Mardi soir sur "CNews", la ministre de l’Ecologie s’est exprimée sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Son lapsus, au cours de l'interview, en dit beaucoup sur le candidat qu’elle soutient réellement.

Sa langue a-t-elle fourché ? Mardi soir dans le "Grand journal de la présidentielle" sur CNews, Ségolène Royal était interrogée par Laurence Ferrari sur les résultats du premier tour et les deux candidats qualifiés. Alors qu’elle commentait le score d’Emmanuel Macron, un petit mot lui a échappé, révélant le candidat qu’elle avait soutenu au premier tour sans jamais l'officialiser.

"Il faut savoir hiérarchiser les choses. Une fois de plus, je pense que c'était une bonne surprise dimanche soir parce que notre candidat était en tête, et ça, ça méritait quand même d'être heureux. Aujourd’hui aussi, il faut s’en féliciter", a-t-elle déclaré. Des mots forts qui suggèrent qu'Emmanuel Macron était le candidat de Ségolène Royal dès le départ, et non Benoît Hamon, pourtant candidat désigné du Parti socialiste.

"Le moment venu, si je peux empêcher l'arrivée du FN, je le ferai"

Malgré elle ou non, Ségolène Royal semble avoir révélé qui était son favori dès le premier tour. Ce soutien à celui qui est arrivé en tête dimanche soir n’est pourtant pas une surprise. Depuis l’annonce officielle de la candidature d’Emmanuel Macron, la rumeur d’un possible soutien public de la ministre courrait, alors qu’elle était décrite comme sa "conseillère de l’ombre". Une rumeur qu'elle avait formellement démentie. "Je ne participerai pas à ce feuilleton des ralliements", avait indiqué Ségolène Royal fin mars sur LCI.

Publicité
L’ancienne compagne de François Hollande avait toutefois laissé la porte ouverte à un possible soutien au second tour. "Le moment venu, si je peux être utile pour empêcher l'arrivée du FN, je le ferai", avait-elle ajouté à l'époque. Invitée sur Europe 1 mercredi matin, la ministre a confirmé soutenir à présent Emmanuel Macron. "Je respecte les échéances, je respecte les personnes, et je ne voulais pas, avant le premier tour, enfoncer le candidat du Parti socialiste. (...). Aujourd'hui, je dis les choses", a-t-elle expliqué aux journalistes. Ce moment qu'elle évoquait semble donc venu.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité