Vidéos A la une
La Commission européenne lance une procédure de surveillance de l'État de droit à l'encontre de la Pologne. Pour l'institution il s'agit avant tout de mener un dialogue encadré avec Varsovie. Le nouveau gouvernement conservateur polonais a engagé une réforme du tribunal constitutionnel et des médias publics, deux projets qui inquiètent l'Union. Mais pour le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, cette procédure n'a cependant rien d'une accusation mais plutôt d'une clarification. " On a des questions bien précises sur le fonctionnement du tribunal constitutionnel et des démarches législatives de la part du gouvernement polonais qui pourraient avoir un effet sur l'état de droit et on demande une explication du gouvernement polonais et on est dans une attitude de coopération ", ajoute-t-il. Toutes les parties semblent vouloir calmer les tensions de ces derniers jours. Un porte-parole du gouvernement polonais parle d'une procédure standard. De son côté la Commission laisse jusqu'au mois de mars à Varsovie pour apporter les éclaircissements demandés. Les autorités polonaises ont décidé fin décembre de réviser la gouvernance des médias publics. Selon le projet, télévision et radio seraient placées directement sous le contrôle du ministre du Trésor. L'autre point de friction concerne la réforme des règles de vote au sein du Tribunal constitutionnel, qui pourrait donner un poids supplémentaire au gouvernement. Le dialogue entre Varsovie et les institutions européennes pourrait débuter concrètement la semaine prochaine avec la visite à Bruxelles du président polonais.
Vidéos A la une
La liste des réformes proposées par la Grèce est sur la table des ministres des Finances de la zone euro. Le ministre grec Yanis Varoufakis a envoyé une version détaillée en fin de semaine dernière. Parmi les mesures envisagées, l'embauche de contrôleurs fiscaux et la réactivation d'un conseil fiscal pour assister le gouvernement, mais aussi des mesures en faveur des plus démunis. ' Nous avons perdu plus de deux semaines durant lesquelles peu de progrès a été fait, a regretté le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem à son arrivée. Les vraies négociations n'ont pas encore commencé, donc nous devons arrêter de perdre du temps et commencer sérieusement les pourparlers. C'est mon message principal aujourd'hui. ' Une fois que l'eurogroupe aura validé ces réformes, il faudra encore que la troïka les évalue. En clair, peu de chances que la dernière tranche d'aide soit débloquée avant le mois prochain. ' Les Grecs doivent mettre en oeuvre les engagements qu'ils ont pris eux-même, a pour sa part martelé le ministre allemand Woflgang Schäuble, et éviter des changements unilatéraux sans coordination avec la troïka. ' La Grèce doit verser ce mois-ci plus de 4 milliards d'euros au FMI. Si le gouvernement grec a cruellement besoin de la dernière tranche d'aide 7,2 milliards d'euros, c'est aussi parce que le manque de liquidités se fait de plus en plus pesant. C'est dans ce contexte que le Premier ministre grec Alexis Tsipras se rendra à Bruxelles ce vendredi. Il doit y rencontrer le président de la Commission européenne moins d'une semaine avant le prochain sommet.
Vidéos A la une
Une directive sur la qualité de l'air jetée aux oubliettes tout comme des dizaines d'autres propositions de loi. Une directive vidée de son contenu par les chefs d'État et de gouvernement souligne Frans Timmermans. Le vice-président de l'exécutif européen a présenté mercredi à Strasbourg le programme de travail de la Commission Juncker pour 2015. 'Le Conseil a édulcoré ces initiatives dit Frans Timmermans au point qu'elles ne sont plus conformes avec nos objectifs environnementaux comme taxer le carburant au prorata de son contenu énergétique et des émissions de CO2.' La commission présentera une nouvelle proposition, qui a de meilleures chances d'obtenir le soutien de toutes les institutions européennes et ainsi devenir une réalité. Emploi, croissance et investissements sont les priorités de la Commission. Moins de propositions pour plus d'efficacité, tel est le crédo du président Juncker : 'Nous avons voulu limiter le nombre des nouvelles initiatives que nous allons entreprendre et lancer. Il fut un temps où la commission avançait 130 nouvelles initiatives par an, nous avançons 23 nouvelles initiatives pour l'année 2015.' Parmi elles, la création du Fonds européen pour les investissements stratégiques, censé mettre en musique le plan de relance à 315 milliards d'euros.
