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Son existence a été hantée par la mémoire des camps. Imre Kertész est décédé ce jeudi à l'âge de 86 ans. L'écrivain s'est éteint chez lui à Budapest des suites d'une longue maladie. Premier auteur hongrois à recevoir le Nobel de littérature en 2002, il a été longtemps méconnu dans son propre pays, muselé par le régime communiste. Voilà comment il se décrivait après avoir reçu son prestigieux prix : 'Je suis un écrivain controversé. Cela n'a aucune importance si je reçois un prix Nobel ou une lettre de refus d'un éditeur, cela n'a pas d'importance. J'aurais écrit le même roman dans les deux cas'. Être sans destin, son premier roman emblématique publié en 1975 raconte ses mois de déportation. En 1990, la parution à l'étranger de ce titre marque le début de sa reconnaissance. Avec Le Refus , Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas.ou encore Liquidation, Imre Kertész laisse derrière lui une oeuvre marquante sur l'Holocauste. avec Afp
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Les autres prix Nobel ont été distribués à leurs lauréats à Stockholm, des mains du roi Charles Gustave de Suède. En tout, il y a dix lauréats. Le prix de physique a été décerné conjointement au japonais Takaaki Kajita et au canadien Arthur McDonald pour leur contribution aux expériences qui démontrent la capacité des neutrinos à changer d'identité. Le prix Nobel de chimie a été remis au Suédois Tomas Lindahl, à l'Américain Paul Modrich et au Turc Aziz Sancar, " leur étude de la réparation de l'ADN " endommagé. Le prix de médecine a récompensé la lutte contre les maladies parasitaires, à travers trois lauréats, l'Irlandais William C. Campbell, le Japonais Satoshi Omura et la Chinoise Youyou Tu. Le prix Nobel de littérature a été attribué à une seule lauréate, il s'agit de la biélorusse Svetlana Alexievitch. Née en Ukraine, journaliste de formation, elle a décrit dans son oeuvre la dureté de la vie en ex-Union soviétique. Enfin, le prix Nobel d'économie a récompensé le travail d'Angus Deaton sur la consommation, la pauvreté et la protection sociale.
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Le quartet pour le dialogue national tunisien a reçu jeudi matin à Oslo la médaille et le diplôme du prix Nobel de la paix. Quatre représentants ont tour à tour pris la parole, pour quatre organisations : le syndicat historique UGTT, la confédération patronale UTICA, la Ligue de Défense des Droits de l'Homme et l'Ordre des avocats tunisiens. Le comité norvégien a voulu rendre honneur à leur initiative de mettre en place un long et difficile processus de dialogue national, à un moment ou le pays était secoué par des troubles et des assassinats politiques 'Aujourd'hui, nous avons vraiment besoin de faire de la lutte contre le terrorisme une priorité absolue, ce qui requiert d'être persévérant au niveau de la coordination et de la coopération entre toutes les nations pour assécher les ressources qu'il utilise', a déclaré Hussein Abassi, secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail. Ce prix vise aussi à encourager la Tunisie, qui a connu cette année deux attentats terroristes sanglants. La chanteuse engagée tunisienne Amel Mathlouthi a interprété la chanson 'Ma parole est libre', devenue l'un des hymnes du printemps arabe.
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Moment historique pour la Birmanie. Le président du parti au pouvoir a reconnu sa défaite face au parti de l'opposante et prix Nobel de la paix...
