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Avec Atlantico
Devant l'incapacité des diplomaties contemporaines à penser les questions de sécurité collective autrement qu'à court terme, et sous l'angle étroit d'intérêts nationaux ou régionaux, ce manuel se propose d'ébaucher les pistes concrètes d'une nouvelle approche de la paix. Extrait de "Mémoire de paix pour temps de guerre", de Dominique de Villepin, aux éditions Grasset 1/2
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Devant l'incapacité des diplomaties contemporaines à penser les questions de sécurité collective autrement qu'à court terme, et sous l'angle étroit d'intérêts nationaux ou régionaux, ce manuel se propose d'ébaucher les pistes concrètes d'une nouvelle approche de la paix. Extrait de "Mémoire de paix pour temps de guerre", de Dominique de Villepin, aux éditions Grasset 1/2
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11 novembre: pour un véritable hommage populaire
Société
Mercredi, la police de Loire-Atlantique a twitté plusieurs images d’une découverte plutôt affolante dans la cave d’un Nantais.
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Face à la menace terroriste, voir des soldats en patrouille dans le métro londonien ne surprend plus personne Mais ceux qui ont fait irruption dans le 'tube' londonien le 1er juillet ont fait sensation. Vêtus de l'uniforme britannique en vigueur lors de la Première Guerre mondiale, ces fantômes sortis d'un autre âge - des acteurs recrutés pour l'occasion -ont pris des postures silencieuses interpellant le public. Une façon originale de marquer le centenaire de la bataille de la Somme, l'une des plus meurtrières de la 'Der des Ders'.
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Les cérémonies du centenaire de la bataille de Verdun ont débuté avec une scénographie du cinéaste allemand Volker Schlöndorff. 3 400 jeunes gens, Français et Allemands, ont interprété cette chorégraphie en hommage aux sept cent mille soldats tués lors de la bataille de Verdun. La cérémonie se déroulait à la nécropole de Douaumont, à quelques kilomètres de Verdun, en plein centre de là où se trouvait le champ de bataille. L'ossuaire de Douaumont abrite les restes de 130 mille soldats inconnus Français et Allemands. François Hollande et Angela Merkel ont ensemble rallumé la flamme de mémoire avant de respecter une minute de silence en hommage aux soldats morts durant la bataille de Verdun. 30 ans après l'image historique de François Mitterrand et Helmut Kohl main dans la main en signe de réconciliation, les dirigeants français et allemand ont appelé, l'un et l'autre, à protéger à surmonter dans l'unité les crises auxquelles l'Europe fait face. 'Penser et agir uniquement dans un repère national nous rejetterait vers le passé' a ainsi prévenu Angela Merkel. 'Cela vaut pour surmonter la crise économique européenne et pour gérer les nombreuses personnes qui cherchent ici un refuge, mais aussi pour tous les défis de notre époque.' De son côté, François Hollande a parlé du 'devoir sacré' de protéger notre 'maison commune'. ' Les forces de la division, de la fermeture, du repli sont de nouveau à l'oeuvre' a-t-il dit. 'Elles cultivent les peurs et instillent la haine utilisant les faiblesses, les retards, les erreurs, les fautes, sans doute. Elles dénoncent l'Europe comme la cause du mal, oubliant que c'est du malheur qu'est née l'Europe'. Le président français et la chancelière allemande ont l'un et l'autre souligné que la bataille de Verdun représente à la fois le pire, 'là où l'Europe s'est perdue' (François Hollande), et le meilleur, 'la réconciliation franco-allemande' (Angela Merkel).
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François Hollande et Angela Merkel ont entamé les commémorations du centenaire de la bataille de Verdun. Le président français et la chancelière allemande se sont retrouvés en fin de matinée au cimetière allemand de Consenvoye, dans la Meuse. Plus de 11 000 soldats allemands y sont enterrés. La journée est placée sous le signe de l'Europe et de la jeunesse. Les deux dirigeants vont ensuite se rendre à Verdun où les rejoindront les présidents de la Commission et du Parlement européens, Jean-Claude Juncker et Martin Schulz. Le point d'orgue des cérémonies se déroulera dans la nécropole de Douaumont. Le glas sonnera en mémoire d'une bataille qui fit de février à décembre 1916 plus de 300 000 victimes dans les deux camps.
