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Faut-il vraiment poursuivre les négociations d'adhésion avec l'Europe ?Inspiré par les Britanniques, Erdogan évoque lui aussi l'idée d'un référendum. Le président turc l'a dit hier soir tard, lors d'un discours dans une université d'Istanbul. Le ton contre l'Union européenne était particulièrement virulent. 'Hé l'Union européenne, tu ne veux pas de nous parce que la grande majorité de notre population est musulmane. On ne peut pas compter sur toi. Nous sommes parvenus à un accord. Tout était écrit. Vous ne tenez pas vos promesses. C'est votre visage hideux. Et quand Erdogan vous montre ce visage hideux vous devenez fous. C'est pour ça que vous prévoyez de vous débarrasser d'Erdogan'. Le chef de l'Etat fait référence à l'accord passé en mars avec Bruxelles pour endiguer l'afflux de migrants. En échange, la Turquie attend toujours la suppression des visas pour les courts séjours de ressortissants turcs dans l'UE, prévue sous certaines conditions.
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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, sont la principale guérilla communiste en lutte en Colombie contre l'armée régulière. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, et de l'Union européenne. Selon des chiffres officiels, en un demi siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260.000 morts, 45.000 disparus, et 6 millions et demi de déplacés. Plus ancienne guérilla d'Amérique latine, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) attribuent leur naissance à la répression d'une insurrection paysanne le 27 mai 1964. Voici les cinq dates-clés qui ont marqué le dernier conflit armé du continent américain. Répression d'une insurrection paysanne, dans le sud de la Colombie: l'opération militaire, dans la région de Marquetalia, est considérée par les Farc (marxistes) comme leur moment fondateur. C'est aussi pendant cette période que sera formée l'autre rébellion de gauche du pays, l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Les Farc attaquent une base de l'armée à Delicias (sud), prenant en otage 60 militaires : c'est le début d'une série d'enlèvements, afin d'échanger les otages contre des guérilleros emprisonnés. En 2012, la rébellion s'est engagée à ne plus enlever de civils contre rançon, tout en se réservant le droit de capturer des militaires, considérés comme 'prisonniers de guerre'. Tentative de dialogue durant laquelle le président Andres Pastrana décrète, dans la région du Caguan (sud), la démilitarisation d'une zone de 42.000 kilomètres carrés. Le gouvernement y met fin en février 2002 après l'enlèvement d'un député, puis de la candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, de nationalité franco-colombienne, qui sera libérée six ans plus tard, le 2 juillet 2008 lors d'une opération d'infiltration de l'armée. De premières négociations de paix avaient été lancées en 1984 entre le gouvernement de Belisario Betancur et les Farc, qui créent alors l'Union patriotique (UP), leur vitrine politique. Mais trois ans plus tard, le 11 octobre 1987, l'assassinat par des paramilitaires du candidat présidentiel de l'UP et de 3.000 de ses militants fait capoter le processus de paix. En 1991, de nouvelles négociations de paix s'ouvrent au Venezuela, puis au Mexique. Elles s'achèvent sans succès un an plus tard. Attentat des Farc qui fait 21 morts contre le palais présidentiel lors de l'investiture du président conservateur Alvaro Uribe, qui promet de détruire militairement la guérilla. Son mandat est marqué par la mort en 2008 du fondateur des Farc, Manuel Marulanda (de cause naturelle selon la guérilla), et du porte-parole de la rébellion Raul Reyes, abattu en 2008 lors d'un bombardement de l'armée en Equateur. Il laisse sa place en 2010 à son ex-ministre de la Défense Juan Manuel Santos, partisan de négociations tout en maintenant une forte pression militaire sur la rébellion. En 2011, l'armée abat le chef suprême de la rébellion, Alfonso Cano, remplacé par Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou 'Timochenko'. Après des contacts secrets, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc lancent symboliquement à Oslo un nouveau dialogue de paix. Les pourparlers débutent un mois plus tard à Cuba, pays co-garant du processus de paix avec la Norvège. (Avec AFP)
