Vidéos à la une
Alors qu'il recevait le son homologue allemand à Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vouloir profiter de la visite de Donald Trump fin mai pour rencontrer Benyamin Netanyahou. Une annonce majeure dans le processus de paix israelo-palestinien, au point mort depuis trois ans. Les deux dirigeants ne se sont pas rencontrés depuis 2010. '_Le président américain Donald Trump a accepté notre invitation et nous attendons sa visite à Bethléem. Nous avons insisté sur le fait que nous sommes prêts à collaborer avec lui et à rencontrer le Premier ministre israélien sous son parrainage pour construire la paix', a déclaré Mahmoud Abbas. PM Benjamin Netanyahu at weekly Cabinet meeting: In two weeks, Israel will host POTUS Trump on his first trip as President outside the US.- PM of Israel (IsraeliPM) 7 mai 2017 Le président allemand Frank-Walter Steinmeier s'en est tenu au consensus défendu par la communauté internationale : 'Ceux qui connaissent la région savent qu'il est devenu urgent de mettre en oeuvre les propositions de la solution à deux Etat. De notre point de vue, il n'y a aucune autre solution négociable', a rappelé Steimeier lors de la conférence de presse conjointe. Le président allemand, dont la fonction est avant-tout symbolique, avait la veille visité l'ONG Givat Haviva en Cisjordanie, où l'occupation par Israël marque en 2017 son 50e anniversaire
Vidéos à la une
Le Hamas palestinien a annoncé lundi soir avoir modifié son programme politique pour la première fois de son histoire. Dans un document public, l'organisation estime qu''un Etat palestinien entièrement souverain et indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem pour capitale, (...) est une formule de consensus national'. En acceptant un Etat limité à la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, le Hamas endosse les frontières déjà reconnues par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). The official Hamas Political Document (A Document of General Principles and Policies) is now available. https://t.co/txaS53XkXV- Hamas Movement (@HamasInfoEn) 1 mai 2017 Le mouvement islamiste qui contrôle depuis 10 ans la bande de Gaza insiste sur le fait qu'il ne reconnaît pas l'Etat hébreu. Le document évoque 'la Palestine, du fleuve Jourdain à la mer Méditerranée'. Le document qui s'ajoute à la charte originelle de 1988, affirme que le Hamas est 'en conflit avec le projet sioniste et non avec les juifs en raison de leur religion'. Le mouvement considéré comme 'terroriste' par les Etats-unis, l'Union européenne et Israël prend ses distances avec les Frères musulmans égyptiens. pic.twitter.com/SUWd21F7JP- Hamas Movement (@HamasInfoEn) 1 mai 2017 'Le Hamas cherche à soulager la pression internationale à son encontre', a réagi le porte-parole du Premier ministre israélien David Keyes. 'Il cherche à tromper le monde, en affirmant qu'il n'est pas aussi méchant qu'on le pense, mais quand vous regardez ce qu'il dit à son propre peuple, en Arabe, sur ses chaînes de télé, dans ses mosquées, ses écoles, il appelle quotidiennement à la destruction d'Israël.' Le Hamas doit annoncer dans les prochains jours le nom du successeur du leader actuel Khaled Mechaal. Ismaïl Haniyeh, membre de l'aile pragmatique et conciliante au même titre que Mechaal, est pressenti pour l'emporter. Cette annonce intervient à 48 heures de la première rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue palestinien Mahmoud Abbas. Avec AFP
Vidéos à la une
Ces Palestiniens affichent fièrement leur drapeau pour célébré le jour de la terre. Chaque 31 mars, la minorité palestinienne d'Israël honore la mémoire des Palestiniens morts lors des manifestations contre la confiscation des terrains en 1976. Cette journée intervient dans un climat tendu alors qu'Israël a donné son feu vert à la construction d'une nouvelle colonie en Cisjordanie. Le chef de l'ONU antonioguterres inquiet de la décision d'Israël d'autoriser une nouvelle colonie en #Cisjordanie https://t.co/780SLcHCqi pic.twitter.com/39EQFh8ITa- ONU Info (ONUinfo) 31 mars 2017 'Cela signifie qu'Israël tourne le dos au droit international, au Conseil de sécurité des Nations Unies et aux soi-disant efforts sur un nouvel accord de paix. Selon moi Israël ne va pas se restreindre à moins qu'un boycott ou des sanctions soient appliquées', déclare Mustafa Barghouti, politique palestinien. Israël n'avait pas pris une telle décision depuis 1991. Cette colonie doit permettre de reloger une quarantaine de familles de la colonie d'Amona. 'Le test se fera de manière concrète, nous allons voir si des maisons sont bien construites, si cette décision prend forme ou si tout ça reste sur le papier seulement. Nous allons voir si ça arrive vraiment. Et dans les semaines qui viennent tout ce qui doit être fait le sera', explique Avichai Boaron, du comité d'Amona. ISRAËL-PALESTINE: Et comme tous les quinze jours, une nouvelle colonie illégale israélienne pic.twitter.com/wHVSM8Tfhi- PLANTU (@plantu) 31 mars 2017 Avec cette décision, le gouvernement de Benjamin Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, fait la part belle aux défenseurs de la colonisation. Vendredi, la Maison Blanche a redit que l'expansion des colonies pas 'bonne pour la paix'.