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Prévu le soir des commémorations du centenaire de la bataille de Verdun, le concert de Black M a finalement été annulé vendredi par la mairie de la ville après une vive polémique. Mais cette décision n'a pas plu à plusieurs membres de la gauche, dont Audrey Azoulay. La ministre de la Culture a dénoncé samedi une "auto-censure", appelant à ne pas tomber dans le piège de la division et à se "rassembler, au contraire, autour de la liberté d'expression et de la liberté de création."
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L'Australie commémore la journée de l'Anzac, en mémoire des troupes australiennes et néo-zélandaises mobilisées lors de la Première Guerre mondiale. Cette fête nationale rend hommage aux sacrifices des deux nations durant la bataille de la péninsule de Gallipoli, aujourd'hui sur le territoire turc. Plus de 8 700 soldats australiens y ont perdu la vie.
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François Hollande sous l'Arc de Triomphe à Paris pour les traditionnelles cérémonies de commémorations de l'armistice de 1918. Hommage aux poilus morts durant la Première guerre mondiale, 1,4 millions soldats tombés pour la France. Minute de recueillement devant la tombe du soldat inconnu, avant d'en raviver la flamme. Le chef de l'Etat a ensuite salué de nombreux anciens combattants présents puis les proches des quatres militaires français tués cette année en opération extérieure. Image de cette journée d'union nationale: la poignée de main entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'Etat pour la première fois présent à cette cérémonie depuis le début du quinquennat de son successeur. A Londres, cérémonie du souvenir au mémorial Cénotaphe, dans le quartier de Whitehall. A 11 heures, Big Ben retentit pour rendre hommage aux morts de la Grande guerre. Puis deux minutes de silence sont respectées à travers tout le pays. L'armistice de 1918 marque la fin d'une guerre qui a fait 18 millions de morts, civils et militaires en quatre ans de conflit. A 6 heures du matin, les généraux allemands signent l'armistice avec les alliés près de la gare de Rethondes dans l'Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la 'der des der'.
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Le maire de Londres n'hésite pas à mouiller sa chemise, surtout devant les caméras. Boris Johnson a marqué de sa présence le lancement des commémorations du Poppy Day dans la capitale britannique mardi, d'une manière plutôt originale. Tant pis pour le costume cravate, il a tenu à participer à un jeu musclé de tir à la corde. Mais la chance ne sourit pas toujours aux débutants : son premier essai s'est soldé par une belle chute dans l'herbe. Heureusement, le maire a eu plus de succès lors de la seconde manche. Le Poppy Day, ou jour du Souvenir est un événement annuel visant à commémorer les victimes de la Première guerre mondiale et la signature de l'armistice.
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La suite des commémorations de la campagne de Gallipoli, plus connue sous le nom de 'bataille des Dardanelles'. C'était le 25 avril 1915 : un corps expéditionnaire composé essentiellement d'Australiens et de Néo-Zélandais, mais aussi de Britanniques, d'Irlandais et de Canadiens, débarquait sur la péninsule de Gallipoli, affrontant les troupes de l'Empire ottoman. #Gallipoli100-25 avr.1915-Des soldats britann., austral. et néozél. sur la péninsule de Gallipoli durant la PGM http://t.co/eZnp2dvnec- Anciens Combattants (@VeteransFR_CA) 25 Avril 2015 100 ans plus tard, une première cérémonie a eu lieu au petit matin (la fameuse cérémonie de l'aube), puis une autre au mémorial australien de Lone Pine, en présence de plusieurs dirigeants étrangers, dont le président irlandais Michael D. Higgins, les Premiers ministres néo-zélandais John Key et australien Tony Abbott. La France était représentée par son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Des milliers de soldats sont morts là durant cette bataille qui se solda par la retraite des alliés au bout de quelques mois... Today we remember and honour all those who fought & died in Gallipoli. #Gallipoli100 #WW1 #lestweforget #anzacday pic.twitter.com/6mQS9qdqsV- SSAFA (@SSAFA) 25 Avril 2015 Pour l'armée ottomane aussi, cette campagne de Gallipoli