Vidéos A la une
C'est un premier geste de la Commission Juncker pour répondre aux exigences de transparence. Les commissaires européens, les membres de leurs cabinets et les directeurs généraux devront rendre publiques toutes leurs rencontres avec des lobbyistes. ' Nous sommes passés d'une époque où les gouvernements avaient un attitude envers le public qui voulait dire faites-nous confiance à une situation où le public dit aux gouvernements : montrez-nous. Et nous voulons montrer, nous voulons être totalement transparents sur les réunions que nous avons ', a expliqué le vice-président de la Commission Frans Timmermans. Ces responsables ne devraient accepter de rencontrer que des groupes de pression inscrits au registre européen. 6.500 le sont à ce jour, mais ils sont bien plus nombreux à être actifs, notamment les grands cabinets d'avocats. Pour le lobbyiste pro-transparence Olivier Hoedeman, il y a du mieux, mais c'est encore insuffisant. ' J'ai eu l'impression avec ce discours, que cet engagement va juste couvrir, du moins au début, une petite partie de l'immense appareil de la Commission, le sommet, et cela ne suffira pas pour une réelle transparence à l'égard du lobbying ', tempère-t-il. Cette Commission a en tout cas le mérite d'accepter ce que la précédente avait toujours refusé. Autre signe de bonne volonté, elle rendra accessible aux eurodéputés les documents sur la négociation de l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis.
Vidéos A la une
Le pays est tout petit, mais le scandale qui l'éclabousse, lui, à la taille d'un tsunami. Le Luxembourg, pays membre-fondateur de l'Union Européenne et de l'Eurozone est accusé d'avoir organisé un système d'évasion fiscale massive au profit de 340 multinationales, faisant perdre des milliards d'euros aux États. Telles sont les conclusions d'une enquête réalisée par le consortium de journalisme d'investigation américain (ICIJ) et 40 médias étrangers et révélée ce jeudi. Au total, durant six mois, ce sont plus de 28 000 documents liés à la pratique des accords fiscaux anticipés, ou 'tax ruling' qui ont été épluchés. La pratique en question est légale mais jugée nuisible puisqu'elle prive les États de recettes fiscales importantes. Parmi les firmes citées figure notamment Amazon. Mais le géant américain du commerce en ligne nie avoir bénéficié d'un traitement fiscal de faveur. Épinglé aussi, IKEA. L'architecture financière de la multinationale suédoise est très complexe. IKEA possède des filiales partout en Europe, mais son dispositif d'optimisation fiscale est centré sur le Luxembourg. Le système passe aussi par les Pays-Bas, la Belgique, Chypre et des paradis fiscaux des Caraïbes, mais aussi, la Suisse et le Liechtenstein. La complexité de ces systèmes les rend totalement opaques aux administrations fiscales des pays dans lesquelles les multinationales réalisent le plus gros de leurs ventes. Pepsi n'est pas en reste. Selon le rapport du consortium de journalisme d'investigation américain (ICIJ), la multinationale américaine a tissé une toile de sociétés qui s'étend au-delà du Luxembourg, notamment en Irlande, aux Bermudes, à Gibraltar et à Chypre. Le groupe déclare, lui aussi, respecter les lois des pays dans lesquels il prospère. - - - - - Pour aller plus loin, nous avons interrogé Anne Michel, journaliste au quotidien Le Monde. Elle a participé à l'enquête réalisée par le consortium de journalisme d'investigation américain (ICIJ). Olivier Péguy, euronews : Dans votre enquête, vous vous êtes penchée notamment sur le cas d'Ikea. A combien estimez-vous les économies réalisées par cette entreprise grâce aux système d'accords avec le Luxembourg? Anne Michel, Le Monde : Il est très compliqué d'estimer les gains d'impôts réalisés par Ikea et l'ensemble des multinationales sur lesquelles nous avons enquêtées, parce que ces accords fiscaux n'offrent qu'une vision parcellaire des dispositifs d'évasion fiscale qui ont été mis en place. Toutefois, dans