Vidéos à la une
Le cabinet israélien a donné son autorisation pour l'implantation d'une nouvelle colonie en Cisjordanie. C'est une première depuis vingt ans, qui tombe le jour ou les Arabes israéliens célèbrent la journée de la Terre, qui commémore la répression meurtrière par Israël d'une manifestation contre la saisie de terres en 1976. Les autorités palestiniennes ont immédiatement condamné cette décision. Silence par contre du côté américain, alors que l'administration de Donald Trump a ouvert des discussions avec Israël pour tenter de limiter les implantations. Officiellement, cette nouvelle colonie a été autorisée pour reloger les habitants de l'avant-poste d'Amona récemment évacué. Concrètement, cette politique rend plus complexe une solution à deux états.
Vidéos à la une
Les dirigeants arabes ont critiqué mercredi, à leur sommet annuel, l'ingérence grandissante de pays étrangers dans les nombreuses crises qui secouent le Moyen-Orient, notamment en Syrie et au Yémen. Dès l'ouverture des débats à Sweimeh sur la mer Morte, le roi de Jordanie Abdallah II a appelé les pays arabes à 'prendre l'initiative pour trouver des solutions à tous les défis qui se posent afin d'éviter les ingérences étrangères dans nos affaires'. Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a pour sa part qualifié d''honteux' le fait que les capitales de la région suivent 'la crise syrienne sans réelle possibilité d'intervenir' alors que 'd'autres acteurs influents' jouent ce rôle. Pour le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il est 'regrettable' que 'certaines puissances profitent de la situation (...) pour renforcer leur influence et étendre leur contrôle (...) dans les pays arabes, au plan politique, militaire ou sécuritaire'. 'Nous ne permettrons à aucune puissance d'intervenir dans nos affaires', a-t-il affirmé. 'Et toute tentative de domination confessionnelle ou territoriale (...) devra faire face une position arabe claire et ferme'. M. Sissi n'a pas cité de nom de pays mais il faisait référence, selon des observateurs, à l'Iran chiite, allié du président syrien Bachar al-Assad et grand rival de l'Arabie saoudite, chef de file des puissances sunnites. Malgré ce ton ferme, les experts n'attendent pas de décisions fortes à l'issue de ce 28e sommet ordinaire de la Ligue arabe, dont 15 sont représentés par leur président ou leur monarque. 'Ce sommet ne sera pas différent des précédents. L'ordre (politique) dans le monde arabe est faible, divisé et souffre de dysfonctionnements depuis de longues années', a déclaré à l'AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques. Présent à Sweimeh, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a également estimé que les 'divisions' au sein du monde arabe avaient 'ouvert la voie aux interventions étrangères, à l'instabilité, aux conflits confessionnels et au terrorisme'. Le grand absent du sommet est le président syrien Bachar al-Assad puisque son pays a perdu depuis 2011 son siège au sein de la Ligue arabe. Récemment entré dans sa septième année, le conflit syrien s'est progressivement complexifié avec l'entrée en jeu de multiples acteurs internationaux: la Russie et l'Iran aux côtés du régime de Bachar al-Assad, la Turquie et des pays du Golfe en soutien à la rébellion, tandis que les Etats-Unis et d'autres pays interviennent contre le groupe Etat islamique (EI). Concernant la menace jihadiste, M. Sissi a affirmé que le 'terrorisme' avait profité de 'l'affaiblissement des pays arabes, des conflits confessionnels et de l'accroissement des interventions étrangères' pour 'combler un vide'. Pour sa part, Abdallah II a exhorté 'les pays arabes et musulmans à unifier leurs efforts pour combattre le terrorisme et l'extrémisme'. Sans toutefois évoquer de mesures concrètes. L'implication de l'Iran est également mise en cause par les pays du Golfe au Yémen, où le conflit a fait selon l'ONU au moins 7.700 morts depuis mars 2015 et l'intervention d'une coalition militaire arabe commandée par Ryad pour venir en aide au pouvoir face aux rebelles. En marge du sommet, le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré l'envoyé de son homologue américain Donald Trump, Jason Greenblatt, à quelques jours de sa visite à Washington. Alors que M. Trump a récemment semblé rompre avec la solution à deux Etats pour résoudre le conflit israélo-palestinien, M. Abbas entend obtenir un soutien arabe clair et uni, qu'il pourra faire valoir lors de ses discussions aux Etats-Unis. Le président Sissi est également attendu, le 3 avril, à Washington. Par ailleurs, l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a pressé la Jordanie d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui participe au sommet. M. Béchir est visé par des mandats d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le conflit dans la région du Darfour.
Vidéos à la une
Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, en Israël, pour amorcer une relance des négociations de paix avec les Palestiniens. Il s'agit d'une visite inédite pour un ministre des Affaires étrangères égyptien depuis 2007. Sameh Choukri renoue donc avec le rôle de médiateur de son pays, sous l'impulsion du président Abdel Fattah al-Sissi qui a proposé en mai d'aider à relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis plus de deux ans. Le chef de la diplomatie égyptienne s'était rendu fin juin à Ramallah pour rencontrer Mahmoud Abbas. Pour l'instant, ces entrevues n'ont débouché sur aucune mesure concrète. Il s'agit avant tout d'une prise de contact et de mettre en place 'des démarches sérieuses pour établir des mesures de confiance' entre Palestiniens et Israéliens.