fut particulièrement sanglante, notamment la journée du 25 avril. Pour défendre leur position, les hommes du 57ème régiment d'infanterie durent se battre à la baïonnette, n'ayant plus de munitions. Ils obéirent à ordre de Mustafa Kemal, le futur père de la nation turque : 'Je ne vous ordonne pas de combattre, je vous ordonne de mourir. Le temps que vous mourriez, d'autres troupes et commandants pourront arriver et prendre vos places'. Tous les hommes de l'unité furent tués ou blessés. Un hommage leur a été rendu ce samedi, en présence du ministre turc des Affaires européennes Volkan Bozkir et du prince Charles. Pour aller plus loin : - Se souvenir des Dardanelles
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Représentants turcs, britanniques, australiens et néo-zélandais ont assisté ce vendredi à une cérémonie officielle marquant le 100ème anniversaire du début de la bataille des Dardanelles. La manifestation était organisée sur la péninsule turque de Gallipoli, là même où le 25 avril 1915, les soldats du corps expéditionnaire franco-britannique débarquèrent et combattirent les troupes de l'Empire ottoman.
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C'est un autre centenaire que celui qui se déroule à l'ouest de la Turquie ce 24 avril. Alors qu'on commémore à Erevan le génocide des Arméniens, la Turquie a choisi quant à elle d'honorer la mémoire des soldats morts durant la bataille de Gallipoli. Cet épisode très meurtrier de la Grande Guerre opposa entre le 25 avril 2015 et le 9 janvier 2016 l'Empire ottoman aux forces franco-britanniques. 'Ces hommes étaient venus de toutes les parties du monde britannique : de l'Afrique, de l'Australie, du Canada, de l'Inde, de la mère patrie, de la Nouvelle-Zélande et d'îles éloignées. Ils avaient dit au-revoir à leurs foyers, étaient prêts à sacrifier leur vie pour la cause que nous défendions', a déclaré le prince Charles, héritier de la couronne britannique. Parmi les dirigeants présents figuraient également les Premiers ministres d'Australie et de Nouvelle-Zélande, dont les troupes firent leur baptême du feu sous le drapeau de leur pays. Ils rallièrent, au matin du 25 avril 2015, les franco-britanniques en échec après avoir tenté de s'emparer d'Istanbul. Samedi, la cérémonie du 'service de l'aube' rendra hommage à ces contingents australiens et néo-zélandais, sur la plage même où ils débarquèrent. 'Je souhaite que Canakkale soit un exemple pour toutes les nations pour transformer les douleurs communes en instrument de paix et d'amour, sans engendrer de nouvelles animosités, a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Nous sommes prêts à coopérer pour faire que ce siècle soit un siècle de paix.' La bataille de Gallipoli fut une guerre de tranchée s'étalant sur près de 9 mois, et faisant environ 400 000 morts dans les deux camps. AFP
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L'Arménie était loin d'être la seule à commémorer le génocide ou à marquer le centenaire du début de ces évènements tragiques sous l'empire ottoman. À Berlin, ce vendredi, les députés du Bundestag ont approuvé à une forte majorité une résolution qualifiant ces massacres de génocide. Tous les groupes parlementaires ont soutenu le texte. 'Ce qui s'est passé durant la Première Guerre mondiale dans l'Empire ottoman était un génocide. Ce n'était pas le dernier du 20e siècle', a déclaré le président du Bundestag Norbert Lammert. Des manifestations ont été également organisées dans plusieurs pays, comme ici en Israël. Des centaines d'Arméniens vivant à Jérusalem se sont rassemblés devant l'ambassade de Turquie. 'Ne pas reconnaître le génocide arménien, c'est comme le refuser indiquait une manifestante. Aussi, nous demandons au monde, nous demandons aux Turcs de reconnaître le génocide arménien, pour que justice soit rendue aux 1,5 million de victimes et de payer pour ça'. À Antélias, près de Beyrouth au Liban, ils étaient des milliers à réclamer eux aussi une reconnaissance turque du génocide arménien. C'est pour ces mêmes raisons qu'à Téhéran, des centaines d'Iraniens, également d'origine arménienne, ont manifesté devant l'ambassade de Turquie. Avec AP et Reuters