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C'est une signature historique pour la Colombie : un accord de cessez-le-feu a été signé, à Cuba, entre le gouvernement, et les Farc, pour mettre fin à plus de 50 ans de guerre civile, un conflit qui a fait plus de 200 000 morts. C'est Rodriguo Londono, surnommé Timochenko, le leader des Farc, qui a apposé sa signature. Un des négociateurs du groupe armé a annoncé que ce 23 juin, serait le dernier jour de guerre. Selon cet accord, outre un cessez-le-feu définitif et bilatéral, une réforme agraire est prévue, ainsi que la lutte contre le trafic de drogue, un dédommagement pour les victimes, et la participation politique des guérilleros démobilisés. Ce sont les Nations-Unies qui vont superviser un programme de récupération et de destruction des armes des guérilleros, qui seront logés dans des camps spécifiques, interdits aux civils. Sur le terrain les accrochages armés sont devenus très rares depuis 1 an, en marge des pourparlers. Le président colombien a évoqué la possibilité d'une entrée en vigueur, le 20 juillet, le jour de la fête nationale en Colombie. Un référundum pourrait être organisé dans le pays. Les Etats-Unis ont félicité le gouvernement colombien pour être parvenu à un accord. 'Même si des défis demeurent au moment où les deux parties continuent de négocier un accord de paix définitif, l'annonce d'aujourd'hui représente un progrès important pour mettre fin au conflit', a souligné Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama.
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Un accord de cessez-le-feu définitif a été conclu entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie. Cet accord historique obtenu après trois ans de négociations a été annoncé par Marcela Duran, une porte-parole du gouvernement colombien, aux côtés d'un des négociateurs des Farc. 'L'accord prévoit un cessez-le-feu et une cessation des hostilités bilatérale et définitive' qui mettra un terme au plus long des conflits en Amérique latine a-t-elle expliqué. Les détails de l'accord seront annoncés ce jeudi 23 juin en présence du président colombien Juan Manuel Dos Santos, du chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez qu'on surnomme Timochenko, de plusieurs chefs d'état et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui est restée six ans captive de la guérilla communiste, est sans doute la plus célèbre des milliers de personnes que les Farc ont enlevées. Selon des chiffres officiels, en un demi-siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260 mille morts, 45 mille disparus et six millions et demi de déplacés.
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Sous les dorures, l'harmonie se craquelle. Ce devait être un évènement historique, le premier grand concile pan-orthodoxe depuis un millénaire, depuis l'an 787. Les quatorze églises orthodoxes du monde devaient être présentes. Quatre ont décliné, au dernier moment, dont celle de Russie. Dimanche, jour de la pentecôte orthodoxe, le coup d'envoi a tout de même été donné au concile à Héraklion, en Crète. Une messe a été célébrée par les dix primats présents, dont celui qui exerce une primauté honorifique sur ses pairs, Bartholomée 1er de Constantinople. Le camouflet infligé par Kirill, le patriarche de Moscou et les églises d'Antioche, de Bulgarie et de Georgie n'aura pas fait plier Batholomée, lequel a maintenu le rendez-vous censé resserrer les rangs orthodoxes, et leurs 300 millions de fidèles dans le monde. L'absence russe pourtant pèse lourd. La Russie, c'est 130 millions de croyants, soit la moitié de l'orthodoxie. Et ce n'est pas faute de l'avoir préparé ce concile. Il aura même fallu 50 ans pour aboutir à un consensus sur une date et sur des thèmes. Famille, diaspora, oecuménisme entre autre. Ils sont au nombre de six et ont recueilli l'approbation de l'ensemble des quatorze églises en janvier dernier, lors d'une synaxe. Les défections ne sont bien sûr, pas du goût de Bartholomée. 'Les chrétiens orthodoxes ne sont pas et ne devraient pas se conduire comme une fédération d'églises, cela a été dit plusieurs fois par beaucoup d'entre nous. Nous sommes une seule église, un seul corps, et toute différence ne peut qu'être résolue au sein d'un concile' La décision de Kirill est, de l'avis des spécialistes, une décision avant tout politique. Pour le patriarche de Moscou, il s'agit de montrer à celui de Constantinople, la tête symbolique de l'orthodoxie, sa force. La rivalité entre les deux sièges patriarcaux est très ancienne et cette nouvelle démonstration risque de compromettre les ambitions de rassembleur de Bartholomée En février dernier, Kirill rencontrait le Pape François, contre l'avis d'une partie de son église, l'aile ultranationaliste. Une rencontre qui l'a tout à la fois renforcé sur la scène internationale et affaibli dans son propre camp. Les prières de François pour le grand concile orthodoxe, dimanche, ne suffiront peut être pas à le sauver.
