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Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, en Israël, pour amorcer une relance des négociations de paix avec les Palestiniens. Il s'agit d'une visite inédite pour un ministre des Affaires étrangères égyptien depuis 2007. Sameh Choukri renoue donc avec le rôle de médiateur de son pays, sous l'impulsion du président Abdel Fattah al-Sissi qui a proposé en mai d'aider à relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis plus de deux ans. Le chef de la diplomatie égyptienne s'était rendu fin juin à Ramallah pour rencontrer Mahmoud Abbas. Pour l'instant, ces entrevues n'ont débouché sur aucune mesure concrète. Il s'agit avant tout d'une prise de contact et de mettre en place 'des démarches sérieuses pour établir des mesures de confiance' entre Palestiniens et Israéliens.
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L'armée isrélienne a abattu vendredi une jeune femme palestinienne. Elle était accusée d'avoir tenté de poignarder une policière à un check point à Hebron. Des responsables de sécurité palestiniens ont identifié l'assaillante comme Sarah Taraïra, 27 ans, une parente du Palestinien qui a poignardé jeudi à mort une adolescente israélo-américaine de 13 ans après s'être infiltré dans sa maison dans la colonie de Kyriat Arba, près de Hébron. Mohammed Nasser Taraïra, 19 ans, avait lui aussi été abattu par des gardes dont l'un avait été blessé. Un peu plus tard dans la journée c'est un homme, un Israélien qui meurt par balles. Sa voiture a été visée par des tirs alors qu'il circulait avec sa famille au sud d'Hebron. Sa femme et ses enfants ont été blessés. Au total depuis jeudi, quatre attaques anti-israéliennes ont été menées par des Palestiniens, faisant deux morts. En ce dernier vendredi de Ramadan, la tension est encore montée d'un cran. Au check-point de Kalandia, les Palestiniens attendent de passer pour rejoindre l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Des heurts éclatent. Un homme est mort de problèmes respiratoires en inhalant des gazs lacrymogènes. Israël a décidé de façon unilatérale de boucler la ville d'Hebron (200 000 habitants) et sa région. Il y déploiera également des centaines de soldats 'la mesure la plus substantielle sur le terrain depuis 2014', a déclaré le porte-parole de l'armée Peter Lerner. Hébron, la plus grande ville de Cisjordanie est une poudrière depuis que 500 colons israéliens se sont installés dans son centre historique, barricadés sous haute protection militaire et retranchés derrière une zone tampon interdite d'accès aux habitants palestiniens. Les colonies sont considérées illégales par l'ONU. Vendredi le quartette sur le Proche-Orient, ONU, UE, Russie, Etats-Unis a exhorté Israéliens et Palestiniens à mettre fin à la colonisation et à la violence, les renvoyant dos à dos. Une position aussitôt critiquée par chacun des deux camps.
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Depuis Rome, le Premier ministre israélien a salué la normalisation des relations de son pays avec la Turquie. Après six ans de brouille, les deux Etats vont de nouveau échanger des ambassadeurs. Au côté de John Kerry, Benjamin Netanyahu a insisté sur les retombées économiques de cette réconciliation. 'D'un côté, c'est un pas important pour normaliser nos relations', dit-il, 'et cela a des implications immenses pour l'économie d'Israël, des implicatiosn immenses dans un sens positif', a t-il souligné. A Ankara, le nouveau Premier ministre turc Binali Yildirim a également salué l'accord. Israël s'est notamment engagé à verser 18 millions d'euros d'indémnités aux familles des victimes turcs du navire Mavi Marmara, pris d'assaut par les forces israéliennes. 'Avec cet accord, les relations avec Israël se normalisent', a dit le chef du gouvernement turc. 'Après l'incident du Mavi Marmara, l'embargo qui a été imposé à la région de Gaza va être levé, grâce au leadership turc. Et le plus important c'est qu'Israël a fait des excuses à la Turquie pour cet incident qui date de 2010'. Benjamin Netanyahu a toutefois précisé que le blocus maritime sur la bande de Gaza persisterait malgré l'accord. Un compromis a été accepté par les Turcs pour qu'ils acheminent via le port d'Ashdod de l'assistance matérielle et humanitaire au territoire palestinien. Dix Turcs avaient été tués il y a six ans sur le Mavi Marmara, affrété par une ONG humanitaire turque.
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Les présidents israélien et palestinien étaient tous deux à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens. Mais les deux hommes ne se sont pas croisés lors des différentes réunions entre les institutions. Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aurait refusé une telle rencontre. Une décision critiquée par le chef d'État israélien. " Nous ne pourrons pas construire la confiance entre nous si nous ne commençons pas par nous parler directement ", a regretté Reuven Rivlin. Le dirigeant palestinien n'a pas voulu faire de commentaire. Il a préféré saluer les efforts des autorités françaises pour essayer de trouver une issue au conflit israélo-palestinien. Paris veut d'organiser d'ici la fin de l'année une conférence internationale pour la paix. " Il faut poser des bases pour ces négociations, un agenda et un mécanisme de négociations ", a précisé Mahmoud Abbas. Cette initiative est soutenue par l'Union européenne mais critiquée par Israël.