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C'est une icône de la résistance pacifique contre l'oppression, et c'est à ce titre qu'elle devient Nobel de la Paix en 1991. Mais ce n'est qu'en 2012, qu'Aung San Suu Kyi peut le recevoir en mains propres après 21 longues années de privation de liberté. 'Alors que vous me regardez et que vous m'écoutez, s'il vous plaît, souvenez-vous de cette vérité souvent répétée, un prisonnier de conscience est un prisonnier de trop' déclare-t-elle le 16 juin 2012. En 1991, l'opposante birmane, en résidence surveillée, ne peut quitter Rangoun. Ses deux enfants et son mari, tous citoyens britanniques, reçoivent le prix en son nom. Cela ne fait que contribuer à sa légende. Celle-ci commence en 1988, lorsqu'Aung San Suu Kyi quitte l'Angleterre, son mari et ses enfants pour aller s'occuper de sa mère vieillissante à Rangoun. Elle a alors quitté la Birmanie depuis 28 ans pour suivre sa mère en Inde, faire ses études en Angleterre, à New York... Mais cette année-là, la dictature militaire en place depuis 1962 est contestée dans la rue puis réprimée, et une nouvelle junte se met en place. Dans la foulée, elle fonde la Ligue Nationale pour la Démocratie. En 1990, son parti, la LND, remporte les élections à la majorité absolue, un raz-de-marée, alors même qu'Aung San Suu Kyi est placée en résidence surveillée depuis 1989, ainsi que les autres membres de la LND. Les militaires annulent les résultats et se maintiennent au pouvoir. Quatre ans plus tard, le général Than Shwe, président de la Junte militaire depuis 1992, qui restera à la tête du pays jusqu'en 2011, la rencontre pour la première fois. Il dirige le pays d'une main de fer, hostile au dialogue avec l'opposition, il libère pourtant Aung San Suu Kyi l'année suivante. La dame de Rangoun, qui continue d'écrire discours et livres politiques voit son charisme grandir au cours de ces années. A cela s'ajoute l'héritage moral de son père, héros de l'indépendance birmane Aung San, assassiné lorsqu'elle n'avait que deux ans. Son mari meurt d'un cancer en 1999 en Angleterre sans qu'ils puissent se revoir. La demande de Michael Aris pour se rendre en Birmanie est rejetée, et elle sait que si elle quitte la Birmanie, elle ne pourra pas revenir au pays. En 2000, Aung San Suu Kyi est à nouveau privée de liberté après des tentatives répétées pour quitter la capitale ou pour tenir des réunions politiques dans d'autres régions du pays. Elle est libérée en 2002 suite aux pressions de l'ONU. Et puis de nouveau privée de liberté en 2003 après l'attaque de Depayin qui a failli lui coûter la vie et dont la junte est tenue pour responsable par ses sympathisants. En 2010, le parti de l'ex-général Thein Sein, le PDSU, remporte des élections boycottées par la LND et d'autres partis. Aung San Suu Kyi est libérée quelques jours plus tard. Et c'est une foule immense et dévouée qui la salue à la porte de sa maison où elle a passé, au total 15 ans, confiné, depuis 2003 dans des conditions très dures. En 2011, et par surprise la Junte militaire décide de son auto-dissolution et met en place un régime semi-civil dirigé par Thein Sein. La LND se fait ré-enregistrer comme parti politique et Aung San Suu Kyi se lance dans la campagne des législatives partielles. La LND remporte alors 43 des 45 sièges en lice. Début 2012, Aung San Suu Kyi est élue députée et fait son entrée à la chambre basse du parlement. C'est le début de la normalisation de sa vie politique...
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Le nouveau prix Nobel d’économie, Angus Deaton, avait co-écrit une étude en 2010 sur l’argent et le bonheur. Et son constat est intéressant.  
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Après les prix de physique, de chimie, de médecine, de littérature et de la paix, le comité Nobel a remis ce lundi sa dernière récompense de la saison : le prix d'économie. Il revient à l'Écossais Angus Deaton pour son 'analyse de la 'consommation, de la pauvreté et du bien-être', a indiqué le jury lors de l'annonce officielle. Dans un communiqué, l'Académie suédoise ajoute : 'Pour élaborer des politiques économiques qui promeuvent le bien-être et réduisent la pauvreté, nous devons d'abord comprendre les choix de consommation individuels. Plus que quiconque, Angus Deaton a amélioré cette compréhension.' Né à Edimbourg en 1945, Angus Deaton travaille depuis plusieurs années à la Princeton University (New Jersey) aux Etats-Unis. Au palmarès, l'économiste écossais succède au Français Jean Tirole. Outre le prix, il remporte également huit millions de couronnes suédoises (860.000 euros).
