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Donald Trump continue sa charge contre l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) malgré le rappel à l'ordre de Barack Obama concernant ses propos sur la politique étrangère. En meeting pour les primaires républicaines dans le Wisconsin, le milliardaire a jugé l'Alliance atlantique 'obsolète' et défavorable aux Etats-Unis. Selon lui, les autres membres de l'Otan 'ne payent pas leur dû'. 'Nous les protégeons à grand renfort de troupes et de matériels militaires et ils arnaquent les Etats-Unis. Ils vous arnaquent. Je ne veux pas de ça. Soit ils payent davantage, y compris pour les insuffisances passées, soit ils quittent l'Alliance. Et si ça mène à un éclatement de l'Otan, et bien, ça mènera à un éclatement de l'Otan'. Des propos jugés irresponsables par ses deux rivaux républicains et par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, en lice pour l'investiture démocrate : 'Lorsqu'il insulte l'Otan et nos alliés asiatiques en disant que nous allons quitter l'organisation, il met en danger la coalition de nations dont nous avons besoin pour battre l'Etat Islamique. Il fait empirer et rend notre situation dangereuse dans le monde', a estimé Hillary Clinton. Cette semaine, le Pentagone est entré dans le débat, à sa manière, en annonçant qu'il y aurait en permanence, à partir de février 2017, une brigade blindée américaine en Europe de l'Est.
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Aux Etats-Unis, le prochain rendez-vous des primaires, c'est mardi dans le Wisconsin, puis dans l'Etat de New-York, deux semaines plus tard. Dans le camp démocrate, Bernie Sanders se sent pousser des ailes, fort de ses récents succès (voir ici). A chaque meeting, il s'en prend à sa rivale Hillary Clinton, notamment sur ses relations avec le lobby pétrolier. 'D'après une étude menée par Greenpeace, Hillary Clinton et ses comités d'action politique ont reçu plus de 4 millions et demi de dollars de l'industrie pétrolière.' Bernie Sanders Ces accusations, Hillary Clinton les rejette violemment et critique à son tour les propositions de son rival qu'elle juge 'irréalistes'. La rhétorique anti-musulmane L'ancienne sénatrice de New-York s'emploie par ailleurs, aussi, déjà, à attaquer les candidats républicains, notamment Donald Trump et Ted Cruz, et leur rhétorique anti-musulmane. 'Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que moi, j'ai un plan pour écraser le groupe Etat islamique, et que cela passe par une coopération avec d'autres pays, y compris des pays musulmans qui doivent faire partie de notre coalition.' Hillary Clinton Côté républicain, la rhétorique anti-musulmane des candidats Trump et Cruz ne fait pas l'unanimité. Ainsi le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, lui-même prétendant à l'investiture. Dans un meeting, ce vendredi, en Pennsylvannie, il a critiqué les propositions formulées ces derniers jours par ses rivaux. 'Vous pensez vraiment que c'est une bonne chose que de mettre en place des patrouilles de police dans les quartiers, d'expulser les gens de leur maison et de les conduire à la frontière, et de faire ça pour 11 millions et demi de personnes... Vous imaginez un peu dans quel état cela mettrait le pays ?' John Kasich >> Etats-Unis: surenchère anti-musulmans chez les candidats républicains Trump et l'avortement Donald Trump est toujours en tête dans les sondages, mais sa popularité pourrait fléchir suite à ses propos sur l'avortement. Il y a trois jours, il a suggéré de punir les femmes qui avortent, avant de faire machine arrière. >> L'avortement, sujet sensible pour Donald Trump En tout cas, ses déclarations ont suscité un tollé. Mais son objectif est atteint : il occupe encore et toujours le devant de la scène politico-médiatique.
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L'inculpation du directeur de campagne de Donald Trump est le dernier épisode de la saga des primaires américaines. Corey Lewandowski comparaîtra le 4 mai prochain pour avoir violemment tiré par l'avant-bras une journaliste, Michelle Fields travaillant pour le site conservateur Breitbart, et qui s'approchait trop près du candidat républicain. C'était il y a trois semaines à l'issue d'une conférence de presse à Jupiter, en Floride. La police a rendu publique ce mardi ces images de vidéosurveillance. 'Regarez les images et vous verrez à quel point, tout cela est injuste', a réagi mardi Donald Trump. 'C'est une bonne personne, sa famille est merveilleuse. Et rappelez-vous que c'est elle qui m'a agrippé avant qu'il fasse quoi que ce soit. Et on dirait qu'il essayait juste de faire un peu de place, car pour être honnête avec vous, la conférence de presse était terminée'. Hillary Clinton a déjà plusieurs fois dénoncé la virulence verbale et physique de la campagne de son adversaire républicain. Cette fois, sa réaction s'est voulue sobre. 'Je ne vais pas commenter une affaire judiciaire ou pénale. Mais je pense qu'au final c'est de la responsabilité de Mr Trump'. Parmi ses rivaux républicains, le gouverneur John Kasich est monté au créneau. 'Je ne connais pas cet homme et je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Je comprends qu'il a agrippé quelqu'un et que c'était complètement inapproprié, ça aurait pu être une de mes filles', a t-il dit. La campagne de Trump est 'fondée sur les insultes et les attaques personnelles, et désormais la violence physique' a réagi de son côté le sénateur Ted Cruz.
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