Vidéos à la une
L'armée isrélienne a abattu vendredi une jeune femme palestinienne. Elle était accusée d'avoir tenté de poignarder une policière à un check point à Hebron. Des responsables de sécurité palestiniens ont identifié l'assaillante comme Sarah Taraïra, 27 ans, une parente du Palestinien qui a poignardé jeudi à mort une adolescente israélo-américaine de 13 ans après s'être infiltré dans sa maison dans la colonie de Kyriat Arba, près de Hébron. Mohammed Nasser Taraïra, 19 ans, avait lui aussi été abattu par des gardes dont l'un avait été blessé. Un peu plus tard dans la journée c'est un homme, un Israélien qui meurt par balles. Sa voiture a été visée par des tirs alors qu'il circulait avec sa famille au sud d'Hebron. Sa femme et ses enfants ont été blessés. Au total depuis jeudi, quatre attaques anti-israéliennes ont été menées par des Palestiniens, faisant deux morts. En ce dernier vendredi de Ramadan, la tension est encore montée d'un cran. Au check-point de Kalandia, les Palestiniens attendent de passer pour rejoindre l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Des heurts éclatent. Un homme est mort de problèmes respiratoires en inhalant des gazs lacrymogènes. Israël a décidé de façon unilatérale de boucler la ville d'Hebron (200 000 habitants) et sa région. Il y déploiera également des centaines de soldats 'la mesure la plus substantielle sur le terrain depuis 2014', a déclaré le porte-parole de l'armée Peter Lerner. Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie est une poudrière depuis que 500 colons israéliens se sont installés dans son centre historique, barricadés sous haute protection militaire et retranchés derrière une zone tampon interdite d'accès aux habitants palestiniens. Les colonies sont considérées illégales par l'ONU. Vendredi le quartette sur le Proche-Orient, ONU, UE, Russie, Etats-Unis a exhorté Israéliens et Palestiniens à mettre fin à la colonisation et à la violence, les renvoyant dos à dos. Une position aussitôt critiquée par chacun des deux camps.
Vidéos à la une
Depuis Rome, le Premier ministre israélien a salué la normalisation des relations de son pays avec la Turquie. Après six ans de brouille, les deux Etats vont de nouveau échanger des ambassadeurs. Au côté de John Kerry, Benjamin Netanyahu a insisté sur les retombées économiques de cette réconciliation. 'D'un côté, c'est un pas important pour normaliser nos relations', dit-il, 'et cela a des implications immenses pour l'économie d'Israël, des implicatiosn immenses dans un sens positif', a t-il souligné. A Ankara, le nouveau Premier ministre turc Binali Yildirim a également salué l'accord. Israël s'est notamment engagé à verser 18 millions d'euros d'indémnités aux familles des victimes turcs du navire Mavi Marmara, pris d'assaut par les forces israéliennes. 'Avec cet accord, les relations avec Israël se normalisent', a dit le chef du gouvernement turc. 'Après l'incident du Mavi Marmara, l'embargo qui a été imposé à la région de Gaza va être levé, grâce au leadership turc. Et le plus important c'est qu'Israël a fait des excuses à la Turquie pour cet incident qui date de 2010'. Benjamin Netanyahu a toutefois précisé que le blocus maritime sur la bande de Gaza persisterait malgré l'accord. Un compromis a été accepté par les Turcs pour qu'ils acheminent via le port d'Ashdod de l'assistance matérielle et humanitaire au territoire palestinien. Dix Turcs avaient été tués il y a six ans sur le Mavi Marmara, affrété par une ONG humanitaire turque.
Vidéos à la une
Les présidents israélien et palestinien étaient tous deux à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens. Mais les deux hommes ne se sont pas croisés lors des différentes réunions entre les institutions. Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aurait refusé une telle rencontre. Une décision critiquée par le chef d'État israélien. " Nous ne pourrons pas construire la confiance entre nous si nous ne commençons pas par nous parler directement ", a regretté Reuven Rivlin. Le dirigeant palestinien n'a pas voulu faire de commentaire. Il a préféré saluer les efforts des autorités françaises pour essayer de trouver une issue au conflit israélo-palestinien. Paris veut d'organiser d'ici la fin de l'année une conférence internationale pour la paix. " Il faut poser des bases pour ces négociations, un agenda et un mécanisme de négociations ", a précisé Mahmoud Abbas. Cette initiative est soutenue par l'Union européenne mais critiquée par Israël.
