L'affaire des assistants parlementaires du FN se poursuit et la justice souhaite entendre la patronne du parti sur ce sujet. Mais Marine Le Pen a déjà annoncé qu'elle refusait. Explications. 

La candidate du Front nationale est rattrapée par les affaires. Convoquée par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur l'affaire de ses assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a décidé de ne pas s'y rendre, a indiqué vendredi l'un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi. 

Un refus de faire face à la justice qui est légal, la patronne du FN bénéficiant d'une immunité parlementaire grâce à son mandat de députée européenne. "La candidate estime que les conditions de 'légalité', de 'sérénité' et de 'confiance' ne sont pas réunies. Et de dénoncer au passage les violations du secret de l'enquête et son instrumentalisation", précise Le Parisien

L'immunité parlementaire levée pour une autre affaire 

Touchée par plusieurs affaires, Marine Le Pen a toutefois vu son immunité parlementaire être levée il y a quelques jours concernant l'enquête sur des tweets à propos de Daesh publiés en 2015 sur son compte Twitter. Une affaire pour laquelle elle avait été convoquée en avril 2016 par un juge d’instruction français. Mais elle avait, là aussi, refusé de s’y rendre, invoquant son immunité parlementaire.

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Pour rappel, la candidate frontiste avait diffusé trois photos sur son compte montrant des hommes suppliciés par l'Etat islamique avec le message "Daesh, c'est ça !". Elle voulait ainsi répondre au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui avait parlé d'un rapprochement entre le FN et Daesh.

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