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La Turquie célèbrait en grande pompe le 100e anniversaire de la bataille de Gallipoli appelé aussi la bataille des Dardanelles. Le président turc Recep tayyip Erdogan présidait ce vendredi une cérémonie internationale en présence d'une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement, dont les Premiers ministres d'Australie et de Nouvelle-Zélande et en présence du prince Charles, héritier de la couronne britannique. Une cérémonie organisée dans un esprit de réconciliation pour honorer le souvenir des soldats de l'Empire ottoman, de l'Empire britannique et de France, tombés pendant cet épisode meurtrier de la Grande guerre. Des familles de soldats ayant participé à cette bataille assistaient également à la cérémonie. Avec AFP et Reuters
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Sur les rives du détroit des Dardanelles, outre une vingtaine de dirigeants du monde entier, ce sont surtout des milliers de descendants des soldats de l'Empire ottoman et du corps expéditionnaire franco-britannique qui sont présents avec de nombreux Australiens et Néo-Zélandais. Ils honorent ceux qui sont tombés lors de cette grande bataille. Parmi eux, ce petit-fils de vétéran turc qui se rappelle de son grand-père : 'j'accompagnais mon grand-père en 1990 et on n'a pas réussi à le convaincre de serrer la main d'un vétéran australien il y a 25 ans. J'y étais. Mais aujourd'hui, je peux visiter les cimetières turcs et australiens aux côtés d'un petit-fils de vétéran australien'. Par-delà l'Histoire, c'est aussi la réconciliation que veut retenir aussi ce petit-fils de vétéran australien : 'la peur de la guerre, la douleur de la guerre, l'épreuve de la guerre est partagée par toutes les parties et en venant ici, nous comprenons que la souffrance de la guerre va au-delà des nations. Et je pense que la grande histoire de Gallipoli et de Canakkale, c'est aussi l'histoire de la réconciliation entre les anciens ennemis'. En 1915, lors d'une lutte acharnée qui a duré neuf mois, la bataille de Gallipoli a marqué la Première Guerre Mondiale et s'est conclue sur une cinglante défaite des Alliés avec plus de 130 000 morts de part et d'autres. Une ombre pèse toutefois sur les cérémonies celle liée à la commémoration du centenaire du génocide arménien menée par l'Empire Ottoman ce qu'Ankara nie catégoriquement.
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A Gallipoli, cent ans après l'offensive des alliés, les signes de la guerre sont bien présents, et à flanc de colline, les mots d'un poème se font messagers de la grande Histoire. Des balles oubliées dans ces garrigues, Gökhan Tarkan Karaman en a trouvé souvent. Il connait bien cette région marquée par l'un des épisodes les plus douloureux de la Première guerre mondiale, une région qu'il a arpentée depuis sa jeunesse. Il est aujourd'hui le producteur d'une série documentaire sur la bataille des Dardanelles. Bora Bayraktar, euronews: 'Quand vous vous promenez dans la péninsule, que voyez vous, que ressentez-vous?' Gökhan Tarkan Karaman: 'Ce n'est pas un endroit où n'importe qui peut venir facilement. C'est un grand territoire, et vous le savez, un demi-million de personnes sont venues se battre ici. C'est un endroit où les balles se percutaient littéralement à certains moments.Tant de balles ont été tirées ici, tant de bombes ont été éclaté... Quand vous marchez, il faut faire attention, il reste des balles, des éclats d'obus et de missiles. Après la pluie, surtout, on peut butter sur du matériel de guerre, juste sous nos pieds.' De ces jours où les Anzacs ont bataillé en vain pour tenter d'arracher un contrôle du détroit, restent ces traces de combats consignées méticuleusement par les conservateurs, et qui apportent encore aujourd'hui de nouveaux éléments de connaissance. Gökhan Tarkan Karaman: 'Il reste tellement d'inconnues. Nous parlons d'une guerre qui a duré 8,5 mois. Nous parlons d'il y a 100 ans. On découvre encore beaucoup de choses qu'on ne savait pas, ou qui ont été mal transmises, sur cette guerre que nous commençons à connaître correctement.' L'enfer du champ de bataille, et un bateau des Anzacs, échoué, pour le rappeler... Bora Bayraktar, euronews: '25 avril 1915, c'est le jour où les Alliés ont débarqué aux Dardanelles. 100 ans après, les signes des combats sont encore visibles. Seule consolation après cette guerre où tant et tant de personnes ont été tuées, c'est qu'elle n'a pas laissé la haine derrière elle, mais l'amitié.'