Vidéos à la une
'Le sommet de Paris va échouer', titre ce vendredi un quotidien hébreux. C'est la position officielle d'Israël qui a affirmé son hostilité à la conférence sur le Proche-Orient organisée ce vendredi à Paris sans Israéliens ni Palestiniens. L'État hébreux rejette toute approche multilatérale, rappelle le porte parole du Premier ministre israélien David Keyes: 'C'est une mauvaise chose car cela va en fait nous éloigner de la paix. Et je comprends la frustration que génère ce conflit. C'est allé beaucoup trop loin et les gens ont souffert des deux côtés. On trouvera le vrai chemin vers la paix quand nos voisins palestiniens accepteront de s'asseoir avec nous et de discuter des problèmes. C'est la position d'Israël', explique-t-il. Les autorités palestiniennes, à l'instar de l'OLP, soutiennent la démarche. Mais dans les rues de Ramallah on ne se fait pas vraiment d'illusion: 'Mon avis c'est que rien ne peut forcer Israël à reprendre les négociations ou à faire la paix avec n'importe quel pays au monde, la Palestine ou un autre. Au final Israël fait ce qu'il veut, de la façon qu'il veut, et de la manière qui l'arrange', dit un habitant de Ramallah. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, est venu à Paris, mais sans proposition, précise le secrétariat d'Etat. La précédente tentative de discussions directes qu'il avait organisé il y a deux ans s'étaient soldées par un échec Le 'choix courageux de la paix' reviendra in fine aux deux parties concernées, a affirmé François Hollande, à l'origine de ce sommet qui a réuni une trentaine d'États et d'organisations. Au programme des discussions: incitations économiques à faire la paix, garanties de sécurité régionale, et préparation d'une nouvelle conférence de paix avant la fin de l'année. Mais cette fois avec les deux parties. 'La paix passera par deux États, cela doit être rappelé solennellement et sans ambiguïté' https://t.co/ROqvi8jj1n pic.twitter.com/BtyKHop1SG- Élysée (@Elysee) 3 juin 2016
Vidéos à la une
Des représentants d'une trentaine de pays occidentaux et d'institutions internationales ont fait le déplacement à Paris. John Kerry, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU, ont été accueillis par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. A l'initiative de la France, une conférence pour la paix au Proche-Orient a débuté vendredi. Si ni Israéliens, ni Palestiniens ne sont présents, l'objectif officiel reste de relancer un processus au point mort. 'Il s'agit de confirmer collectivement que la paix passera par deux états: Israël et la Palestine, vivant côte à côte en securité. C'est une évidence mais elle doit être chaque fois rapellée, solenellement et sans ambiguïté' a déclaré le Président français lors du discours d'ouverture. Alors que l'administration américaine a multiplié les échecs ces dernières années. La France tente une nouvelle stratégie: en finir avec les discussions bilatérales sous l'égide des Américains mais aboutir à un plan de travail accepté par l'ensemble des partenaires. Au coeur de ce plan, une série de mesures économiques et sécuritaires qui pourraient mettre d'accord les participants. Problème, Tel Aviv rejette fermement une telle initiative. Benyamin Netanyahou préfèrerait discuter en tête-à-tête avec Mahmoud Abbas. Si un accord est trouvé cela pourrait néanmoins donner lieu à un sommet international d'ici la fin de l'année.
Vidéos à la une
Une tentative de désenlisement du processus de paix au Proche-Orient en l'absence des Israéliens et des Palestiniens. C'est l'étrange défi que s'est fixé la France. Elle a convié aujourd'hui à Paris les ministres d'une trentaine de pays arabes et occidentaux. Une initiative que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejette. Son porte-parole, David Keyes, s'en explique : 'Beaucoup de choses ont changé dans la région ces dernières années et l'initiative arabe de 2002 peut contribuer à convaincre les Palestiniens de participer à des pourparlers bilatéraux directs, assure-t-il. Malheureusement, l'itiniative française offre un cadre multilatéral que les dirigeants palestiniens perçoivent comme une solution imposée à Israël et un moyen d'échapper aux décisions difficiles.' Deux ans après l'échec des derniers pourparlers de paix, la France espère au moins un réengagement de la communauté internationale en faveur de la solution à deux Etats. Et le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al Malki, approuve. 'Jusqu'ici, Israël a rejeté l'initiative française, dit-il, mais la France pense à juste titre qu'en rassemblant ces pays, elle pourrait établir des principes qui puissent créer des conditions plus propices. Et ensuite, elle parlerait aux Palestiniens et aux Israéliens.' Cette conférence de paix, avec les Israéliens et les Palestiniens cette fois, aurait lieu à l'automne prochain, mais peu y croient, tant les questions les plus explosives - comme celle des colonies ou du statut de Jérusalem - restent insurmontables. Avec AFP
Vidéos à la une
Son mandat était de toutes façons 'anti-israélien'. Réaction ce mardi de l'Etat hébreu après la démission lundi du rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens, Makarim Wisibono. Une démission selon les Nations Unies due au refus d'Israël de le laisser pénétrer dans ces territoires. 'Il s'agit d'un mandat anti-israélien et dans ces conditions il était absolument clair que nous ne pouvions pas coopérer avec lui', a déclaré le porte-parole de la Diplomatie israélienne. Makarim Wisibono avait pris ses fonctions en juin 2014, succédant à l'américain Richard Falk qui n'avait pas non plus été autorisé par Israël à se rendre dans les territoires palestiniens. Comme le montre cette carte, les Palestiniens, en Cisjordanie, ne peuvent accéder librement à de nombreuses zones, l'un des points soulignés par l'envoyé de l'ONU dans son rapport de janvier 2015. Mais Tel Aviv a accusé les missions onusiennes en général de ne mettre en avant que le point de vue palestinien et pas le 'tort fait aux civils israéliens'.