l'un des accords fiscaux que l'on a analysés, on s'aperçoit qu'un dispositif a été mis en place qui va permettre de distribuer près de 5 milliards d'euros des dividendes à l'actionnaire d'Ikea qui n'est autre qu'une fondation établie au Liechtenstein et qui est elle aussi totalement défiscalisée. On peut estimer le gain d'impôts sur cette seule opération autour de 730 millions d'euros. Olivier Péguy, euronews : Quel est le mécanisme le plus souvent utilisé par les entreprises ? Pouvez-vous nous l'expliquer? Anne Michel, Le Monde : En fait, le Luxembourg fonctionne comme une boîte à outil fiscale et il y a divers dispositifs fiscalement très avantageux, comme d'abord les sociétés holding, un statut qui permet d'être complètement exonéré d'impôts ou tout un tas d'instruments financiers qui, en fait, ne sont imposés nulle part. In fine, l'objectif de tous ces mécanismes, c'est bien d'organiser le transfert au Luxembourg de revenus qui sont organisés dans d'autres pays en obtenant un taux d'imposition faible, voire nul. Olivier Péguy, euronews : Quelles entreprises connues du grand public ont utilisé ce système ? Anne Michel, Le Monde : En fait sont essentiellement des multinationales américaines telles Apple, Amazon, Pepsi, Heinz, mais aussi les multinationales européennes comme nous l'avons dit, Ikea. S'agissant d'Ikea ce qui est très intéressant, une nouvelle fois, c'est qu'on s'aperçoit, qu'on découvre que la société a mis en place un dispositif d'évasion fiscale qui ne passe pas seulement par le Luxembourg mais par tout un faisceau de paradis fiscaux, plus ou moins exotiques, dont Chypre et Gibraltar. Olivier Péguy, euronews : Quels sont les pays qui permettent et qui pratiquent ces montages financiers? Anne Michel, Le Monde : Le Luxembourg n'est pas le seul à offrir des dispositifs très avantageux pour les multinationales. En fait trois autres pays pratiquent ce type de dispositif. Il y a notamment les Pays-Bas, il y a aussi l'Irlande et la Suisse. Mais ce qu'on peut dire c'est que le Luxembourg est, avec les Pays-Bas, le pays qui est le plus réticent à réformer son régime fiscal avantageux, tandis que l'Irlande et la Suisse ont commencé à engager des réformes de leurs dispositifs fiscaux les plus controversés. ICIJ: Luxembourg Leaks
Vidéos A la une
Le Luxembourg au coeur du scandale. 340 multinationales ont signé des accords secrets avec le Grand Duché afin de payer moins d'impôts. C'est ce que révèle une enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), baptisée 'Luxembourg Leaks'. L'ICIJ publie des milliers de documents, des accords appelés 'tax ruling', qui révèlent les dessous du système fiscal luxembourgeois et les failles de la réglementation internationale. Parmi les firmes concernées figurent Apple, Amazon, Ikea, Verizon, Pepsi ou encore Axa. L'affaire est embarrassane pour le nouveau président de la Commission européenne. Car Jean-Claude Juncker était Premier ministre du Luxembourg quand les accords en question ont été signés, soit entre 2002 et 2010. Des milliards d'euros de recettes fiscales sont perdus chaque année par les Etats où les entreprises réalisent des bénéfices. Les pratiques d'optimisation fiscale des grandes entreprises sont connues de longue date mais c'est la première fois, qu'on en dévoile toute l'ampleur, documents à l'appui.
Vidéos A la une
Bienvenue dans Europe weekly, pour un retour sur l'actualité européenne de la semaine. Une actualité chargée, avec pour commencer le feu vert du Parlement européen à la Commission Juncker. Une large majorité d'eurodéputés a soutenu la nouvelle équipe qui incarnera l'exécutif européen pendant les cinq prochaines années. Dans cette édition nous revenons également sur l'attribution du Prix Sakharov. Cette année, c'est l'engagement du gynécologue congolais Denis Mukwege que le Parlement européen a salué. Depuis 1988, le Prix Sakharov récompense chaque année les libre penseurs et les défenseurs des libertés fondalementales.
