Lors d'une conférence de presse lundi matin, le candidat des Républicains a présenté les principales mesures de son programme s'il était élu président de la République en mai prochain.

Lors d'une conférence de presse lundi matin, François Fillon a dévoilé les principales mesures de son programme présidentiel.

Il a tout d'abord indiqué que son programme, qui a vocation à faire de "la France une grande puissance politique et économique", avait été élaboré "il y a plus de trois ans" avec l'aide de "centaines d'experts et d'élus". Son projet est "le seul qui présente des mesures ambitieuses et dynamiques", selon lui.

"Mon projet tient en trois objectifs : libérer, protéger, réconcilier", a-t-il déclaré. 

Une libéralisation de l'économie

Sur le premier point, François Fillon veut libérer l'économie, en prônant la liberté d'entreprendre. 

Il souhaite, "en dix ans", une densité d'entreprises de taille moyenne à mi-chemin entre le Royaume-Uni et l'Allemagne, alléger les normes et les contraintes en les alignant sur les normes européennes, plus d'auto-entrepreneurs, la fin des 35 heures, refonder le Code du travail, une flat-tax à 30 %, baisser "massivement" les charges sur les entreprises de l'ordre de 40 milliards d'euros afin de créer "un choc de compétitivité." Il veut aussi supprimer l'ISF et augmenter de 2 points la TVA. 

Pour financer cela, il veut augmenter le temps travail dans la fonction publique à 39 heures, et faire 100 milliards d'euros d'économies dans les dépenses publiques sur 5 ans, ainsi que réduire le nombre de fonctionnaires de 500 000, là aussi sur 5 ans.

Protéger les Français dans la mondialisation

Sur le second point, François Fillon veut protéger les Français dans la mondialisation.

Pour cela, il veut garantir leur droit fondamental à la sécurité. Avec notamment : une nouvelle loi de programmation militaire, un budget de la Défense qui augmentera dès 2018 (2% du PIB). Il entend également mettre fin au "laxisme" en matière de sécurité et d'autorité, en modernisant les moyens des forces de l'ordre, en créant 16 000 places de prison. Il a également réaffirmé vouloir lutter "sans relâche" contre le terrorisme islamique. 

Il entend également redonner du pouvoir d'achat aux Français, grâce à un choc fiscal de 10 milliards pour les ménages. Une baisse des charges salariales permettra que "tous les salariés gagnent 350 euros, et donc 700 euros pour les couples qui travaillent", par an. François Fillon souhaite aussi un relèvement du quotient familial, revaloriser les petites retraites, avec comme condition sine qua non : le passage progressif de l'âge de la retraite à 65 ans.

Il souhaite aussi relancer le projet européen et le couple franco-allemand, et dit assumer vouloir "un patriotisme économique" qu'il ne confond pas avec du protectionnisme. Il souhaite également développer les nouvelles technologies, le big data, la voiture électrique ou encore les "Airbus de demain".

Recréer du lien social entre les Français

Sur le troisième point, François Fillon souhaite "réconcilier les Français avec eux-mêmes", en recréant du lien social.

Il souhaite pour cela relancer 'massivement' l'apprentissage et l'alternance, refonder l'école en la refocalisant sur ses missions fondamentales (lire, écrire, compter, histoire de France). Concernant la laïcité, "affaiblie aujourd'hui", il dit vouloir être "intraitable avec l'antisémitisme et l'islam radical", parlant d'un "strict contrôle du culte musulman". Il veut enfin généraliser les services à la personne, et une professionnalisation des aides à domicile.

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Il s'agit pour François Fillon d'un "projet ambitieux". "Les premiers mois seront cruciaux. Je ne perdrai pas de temps", a-t-il indiqué. Il a ensuite annoncé vouloir constituer un gouvernement restreint à 15 ministres, qui seront choisis uniquement sur leurs compétences et qui devront signer au préalable un code de conduite. Enfin, François Fillon a annoncé que dans les trois mois suivants sont élection, les grandes réformes économiques de sont programme devront avoir été votées. 

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