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C'était il y a tout juste 100 ans. Les Allemands asphyxiaient les tranchées alliées avec du chlore. Pour marquer ce triste anniversaire, des commémorations ont eu lieu ce mardi après-midi à Ypres, en Belgique, là où fut utilisée pour la première fois une arme chimique. Lors de cette cérémonie, des membres l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ont présenté la 'Déclaration d'Ypres' qui réaffirme l'engagement de l'OIAC à éradiquer les armes de destruction massive. 'Nous avons orienté l'héritage de la première guerre chimique commencée à Ypres vers un avenir qui ne connaîtra plus jamais de telles armes. J'espère que la Déclaration d'Ypres présentée ici nous inspirera à travailler dans l'optique de vraiment libérer notre monde des armes chimiques', a dit Ahmet Uzumcu, le directeur général de l'OIAC. Le 22 avril 1915, l'attaque au chlore ne parvint pas à briser la ligne de défense établie par les Belges, les Français et les Britanniques, mais elle fit 1 500 morts sur le coup et laissa de très nombreux soldats handicapés et défigurés à vie.
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Se souvenir des Dardanelles. Chaque année, le 25 avril, on commémore la mémoire des soldats tombés lors du premier débarquement sur la péninsule Gallipoli en 1915, le lancement d'une campagne militaire sanglante, et cuisante pour les alliés. A l'aube, ce jour-là, les Anzac, les troupes australiennes et néo-zélandaises, débarquent à l'extrémité sud de la péninsule. La plage gardera à jamais leur nom... L'opération des Alliés pour tenter de prendre le contrôle du détroit aux Ottomans sera l'une des pages les plus mémorables de la Première guerre mondiale. Le terrain difficile, l'impréparation alliée et la résistance ottomane vont vite provoquer l'enlisement du front et les tentatives des deux camps pour débloquer la situation se soldèrent par de sanglants revers. 100 ans après, toutes les nations qui ont participé à la bataille n'ont pas oublié, et l'on vient de loin se recueillir dans les nombreux cimetières de la péninsule : 'Je suis venue jusqu'ici, je voulais voir les Dardanelles explique cette touriste britannique. J'ai découvert que mon grand-père avait servi ici comme prêtre militaire en soutien aux troupes britanniques. J'étais curieuse de connaître l'endroit. J'ai lu beaucoup de choses là-dessus.' 'C'est vraiment fascinant de voir l'emplacement et de pouvoir se remémorer ajoute cet autre visiteur. C'est émouvant. Il y a eu des pertes humaines incroyables des deux côtés. C'est pourquoi nous sommes ici. C'est plein de sens sur l'histoire, sur ce qui est arrivé ici.' Entre 56 000 et 68 000 Ottomans et quelque 53 000 Britanniques et Français sont morts au combat. Beaucoup plus en tenant compte des maladies. Pour cet historien turc, une même famille: 'Des liens d'amitié se sont tissés sur le champ de bataille au plus fort des combats, et après les années il n'est pas question d'hostilité. Même Ataturk a dit 'vos enfants sont nos enfants'. Aujourd'hui, tous ceux qui viennent visiter le site, les Anzacs, les Britanniques et toutes les autres nations, sont nos amis et nos hôtes.' Un enfer de 8 mois, et une bataille qui restera à jamais aussi, comme la victoire d'Ataturc et le fondement de la Turquie moderne. 'Les premières années, des parents sont venus à Gallipoli en la mémoire de leurs proches. En ce 100e anniversaire de la guerre, ce sont des petits-enfants et des passionnés d'histoire qui ne veulent pas laisser seuls ces soldats et ces cimetières', conclut notre correspondant sur place, Bora Bayraktar.