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Les grands quotidiens du pays ont tous salué la distinction attribuée à un quartette d'organisations de la société civile. La Ligue des droits de l'Homme, l'Ordre des avocats et surtout l'UGTT, la centrale syndicale qui a accompagné la Révolution de Jasmin en 2011. 'Ceux qui ont reçu ce prix ont quelque chose à dire sur la paix et sur le respect des gens et des droits de l'homme. La Tunisie ne peut que se réjouir de cela. Ce ne peut pas être une mauvaise chose', réagit ce retraité. Dans les rues de Tunis, la population veut croire à un avenir meilleur. 'Après la révolution, nous avons connu une crise économique. Mais les choses s'améliorent et j'espère que d'ici un ou deux ans la situation va s'améliorer', déclare ce professeur. Si la Tunisie peut se targuer d'être un exemple en matière de transition démocratique, aujourd'hui le pays reste fragilisé par la menace des attentats jihadistes.
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Le prix Nobel de la Paix 2015 a été attribué ce matin au quartette pour le dialogue national en Tunisie, composé de l'UGTT, syndicat historique en Tunisie et fer de lance de son indépendance, du patronat, de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et de l'Ordre des avocats. 'Il a été l'instrument, explique la présidente du comité Nobel, qui a permis à la Tunisie, en l'espace de quelques années, d'établir un système constitutionnel de gouvernement garantissant les droits fondamentaux'. L'expérience démocratique en Tunisie est difficile. Les récents attentats ont traumatisé le pays. Alors ce Nobel de la Paix est un signe fort d'encouragement. 'C'est une grande fierté pour les Tunisiens, déclare cet habitant de Tunis, et en tant que Tunisien je suis fier, très fier. Le quartette du dialogue est vraiment représentatif de la Tunisie'. 'Ce prix Nobel, nous l'avons vraiment mérité depuis le début de la révolution, dit un autre, parce que le peuple tunisien soutient vraiment la paix'. En 2011, la Tunisie ouvrait les printemps arabe avec sa Révolution de Jasmin. Aujourd'hui sa fragile démocratie est menacée par la violence djihadiste. Le comité Nobel espère que ce prix, unanimement salué ce vendredi, sera un encouragement pour les Tunisiens à continuer de montrer l'exemple dans le monde arabe.
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Le prix Nobel de la paix est attribué à quatre organisations civiles qui contribuent au dialogue national en Tunisie. Oslo récompense ainsi 'la contribution décisive de ce quartet à la construction d'une démocratie pluraliste à la suite de la Révolution de jasmin de 2011'. Il est composé de l'UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), de l'Utica (Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat), et de l'Ordre des avocats et de Ligue des droits de l'Homme. Le quartet a été formé à l'été 2013, à un moment où le processus de démocratisation était en danger en raison d'assassinats politiques et de vastes troubles sociaux. Avec ce prix, le comité dit vouloir encourager le peuple tunisien qui doit servir d'exemple aux autres pays de la région et au Proche-Orient. L'Union Européenne salue les lauréats de l'édition 2015 qui 'montrent la voie' pour sortir des crises régionales. Le prix Nobel de la paix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de d'environ 855.000 euros.
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Ils sont quatre Tunisiens à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour avoir oeuvré à la transition démocratique dans leurs pays pendant le Printemps arabe. Mais pour les Tunisiens, ce prix reçu est une récompense nationale. A Tunis, les habitants se réjouissent de cette distinction : "Le monde suit de près cet exemple qu'est devenu la Tunisie", explique Mohame-Lakhdar Ellala. "Il y a des gens bien chez les arabes, des gens qui veulent la paix", ajoute une autre homme. Pour tous une chose est sûre, cette récompense encourages les partis à continuer de croire en la démocratie.
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L'Académie suédoise a choisi cette année de récompenser une auteure bélarusse qui écrit des romans documentaires. Cette ancienne journaliste de 67 ans a pour habitude de rassembler des témoignages pendant des années avant de rédiger ses livres dont le dernier est un portrait sans concession des héritiers du soviétisme. Ses ouvrages sont introuvables dans son pays, le Bélarus, considéré comme la dernière dictature d'Europe. Elle est la 14ème femme à recevoir le prestigieux prix.
