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La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
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A quelques semaines de la présidence slovaque de l'Union européenne, le Premier ministre était en déplacement à Bruxelles. La visite de Robert Fico s'est déroulée sur fond de tension entre Bratislava et les institutions à propos de la crise des réfugiés. Le Premier ministre ne cache pas ses divergences avec ses partenaires et estime qu'il " sera difficile de parvenir à un accord ". Bratislava est l'une des voix les plus virulentes en Europe dans ce dossier depuis l'été dernier et l'intensification de la crise des migrants. Robert Fico déclarait récemment que " l'islam n'a pas sa place en Slovaquie ". Le pays conteste aussi ouvertement le système de répartition des réfugiés au sein de l'Union européenne.
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Les Pays-Bas assument actuellement la présidence tournante de l'Union européenne. Le Premier ministre néerlandais est donc venu présenter devant les eurodéputés les priorités de son action pour les six prochains mois. Mark Rutte veut agir vite face à la crise des réfugiés. " Il nous faut une forte diminution du nombre de réfugiés dans les 6 à 8 prochaines semaines', a-t-il précisé. De son côté le président de la Commission européenne demande aux autorités néerlandaises de défendre l'espace Schengen. La réintroduction des contrôles aux frontières par différents États membres menace la zone de libre circulation en Europe. Pour Jean-Claude Juncker " il est évident que viendra le jour où on se posera la question de savoir si vraiment il nous faut une monnaie unique, si on n'a plus de marché unique et si on n'a plus de libre circulation des travailleurs ". Face à la crise migratoire la présidence néerlandaise pourra compter sur l'engagement du Parlement européen. Différents groupes politiques se sont dits prêts à agir dans les plus brefs délais pour mettre en oeuvre, par exemple, un corps européen de gardes-frontières.
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Alors que l'Italie doit prendre la présidence de l'UE le 1er juillet, le Premier ministre italien Matteo Renzi a tenu un long discours au Parlement sur sa vision de l'Europe, une Europe qui doit retrouver une communauté de valeurs si elle veut la relance. Il a préconisé un changement de cap ambitieux, à atteindre en mille jours, mettant en avant la situation de son propre pays. 'Dans les mille jours à venir, nous allons montrer un pays qui a été capable de réaliser les mêmes réformes que d'autres pays ont menées, comme l'Allemagne après 2003. Et, si nous faisons les réformes, ce n'est pas parce que quelqu'un de l'extérieur nous l'a dicté. Nous le faisons parce que nous sommes conscients que nous devons le faire'. Pour Matteo Renzi, les politiques d'austérité ne peuvent garantir la stabilité financière face au chômage et à la stagnation économique. Il a prôné la relance de la croissance, réclamant plus de souplesse dans l'interprétation des traités européens. Tout en assurant que l'Italie n'entendait pas violer les règles du pacte de stabilité : 'c'est tout de même drôle : pour certains, parler de croissance signifie violer le traité. Ceux qui violent vraiment le traité sont ceux qui ne parlent que de stabilité. Si nous ne réduisons pas le nombre de chômeurs, si nous ne retrouvons pas notre capacité à créer de la croissance, nous ne gagnerons aucune stabilité'. Matteo Renzi a évoqué par ailleurs le problème de l'immigration clandestine. Un des enjeux majeurs pour Rome qui appelle à davantage de solidarité européenne pour faire face au problème. 'Une Europe seulement capable de dicter comment les pêcheurs doivent pêcher le thon ou l'espadon, mais, qui quand la mer est pleine de cadavres, préfère regarder ailleurs, une Europe comme celle-ci ne peut pas se prétendre une Europe des valeurs humaines' a-t-il martelé. Renzi, dont le groupe de centre-gauche a décidé de soutenir Jean-Claude Junker samedi, n'a pas directement évoqué la future présidence de la Commission, préférant insister sur la nécessité d'une discussion de fond sur les prises de responsabilité et les politiques stratégiques à mener pour plus de démocratie: 'celui qui pense que le déficit démocratique en Europe peut être comblé juste en nommant Juncker ou quelqu'un d'autre à la présidence de la Commission européenne doit habiter sur Mars'. Pour Matteo Renzi, les réformes entreprises par l'Italie, allant d'une nouvelle loi électorale à la réduction des dépenses publiques, lui donneront l'assise nécessaire pour mener son programme pour l'Europe. Il lui reste à convaincre ses partenaires européens....
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'L'Europe aujourd'hui (...) est submergée de chiffres et privée d'âme', ces propos sont ceux de Matteo Renzi. Le chef du gouvernement italien a tenu ce mardi un discours au Parlement en vue de la présidence italienne de l'Union européenne, une présidence semestrielle qui débutera le 1er juillet prochain. Il a souligné l'importance de forger un destin et des valeurs communes au sein de l'UE. Il par ailleurs mis en avant la situation dans son propre pays. 'Dans les mille jours à venir, le gouvernement met au défi le Parlement d'être force de propositions de manière positive pour améliorer la situation du pays' dit-il, 'pour permettre à l'Italie de ne pas avoir un agenda dicté de l'extérieur. Ainsi nous pourrons dire que nous faisons des réformes non pas parce que quelqu'un nous l'a demandé mais parce que nous savons que nous en avons besoin'. Matteo Renzi a évoqué par ailleurs le problème de l'immigration clandestine. Un des enjeux majeurs pour Rome qui appelle à davantage de solidarité européenne pour faire face au problème. Concernant la lutte contre le chômage, il a prôné une politique de relance de la croissance, réclamant davantage de souplesse dans l'interprétation des traités européens. Tout en assurant que l'Italie n'avait pas l'intention de violer les règles du pacte de stabilité. 'La relance de la croissance', est selon lui 'le principal moyen de combattre le scepticisme envers la construction européenne'.
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Jean-Claude Juncker a peut-être crié victoire trop vite. Si le Luxembourgeois est adoubé par le Parti Populaire Européen - la première force du parlement de Strasbourg - il est loin de faire l'unanimité au sein du conseil européen, réunissant les dirigeants des 28 Etats-membres de l'Union européenne (l'instance dirigeante chargée de nommer le président de la Commission européenne). Selon plusieurs journaux allemands, plusieurs capitales - dont Londres et Paris - seraient hostiles à la candidature de l'ancien président de l'Eurogroupe à la tête de la Commission européenne. David Cameron aurait menacé ses homologues européens d'avancer le référendum sur le retrait de son pays de l'Union en cas de nomination de celui qu'il décrit comme 'un homme du passé'. François Hollande aurait, lui, susurré le nom de Pierre Moscovici à l'oreille d'Angela Merkel, d'après le tabloïd Bild. La chancelière s'est, elle, prononcée en faveur du Luxembourgeois. Les négociations ne font donc que commencer.
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Le tout premier débat présidentiel européen télévisé a eu lieu entre quatre des cinq candidats à la présidence de la Commission européenne. À moins de quatre semaines des élections...
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