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Le Pape François a utilisé pour la première fois publiquement le mot 'génocide' à propos du massacre des Arméniens pendant la Première Guerre Mondiale. En présence des patriarches des deux branches de l'Eglise arménienne, il s'est exprimé à l'ouverture d'une messe à la mémoire des victimes exterminées entre 1915 et 1917. Ankara n'a pas mis longtemps à réagir : le ministère des Affaires étrangères a convoqué le représentant du Vatican en Turquie pour qu'il s'explique sur l'emploi de ce terme. 'Après tout, en Turquie, le génocide est une blessure. Dès qu'on en parle, il se passe quelque chose de grave. Et les gens n'osent pas en parler. Vous ne pouvez pas dire que cela s'est produit, vous ne pouvez pas dire qu'il ne s'est rien passé. A mon avis, il a eu lieu. Quand vous regardez l'histoire, la preuve est là. Oui, il y a eu un massacre, des deux côtés. Il y a de nombreuses sources qui remontent à l'époque d'Attatürk' affirme une jeune habitante d'Istanbul. 'Pour être honnête, je ne soutiens pas le fait qu'une grande figure religieuse suivie par de nombreux fidèles emploie le mot 'génocide'. Parce que le génocide est une accusation sérieuse. La Turquie nie le génocide, c'est un fait. Je le nie aussi. Je pense que c'est faux' dit un autre jeune. En Turquie, le discours officiel affirme qu'il s'agissait d'une guerre civile, doublée d'une famine, qui a fait autant de morts côté turc comme arménien. La déclaration du Pape François risque de compliquer les relations diplomatiques entre le Vatican et la Turquie.
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En mars, le Royaume-Uni aura fini de rembourser sa dette pour le financement de son entrée dans la Première guerre mondiale.
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Il y a 96 ans prenait fin la Première Guerre mondiale, avec la signature de l'armistice, le 11 Novembre 1918. Les célébrations prennent un relief particulier car c'est aussi l'année du centenaire du début de la Grande Guerre. Dans les capitales européennes comme à Londres, mais aussi dans des milliers de villages, sur les anciens champs de batailles et dans les cimetières militaires, c'est l'occasion d'honorer la mémoire de ces millions d'hommes morts entre 1914 et 1918. Dépôt de gerbes, sonnerie aux morts, temps de recueillement sont organisés pour ne pas oublier. Ypres en Belgique, la Marne, la Somme, Verdun, le chemin des Dames... Ce sont les noms des grandes batailles entrées dans l'histoire par la violence des combats et le nombre d'hommes qui y sont restés. En France, le chef de l'Etat François Hollande a présidé une cérémonie ce mardi matin à Paris, à l'Arc de Triomphe. Puis il s'est rendu dans le Pas-de-Calais pour inaugurer un mémorial à Notre-Dame de Lorette. L'édifice appelé 'Anneau de la mémoire' comporte les noms de 580 000 soldats tués lors des combats dans la région sans distinction de nationalité.
