Le candidat d’En Marche était jeudi soir sur le plateau de "L’Emission Politique" sur France 2. En direct et face à différents invités, Emmanuel Macron a ainsi tenté de défendre son programme et de répondre aux attaques. Le point sur les 4 punchlines à retenir.

France 2 recevait jeudi soir Emmanuel Macron sur le plateau de "L’Emission Politique". Après François Fillon, c’est en effet au tour du candidat d’En Marche ! de s’essayer au difficile exercice de l’entretien en direct. Pendant plus de deux heures, l’ex-ministre a ainsi tenté de faire valoir son programme pour la France, tout en déjouant les attaques des différents invités. Retour sur les 4 moments qu’il ne fallait pas rater.

"Je ne suis pas quelqu’un qui aime l’argent"

Interrogé par David Pujadas sur son train de vie, Emmanuel Macron a affirmé : "Je ne suis pas quelqu’un qui aime l’argent, sinon, je n’aurais pas quitté le secteur privé". L’ancien banquier d’affaires a ensuite reconnu avoir certes, "très bien gagné (s)a vie dans le secteur privé", mais il aussitôt tempéré ses propos en soulignant qu’il avait également "pays beaucoup d’impôts" et que c’était "très bien ainsi". Le candidat a ensuite poursuivi en assurant que "la transparence, ce n’est pas le voyeurisme", refusant toutefois de préciser de quelle manière il avait dépensé les gros montants qu’il avait empoché chez Rothschild.

"Combien allez-vous faire de cadeaux au CAC 40 avec votre programme ?"

Invité mystère de l’émission, le journaliste François Ruffin a attaqué Emmanuel Macron sur ses liens supposés avec les grands patrons, au détriment des ouvriers de l’usine Whirpool d’Amiens laquelle est actuellement menacée de fermeture. "A qui profite le candidat Macron?", a ainsi questionné la figure de Nuit Debout, avant d’ajouter tout en brandissant un chèque au montant vierge et à l’ordre du CAC 40 : "Combien allez-vous faire de cadeaux au CAC 40 avec votre programme ?". Réponse de l’intéressé : "Vous êtes un homme de convictions (…) Moi je n’ai pas les mêmes combats que vous mais je suis aussi libre que vous et je n’ai pas de leçons à recevoir de liberté". Et celui-ci d’ajouter tout en refusant de signer le chèque : "J’ai su dire non. Je ne suis l’otage de personne et je ne sers personne. Autant que vous. (…) Je ne suis pas pour favoriser le CAC 40 mais pas non plus pour lui taper dessus".

"Le moment où vous êtes le moins flou, c’est quand vous êtes en Une de Paris Match"

Comme tous les autres politiques qui l’ont précédé sur le plateau de l’émission, Emmanuel Macron n’a pas échappé aux blagues acerbes de Charline Vanhoenacker. Pendant près de cinq minutes, l’humoriste s’en est ainsi à son programme et à ses relations. "On a vous a senti en confiance. Vous êtes tellement en confiance que vous avez accepté le ralliement de François Bayrou, et là, il ne faut pas avoir peur de l’échec, a-t-elle ainsi lâché. Heureusement, grâce à vous, on va avoir une magnifique Première dame à l’Elysée. Intelligence, modernité, fermeté… On a vraiment hâte de vous voir franchir le perron de l’Elysée au bras… de Pierre Gattaz !". Et celle-ci d’ajouter encore : "Le moment où vous êtes le moins flou, c’est quand vous êtes en Une de Paris Match !".

A propos de François Hollande : "Je ne suis pas lui"

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Accusé par ses détracteurs d’être le porte-voix de François Hollande à cette élection présidentielle et même, de reprendre des éléments de son programme de 2012, Emmanuel Macron s’est vivement défendu. "Je ne suis pas lui, a-t-il martelé. Je suis profondément différent, je donne un sens à ce que je fais, je les assume et je suis plus tranchant". Désireux de marquer sa différence avec le chef d’Etat socialiste, le candidat d’En Marche ! s’est même permis de critiquer sa campagne présidentielle. En effet, alors qu’il était interrogé sur un éventuel déplacement à l’usine Whirlpool, il a botté en touche en lâchant : "Une campagne présidentielle n’est pas pour faire des propos d’estrade (…) Je considère que le problème du dernier quinquennat a été une trop grande proximité avec les journalistes. Quand on préside, on n’est pas le copain des journalistes".