Vidéos A la une
Cette semaine, il y a eu du stress parmi les nouveaux commissaires. Pour pouvoir prendre leurs postes à la Commission européenne en novembre, ils doivent passer un grand oral devant des eurodéputés. 21 ont été auditionnés. Et ceux qui ont le moins convaincu n'ont pas encore reçu le feu vert du Parlement. En première ligne, l'Espagnol Miguel Arias Cañete, soupçonné de conflit d'intérêt. En charge du Climat et de l'Energie, il a jusqu'à aujourd'hui eu des intérêts dans le secteur pétrolier. La gauche n'a pas été tendre avec lui et estime qu'il ne pourra pas être un commissaire impartial. Ca n'a pas été la seule audition orageuse. Ironie du calendrier, la France a confirmé qu'elle continuerait à dépasser la limite du déficit jusqu'en 2017 la semaine où Pierre Moscovici se présentait devant le Parlement européen. Autant dire que ça ne lui a pas facilité la tâche. La droite voit dans ce socialiste à qui l'on confie les Affaires économiques l'incarnation du dilettantisme budgétaire. Pour faire le point sur ces auditions, nous avons interviewé un observateur averti du microcosme européen, le correspondant à Bruxelles de Libération, Jean Quatremer. Et pour faire passer une actualité européenne pas toujours très digeste, nous vous proposons de finir par une petite aventure culinaire. Ca se passe en Belgique et ca commence à devenir un phénomène de mode. Il s'agit de l'entomophagie.
Vidéos A la une
Le Parlement européen vote ce mardi à 10 heures. Il doit se prononcer sur la nomination du chrétien-démocrate Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission. Pour l'emporter, le Luxembourgeois a besoin d'une majorité absolue de 376 voix sur 751. Et l'une des inconnues du scrutin sera la position des socialistes. 'Nous avons vécu une campagne électorale douloureuse en Espagne à cause des critiques contre la politique économique de l'Union européenne', explique l'eurodéputé espagnol de centre-gauche Ramón Jáuregui Atondo. 'Nous avons élu un secrétaire général qui a demandé de ne pas voter Juncker.' Jean-Claude Juncker a été nommé président de la Commision par les chefs d'Etats de l'Union le 27 juin dernier mais c'est désormais le Parlement qui doit confirmer - ou pas - cette nomination. 'Pour Jean-Claude Juncker, il est important d'obtenir au moins le même nombre de voix que le socialiste Martin Schulz qui a été élu président du parlement européen il y a 2 semaines', note notre journaliste Margherita Sforza. 'Il est crucial pour lui de montrer que la grande coalition entre le centre-droit et le centre-gauche est solide est qu'il a le soutien politique nécessaire pour assembler toutes les pièces du puzzle de la nouvelle commission européenne.'
Vidéos A la une
Catherine Ashton et Herman Van Rompuy rendront leur tablier fin octobre. Et leur remplacement aux Affaires étrangères et à la présidence du Conseil font l'objet de tractations tous azimuts. L'une des favorites pour succéder à la Britannique, c'est la Bulgare Kristalina Georgieva. Actuelle commissaire en charge de l'aide humanitaire, elle est très appréciée pour son engagement et ses compétences et a la particularité d'être apolitique. Mais à en croire les pronostics, c'est Federica Mogherini qui est la mieux placée. Elle est depuis cinq mois aux commandes de la diplomatie italienne. Les explications de Christophe Garache, rédacteur-en-chef d'Europolitics : ' Elle est jeune - elle a 41 ans - elle est assez compétente, elle connait bien ses sujets. Et Matteo Renzi est le grand gagnant des élections européennes. Il l'a bien fait comprendre à ses partenaires européens, et il n'est pas question qu'un poste de haut niveau lui passe sous le nez. Conclusion, sa candidate, Mme Mogherini, sera évidemment en première ligne.' L'autre poste en jeu, c'est la présidence du Conseil européen. Théoriquement, le succession d'Herman Van Rompuy est au menu de ce sommet mais on parle déjà de reporter la décision à la rentrée tant les 28 ont du mal à trouver un dénominateur commun. Du coup, une multitude de noms circulent. Jusqu'ici très citée, la Première ministre danoise ne ferait pas l'affaire de la France n'étant pas dans la zone euro. Retour à la case départ donc. Christophe Garache nous rappelle le profil recherché : ' Il doit être un secrétaire général, quelqu'un d'assez discret, efficace, qui carbure, qui réfléchit, et surtout qui ne prend pas position publiquement, qui prépare les travaux du Conseil européen en coulisses, prépare les compromis. C'est ce genre de portrait-là, de personnage qu'il faut trouver. ' Il faudra aussi que le nominé soit britannico-compatible. Le Premier ministre britannique s'est fait imposer Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, mais cette fois, plus question de passer outre l'avis de Londres.