Vidéos à la une
Une marée humaine dans les rues d'Hébron en Cisjordanie. Des milliers de Palestiniens enterrent leurs morts, cinq adolescents âgés de 15 à 18 ans dont deux filles. Ils ont été abattus par les forces israéliennes qui les accusaient d'avoir poignardé ou tenté de poignarder des soldats. À Bethléem, c'est un bébé de 8 mois que des centaines de Palestiniens ont enterré. L'enfant est mort asphyxié par des grenades lacrymogènes tirées par des soldats israéliens près de sa maison. À Jénine, la tension, déjà, vive, a de nouveau grimpé samedi. Des heurts ont opposé une nouvelle fois jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens. Cette spirale de violence a fait un nouveau mort ce samedi. Un Palestinien de 17 ans a été abattu par les forces israéliennes à un check-point du nord de la Cisjordanie. Selon la police israélienne, il avait tenté d'attaquer au couteau un des gardes, ce dernier n'a pas été blessé.
Vidéos à la une
Israël et la Jordanie ont conclu un accord sur de nouvelles mesures pour l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Une tentative pour mettre fin à la vague d'attaques entre Palestiniens et Israéliens. Le Premier ministre israélien a par ailleurs de nouveau promis de maintenir le statut quo sur l'esplanade. Les Palestiniens craignaient le contraire. Le site sera surveillé en permanence 'Mettre en place une vidéosurveillance 24 heures sur 24 de tous les sites du Mont du Temple donnera une visibilité et une transparence totale. Cela pourrait vraiment décourager quiconque de perturber la sainteté du lieu', a déclaré John Kerry à l'issue d'entretiens séparés avec le roi Abdallah II et le président palestinien Mahmoud Abbas dans la capitale jordanienne. 'Nous allons continuer à garantir l'accès au Mont du Temple pour les fidèles pacifiques et les visiteurs, tout en maintenant l'ordre public et la sécurité. Nous saluons la coordination accrue entre les autorités israéliennes et le Waqf, organe religieux contrôlé par la Jordanie, y compris pour assurer que les visiteurs et les fidèles fassent preuve de retenue et de respect pour le caractère sacré du lieu', a déclaré quant à lui Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Les Palestiniens et la Jordanie accusent Israël de vouloir changer les règles qui régissent l'esplanade des Mosquées depuis 1967, et de vouloir la diviser entre juifs et musulmans. Israël se défend d'un tel projet. Cette rumeur est à l'origine de l'embrasement actuel côté palestinien.
Vidéos à la une
La peur, voire la panique, s'empare des Israéliens face aux attaques devenues quotidiennes. Ce dimanche soir encore, un homme, probablement Palestinien, a tué un soldat israélien dans cette gare routière de Beersheba, dans le sud du pays. L'assaillant a été abattu. Un troisième individu, Erythréen, est mort à l'hôpital, d'après les médias israéliens. La police israélienne lui aurait tiré dessus pensant qu'il s'agissait d'un complice. Il n'avait en fait aucun lien avec l'attaque. Sima Koseshvili, une Israélienne témoin de l'attaque de Beersheba, est en colère. 'Est-ce qu'il faut vivre dans un monde dans lequel j'ai peur de sortir de chez moi pour aller à l'université, pour travailler, pour faire des courses ? Partout on a peur et j'aimerais que la police intervienne davantage et qu'elle soit plus présente', explique-t-elle. Les pouvoirs de contrôle de la police ont été renforcés ce dimanche. A Jérusalem Est, un mur a été installé pour séparer le quartier palestinien de Jabal Moukabber de la colonie juive d'Armon Hanetsiv. C'est 'un mur de l'apartheid', pour Anan Matar, un habitant de Jérusalem-Est. 'Nous en avions déjà un avec la Cisjordanie, et maintenant on a un mur de l'apartheid à Jérusalem. Ils veulent séparer les habitants de Jérusalem', s'insurge-t-il. A Ramallah, de jeunes Palestiniens affrontent désormais chaque jour l'armée israélienne à coups de pierres. La diplomatie semble, elle, en panne. L'ambassadeur de France en Israël est convoqué ce lundi par le gouvernement Netanyahu. Israël s'est dit indigné de la proposition de déployer des observateurs internationaux sur l'esplanade des Mosquées. Une idée attribuée à la France.
Vidéos à la une
Des Palestiniens ont incendié vendredi matin le tombeau de Joseph. Des dizaines de jeunes ont lancé des cocktails Molotov sur le site, lieu de pèlerinage pour les Juifs, et source de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens par le passé. Il se trouve à Naplouse, dans le Nord de la Cisjordanie. L'escalade de violence risque de prendre une dimension confessionnelle encore plus dangereuse. Les groupes palestiniens ont appelé à un 'vendredi de la revolution', après la prière hebdomadaire. La police israélienne a annoncé jeudi soir qu'à nouveau seuls les hommes de plus de 40 ans seraient autorisés à entrer sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, pour la prière de vendredi. Benjamin Netanyahou s'est défendu face aux critiques étrangères. 'Israël utilise exactement la même force légitime dont ces gouvernements, ces municipalités et ces forces de police feraient usage s'ils avaient des gens qui brandissaient des couteaux de boucher, des haches pour essayer de tuer des gens dans leurs rues', a déclaré le Premier ministre israélien. La Cisjordanie et Jérusalem-Est, occupés par Israël, sont secoués depuis le début du mois par des affrontements entre jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens, et par des attaques entre Palestiniens et colons, au couteau, à la voiture bélier et à l'arme à feu.
