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Nouvelle manifestation anti-Charlie, elle a eu cette fois en Australie, précisémment à Lakemba, dans la banlieue de Sidney, où vit l'une des plus importantes communautés musulmanes du pays. Environ 800 personnes se sont réunies avec le slogan ''Notre prophète notre honneur'' ou encore ''Je suis Muslim'', en réponse aux caricatures du journal satirique français Charlie Hebdo. Le rassemblement s'est déroulé de manière pacifique, une quinzaine d'individus ont dû toutefois être écartés par la police pour des débordements. La semaine dernière, le Premier ministre australien Tony Abbott avait émis un avis positif sur la dernière une de Charlie Hebdo, qui a été reproduite par plusieurs médias dans le pays.
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Ils l'ont eu. Ils font partie de ceux qui n'ont pas été déçus mercredi matin. Une vague inédite d'affluence dans les kiosques, tabacs, papeteries, librairies pour obtenir cet exemplaire historique de Charlie Hebdo, daté du 14 janvier 2015, 7 jours précisément après le massacre au siège du journal satirique. Ce numéro et cette 'une' accouchée dans les rires et les larmes par les survivants du journal. 'Cette une a été aussi dure à chier que la mort de nos amis à avaler' souligne le dessinateur Luz. Hébergés dans les locaux du quotidien Libération, les journalistes, dessinateurs et chroniqueurs de Charlie Hebdo ont tenu à sortir leur journal, comme tous les mercredis. Un tirage exceptionnel en France. L'occasion pour le rédacteur en chef de faire connaître Charlie : 'Là ce numéro-là, la majorité l'écrasante majorité, tout le monde en fait va découvrir Charlie Hebdo, va savoir ce que c'est, va savoir ce qu'on incarne' explique Gérard Briard. 5 millions d'exemplaires avec une diffusion dans 25 pays. Pour la France, c'est un record absolu, le précédent datait du lendemain de la mort du Général de Gaulle. Plus de 2 millions de 'France soir' seront alors vendus. Cette ruée vers le précieux, ce matin, de mémoire de vendeur, on n'avait jamais vu cela. Et Gérard Briard a raison. Outre les habitués, beaucoup de nouveaux lecteurs du journal ce 14 janvier 2015 : 'C'est important pour moi de l'acheter parce que je vais faire connaissance avec Charlie Hebdo déjà explique un acheteur, peut-être que ça va me donner un déclic pour l'acheter à l'avenir et puis vu la situation je pense qu'à peu près tous les Français aujourd'hui vont acheter Charlie Hebdo.' Pour le premier million d'exemplaires, toute la recette ira au journal, le réseau de distribution ayant accepté de travailler gratuitement. En France, les points de vente seront livrés quotidiennement, jusqu'au 19 janvier inclus, et le numéro restera en vente pendant huit semaines.
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Le prophète Mahomet une nouvelle fois en Une de Charlie Hebdo. Mais cette fois, c'est un prophète en pleurs, qui reprend à son compte le 'Je suis Charlie', ce slogan d'indignation qui a émergé après les attentats terroristes de la semaine dernière. 17 personnes ont été tuées dont plusieurs membres de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Les survivants de l'équipe ont tenu ce mardi une conférence de presse dans les locaux du quotidien Libération où Charlie Hebdo est désormais hébergée. ''Ce n'était pas la Une que le monde voulait qu'on fasse, mais c'était la Une que nous voulions faire, a commenté Luz, l'auteur du dessin de couverture. Ce n'était pas la Une que les terroristes voulaient qu'on fasse, parce qu'il n'y a pas de terroristes là-dedans. Il y a juste un homme qui pleure, un bonhomme qui pleure. C'est Mahomet. Je suis désolé, on l'a encore dessiné. Mais le Mahomet qu'on a dessiné c'est un bonhomme qui pleure avant toute chose'. Dans les pages intérieures, aucune autre caricature de Mahomet, mais en revanche de nombreux hommages aux dessinateurs tués : Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré. Ce numéro a été tiré à trois millions d'exemplaires, contre 60 000 habituellement. Il est traduit dans plusieurs langues : en anglais, espagnol et arabe pour la version numérique, ainsi qu'en italien et turc pour la version papier. Des 4 coins du monde, des commandes spéciales ont afflué, du Chili à Singapour en passant par le Liban et l'Australie. Dans certains pays arabes en revanche, les autorités ont émis une mise en garde, voyant dans la Une du journal une 'provocation'. ''Il va y avoir un avenir, ça c'est sûr, veut croire le rédacteur en chef, Gérard Biard. On ne sait pas encore très bien à quoi il va ressembler. Il va y avoir un journal. Il n'y aura pas d'interruption. ça veut dire que dans deux semaines dans les kiosques, il y aura un autre Charlie Hebdo'.
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A Tokyo, on n’apprécie pas vraiment l’humour français. Surtout quand le Canard Enchaîné se moque du nucléaire. L’objet du scandale, ces dessins publiés dans l’hebdo satirique, qui...
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