.co/qO0ZrrlfTB #InitiativePaix pic.twitter.com/t9alYUFlQ7- France Diplomatie (@francediplo) 3 juin 2016
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Des représentants d'une trentaine de pays occidentaux et d'institutions internationales ont fait le déplacement à Paris. John Kerry, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU, ont été accueillis par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. A l'initiative de la France, une conférence pour la paix au Proche-Orient a débuté vendredi. Si ni Israéliens, ni Palestiniens ne sont présents, l'objectif officiel reste de relancer un processus au point mort. 'Il s'agit de confirmer collectivement que la paix passera par deux états: Israël et la Palestine, vivant côte à côte en securité. C'est une évidence mais elle doit être chaque fois rapellée, solenellement et sans ambiguïté' a déclaré le Président français lors du discours d'ouverture. Alors que l'administration américaine a multiplié les échecs ces dernières années. La France tente une nouvelle stratégie: en finir avec les discussions bilatérales sous l'égide des Américains mais aboutir à un plan de travail accepté par l'ensemble des partenaires. Au coeur de ce plan, une série de mesures économiques et sécuritaires qui pourraient mettre d'accord les participants. Problème, Tel Aviv rejette fermement une telle initiative. Benyamin Netanyahou préfèrerait discuter en tête-à-tête avec Mahmoud Abbas. Si un accord est trouvé cela pourrait néanmoins donner lieu à un sommet international d'ici la fin de l'année.
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Une tentative de désenlisement du processus de paix au Proche-Orient en l'absence des Israéliens et des Palestiniens. C'est l'étrange défi que s'est fixé la France. Elle a convié aujourd'hui à Paris les ministres d'une trentaine de pays arabes et occidentaux. Une initiative que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejette. Son porte-parole, David Keyes, s'en explique : 'Beaucoup de choses ont changé dans la région ces dernières années et l'initiative arabe de 2002 peut contribuer à convaincre les Palestiniens de participer à des pourparlers bilatéraux directs, assure-t-il. Malheureusement, l'itiniative française offre un cadre multilatéral que les dirigeants palestiniens perçoivent comme une solution imposée à Israël et un moyen d'échapper aux décisions difficiles.' Deux ans après l'échec des derniers pourparlers de paix, la France espère au moins un réengagement de la communauté internationale en faveur de la solution à deux Etats. Et le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al Malki, approuve. 'Jusqu'ici, Israël a rejeté l'initiative française, dit-il, mais la France pense à juste titre qu'en rassemblant ces pays, elle pourrait établir des principes qui puissent créer des conditions plus propices. Et ensuite, elle parlerait aux Palestiniens et aux Israéliens.' Cette conférence de paix, avec les Israéliens et les Palestiniens cette fois, aurait lieu à l'automne prochain, mais peu y croient, tant les questions les plus explosives - comme celle des colonies ou du statut de Jérusalem - restent insurmontables. Avec AFP
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En Colombie, des dizaines d'étudiants ont organisé ce vendredi une bataille de polochons et d'oreillers à Bogota la capitale. Il s'agissait d'une action symbolique visant à promouvoir la paix dans un pays confronté à une guerre depuis plus de 50 ans. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) et les autorités ont entamé un processus de paix pour mettre fin à ce conflit armé, qui a fait au moins 260.000 morts et 45.000 disparus.
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A Cuba, les Farc négocient les derniers points d'un accord pour déposer les armes après un demi-siècle de confrontation avec l'Etat colombien. Au coeur des discussions : la démobilisation et le désarmement de la guérilla. Pour la première fois, cette dernière s'est dite ouverte à la possibilité de soumettre à référendum un accord de paix. .IvanMarquezFARC Al cierre del ciclo, explica importancia del Acuerdo Especial. El 11 mayo reinicia conversaciones pic.twitter.com/arG1UaIjRD- Diálogos Paz FARC (FARC_EPaz) 7 mai 2016 #Colombie: Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, appelle le pays à "embrasser" la paix https://t.co/vClmfK3Lw7 #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 5 mai 2016 Le négociateur en chef des FARC Ivan Marquez a déclaré vendredi que les rebelles restent engagés dans le processus de paix, mais ils ont demandé au gouvernement colombien de ne pas tenter d'imposer des conditions en dehors du cadre juridique des accords. Les deux parties négocient depuis novembre 2012 et représentent la meilleure chance pour la Colombie de mettre fin à un conflit qui a tué plus de 220.000 personnes depuis qu'il a commencé. avec AFP
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