Vidéos à la une
La Cisjordanie toujours sous très haute tension ce mercredi. A Béthléem, Ramallah ou Hébron, des affrontements à nouveau très violents ont opposé toute la journée jeunes Palestiniens et soldats israéliens. A Béthléem, un jeune Palestinien a été grièvement blessé par des tirs de colons israéliens. Au point de passage de Bet El, près de Ramallah, lors d'un de ces face à face, des hommes apparemment membres d'une unité israélienne infiltrée qui lançaient d'abord des pierres avec les manifestants se sont ensuite retournés contre eux et ont ouvert le feu, en blessant trois. L'un d'eux a été passé à tabac puis emmené, inconscient. Et puis dans Israël même, d'autres violences ont été signalées, avec plusieurs attaques de citoyens israéliens à l'arme blanche, à Tel Aviv et Kiryat Gat notamment. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annulé un voyage en Allemagne à cause de cette flambée de violence. Il a appelé ses compatriotes à être en 'état d'alerte maximale' et à faire preuve de 'sang-froid'.
Vidéos à la une
La Cisjordanie a de nouveau été le théâtre d'affrontements ce mardi entre jeunes palestiniens et soldats israéliens. La tension était particulièrement palpable à Bethléem, où ont eu lieu les funérailles d'un adolescent, atteint mortellement la veille par un tir israélien. Face à ce regain de violences, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décrété un renforcement des mesures sécuritaires, notamment à Jérusalem, aux abords de l'esplanade des Mosquées, qui cristallise toutes les tensions. 'Nous avons déployé des forces de sécurité supplémentaires, qui ont reçu comme instructions d'agir en cas de danger, a souligné Benjamin Netanyahu, avant d'ajouter : Nous sommes les garants des sites sacrés de l'islam. C'est grâce à nous que les sites sacrés de l'islam, de la chrétienté et du judaïsme ne ressemblent pas aujourd'hui à ceux de Palmyre.'' À Ramallah, les membres du comité exécutif palestinien ont prié pour les victimes des récents affrontements. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas condamne l'attitude d'Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est : 'Israël doit mettre un terme à son agression et rechercher la paix, car nous voulons trouver une solution politique avec des méthodes pacifiques et non pas d'autres méthodes.'' Le gouvernement israélien a promis une lutte ''sans limites'' contre les activistes palestiniens, en particulier contre les auteurs d'attentats. Il a fait démolir mardi deux maisons à Jérusalem-Est
Vidéos à la une
Jets de pierres contre tirs de projectiles anti-émeutes : ces scènes sont multipliées ce dimanche à Jérusalem-est et en Cisjordanie. Et elles pourraient s'amplifier dans les prochains jours, tant la tension est vive entre Palestiniens et Israéliens. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a d'ailleurs dit ce dimanche que son pays menait 'un combat jusqu'à la mort contre le terrorisme palestinien'. Il a ordonné notamment d' 'accélérer la destruction des maisons des terroristes'. En face, côté palestinien, la colère est de moins en moins contrôlée. 'Les gens ici ne se sentent pas représentés par Mahmoud Abbas (le président palestinien), dit un activiste cagoulé. On considère que c'est un traître qui a vendu la patrie. On a le sentiment qu'il travaille pour le compte d'Israël, et il fait tout pour empêcher qu'on ne déclenche une troisième Intifada.' 'La première cause de la colère, ajoute un autre Palestinien, ce sont les intrusions israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa. Ensuite, il y a toutes les agressions perpétrées contre les Palestiniens par les forces d'occupation. Il faut bien voir que la vie est très difficile pour nous ici à Jérusalem.' Ce dimanche, les autorités israéliennes ont décidé d'interdire l'accès de la Vieille ville de Jérusalem aux Palestiniens. Les commerces sont restés fermés. Ce bouclage exceptionnel a été décidé suite à la mort de deux Israéliens, tués dans la nuit de samedi à dimanche par des assaillants palestiniens, qui eux-mêmes ont ensuite été abattus par la police. - avec AFP
Vidéos à la une
Pas de répit dans la vieille ville de Jérusalem. En ce vendredi, jour de prière, alors que l'accès à l'esplanade des Mosquées restait interdit aux moins de 40 ans, des heurts ont opposé Palestiniens et soldats israéliens. Des bousculades et une agressivité qui en disent long sur la tension permanente christallisée par l'esplanade des Mosquées. Un peu plus tôt, un jeune Palestinien avait jeté un cocktail Molotov sur des échoppes juives dans la vieille ville. Filmé par des caméras de surveillance, il a été arrêté peu après. Voilà des semaines que les incidents se multiplient et qu'Israël durcit les mesures de sécurité dans la Jérusalem-Est annexée. Et la situation n'est pas meilleure en Cisjordanie où un nouveau drame, jeudi soir, a enflammé les esprits. Un couple de colons a été assassiné devant ses enfants et une chasse à l'homme est en cours pour retrouver le ou les meurtriers. Des milliers d'Israéliens ont assisté à leurs funérailles et des véhicules palestiniens ont aussi été caillassés en représailles. Lieu d'une face-à-face permanent entre 2,8 millions de Palestiniens et 400.000 colons, la Cisjordanie est l'autre symbole de l'inextricable conflit israélo-palestinien.