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'Le sommet de Paris va échouer', titre ce vendredi un quotidien hébreux. C'est la position officielle d'Israël qui a affirmé son hostilité à la conférence sur le Proche-Orient organisée ce vendredi à Paris sans Israéliens ni Palestiniens. L'État hébreux rejette toute approche multilatérale, rappelle le porte parole du Premier ministre israélien David Keyes: 'C'est une mauvaise chose car cela va en fait nous éloigner de la paix. Et je comprends la frustration que génère ce conflit. C'est allé beaucoup trop loin et les gens ont souffert des deux côtés. On trouvera le vrai chemin vers la paix quand nos voisins palestiniens accepteront de s'asseoir avec nous et de discuter des problèmes. C'est la position d'Israël', explique-t-il. Les autorités palestiniennes, à l'instar de l'OLP, soutiennent la démarche. Mais dans les rues de Ramallah on ne se fait pas vraiment d'illusion: 'Mon avis c'est que rien ne peut forcer Israël à reprendre les négociations ou à faire la paix avec n'importe quel pays au monde, la Palestine ou un autre. Au final Israël fait ce qu'il veut, de la façon qu'il veut, et de la manière qui l'arrange', dit un habitant de Ramallah. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry, est venu à Paris, mais sans proposition, précise le secrétariat d'Etat. La précédente tentative de discussions directes qu'il avait organisé il y a deux ans s'étaient soldées par un échec Le 'choix courageux de la paix' reviendra in fine aux deux parties concernées, a affirmé François Hollande, à l'origine de ce sommet qui a réuni une trentaine d'États et d'organisations. Au programme des discussions: incitations économiques à faire la paix, garanties de sécurité régionale, et préparation d'une nouvelle conférence de paix avant la fin de l'année. Mais cette fois avec les deux parties. 'La paix passera par deux États, cela doit être rappelé solennellement et sans ambiguïté' https://t.co/ROqvi8jj1n pic.twitter.com/BtyKHop1SG- Élysée (@Elysee) 3 juin 2016
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Des représentants d'une trentaine de pays occidentaux et d'institutions internationales ont fait le déplacement à Paris. John Kerry, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU, ont été accueillis par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. A l'initiative de la France, une conférence pour la paix au Proche-Orient a débuté vendredi. Si ni Israéliens, ni Palestiniens ne sont présents, l'objectif officiel reste de relancer un processus au point mort. 'Il s'agit de confirmer collectivement que la paix passera par deux états: Israël et la Palestine, vivant côte à côte en securité. C'est une évidence mais elle doit être chaque fois rapellée, solenellement et sans ambiguïté' a déclaré le Président français lors du discours d'ouverture. Alors que l'administration américaine a multiplié les échecs ces dernières années. La France tente une nouvelle stratégie: en finir avec les discussions bilatérales sous l'égide des Américains mais aboutir à un plan de travail accepté par l'ensemble des partenaires. Au coeur de ce plan, une série de mesures économiques et sécuritaires qui pourraient mettre d'accord les participants. Problème, Tel Aviv rejette fermement une telle initiative. Benyamin Netanyahou préfèrerait discuter en tête-à-tête avec Mahmoud Abbas. Si un accord est trouvé cela pourrait néanmoins donner lieu à un sommet international d'ici la fin de l'année.
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Une tentative de désenlisement du processus de paix au Proche-Orient en l'absence des Israéliens et des Palestiniens. C'est l'étrange défi que s'est fixé la France. Elle a convié aujourd'hui à Paris les ministres d'une trentaine de pays arabes et occidentaux. Une initiative que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejette. Son porte-parole, David Keyes, s'en explique : 'Beaucoup de choses ont changé dans la région ces dernières années et l'initiative arabe de 2002 peut contribuer à convaincre les Palestiniens de participer à des pourparlers bilatéraux directs, assure-t-il. Malheureusement, l'itiniative française offre un cadre multilatéral que les dirigeants palestiniens perçoivent comme une solution imposée à Israël et un moyen d'échapper aux décisions difficiles.' Deux ans après l'échec des derniers pourparlers de paix, la France espère au moins un réengagement de la communauté internationale en faveur de la solution à deux Etats. Et le chef de la diplomatie palestinienne, Riad Al Malki, approuve. 'Jusqu'ici, Israël a rejeté l'initiative française, dit-il, mais la France pense à juste titre qu'en rassemblant ces pays, elle pourrait établir des principes qui puissent créer des conditions plus propices. Et ensuite, elle parlerait aux Palestiniens et aux Israéliens.' Cette conférence de paix, avec les Israéliens et les Palestiniens cette fois, aurait lieu à l'automne prochain, mais peu y croient, tant les questions les plus explosives - comme celle des colonies ou du statut de Jérusalem - restent insurmontables. Avec AFP
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Son mandat était de toutes façons 'anti-israélien'. Réaction ce mardi de l'Etat hébreu après la démission lundi du rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens, Makarim Wisibono. Une démission selon les Nations Unies due au refus d'Israël de le laisser pénétrer dans ces territoires. 'Il s'agit d'un mandat anti-israélien et dans ces conditions il était absolument clair que nous ne pouvions pas coopérer avec lui', a déclaré le porte-parole de la Diplomatie israélienne. Makarim Wisibono avait pris ses fonctions en juin 2014, succédant à l'américain Richard Falk qui n'avait pas non plus été autorisé par Israël à se rendre dans les territoires palestiniens. Comme le montre cette carte, les Palestiniens, en Cisjordanie, ne peuvent accéder librement à de nombreuses zones, l'un des points soulignés par l'envoyé de l'ONU dans son rapport de janvier 2015. Mais Tel Aviv a accusé les missions onusiennes en général de ne mettre en avant que le point de vue palestinien et pas le 'tort fait aux civils israéliens'.