Vidéos A la une
Le Parlement européen vote ce mardi à 10 heures. Il doit se prononcer sur la nomination du chrétien-démocrate Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission. Pour l'emporter, le Luxembourgeois a besoin d'une majorité absolue de 376 voix sur 751. Et l'une des inconnues du scrutin sera la position des socialistes. 'Nous avons vécu une campagne électorale douloureuse en Espagne à cause des critiques contre la politique économique de l'Union européenne', explique l'eurodéputé espagnol de centre-gauche Ramón Jáuregui Atondo. 'Nous avons élu un secrétaire général qui a demandé de ne pas voter Juncker.' Jean-Claude Juncker a été nommé président de la Commision par les chefs d'Etats de l'Union le 27 juin dernier mais c'est désormais le Parlement qui doit confirmer - ou pas - cette nomination. 'Pour Jean-Claude Juncker, il est important d'obtenir au moins le même nombre de voix que le socialiste Martin Schulz qui a été élu président du parlement européen il y a 2 semaines', note notre journaliste Margherita Sforza. 'Il est crucial pour lui de montrer que la grande coalition entre le centre-droit et le centre-gauche est solide est qu'il a le soutien politique nécessaire pour assembler toutes les pièces du puzzle de la nouvelle commission européenne.'
Vidéos A la une
Dans les années 60, les Britanniques en rêvaient, pourtant, de l'Europe et de ses perspectives commerciales... Ils se heurtent alors au véto du général de Gaulle, qui voit en eux le cheval de Troie des Américains. Il leur faudra attendre le retrait du Président français des affaires pour pouvoir enfin signer, en 1972, le traité d'adhésion, effectif le 1er janvier 1973. Une trop longue attente peut-être : dès lors, de sommet en sommet, Londres n'eut de cesse de montrer ses réticences à davantage d'intégration. Son premier 'non' sera pour le Système monétaire européen, mis en place en 1979. Seule, la Grande Bretagne n'y entre pas. Sous la baguette de John Major, la livre-sterling finit par rejoindre le SME en 1990, et encore, avec un aménagement spécial, pour en sortir deux ans plus tard, avec une forte dévaluation. Autre sujet d'affrontement avec Bruxelles, la PAC. Dans les années 80, Margareth Thatcher s'élève contre le coût du budget européen, et martèle son fameux 'I want my money back'. Deuxième plus grand contributeur au budget européen, à l'époque consacré au deux tiers à l'agriculture, Londres en bénéficie peu. Thatcher parvient à obtenir un chèque de rabais en 1984. Quatre ans plus tard, son discours à Bruges restera célèbre : 'Si nous avons réussi à faire reculer chez nous les frontières de l'Etat, dit-elle alors, ce n'est pas pour les voir réimposées au niveau européen, avec un super-Etat européen exerçant à partir de Bruxelles une domination nouvelle...' Un leit-motiv qui va durer entre Londres et Bruxelles. Malgré la signature du traité de Maastricht, qui prévoit notamment la création de l'euro en 1999, Londres et Tony Blair tergiversent. Le référendum envisagé quant à l'adoption de l'euro n'aura finalement jamais lieu. La Grande-Bretagne n'entrera pas dans l'Eurozone. Et la crise économique amorcée en 2008, combinée au retour au pouvoir deux ans plus tard des conservateurs a définitivement enterré cette possibilité.