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Le prix de Nobel de chimie a été décerné ce mercredi à trois lauréats : le Suédois Thomas Lindhal, l'Américain Paul Modrich et le Turco-américain Aziz Sancar. Ces trois chercheurs sont récompensés pour leur étude de la réparation de l'ADN endommagé par les cellules qui sauvegardent les informations génétiques. Leur travail a fourni une connaissance fondamentale de la manière dont une cellule vivante fonctionne et peut être utilisée pour le développement de nouveaux traitements du cancer. L'ADN peut être agressé tout au long de la vie, et présenter des lésions qui provoquent des mutations accélérant le vieillissement et pouvant être responsables de cancers. Chacun des trois lauréats a contribué à mettre au jour différents mécanismes de dégradation, de défense et de correction de notre ADN. Ils se partageront une somme équivalente à 860 000 euros.
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Connaissez-vous le neutrino ? Si ce n'est pas le cas, vous aurez peut-être envie de vous intéresser en apprenant qu'il a valu le prix Nobel de physique 2015 à deux chercheurs, un Canadien et un Japonais. Takaaki Kajita et Arthur McDonald ont été récompensés pour leurs découvertes historiques sur cette particule cosmique fondamentale pour notre connaissance de l'univers et de sa création. Contrairement à ce qui était communément admis, ils ont démontré que cette particule avait bien une masse. Des travaux pas forcément accessibles à tous, loin en tous cas du Nobel 2014 qui avait été attribué aux inventeurs de la LED, la diode électroluminescente.
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L'écrivain allemand et prix Nobel de littérature Günter Grass est décédé aujourd'hui d'une infection pulmonaire dans une clinique de...
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Il avait remporté le Nobel de littérature en 2011. Le poète suédois Tomas Tranströmer s'est éteint à l'âge de 83 ans dans un hôpital de Stockholm. Il avait été victime en 1990 d'un accident vasculaire cérébral qui l'avait laissé en partie hémiplégique. En Suède, beaucoup saluent la richesse de son oeuvre qui a été traduite dans plus de 60 langues. Pour les francophones, on retiendra notamment le recueil ''La Grande Enigme'' édité chez le Castor Astral ou encore ''Baltiques. uvres complètes'' chez Gallimard. Une poésie concise, empreinte de surréalisme et de lyrisme qui lui a valu de nombreux prix dont le plus prestigieux. Saddened to hear of the loss of Swedish poet Tomas Tranströmer who passed away yesterday at the age of 83. pic.twitter.com/QKp7PFHWGW- The Nobel Prize (@NobelPrize) 27 Mars 2015
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Une standing ovation a été réservée à Rome au dalaï-lama, qui participait ce vendredi à la rencontre annuelle des lauréats du Prix Nobel de la paix. Le chef spirituel des Tibétains entendait profiter de son séjour dans la capitale italienne pour se rendre au Vatican, mais le pape François lui a refusé une audience privée, officiellement pour ne pas froisser les relations entre l'Église et la Chine. Une position dénoncée par Jody Williams, lauréate du Nobel de la paix en 1997 : ''Où est la conviction, où est la vérité, où est la morale quand le leader spirituel à Rome s'incline devant la Chine ? C'est un autre type de bataille'', dit-elle. En refusant de recevoir le dalaï-lama, le pape François a voulu préserver les millions de protestants et catholiques qui vivent en Chine. La dernière rencontre du chef spirituel des Tibétains avec le pape remonte à 2006. Il s'agissait alors de Benoît XVI.
