A un mois du premier tour de la présidentielle, (re)découvrez les mesures des candidats pour relancer l'économie française. Pour le tink-thank libéral iFrap, c'est le programme de François Fillon qui est le plus crédible.

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François Fillon

Selon l'iFrap, un think-thank libéral, le candidat à la présidentielle qui a le programme économique le plus efficace est François Fillon, rapporte Le Figaro. "Le programme réformateur de Fillon apparaît comme le plus efficace", indique l'iFrap. "Il fait le choix d'une stratégie de baisse des dépenses publiques accompagnée d'un contre-choc fiscal d'ampleur, c'est-à-dire d'une baisse prononcée des prélèvements obligatoires qui stimule l'économie", précise l'iFrap.

S'agissant du programme économique de François Fillon, celui-ci souhaite que l'on puisse travailler plus, mais que les sociétés puissent aussi avoir davantage l'opportunité de licencier si nécessaire. Se disant admirateur de Margaret Thatcher, il veut supprimer les 35 heures et laisser les salariés et chefs d'entreprise négocier librement la durée de travail hebdomadaire. Mais dans la limite des 48 heures maximum posée par le droit européen.

Hausse de la TVA et baisse du nombre de fonctionnaires

Il veut par ailleurs supprimer un jour férié. Il veut simplifier le droit du travail autour de "disposition fondamentales" et "renvoyer le reste" à la négociation au niveau de l'entreprise. Enfin, il souhaite injecter 40 milliards d'euros pour alléger les charges des entreprises et baisser l'impôt sur les sociétés à 25 %, le tout financé par 2 points de plus de TVA. 

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François Fillon souhaite pourvoir les 300 000 emplois "qui ne trouvent actuellement pas de candidats dans notre pays malgré le chômage de masse". Pour cela, il veut plafonner les allocations chômage à 75 % et les rendre dégressives "afin que l'indemnisation chômage permette un vrai retour à l'emploi". Par ailleurs, il souhaite, que la loi sanctionnant les refus successifs d'emploi soit appliquée. Il souhaite faire passer l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, en 2022. Et enfin, il veut 500 000 postes de fonctionnaires en moins à la fin de son quinquennat.