Vidéos A la une
C'est un Premier ministre britannique sur la sellette qui s'est présenté devant la Chambre des Communes. Après avoir combattu pendant des semaines contre cette perspective, David Cameron n'est pas parvenu à empêcher la désignation au poste de président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il s'opposait à sa vision selon lui trop fédéraliste de l'Union. 'Lors des élections européennes, les gens ont dit avec force qu'il voulait le changement à travers le continent. Ils sont intensément frustrés et ils méritent d'avoir une voix pour les représenter. La Grande-Bretagne sera cette voix. Nous serons toujours là pour défendre nos principes, nous serons toujours là pour défendre nos intérêts nationaux et nous allons nous battre de toutes nos forces pour réformer l'Union Européenne au cours des prochaines années et fin 2017, ce ne sera pas moi ou ce parlement ou Bruxelles qui va décider de l'avenir britannique au sein de l'Union, mais bien le peuple britannique', déclare David Cameron. Confronté à l'euroscepticisme d'une frange de son parti conservateur et menacé par la poussée électorale des souverainistes de l'Ukip, David Cameron s'est engagé à organiser un référendum sur la question en 2017 s'il est réélu à Downing Street l'an prochain. En attendant, il a dû avaler son chapeau et se fendre d'une tribune dans la presse où il adopte un ton plus conciliant vis-à-vis de Jean-Claude Juncker.
Vidéos A la une
Non, même à 26 voix contre deux, le Premier ministre britannique ne voit pas la désignation de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne ainsi. Il s'estimerait même désormais en position de force pour négocier une réforme de l'Union européenne. Si le choix du fédéraliste Juncker, dit-il, éloigne son pays de l'Europe, il pense avoir déjà obtenu quelques petites avancées. 'Mes collègues du Conseil européen savent que je suis extrêmement sérieux sur la réforme de l'Union, que je n'ai qu'une parole. Je ne vais pas faire marche arrière, ce sera un long et âpre combat, mais quelques fois il faut être prêt à perdre une bataille pour gagner la guerre', a déclaré David Cameron. Les travaillistes sont allés jusqu'à dire que David Cameron représentait une menace claire pour l'avenir du Royaume-Uni. Pour Ed Miliband, 'la désignation de Juncker représente une humiliation totale. Cameron était sensé bâtir des alliances, et au lieu de cela, il en a rompu. Il a échoué et c'est l'intérêt national britannique qui est perdant.' La Suède et l'Allemagne sont pourtant déjà venus au secours du conservateur : le Premier ministre Reinfelt en disant haut et fort que le modèle fédéraliste n'était pas pour tout le monde, la chancelière Merkel en se disant prête à répondre aux préoccupations des Britanniques. David Cameron, qui ne veut pas voir son pays sortir de l'UE, veut notamment obtenir des réformes sur le marché unique et des exemptions de certaines législations européennes pour son pays.
Vidéos A la une
Sans surprise, David Cameron s'est montré très critique après la désignation de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne. Un choix qualifié de ''grave erreur'' par le Premier ministre britannique. ''C'est une mauvaise journée pour l'Europe. En travaillant ensemble, nous aurions pu trouver un candidat alternatif qui aurait obtenu le soutien de tous les États membres. Je pense que c'est une grave erreur, que les autres dirigeants aient décidé d'abandonner cette approche aujourd'hui.'' David Cameron craint désormais que les Britanniques votent en faveur d'une sortie de l'Union lors du référendum de 2017. ''Le statu quo n'est pas bon pour l'UE, et il n'est certainement pas bon pour la Grande-Bretagne. À la fin de 2017, ce ne sera pas moi, ni la Chambre des communes, ce ne sera pas Bruxelles qui décidera de l'avenir de la Grande-Bretagne en Europe, ce sera le peuple britannique, ce sera son choix.'' Hormis David Cameron, seul le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est prononcé contre le choix du Luxembourgeois. Les 26 autres dirigeants ont approuvé sa nomination.