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L'adolescente pakistanaise Malala Yousafzai a reçu le prix Nobel de la paix à Oslo, devenant à 17 ans la plus jeune lauréate de cette prestigieuse récompense qu'elle partage avec un autre défenseur des droits des enfants, l'Indien Kailash Satyarthi, 60 ans. Ils ont reçu leur diplôme, leur médaille d'or, un chèque de 862 000 euros puis ont pris la parole. Tous les deux ont occupé la tribune pendant plus d'une vingtaine de minutes chacun. Malala a souhaité faire partie de la dernière génération à devoir se battre pour être scolarisée. Elle va notamment utiliser l'argent du prix pour bâtir un collège et un lycée, là d'où elle vient, au Pakistan, à Swat et à Shangla. Kailash Satyarthi a évoqué le manque de compassion et l'intolérance qui menacent l'humanité de la plus grande des crises. Il a demandé la démocratisation du savoir, l'universalisation de la justice. Il a demandé aux dirigeants et à tous le public de la cérémonie à Oslo de laisser les enfants être des enfants, et pour cela d'écouter l'enfant qui est en nous en posant une main sur notre coeur...
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OSLO - 10 déc 2014 - Deux défenseurs des droits des enfants, l'adolescente pakistanaise Malala Yousafzai et l'Indien Kailash Satyarthi ont reçu mercredi à Oslo leur prix Nobel de la paix 2014. Un peu plus tôt ce mercredi, ils ont été acclamés par la foule de la capitale norvégienne lors d'un événement organisé par l'association Save the children. À seulement 17 ans, Malala est la plus jeune lauréate de l'histoire du prix Nobel, elle est devenue une icône du combat pour l'éducation des filles. D'après l'ONU, près de 58 millions d'enfants ne sont pas scolarisés et 168 millions à travers le monde sont forcés de travailler, selon l'Organisation internationale du travail.
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Unis par le Prix Nobel de la paix pour un même combat : celui des droits des enfants. À gauche, la Pakistanaise Malala Yousafzai, à droite, l'Indien Kailash Satyarthi. Elle se bat pour le droit des filles a l'éducation, lui pour l'abolition du travail des enfants. Malala Yousafzai est la plus jeune lauréate d'un Prix Nobel. À l'âge de onze ans, elle raconte sur un blog l'oppression des talibans, en particulier à l'égard des filles, à qui ils interdisent l'accès à l'école. Ce combat, Malala va le payer très cher. Le 9 octobre 2012, les talibans interceptent son car scolaire, dans sa vallée natale de Swat, et lui tirent une balle dans la tête, l'accusant de porter atteinte à l'Islam. Grièvement blessée, elle parvient à survivre. Elle est hospitalisée à Birmingham, au Royaume-Uni, où elle vit aujourd'hui. Malala devient une icône, notamment en Asie du Sud, où 17,5 millions de filles, âgées de 5 à 13 ans, ne sont pas scolarisées. 'Mon message au monde, est qu'il doit prendre cette réalité au sérieux, qu'il ne doit jamais rester silencieux, car ces enfants ont besoin de notre aide. Si nous les oublions, si nous prétextons qu'ils sont loin, qu'on ne sera pas touché par le problème, alors on fait fausse route. Car si on n'arrête pas la guerre, elle va s'étendre. Si on n'arrête pas le terrorisme, il va s'étendre, et il peut toucher n'importe qui sur Terre.'' À soixante ans, Kailash Satyarthi a derrière lui un long combat contre l'esclavage des enfants indiens dans les usines de son pays. Il demande à l'ONU d'inscrire, comme une priorité, l'abolition de cette pratique. 'Nous avons observé une hausse du trafic d'enfants dans plusieurs pays. La demande de main d'oeuvre docile et bon marché pour du travail domestique, pour les chaînes d'approvisionnement, augmente dans de nombreux secteurs dans le monde. Et c'est pourquoi, nous avons demandé que l'abolition de l'esclavage des enfants soit une priorité absolue.'' En 1980, Kailash Satyarthi renonce à sa carrière d'ingénieur électricien pour lutter contre l'exploitation économique des enfants. En trente ans, son association BBA, ''Save Childhood Movement'', a libéré 80.000 enfants travailleurs en Inde. Pendant des siècles, ces enfants n'ont eu ni voix ni visage, le Prix Nobel les a enfin reconnus.
