Nommé porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat mercredi, cet ancien socialiste qui se décrit comme un "kéké" a été un proche de Manuel Valls avant de rejoindre En Marche !.

Son baptême du feu a eu lieu jeudi matin lors du premier point presse à l’issue du Conseil des Ministres. A 51 ans, Christophe Castaner est le nouveau porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement. Il est l'un des premiers élus socialistes à avoir rejoint Emmanuel Macron lorsqu’il a fondé En Marche, devenant par la suite son porte-parole de campagne.

Originaire du Var, Christophe Castaner, rocardien dans sa jeunesse, est diplômé en droit, sciences politiques et criminologie. Il a travaillé un temps au service juridique de la banque BNP puis comme conseiller dans plusieurs cabinets municipaux et ministériels. En 2001, il remporte la mairie de Forcalquier dans sa région natale avant d'occuper un siège au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte D’Azur de 2004 à 2012. Tête de liste pour les élections régionales en 2015, il décide de se retirer pour faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen, candidate du Front national, avec Christian Estrosi (LR).

Il a été le rapporteur de la loi Macron à l’Assemblée en 2015

C’est à l’Assemblée nationale qu’il rencontre Emmanuel Macron. Elu député des Alpes-de-Haute-Provence en 2012, Christophe Castaner siège à la commission des finances de l’Assemblée nationale et devient en 2015 le rapporteur de la loi Macron, rapporte Europe 1. Il s’éloigne alors de Manuel Valls, qui l’avait soutenu par le passé, pour se rapprocher du jeune ministre de l’Economie et le suivre dans son course à la présidentielle.

Décrit comme une "grande gueule" et "bon communiquant" par Paris-Match, il a notamment organisé des meetings de campagne d’Emmanuel Macron dans le sud où il s'est fait remarquer pour ses talents de chauffeur de salle. Le maire de Forcalquier a tenté un "qui ne saute pas n’est pas Marseillais" dans la cité phocéenne et un "pilou-pilou", chant des supporters de rugby, à Toulon, rapporte Libération. "J'assume un petit côté kéké", avait-il déclaré au quotidien La Provence en 2015.

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Candidat à sa réélection en juin dans sa circonscription des Alpes-de-Haute-Provence sous l’étiquette "République en Marche" après avoir rendu sa carte du PS, Christophe Castaner est, comme beaucoup de ses collègues du gouvernement, sur la sellette. S’il venait à perdre son siège de député, il devrait également abandonner son nouveau portefeuille ministériel.

En vidéo : Castaner juge "nécessaire que les ministres puissent évaluer" les patrons des administrations

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