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Une marée humaine dans les rues d'Hébron en Cisjordanie. Des milliers de Palestiniens enterrent leurs morts, cinq adolescents âgés de 15 à 18 ans dont deux filles. Ils ont été abattus par les forces israéliennes qui les accusaient d'avoir poignardé ou tenté de poignarder des soldats. À Bethléem, c'est un bébé de 8 mois que des centaines de Palestiniens ont enterré. L'enfant est mort asphyxié par des grenades lacrymogènes tirées par des soldats israéliens près de sa maison. À Jénine, la tension, déjà, vive, a de nouveau grimpé samedi. Des heurts ont opposé une nouvelle fois jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens. Cette spirale de violence a fait un nouveau mort ce samedi. Un Palestinien de 17 ans a été abattu par les forces israéliennes à un check-point du nord de la Cisjordanie. Selon la police israélienne, il avait tenté d'attaquer au couteau un des gardes, ce dernier n'a pas été blessé.
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Israël et la Jordanie ont conclu un accord sur de nouvelles mesures pour l'esplanade des mosquées à Jérusalem. Une tentative pour mettre fin à la vague d'attaques entre Palestiniens et Israéliens. Le Premier ministre israélien a par ailleurs de nouveau promis de maintenir le statut quo sur l'esplanade. Les Palestiniens craignaient le contraire. Le site sera surveillé en permanence 'Mettre en place une vidéosurveillance 24 heures sur 24 de tous les sites du Mont du Temple donnera une visibilité et une transparence totale. Cela pourrait vraiment décourager quiconque de perturber la sainteté du lieu', a déclaré John Kerry à l'issue d'entretiens séparés avec le roi Abdallah II et le président palestinien Mahmoud Abbas dans la capitale jordanienne. 'Nous allons continuer à garantir l'accès au Mont du Temple pour les fidèles pacifiques et les visiteurs, tout en maintenant l'ordre public et la sécurité. Nous saluons la coordination accrue entre les autorités israéliennes et le Waqf, organe religieux contrôlé par la Jordanie, y compris pour assurer que les visiteurs et les fidèles fassent preuve de retenue et de respect pour le caractère sacré du lieu', a déclaré quant à lui Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Les Palestiniens et la Jordanie accusent Israël de vouloir changer les règles qui régissent l'esplanade des Mosquées depuis 1967, et de vouloir la diviser entre juifs et musulmans. Israël se défend d'un tel projet. Cette rumeur est à l'origine de l'embrasement actuel côté palestinien.
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La peur, voire la panique, s'empare des Israéliens face aux attaques devenues quotidiennes. Ce dimanche soir encore, un homme, probablement Palestinien, a tué un soldat israélien dans cette gare routière de Beersheba, dans le sud du pays. L'assaillant a été abattu. Un troisième individu, Erythréen, est mort à l'hôpital, d'après les médias israéliens. La police israélienne lui aurait tiré dessus pensant qu'il s'agissait d'un complice. Il n'avait en fait aucun lien avec l'attaque. Sima Koseshvili, une Israélienne témoin de l'attaque de Beersheba, est en colère. 'Est-ce qu'il faut vivre dans un monde dans lequel j'ai peur de sortir de chez moi pour aller à l'université, pour travailler, pour faire des courses ? Partout on a peur et j'aimerais que la police intervienne davantage et qu'elle soit plus présente', explique-t-elle. Les pouvoirs de contrôle de la police ont été renforcés ce dimanche. A Jérusalem Est, un mur a été installé pour séparer le quartier palestinien de Jabal Moukabber de la colonie juive d'Armon Hanetsiv. C'est 'un mur de l'apartheid', pour Anan Matar, un habitant de Jérusalem-Est. 'Nous en avions déjà un avec la Cisjordanie, et maintenant on a un mur de l'apartheid à Jérusalem. Ils veulent séparer les habitants de Jérusalem', s'insurge-t-il. A Ramallah, de jeunes Palestiniens affrontent désormais chaque jour l'armée israélienne à coups de pierres. La diplomatie semble, elle, en panne. L'ambassadeur de France en Israël est convoqué ce lundi par le gouvernement Netanyahu. Israël s'est dit indigné de la proposition de déployer des observateurs internationaux sur l'esplanade des Mosquées. Une idée attribuée à la France.