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Le président français a inauguré ce 11 novembre, l''Anneau de la Mémoire' de Notre-Dame-de-Lorette. Un mémorial en hommage aux soldats tombés dans le Nord-Pas-de-Calais durant la Première Guerre mondiale. François Hollande a découvert l'imposant monument composé de 500 plaques d'acier qui portent le nom de 580 000 soldats, inscrits par ordre alphabétique, sans distinction d'origine ou de nationalité. Des étudiants de différents pays ont présenté au chef de l'État des extraits de la vie de trois soldats - français, allemand et britannique - morts au front. Marcel Garrigues était l'un d'eux. Ce Poilu a été tué le 12 décembre 1915. 'Je m'en suis sortie encore jusqu'à présent, j'espère continuer jusqu'a la fin de la guerre' - écrit Marcel en juin 1915. Il ne la verra pas cette fin qu'il attendait tant', raconte Emma. Il participera à l'offensive des 100 jours qui conduira les Alliés à la victoire finale. Wilfred Owen, souvent considéré comme un des plus grands poètes de la Grande guerre, tombera quelques jours seulement avant l'armistice, le 4 novembre 1918. Un extrait de l' 'Hymne à la Jeunesse condamnée' de Wilfried Owen a été lu par Alice. 'Quel glas sonne pour ceux qui meurent comme du bétail ? Seule, la colère monstrueuse des canons, Seul, le crépitement rapide des fusils hoquetants Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives'. Enfin, Tom, un lycéen allemand a présenté Karl Schrag, un soldat allemand de seulement 22 ans, simple fils de ramoneur. 'Mort au tout début de l'offensive, quand l'artillerie est la plus utilisée, il a sans doute été victime d'une explosion d'obus. Comme les traces et les documents manquent, et c'est souvent le cas pour les combattants allemands, car une grande partie des archives de la grande guerre a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale, seul le travail patient et curieux de l'historien permet d'approcher ce que fut la destinée de ces millions d'anonymes', a lu Tom devant François Hollande. 'La paix est toujours fragile, elle peut vaciller à tout instant', a ensuite rappelé François Hollande, citant notamment les conflits actuels en Ukraine, Syrie, Irak. Se souvenir des atrocités pour ne pas les revivre. 'Chaque fois que le nationalisme resurgit, a chaque fois que les idéologies de haine refont surface, a chaque fois que les séparatismes s'exacerbent, alors nous devons nous souvenir de l'engrenage infernal de l'été 1914 et où il a conduit l'humanité. La mémoire n'est pas faite pour le passé, elle est faite pour le présent et l'avenir', a insisté le chef de l'État. Laurence Alexandrowicz, euronews : 'François Hollande a rappelé dans son discours la dimension internationale de ce conflit, dans cet anneau qui est derrière moi, figurent les noms de 580 000 soldats, mais également parmi eux, ceux de plus de 241 000 soldats britanniques. Ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut sur ces terres d'Artois.
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En visite au musée Clémenceau mardi, dans le cadre des célébrations de la Grande Guerre, Manuel Valls s'est penché sur le parcours de l'homme de la IIIe République, président du Conseil après avoir été ministre de l'Intérieur. Avant de lancer en riant: "non non, on pouvait être heureux sans être président de la République".
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Comme le veut le rituel, en ce jour de cérémonies du 11-Novembre, le chef de l'Etat a ravivé la flamme du soldat inconnu, en mémoire des soldats morts pour la France lors de la Première guerre mondiale. Il a également rendu hommage aux soldats tombés au cours de l'année écoulée.
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Tout près de la nécropole de Notre-Dame de Lorette se trouve un autre cimetière gigantesque, mais plus discret : le cimetière allemand de Neuville Saint-Vaast. Reposent ici les dépouilles de près de 45 000 soldats allemands tombés durant la Grande Guerre. Ce cimetière dit 'de la Maison-Blanche' est le plus grand cimetière allemand d'Europe. Horst Howe est paysagiste. Il est chargé de l'entretien du cimetière. 'Après la guerre, raconte-t-il, la France a dit à l'Allemagne : 'on va vous aider a rassembler les corps'. L'Allemagne n'était pas organisée, alors la France a dit : 'on va le faire pour vous'.' Le village a été très largement détruit lors de la Première guerre mondiale, mais aussi largement reconstruit par la suite. La mémoire de la Grande Guerre est entretenue notamment par Donald Browarski. Ancien maire de la commune, il a fait de sa maison un musée. Parmi les anecdotes qu'il raconte, issues de ses lectures, cette scène de fraternisation au moment de Noël 1914 : 'Le capitaine allemand a fait une lettre disant : 'nous avons vos blessés nous les soignons, et vous pouvez venir récupérer les morts pour les enterrer'.' 'Malgré les horreurs qui se sont passées ici, le petit village de Neuville Saint-Vaast se veut une terre de réconciliation, commente l'envoyée spéciale d'euronews, Laurence Alexandrowicz. Pour preuve, un dépôt de gerbe a lieu aujourd'hui au cimetière allemand, pour la première fois depuis 1960'.