Vidéos à la une
Des dizaines de militants palestiniens et internationaux s'étaient donnés rendez-vous pour marcher à Beit Jala contre la construction par Israël de son mur de séparation. Les soldats de Tsahal ont fait usage de grenades lacrymogènes et assourdissantes et arrêté deux manifestants qui avaient jeté des pierres sur les militaires protégeant la zone des travaux selon l'AFP. L'ancien patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah a dénoncé ces travaux entamés il y a une dizaine de jours. 'Cette terre nous appartient, quoi qu'ils fassent, quoi que leurs tribunaux en disent et votre décision par la force, par la guerre et les armes est illégale'. Israël a commencé à construire cette barrière censée le protéger des attaques venues de Cisjordanie en 2002, lors de la seconde Intifada. Elle est achevée aux deux tiers et doit atteindre à terme environ 712 km. Baptisée 'mur de 'l'apartheid' par les Palestiniens, cette barrière a été jugée illégale par l'Assemblée générale de l'ONU en 2004. Les Palestiniens dénoncent également un nouveau tracé de frontières et le moyen pour l'État hébreu d'étendre encore les colonies adjacentes de Gilo et Har Gilo, également illégales aux yeux de la communauté internationale.
Vidéos à la une
Pas question pour Israël d'abandonner la construction de nouveaux logements de colons à Jérusalem-est, partie palestinienne de la ville annexée et occupée par l'Etat hébreu. Les autorités israéliennes ont lancé ce lundi des appels d'offres pour la construction de 77 logements controversés, selon l'organisation israélienne La Paix maintenant. À Ramallah, le représentant de l'Union européenne John-Gatt -Rutter a déploré cette décision. 'L'Union européenne a une position extrêmement claire sur l'activité de colonisation. Nous considérons comme illégales les colonisations en vertu du droit international, nous considérons qu'elles menacent la viabilité de la solution à deux états. C'est quelque chose dont nous sommes extrêmement inquiets. Nous estimons que le moment choisi pour cette décision est, bien sûr, particulièrement malheureux, car cela continue à produire de la méfiance'. Pour l'organisation La Paix Maintenant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu 's'en tient à la ligne suivie pendant sa campagne' pour les législatives du 17 mars et 'cherche à empêcher la paix'. Au cours de cette campagne, netanyahu avait enterré l'idée d'un Etat palestinien. Avec AFP
Vidéos à la une
Le président américain a officiellement critiqué hier les propos du Premier ministre israélien qui avait la veille du scrutin législatif publiquement enterré l'idée d'un État palestinien s'il conservait son poste. Dans une interview au journal en ligne The Huffington Post, Barack Obama a dénoncé une déclaration qui 'met sérieusement à mal l'idée même d'une possible reprise des négociations'. 'Nous le prenons au mot quand il a dit que cela n'arriverait pas pendant son mandat de Premier ministre, et c'est pour cela que nous devons explorer d'autres options afin d'empêcher que la région ne sombre dans le chaos', précise le chef de la Maison Blanche. L''Administration Obama':http://fr.euronews.com/2015/03/20/nouvelles-tensions-netanyahu-obama/ avait déjà affirmé qu'elle allait réévaluer ses options aux Nations Unies. Autre anicroche et de taille, les commentaires de Benyamin Netanyahu sur sa page Facebook sur les électeurs arabes israéliens lorsqu'il avait le jour même du vote dénoncé le 'danger' d'un vote massif. 'Une rhétorique contraire à la plus pure tradition israélienne', selon Barack Obama. Victorieux et en tractation pour constituer un nouveau gouvernement, Benyamin Netayanhu s'emploie depuis à faire machine arrière et à tenter de réparer les dégâts en affirmant à qui veut bien l'entendre 'qu'il n'a pas changé de politique, qu'il veut une solution à deux États, pacifique, durable. Mais pour que cela, il faut que les conditions changent.'
Vidéos à la une
Les députés italiens demandent au gouvernement à Rome de soutenir la formation d'un État palestinien. Ils ont adopté vendredi des résolutions non contraignantes, plus prudentes que celles adoptées précédemment par leurs homologues britanniques, français, espagnols, et surtout suédois. La Suède, qui est le seul pays de l'Union européenne, à avoir officiellement reconnu l'État de Palestine. ''Le droit du peuple d'Israël de vivre en paix et en sécurité ne peut pas être fondé sur la négation des droits du peuple palestinien,'' a lancé le député écologiste Erasmo Palazzotto. Pendant ce temps, au Proche-Orient, des affrontements ont éclaté ce vendredi près de Ramallah, dans le village palestinien de Bilin. Des centaines de militants ont tenté, comme ils le font régulièrement depuis dix ans, d'atteindre le mur de séparation érigé par Israël le long de la Cisjordanie occupée. Certains ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Avec AFP
Vidéos à la une
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a rejeté une résolution palestinienne sur un accord de paix avec Israël. Washington avait exprimé son opposition bien avant le vote. La résolution n'a recueilli que 8 voix pour sur les 9 nécessaires. Les Etats-Unis et l'Australie ont voté contre, et les Américains n'ont pas eu besoin d'utiliser leur veto. 'Cette résolution encourage les divisions et non un compromis. Elle pourrait être utilisée pour attiser le conflit qu'elle cherche justement à résoudre. Depuis des décennies, les Etats-Unis s'efforcent de parvenir à une fin définitive du conflit israélo-palestinien et nous restons impliqués pour parvenir à la paix que méritent les Palestiniens et les Israéliens. Deux Etats pour deux peuples avec une Palestine indépendante, souveraine et viable vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec un Israël juif et démocratique' a déclaré Samantha Power, l'ambassadrice américaine à l'ONU. Le texte prévoyait notamment un accord de paix d'ici un an et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. 'Le résultat du vote d'aujourd'hui prouve que le Conseil de Sécurité dans son ensemble n'est clairement pas prêt à prendre ses responsabilités et à adopter une résolution globale qui nous permettrait d'aboutir à la paix et à une solution juste et pérenne basée sur le droit international' estime Riyad Mansour, l'ambassadeur palestinien à l'ONU. Un premier projet de résolution avait été présenté au Conseil il y a moins de deux semaines. Les Palestiniens l'ont amendé dans la précipitation pour échapper à un veto américain.