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Des Palestiniens ont incendié vendredi matin le tombeau de Joseph. Des dizaines de jeunes ont lancé des cocktails Molotov sur le site, lieu de pèlerinage pour les Juifs, et source de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens par le passé. Il se trouve à Naplouse, dans le Nord de la Cisjordanie. L'escalade de violence risque de prendre une dimension confessionnelle encore plus dangereuse. Les groupes palestiniens ont appelé à un 'vendredi de la revolution', après la prière hebdomadaire. La police israélienne a annoncé jeudi soir qu'à nouveau seuls les hommes de plus de 40 ans seraient autorisés à entrer sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, pour la prière de vendredi. Benjamin Netanyahou s'est défendu face aux critiques étrangères. 'Israël utilise exactement la même force légitime dont ces gouvernements, ces municipalités et ces forces de police feraient usage s'ils avaient des gens qui brandissaient des couteaux de boucher, des haches pour essayer de tuer des gens dans leurs rues', a déclaré le Premier ministre israélien. La Cisjordanie et Jérusalem-Est, occupés par Israël, sont secoués depuis le début du mois par des affrontements entre jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens, et par des attaques entre Palestiniens et colons, au couteau, à la voiture bélier et à l'arme à feu.
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La Cisjordanie toujours sous très haute tension ce mercredi. A Béthléem, Ramallah ou Hébron, des affrontements à nouveau très violents ont opposé toute la journée jeunes Palestiniens et soldats israéliens. A Béthléem, un jeune Palestinien a été grièvement blessé par des tirs de colons israéliens. Au point de passage de Bet El, près de Ramallah, lors d'un de ces face à face, des hommes apparemment membres d'une unité israélienne infiltrée qui lançaient d'abord des pierres avec les manifestants se sont ensuite retournés contre eux et ont ouvert le feu, en blessant trois. L'un d'eux a été passé à tabac puis emmené, inconscient. Et puis dans Israël même, d'autres violences ont été signalées, avec plusieurs attaques de citoyens israéliens à l'arme blanche, à Tel Aviv et Kiryat Gat notamment. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annulé un voyage en Allemagne à cause de cette flambée de violence. Il a appelé ses compatriotes à être en 'état d'alerte maximale' et à faire preuve de 'sang-froid'.
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La Cisjordanie a de nouveau été le théâtre d'affrontements ce mardi entre jeunes palestiniens et soldats israéliens. La tension était particulièrement palpable à Bethléem, où ont eu lieu les funérailles d'un adolescent, atteint mortellement la veille par un tir israélien. Face à ce regain de violences, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décrété un renforcement des mesures sécuritaires, notamment à Jérusalem, aux abords de l'esplanade des Mosquées, qui cristallise toutes les tensions. 'Nous avons déployé des forces de sécurité supplémentaires, qui ont reçu comme instructions d'agir en cas de danger, a souligné Benjamin Netanyahu, avant d'ajouter : Nous sommes les garants des sites sacrés de l'islam. C'est grâce à nous que les sites sacrés de l'islam, de la chrétienté et du judaïsme ne ressemblent pas aujourd'hui à ceux de Palmyre.'' À Ramallah, les membres du comité exécutif palestinien ont prié pour les victimes des récents affrontements. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas condamne l'attitude d'Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est : 'Israël doit mettre un terme à son agression et rechercher la paix, car nous voulons trouver une solution politique avec des méthodes pacifiques et non pas d'autres méthodes.'' Le gouvernement israélien a promis une lutte ''sans limites'' contre les activistes palestiniens, en particulier contre les auteurs d'attentats. Il a fait démolir mardi deux maisons à Jérusalem-Est
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Jets de pierres contre tirs de projectiles anti-émeutes : ces scènes sont multipliées ce dimanche à Jérusalem-est et en Cisjordanie. Et elles pourraient s'amplifier dans les prochains jours, tant la tension est vive entre Palestiniens et Israéliens. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a d'ailleurs dit ce dimanche que son pays menait 'un combat jusqu'à la mort contre le terrorisme palestinien'. Il a ordonné notamment d' 'accélérer la destruction des maisons des terroristes'. En face, côté palestinien, la colère est de moins en moins contrôlée. 'Les gens ici ne se sentent pas représentés par Mahmoud Abbas (le président palestinien), dit un activiste cagoulé. On considère que c'est un traître qui a vendu la patrie. On a le sentiment qu'il travaille pour le compte d'Israël, et il fait tout pour empêcher qu'on ne déclenche une troisième Intifada.' 'La première cause de la colère, ajoute un autre Palestinien, ce sont les intrusions israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa. Ensuite, il y a toutes les agressions perpétrées contre les Palestiniens par les forces d'occupation. Il faut bien voir que la vie est très difficile pour nous ici à Jérusalem.' Ce dimanche, les autorités israéliennes ont décidé d'interdire l'accès de la Vieille ville de Jérusalem aux Palestiniens. Les commerces sont restés fermés. Ce bouclage exceptionnel a été décidé suite à la mort de deux Israéliens, tués dans la nuit de samedi à dimanche par des assaillants palestiniens, qui eux-mêmes ont ensuite été abattus par la police. - avec AFP