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François Hollande a rendu hommage aux morts pour la France. Pour célébrer le 96e anniversaire de l'armistice, le chef de l'État a déposé mardi matin une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, considéré comme le " père" de la victoire, au rond-point des Champs-Élysées. Comme le veut la tradition, le président a ensuite ravivé la flamme sur la tombe du Soldat inconnu à l'arc de triomphe. Ces cérémonies sont le point d'orgue de la commémoration du centenaire du début de la Première guerre mondiale. Mais depuis 2011, le 11 Novembre n'est plus seulement l'anniversaire de l'armistice de 1918. C'est aussi la journée d'hommage à tous les morts pour la France. Le chef de l'État salue donc cette année la mémoire des sept soldats français tués en opération au cours des douze derniers mois, au Sahel et en Centrafrique.
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En France, les cérémonies du 11 novembre, point d'orgue des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, ont débuté ce mardi matin sur les Champs-Elysées. Le président français a déposé une gerbe au pied de la statue de Georges Clémenceau, le 'père' de la victoire avant la traditionnelle cérémonie de ravivage de la flamme sur la tombe du Soldat inconnu devant l'Arc de Triomphe. Le chef de l'État se rendra dans l'après-midi dans le Pas-de-Calais, pour le temps fort de cette journée, c'est-à-dire l'inauguration sur le site de Notre-Dame-de-Lorette, de l''Anneau de la Mémoire', un mémorial pour 580 000 soldats de toutes nationalités tombés en 1914-18. Des commémorations ont eu lieu aussi en Belgique et particulièrement à Ypres, petite cité drapière des Flandres belges et haut-lieux des combats de la Grande Guerre. Devant la porte de Menin, un hommage a été rendu aux soldats tombés lors des trois batailles extrêmement sanglantes qui ont marqué la ville entre 1914 et 1918.
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L'histoire commence le 28 juin 1914. L'archiduc François-ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et sa femme, sont assassinés à Sarajevo. L'empire déclare alors la guerre au royaume de Serbie. S'en suit un engrenage d'alliances qui mèneront à un conflit mondial, les puissances européennes en conflit étant à l'époque à la tête d'empires coloniaux s'étendant sur tous les continents. Deux grandes alliances vont s'affronter : la Triple-Entente, composée de la France, du Royaume-Uni, de la Russie, rejoints par la Belgique, le Japon, l'Italie, la Roumanie et les États-Unis et la Triple-Alliance initialement constituée de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie, puis rejoint par L'Empire ottoman et le Royaume de Bulgarie. Un conflit mondial et terriblement meurtrier s'engage. Il durera 4 ans, 3 mois et deux semaines. 60 millions de soldats y prennent part. Plus de 9 millions y laisseront leur vie, tandis que près de 9 millions de civils périront. Environ 20 millions de personnes sont blessées. L'Allemagne d'un côté, l'Empire russe de l'autre paieront la plus lourde tribu en pertes militaires, suivi de la France et de l'Autriche-Hongrie. En mars 1918, la Russie se rend. Le front de l'Est est fermé et l'Allemagne se concentre à l'ouest, notamment sur le front Franco-belge. Mais les renforts britanniques et américains auront raison des espoirs allemands. Au sein des troupes, c'est le chaos. Nombreux sont les soldats qui refusent de continuer à se battre. L'État-major finit par demander l'armistice. Le lieu des négociations est tenu secret. Aucune image de l'événement n'a été tournée, juste quelques photos subsistent. Le précieux document est signé le 11 novembre 1918 entre 5h12 et 5h20 du matin dans un wagon garé à Rethondes, dans la forêt de Compiègne et au terme de 3 jours de négociations durant lesquels l'Allemagne ne pourra finalement pas négocier grand chose, mais acceptera les conditions fixées par les vainqueurs. Pour autant, les hostilités ne cesseront pas immédiatement. Les combats prendront fin à 11 heures du matin le 11 novembre 1918. Ces dernières heures de guerre feront près de 11 000 tués, blessés ou disparus.

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