Vidéos à la une
Israël a donné son accord préliminaire pour la construction de 243 nouvelles habitations dans la colonie juive de Ramot en Cisjordanie. Une décision qui risque de raviver la colère des Palestiniens mais aussi des Etats-Unis et de l'Union européenne qui appellent régulièrement les autorités israéliennes à geler la construction de nouvelles colonies. Par ailleurs, ce jeudi a été marqué par une nouvelle attaque palestinienne près de la colonie de Maale Shomron. Une fillette israélienne de onze ans a été grièvement blessée par un cocktail Molotov lancé contre la voiture où elle se trouvait avec son père qui a été pour sa part légèrement blessé. La tension a été encore ravivée dans les territoires avec la mort le 10 décembre d'un ministre palestinien lors d'une confrontation entre des manifestants palestiniens et des soldats israéliens. Le 19 décembre, une autre manifestation avait dégénéré, certains Palestiniens jetant des pierres aux soldats israéliens qui avaient répondu à coup de gaz lacrymogènes.
Vidéos à la une
Difficile d'occulter les tensions israélo-palestiniennes lors de la messe de Noël à Bethléem, en Cisjordanie. Le patriarche latin de Jérusalem - autrement dit le chef de l'Eglise catholique en Terre Sainte - a prié pour que la paix règne à Jérusalem. Il a également appelé à reconstruire Gaza, devant le président palestinien Mahmoud Abbas. Fouad Twal a dénoncé 'un cercle vicieux de violences et de représailles' entre Israéliens et Palestiniens, notamment depuis le conflit de l'été dernier qui a fait près de 2300 morts, en grande majorité palestiniens. Pas de trêve en perspective. Ce mercredi, l'armée israélienne a tué un militant du Hamas dans le sud de la bande de Gaza après avoir essuyé des tirs. Ses obsèques ont eu lieu dans la journée.
Vidéos à la une
Un raid israélien a visé ce vendredi des installations du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, et plus précisément dans le secteur de Khan Younès. Cette attaque n'a pas fait de victime. Israël dit avoir riposté à un tir de roquette palestinienne, survenu un peu plus tôt dans la journée. 'Cette intervention palestinienne est hostile, et c'est un mouvement extrêmement inamical envers Israël. Ce n'est pas un pas vers la paix, c'est un pas vers la guerre', a commenté le ministre israélien des Affaires stratégiques Yuval Steinitz. Ce vendredi également, deux palestiniens ont été légèrement blessés lors d'affrontements avec des soldats israéliens. Cela s'est produit aux environs de Naplouse, en Cisjordanie. Environ 500 personnes s'étaient rassemblées en hommage au ministre palestinien Ziad Abou Ein, mort le 10 décembre à l'occasion d'une protestation contre un avant-poste israélien illégal en Cisjordanie. Le raid aérien israélien intervient ainsi dans un contexte de vives tensions, et alors que la question des colonies israéliennes fait par ailleurs débat à l'étranger. Ce jeudi, un projet de résolution a été déposé au Conseil de sécurité de l'ONU. Il vise à trouver un accord de paix avec Israël dans un délai d'un an et à obtenir le retrait israélien des Territoires occupés avant la fin 2017. 'C'est une bonne étape pour mettre fin à l'occupation dans des conditions de sécurité très compliquées et aux actes barbares de l'occupation (israélienne) contre les Palestiniens et, si Dieu le veut nous trouverons une solution pour mettre fin à l'affaire palestinienne', estime Assem Araura, un résident de Ramallah. Pour l'heure, Israël s'oppose catégoriquement au projet de résolution, estimant qu' un éventuel accord doit passer par des négociations bilatérales.
Vidéos à la une
L'aviation de Tsahal affirme avoir riposté à un tir de roquette dans le sud de l'État hébreu qui n'a fait ni victimes ni dégâts. Le bombardement israélien n'a pas fait de victimes selon un porte-parole du ministère de la Santé de Gaza. Israël a frappé dans le secteur de Khan Younès. C'est la première fois depuis la guerre de l'été dernier dans le territoire côtier palestinien entre les islamistes du Hamas et l'armée israélienne. Durant sept semaines de conflit, les hostilités ont fait plus 2100 morts palestiniens essentiellement des civils et 73 victimes israéliennes dont 67 soldats de Tsahal. Les combats avaient cessé le 26 août laissant Gaza dans une situation exsangue.

Pages

Publicité