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Pas de répit dans la vieille ville de Jérusalem. En ce vendredi, jour de prière, alors que l'accès à l'esplanade des Mosquées restait interdit aux moins de 40 ans, des heurts ont opposé Palestiniens et soldats israéliens. Des bousculades et une agressivité qui en disent long sur la tension permanente christallisée par l'esplanade des Mosquées. Un peu plus tôt, un jeune Palestinien avait jeté un cocktail Molotov sur des échoppes juives dans la vieille ville. Filmé par des caméras de surveillance, il a été arrêté peu après. Voilà des semaines que les incidents se multiplient et qu'Israël durcit les mesures de sécurité dans la Jérusalem-Est annexée. Et la situation n'est pas meilleure en Cisjordanie où un nouveau drame, jeudi soir, a enflammé les esprits. Un couple de colons a été assassiné devant ses enfants et une chasse à l'homme est en cours pour retrouver le ou les meurtriers. Des milliers d'Israéliens ont assisté à leurs funérailles et des véhicules palestiniens ont aussi été caillassés en représailles. Lieu d'une face-à-face permanent entre 2,8 millions de Palestiniens et 400.000 colons, la Cisjordanie est l'autre symbole de l'inextricable conflit israélo-palestinien.
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Des dizaines de militants palestiniens et internationaux s'étaient donnés rendez-vous pour marcher à Beit Jala contre la construction par Israël de son mur de séparation. Les soldats de Tsahal ont fait usage de grenades lacrymogènes et assourdissantes et arrêté deux manifestants qui avaient jeté des pierres sur les militaires protégeant la zone des travaux selon l'AFP. L'ancien patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah a dénoncé ces travaux entamés il y a une dizaine de jours. 'Cette terre nous appartient, quoi qu'ils fassent, quoi que leurs tribunaux en disent et votre décision par la force, par la guerre et les armes est illégale'. Israël a commencé à construire cette barrière censée le protéger des attaques venues de Cisjordanie en 2002, lors de la seconde Intifada. Elle est achevée aux deux tiers et doit atteindre à terme environ 712 km. Baptisée 'mur de 'l'apartheid' par les Palestiniens, cette barrière a été jugée illégale par l'Assemblée générale de l'ONU en 2004. Les Palestiniens dénoncent également un nouveau tracé de frontières et le moyen pour l'État hébreu d'étendre encore les colonies adjacentes de Gilo et Har Gilo, également illégales aux yeux de la communauté internationale.
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Pas question pour Israël d'abandonner la construction de nouveaux logements de colons à Jérusalem-est, partie palestinienne de la ville annexée et occupée par l'Etat hébreu. Les autorités israéliennes ont lancé ce lundi des appels d'offres pour la construction de 77 logements controversés, selon l'organisation israélienne La Paix maintenant. À Ramallah, le représentant de l'Union européenne John-Gatt -Rutter a déploré cette décision. 'L'Union européenne a une position extrêmement claire sur l'activité de colonisation. Nous considérons comme illégales les colonisations en vertu du droit international, nous considérons qu'elles menacent la viabilité de la solution à deux états. C'est quelque chose dont nous sommes extrêmement inquiets. Nous estimons que le moment choisi pour cette décision est, bien sûr, particulièrement malheureux, car cela continue à produire de la méfiance'. Pour l'organisation La Paix Maintenant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu 's'en tient à la ligne suivie pendant sa campagne' pour les législatives du 17 mars et 'cherche à empêcher la paix'. Au cours de cette campagne, netanyahu avait enterré l'idée d'un Etat palestinien. Avec AFP
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Le président américain a officiellement critiqué hier les propos du Premier ministre israélien qui avait la veille du scrutin législatif publiquement enterré l'idée d'un État palestinien s'il conservait son poste. Dans une interview au journal en ligne The Huffington Post, Barack Obama a dénoncé une déclaration qui 'met sérieusement à mal l'idée même d'une possible reprise des négociations'. 'Nous le prenons au mot quand il a dit que cela n'arriverait pas pendant son mandat de Premier ministre, et c'est pour cela que nous devons explorer d'autres options afin d'empêcher que la région ne sombre dans le chaos', précise le chef de la Maison Blanche. L''Administration Obama':http://fr.euronews.com/2015/03/20/nouvelles-tensions-netanyahu-obama/ avait déjà affirmé qu'elle allait réévaluer ses options aux Nations Unies. Autre anicroche et de taille, les commentaires de Benyamin Netanyahu sur sa page Facebook sur les électeurs arabes israéliens lorsqu'il avait le jour même du vote dénoncé le 'danger' d'un vote massif. 'Une rhétorique contraire à la plus pure tradition israélienne', selon Barack Obama. Victorieux et en tractation pour constituer un nouveau gouvernement, Benyamin Netayanhu s'emploie depuis à faire machine arrière et à tenter de réparer les dégâts en affirmant à qui veut bien l'entendre 'qu'il n'a pas changé de politique, qu'il veut une solution à deux États, pacifique, durable. Mais pour que cela, il faut que les conditions changent.'