Vidéos A la une
Jean-Claude Juncker doit être confirmé à la tête de la Commission européenne ce vendredi, sauf énorme surprise. Les 28 dirigeants de l'UE sont réunis à Bruxelles pour une deuxième journée de sommet, et seul le Britannique David Cameron s'oppose encore à la désignation de l'ancien Premier ministre luxembourgeois. 'Je ne suis pas encore désigné président de la Commission', déclarait il y a deux jours l'intéressé, 'si le bon sens l'emporte, je le serai à la fin de la semaine', et d'ironiser, 'mais il semble que le bon sens soit très inégalement réparti, c'est pour cela qu'il faut attendre'. Angela Merkel a tendu la main à son homologue britannique, 'nous pouvons trouver des compromis et faire un pas vers la Grande-Bretagne' a dit la chancelière allemande. 'Je m'oppose à la candidature de M. Juncker', a répeté David Cameron, 'je pense que c'est la mauvaise approche pour l'Europe. Et non seulement je ferai ce que j'ai dit, mais j'organiserai aussi ce référendum, cette renégociation et le peuple britannique pourra décider'. Au premier jour du sommet ce jeudi, les dirigeants européens ont mis de côté leurs querelles. Ils se sont recueillis en mémoire des millions de morts de la Première guerre mondiale, dans la ville martyre d'Ypres en Belgique.
Vidéos A la une
Martin Schulz quitte la présidence du Parlement européen, mais c'est pour mieux peser sur la suite. Le chef de file des socialistes européens a temporairement repris les rennes du groupe parlementaire pour être impliqué dans les pourparlers, car la semaine prochaine, les 28 sont censés choisir un président pour la Commission européenne. ' S'il n'y a pas de proposition du Conseil, nous ne pourrons pas voter sur le président de la Commission en juillet, et ce sera reporté à la session de septembre. Cela voudrait dire que la nouvelle Commission ne serait pas en place le 1er novembre. Mais le Conseil sait tout cela, c'est pourquoi nous pensons qu'une décision sera prise au sommet de la semaine prochaine ', a-t-il assuré après son élection à la tête du groupe. Le candidat du centre-droit Jean-Claude Juncker a beau ne pas faire l'unanimité, il reste le favori pour la présidence de la Commission. Quant à Martin Schulz, il viserait la vice-présidence. ' Je veux faire partie du nouveau package, et où je pourrai exercer l'influence de la social-démocratie, cela, c'est une question qui sera réglée dans les prochains jours ', s'est-il borné à déclarer. La première session du nouveau Parlement européen aura lieu dans dix jours à Strasbourg. Et il devra lui aussi élire son nouveau président.
Vidéos A la une
48 heures après le séisme des européennes, les dirigeants des 28 se retrouvaient ce mardi soir à Bruxelles. L'occasion de tirer les leçons du scrutin et d'entamer les discussions sur la présidence de la Commission. Berlin a d'emblée affiché sa préférence. 'Jean-Claude Juncker est le candidat en tête pour la présidence de la Commission et maintenant nous allons discuter avec le Conseil de la façon d'entamer les consultations au parlement. Nous savons qu'aucun des groupes politiques n'a la majorité à lui seul, et donc il va être important de trouver une large majorité,' a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à son arrivée. Mais si le candidat dont le Parti populaire européen (centre-droit) a réalisé le meilleur score dimanche a désormais le soutien des groupes socialiste et libéral, il ne fait pas l'unanimité parmi les chefs d'Etat et de gouvernement. Pour Londres, le Luxembourgeois est de loin trop fédéraliste. ' Il faut une approche qui reconnaisse que Bruxelles est devenu trop grand, trop dirigiste, trop intrusif. Ce devrait être les Etats nation dès que possible, et l'Europe seulement si nécessaire. Et il faut, à sa tête, des dirigeants qui comprennent vraiment cela, ' a lancé David Cameron avant de s'engouffrer dans le bâtiment du Conseil. Le premier ministre britannique a contacté une dizaine de ses homologues dans la journée pour tenter de les convaincre de faire barrage à Juncker. Sur notre plateau ce mardi soir, le journaliste Jean Quatremer, correspondant du quotidien français Libération, s'avouait sceptique : 'je crois que Cameron va essayer de réunir une minorité de blocage. Vous savez qu'au Conseil européen on vote à la majorité qualifiée, alors il peut déjà compter, semble-t-il, sur le soutien de l'Hongrie et de la Suède. Mais ça ne forme pas une minorité de blocage. Et je ne suis pas sûr que les autres pays européens, et même la Suède, soient prêts à aller à l'affrontement direct avec le Parlement européen, issu des urnes.' La grande inconnue reste la position française, alors que le président Hollande réclame lui aussi un changement de cap pour endiguer la vague europhobe.