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Partez à la découverte de l'oeuvre de Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature. Au total une trentaine de romans, parmi les plus connus :" La rue des boutiques obscures", "Un pedigree" ou encore "La place de l'étoile"... Chasse aux souvenirs, quête d'identité... Découvrez avec Germain Andrieux "L'herbe des nuits" une porte d'entrée à part, loin des "classiques", qui concentre toute la magie du style de Patrick Modiano... Voir l'émission en intégralité.
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Elisabeth Lévy, directrice de la rédaction du magazine Causeur et Stéphane Rozès, politologue et président de la société de conseil CAP étaient sur le plateau de BFM Story.
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A Mingora au nord-ouest du Pakistan, dans la région natale de l'adolescente rescapée des balles des talibans, on a célébré ce prix prestigieux qui récompense la lutte inlassable de Malala Yousafzai pour l'éducation de tous. Réfugiée au Royaume-Uni, c'est dans son école qu'on est vraiment les plus fiers à commencer par l'un de ses anciens professeurs : 'C'est une enfant intelligente, c'est la nôtre, elle a de grandes aspirations, elles viennent du coeur, pour l'éducation, et en particulier pour l'éducation des filles, c'est un grand succès pour elle aujourd'hui. Nous sommes très fiers d'elle'. En Inde aussi, on a le sourire. Comme au Pakistan voisin, on honore celui qui a milité toute sa vie pour la cause des enfants, Kailash Satyarthi. Et qui mieux qu'un enfant pouvait lui dire merci pour sa détermination et son inspiration : 'c'est grâce à ces efforts qu'il a obtenu ce prix et que les enfants étudient et qu'ils n'ont pas à travailler. C'est une belle chose qu'il est eu ce prix'. Un jour lumineux pour les droits des plus humbles. Un gage d'espoir pour l'avenir que ce monde peut changer et devenir meilleur.
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Elle est la plus jeune lauréate de l'histoire du Nobel. Malala, la jeune pakistanaise de 17 ans devenue l'icône mondiale du droit des filles à l'enseignement, a reçu le prix Nobel de la paix. Blogueuse, la jeune fille s'était fait connaître en 2009, à 11 ans, en publiant une vidéo dans laquelle elle explique avec émotion qu'elle veut devenir médecin... Dénoncer sur son blog les violences commises par les talibans dans son village de la vallée du Swat au Pakistan, vaudra à la jeune Malala, en 2012, d'être attaquée en plein jour par les intégristes à la sortie de l'école. Une balle dans la tête pour avoir 'porter atteinte à l'Islam'. Malala survivra miraculeusement. Un an plus tard la jeune militante, qui vit désormais en Grande-Bretagne, reçoit le Prix Sakharov pour les droits de l'Homme au Parlement européen. Quelques mois auparavant, le 12 juillet 2013, jour de son anniversaire, elle se livrait à un émouvant plaidoyer devant l'Onu. 'Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo, peuvent changer le monde. L'éducation est la seule solution. L'éducation est la priorité', avait alors dit Malala. Le jeune Malala partage son Nobel avec Kailash Satyarthi, un Indien de 60 ans, militant des droits des enfants et figure de la lutte contre le travail forcé dans son pays. En 2007, il était sorti déçu d'une conférence organisée par la Commission européenne à Bruxelles. ''Encore une fois, les politiciens sont venus avec de belles paroles et la rhétorique, mais sans ressources. Ils sont venus avec leurs ordinateurs portables, mais sans leurs chéquiers. Ils auraient dû venir avec leurs chéquiers et donner de l'argent aux plus pauvres, aux enfants pauvres pour leur permettre d'aller à l'école, car nous pensons que l'école est le seul moyen pour défendre ses droits dans ce monde', disait-il alors. Fondateur d'une association qui garantit par son label des salaires équitables et l'interdiction du travail des enfants dans l'industrie du tapis, Kailash Satyarthi a aussi participé à la création de plusieurs mouvements de défense de l'enfance et de la scolarisation. Son engagement a toujours pris une forme non-violente dans 'la tradition de Gandhi'.