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Les députés italiens demandent au gouvernement à Rome de soutenir la formation d'un État palestinien. Ils ont adopté vendredi des résolutions non contraignantes, plus prudentes que celles adoptées précédemment par leurs homologues britanniques, français, espagnols, et surtout suédois. La Suède, qui est le seul pays de l'Union européenne, à avoir officiellement reconnu l'État de Palestine. ''Le droit du peuple d'Israël de vivre en paix et en sécurité ne peut pas être fondé sur la négation des droits du peuple palestinien,'' a lancé le député écologiste Erasmo Palazzotto. Pendant ce temps, au Proche-Orient, des affrontements ont éclaté ce vendredi près de Ramallah, dans le village palestinien de Bilin. Des centaines de militants ont tenté, comme ils le font régulièrement depuis dix ans, d'atteindre le mur de séparation érigé par Israël le long de la Cisjordanie occupée. Certains ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Avec AFP
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Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a rejeté une résolution palestinienne sur un accord de paix avec Israël. Washington avait exprimé son opposition bien avant le vote. La résolution n'a recueilli que 8 voix pour sur les 9 nécessaires. Les Etats-Unis et l'Australie ont voté contre, et les Américains n'ont pas eu besoin d'utiliser leur veto. 'Cette résolution encourage les divisions et non un compromis. Elle pourrait être utilisée pour attiser le conflit qu'elle cherche justement à résoudre. Depuis des décennies, les Etats-Unis s'efforcent de parvenir à une fin définitive du conflit israélo-palestinien et nous restons impliqués pour parvenir à la paix que méritent les Palestiniens et les Israéliens. Deux Etats pour deux peuples avec une Palestine indépendante, souveraine et viable vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec un Israël juif et démocratique' a déclaré Samantha Power, l'ambassadrice américaine à l'ONU. Le texte prévoyait notamment un accord de paix d'ici un an et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. 'Le résultat du vote d'aujourd'hui prouve que le Conseil de Sécurité dans son ensemble n'est clairement pas prêt à prendre ses responsabilités et à adopter une résolution globale qui nous permettrait d'aboutir à la paix et à une solution juste et pérenne basée sur le droit international' estime Riyad Mansour, l'ambassadeur palestinien à l'ONU. Un premier projet de résolution avait été présenté au Conseil il y a moins de deux semaines. Les Palestiniens l'ont amendé dans la précipitation pour échapper à un veto américain.
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Israël a donné son accord préliminaire pour la construction de 243 nouvelles habitations dans la colonie juive de Ramot en Cisjordanie. Une décision qui risque de raviver la colère des Palestiniens mais aussi des Etats-Unis et de l'Union européenne qui appellent régulièrement les autorités israéliennes à geler la construction de nouvelles colonies. Par ailleurs, ce jeudi a été marqué par une nouvelle attaque palestinienne près de la colonie de Maale Shomron. Une fillette israélienne de onze ans a été grièvement blessée par un cocktail Molotov lancé contre la voiture où elle se trouvait avec son père qui a été pour sa part légèrement blessé. La tension a été encore ravivée dans les territoires avec la mort le 10 décembre d'un ministre palestinien lors d'une confrontation entre des manifestants palestiniens et des soldats israéliens. Le 19 décembre, une autre manifestation avait dégénéré, certains Palestiniens jetant des pierres aux soldats israéliens qui avaient répondu à coup de gaz lacrymogènes.
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Difficile d'occulter les tensions israélo-palestiniennes lors de la messe de Noël à Bethléem, en Cisjordanie. Le patriarche latin de Jérusalem - autrement dit le chef de l'Eglise catholique en Terre Sainte - a prié pour que la paix règne à Jérusalem. Il a également appelé à reconstruire Gaza, devant le président palestinien Mahmoud Abbas. Fouad Twal a dénoncé 'un cercle vicieux de violences et de représailles' entre Israéliens et Palestiniens, notamment depuis le conflit de l'été dernier qui a fait près de 2300 morts, en grande majorité palestiniens. Pas de trêve en perspective. Ce mercredi, l'armée israélienne a tué un militant du Hamas dans le sud de la bande de Gaza après avoir essuyé des tirs. Ses obsèques ont eu lieu dans la journée.