Vidéos A la une
Un outsider pourrait succèder à José Manuel Barroso. A trois jours des élections européennes, une surprise à la tête de la Commission n'est pas à exclure. Pour la première fois, les électeurs auront leur mot à dire. Mais pas sûr que les chefs d'Etat se rangeront au verdict des urnes. 'Je crois que les électeurs joueront un rôle important dans la décision, mais ils n'auront peut-être pas le dernier mot explique l'analyste Stefan Lehne de Carnegie Europe. Si vous regardez le Traité de Lisbonne, il dit très clairement que la proposition pour le prochain président de la Commission viendra du Conseil européen par un vote à la majorité qualifiée et en tenant compte des résultats des élections au Parlement européen. Donc ce que nous pourrions obtenir c'est un combat entre le Parlement et le Conseil européen et il faudra trouver une solution acceptable des deux côtés à travers des consultations.' Pour les cinq candidats présentés par les grandes familles politiques européennes, le choix doit se faire entre eux. Le président de la Commission qui doit recueillir la majorité au Parlement et une majorité qualifiée au Conseil. 'Il ou elle est un personnage politique important dit Stefan Lehne : la Commission exerce son droit d'initiative législative, ce qui constitue un exercice politique. Dans le même temps, la Commission à bien des égards est plus un arbitre qu'un chef d'équipe.' Il n'y a pas que le choix du président de la Commission ou du Parlement européen qui donnera lieu à de grandes manoeuvres. D'autres postes sont à pourvoir: la présidence du Conseil tenue par Herman van Rompuy, la fonction de Haut Représentant aux Affaires étrangères, aujourd'hui Catherine Ashton, et dans un futur proche une présidence permanente de l'Eurogroupe. 'Le président de la Commission est un personnage très puissant. Mais il est crucial qu'il ne soit pas seulement la créature du Parlement européen, il est également responsable devant le Conseil européen, ils doivent travailler en étroite collaboration. Parce que nous avons vu au cours des dix dernières années que c'est le Conseil, les chefs d'Etat et de gouvernements qui prennent les grandes décisions.' C'est un casse-tête politique qui s'annonce après le 25 mai. Constituer une majorité au Parlement européen risque d'être compliqué, ce qui pourrait offrir aux dirigeants une marge de manoeuvre pour faire prévaloir leurs souhaits.
Vidéos A la une
Les principaux candidats à la présidence de la Commission européenne étaient réunis hier à Maastricht à l'occasion d'un débat inédit diffusé sur euronews. Un face-à-face entre Jean-Claude...
Vidéos A la une
La droite a choisi ce vendredi son candidat pour briguer la présidence de la Commission européenne. Les conservateurs et les centristes du Parti Populaire Européen (PPE) ont désigné Jean-Claude...
Vidéos A la une
Les dirigeants socialistes européens ont affiché leur soutien à l’Allemand Martin Schulz lors du Xe Congrès du Parti socialiste européen ce samedi à Rome. L’actuel président du Parlement...
Vidéos A la une
Le Parti socialiste européen a désormais son chef de file pour les élections de mai 2014. Sans suprise, le seul et unique candidat, le Président du Parlement européen Martin Schulz, a été...
Vidéos A la une
Devant le Parlement de Strasbourg, José Manuel Barroso a prononcé son dernier discours sur l’Etat de l’Union avant les élections européennes de 2014. Le président de la commission...
Publicité