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Le comité Nobel a annoncé ce vendredi matin à Oslo avoir attribué le prestigieux prix à l'adolescente Pakistanaise Malala Yousafzai et à l'Indien Kailash Satyarthi, deux défenseurs des droits des enfants. Malala Yousafzai, icône du combat en faveur de l'éducation des filles, que les taliban ont tenté d'assassiner en 2012, s'est dite 'fière d'être la première Pakistanaise et la première jeune femme' à recevoir le Prix Nobel de la paix en tant que co-lauréate. 'Cette récompense est pour tous les enfants dont les voix doivent être entendues' a ajouté l'adolescente à Birmingham en Angleterre. Les enfants ont des droits : de recevoir une éducation de qualité, de ne pas souffrir du travail forcé, du trafic d'enfants. Ils ont droit à une vie heureuse'. Elle a annoncé qu'elle avait parlé au téléphone avec Kailash Satyarthi et qu'ils avaient décidé d'agir pour la paix entre leur pays respectif et de demander à leur Premier ministre d'assister à la remise du Prix Nobel de la paix en décembre. 'Je vais inviter Malala à participer à une nouvelle lutte pour la paix dans notre région, indiquait plutôt dans la journée à New Delhi Kailash Satyarthi. J'espère qu'elle sera d'accord. Nous allons continuer à nous battre contre le travail des enfants, contre l'illettrisme des enfants et pour les droits des filles'. Les réactions internationales ont été nombreuses. Parmi elles, celle de l'UNICEF qui a indiqué que 'le courage et la détermination de Kailash et Malala étaient un cri de ralliement pour les enfants où qu'ils soient'. Avec AFP, AP et Reuters
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Moins connu du grand public que l'autre lauréate du Nobel de la Paix, Kailash Satyarthi partage le prix avec l'adolescente pakistanaise Malala. Cet Indien de 60 ans porte secours aux enfants et aux femmes réduits à l'état d'esclaves dans les usines indiennes où ils travaillent dans des conditions atroces. Son activisme a toujours pris une forme non-violente dans "la tradition de Gandhi", comme l'a fait valoir le comité Nobel.
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OSLO - 10 oct 2014 - Le prix Nobel de la paix a été conjointement attribué vendredi à l'adolescente pakistanaise Malala Yousafsai, âgée de seulement 17 ans et donc plus jeune lauréate de l'Histoire, et à l'Indien Kailash Satyarthi pour leur combat contre l'exploitation des enfants et le droit de ceux-ci à l'éducation.
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Jacques Attali, président de PlaNet Finance, ancien conseiller spécial de François Mitterrand et auteur de "Devenir soi" aux Éditons Fayard, a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur l'attribution du prix Nobel de littérature 2014 à Patrick Modiano. Ce dernier devient ainsi le quinzième écrivain français à recevoir cette prestigieuse distinction. Selon Jacques Attali, le succès de Patrick Modiano vient du fait qu'il a su trouver "ce qui le rendait unique et à le faire".
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Un prix Nobel de littérature, Patrick Modiano ne s'y attendait pas. Il est le quinzième auteur français ainsi distingué. Il rejoint Albert Camus ou François Mauriac. A son actif, une trentaine de romans et déjà de nombreux prix, dont le Goncourt. 'On est toujours prisonnier évidemment quand on écrit quelquechose, on ne peut jamais vraiment être son lecteur et on a une vision un peu confuse des livres qu'on écrit. Ce que j'ai hâte de voir c'est quelles ont été les raisons, pourquoi ils m'ont fait l'honneur de me choisir' a-t-il réagit lors d'une conférence de presse à Paris. L'académie a salué je cite : 'l'art de la mémoire avec lequel il a fait surgir les destins les plus insaisissables et découvrir le monde vécu sous l'Occupation'. Le Paris de la Seconde Guerre mondiale est au coeur de toute son oeuvre. Son dernier roman, sorti début octobre, s'intitule 'Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier'.
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STOCKHOLM - 6 oct 2014 - L'assemblée du Nobel de l'institut Karolinska a décidé lundi de décerner le prix Nobel de médecine 2014 à l'Américain John O'Keefe et au couple norvégien May-Britt Moser et Edvard Moser pour leurs découvertes sur les cellules qui constituent un système de géoposition dans le cerveau.

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