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Un raid israélien a visé ce vendredi des installations du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, et plus précisément dans le secteur de Khan Younès. Cette attaque n'a pas fait de victime. Israël dit avoir riposté à un tir de roquette palestinienne, survenu un peu plus tôt dans la journée. 'Cette intervention palestinienne est hostile, et c'est un mouvement extrêmement inamical envers Israël. Ce n'est pas un pas vers la paix, c'est un pas vers la guerre', a commenté le ministre israélien des Affaires stratégiques Yuval Steinitz. Ce vendredi également, deux palestiniens ont été légèrement blessés lors d'affrontements avec des soldats israéliens. Cela s'est produit aux environs de Naplouse, en Cisjordanie. Environ 500 personnes s'étaient rassemblées en hommage au ministre palestinien Ziad Abou Ein, mort le 10 décembre à l'occasion d'une protestation contre un avant-poste israélien illégal en Cisjordanie. Le raid aérien israélien intervient ainsi dans un contexte de vives tensions, et alors que la question des colonies israéliennes fait par ailleurs débat à l'étranger. Ce jeudi, un projet de résolution a été déposé au Conseil de sécurité de l'ONU. Il vise à trouver un accord de paix avec Israël dans un délai d'un an et à obtenir le retrait israélien des Territoires occupés avant la fin 2017. 'C'est une bonne étape pour mettre fin à l'occupation dans des conditions de sécurité très compliquées et aux actes barbares de l'occupation (israélienne) contre les Palestiniens et, si Dieu le veut nous trouverons une solution pour mettre fin à l'affaire palestinienne', estime Assem Araura, un résident de Ramallah. Pour l'heure, Israël s'oppose catégoriquement au projet de résolution, estimant qu' un éventuel accord doit passer par des négociations bilatérales.
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L'aviation de Tsahal affirme avoir riposté à un tir de roquette dans le sud de l'État hébreu qui n'a fait ni victimes ni dégâts. Le bombardement israélien n'a pas fait de victimes selon un porte-parole du ministère de la Santé de Gaza. Israël a frappé dans le secteur de Khan Younès. C'est la première fois depuis la guerre de l'été dernier dans le territoire côtier palestinien entre les islamistes du Hamas et l'armée israélienne. Durant sept semaines de conflit, les hostilités ont fait plus 2100 morts palestiniens essentiellement des civils et 73 victimes israéliennes dont 67 soldats de Tsahal. Les combats avaient cessé le 26 août laissant Gaza dans une situation exsangue.
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A leur tour les députés français votent en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien. Ils se sont prononcés à une large majorité. : 339 voix pour, 151 contre et 16 abstentions. La quasi-totalité des socialistes ont approuvé le texte, ainsi que l'ensemble des élus écologistes et du Front de gauche. Cette résolution socialiste a une valeur avant tout symbolique. Le texte invite le gouvernement à reconnaître officiellement l'Etat de Palestine 'en vue d'obtenir un règlement définitif' du conflit avec Israël. L'initiative s'inscrit dans un mouvement global en Europe. Ses défenseurs estiment qu'il s'agit d'un 'signal de paix' face à l'impasse de la situation. Ses détracteurs affirment au contraire que cela ne sert qu'à jeter de l'huile sur le feu. Nicolas Sarkozy, le nouveau patron de l'UMP a plaidé en faveur du vote contre. Au final,48 députés UMP, dont l'ancien Premier ministre François Fillon, ne se sont pas déplacés pour voter.
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La Suède est le premier pays membre de l'Union européenne à avoir reconnu l'Etat de Palestine, donc un territoire, un peuple et un gouvernement, comme l'exige de façon stricte la loi internationale et comme l'a confirmé officiellement la ministre suédoise des Affaires étrangères. 'Aujourd'hui, le gouvernement suédois a décidé de reconnaître l'Etat de Palestine', a-t-elle annoncé. Mais les raisons de cette reconnaissance sont aussi politiques que pragmatiques. 'Nous avons assisté à une escalade de la violence dans les colonies, à Jérusalem et en Cisjordanie Et, nous avons vu, en six ans, trois guerres à Gaza. Nous avons également observé une radicalisation de nombreux jeunes gens, qui n'ont que deux choix : soit accepter la situation telle qu'elle est ou adopter des méthodes violentes', a expliqué ensuite Margot Wallström. C'est en réalité la Grande-Bretagne qui lance l'impulsion, même si plus modérée, quelques jours auparavant. Mi-octobre, les députés britanniques adoptent une motion appelant, à 274 voix contre 12, leur gouvernement à reconnaître l'Etat de Palestine. Un vote qui reste cependant symbolique et n'engage pas le gouvernement de David Cameron. Une abstention, deux voix contre et 319 pour, le Parlement espagnol suit la même ligne courant novembre. À la tribune du public, la délégation palestinienne laisse exploser sa joie. Pour l'ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Zapatero, ce vote, là aussi symbolique peut faire avancer les choses. 'Pour tenter de contenir la violence exacerbée des groupes terroristes, Israël doit arriver à un accord avec les dirigeants modérés qui rejettent la violence, comme le président de l'Autorité palestinienne', dit Trinidad Jiménez. La rupture des négociations de paix en avril dernier, après neuf mois de pourparlers, y est pour quelque chose. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait donné comme cause de cette interruption entre autres la réconciliation entre le Hamas et l'OLP. Mais dans le même temps, il relançait la politique d'expansion des colonies juives en Cisjordanie et notamment à Jérusalem-Est. Une colonisation niée par le gouvernement israélien, mais qui entrave la viabilité d'un État palestinien. Sur le terrain diplomatique, les Palestiniens tentent de faire avancer leur cause à l'ONU. La Ligue Arabe a mandaté la Jordanie, membre non-permanent du Conseil de Sécurite, afin qu'elle présente une proposition de résolution sur la reconnaissance d'un l'État palestinien dans les frontières de 1967, avec comme capitale, Jérusalem. En 2012, la Palestine était devenue un État observateur à l'Assemblée nationale des Nations unies. Une victoire diplomatique, certes, mais un petit pas en avant seulement, car aujourd'hui, seuls 134 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, selon l'Autorité palestinienne. Et dix seulement font partie du G20.
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'La Palestine sera libre', c'est ce que scandait récemment en anglais Jana Tamimi, une Palestinienne de huit ans et d'autres manifestants à Nabi Saleh en Cisjordanie. Jana est très impliquée. Elle est une célébrité locale, connue pour les 'reportages' qu'elle effectue sur son village avec son portable avant de les mettre en ligne. Elle n'hésite pas à faire face aux soldats israéliens. 'L'occupation nous prive du droit le plus important, dit-elle, celui de vivre, de nager dans la mer. Quand nous allons à l'école, nous sommes toujours en retard à cause des barrières. Nous voulons vivre libres, pour que quand on marche dans la rue, aucun colon ne court après nous'.
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La spirale de la vengeance ne s'arrête plus à Jérusalem. Depuis le mois de juin, Israéliens et Palestiniens comptent leurs morts. Nul ne semble en mesure de briser ce cycle de représailles qui embrase la ville dite 'trois fois sainte' et fait craindre une nouvelle Intifada et sa répression. Pourtant, vendredi, c'était le soulagement. Après de semaines de tensions autour du site sensible de l'Esplanade des Mosquées, les musulmans ont pu y prier. Depuis quatre mois, le lieu était placé sous haute surveillance et l'accès restreint. Les Palestiniens dénonçaient les fréquentes visites d'extrémistes juifs sur ce que ces derniers appellent de leur côté 'le mont du Temple'. Des visites perçues comme des provocations. Depuis des semaines, c'est tout Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville sainte occupée et annexée par Israël, qui est confronté à des violences meurtrières. Le quartier d'Essaouiya, agrégation de 20 000 personnes au pied du mont Scopus, enclave israélienne dans Jérusalem-Est, est en proie aux troubles depuis juillet et l'assassinat d'un adolescent palestinien. Il avait été brûle vif par des extrémistes juifs en représailles à l'assassinat de trois adolescents Israéliens en Cisjordanie un mois auparavant. Le feu vert donné mercredi par les autorités palestiniennes pour la construction de 200 nouveaux logements dans le quartier résidentiel de Ramot a mis de l'huile sur le feu et accentué une atmosphère déjà explosive. Ramot est situé dans le nord-ouest de la partie arabe de la ville occupée depuis 1967. Passant outre la réprobation internationale, l'Etat hébreu poursuit sa politique d'expansion et la construction d'unités de logements au-delà de la Ligne verte et donc dans la partie arabe de Jérusalem ou vivent déjà 196 000 colons aux côtés de 282 000 résidents palestiniens. En Cisjordanie, le nombre de colons s'élève à près de 311 000, selon le recensement de l'ONG israélienne Peace Now, et 2 360 000 Palestiniens. Ramot n'est pas le seul quartier concerné. Fin octobre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a décidé de lancer la construction de 600 unités de logement à Ramat Shlomo et 400 autres dans le quartier de Har Homa, également situés dans la partie orientale de la ville. La communauté internationale juge illégales l'annexion et l'occupation de Jérusalem-Est. Elle estime que la poursuite de la colonisation par Israël dans la partie palestinienne de Jérusalem est l'un des facteurs majeurs du climat de violence qui fait redouter un embrasement généralisé.
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Abu Dis est une petite ville palestinienne de Cisjordanie. Ce lundi, elle a été le théâtre de heurts entre jeunes Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes, aux abords du mur de sécurité érigé par l'Etat hébreu.

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