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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole n'est pas parvenue à s'entendre sur un plafond de production chiffré lors de sa réunion semestrielle à Vienne. OPEC keeps output policy unchanged, fails to agree new production ceiling: delegate: https://t.co/1rXfOMUZZK pic.twitter.com/MeYpeusksX- Reuters Top News (@Reuters) 2 juin 2016 La présence du nouveau ministre saoudien de l'Energie, Khaled el-Faleh a toutefois rassuré les investisseurs quant à la santé du Cartel après l'échec de Doha en avril. Le Cartel et la Russie n'avaient pu se mettre d'accord sur un gel de leurs niveaux de production, l'Arabie saoudite liant sa participation à une intervention concertée sur le marché à celle de l'Iran, qui avait refusé. Climat pacifié Les tensions si redoutées avec le frère ennemi iranien sont restées larvées. Ryiad s'est engagé à ne pas inonder le marché. Et Téhéran s'est contenté de plaider, aux côtés du Venezuela, en faveur d'un retour aux quotas par pays, qui lui permettraient de produire plus. L'Iran revendique en effet un quota de 14,5%, basé sur sa production historique. Cela reviendrait à 4,7 millions de barils par jour, près d'un million de plus que sa production actuelle. Le Cartel n'est pas mort Les 13 pays membres se sont félicités du rééquilibrage du marché qui a vu les cours du brut grimper de 80% depuis décembre, autour de 50 dollars le baril. 'N'allez pas vous imaginer que l'OPEP est morte !' a martelé le secrétaire général du Cartel, Abdallah el-Badri, qui tenait sa dernière conférence de presse. 'L'OPEP sera un acteur crucial de l'économie mondiale.' C'est le Nigérian Mohammed Barkindo qui lui succédera à la tête de l'organisation à compter du 1er août. Son nom a fait l'unanimité. Autre annonce de cette réunion : l'admission du Gabon dans les rangs de l'OPEP à partir du 1er juillet. L'OPEP pompe actuellement 32,5 millions de barils par jour. Cela représente environ un tiers de la production mondiale.
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Aucune avancée majeure n'est ressortie de la nouvelle réunion sur la Syrie, qui a eu lieu ce mardi à Vienne. Pas de date de reprise des pourparlers de paix, ni de date butoir pour la mise en place d'un organe syrien de transition politique. L'objectif prioritaire demeure l'établissement d'un cessez-le-feu durable, qui est régulièrement mis à l'épreuve. 'Aucun d'entre nous ne peut être satisfait de la situation en Syrie, qui reste vraiment inquiétante, souligne le secrétaire d'État américain John Kerry. Nous sommes tous préoccupés par les niveaux de violence qui ont éclaté ces derniers jours. La Russie et les Etats-Unis travaillent en étroite collaboration, avec des personnes de haut niveau, qui sont entièrement dévouées à leur tâche.' #ISSG mtg focused on reducing violence in #Syria, increasing humanitarian access & advancing a political transition. pic.twitter.com/6VHnGEoQA9- John Kerry (@JohnKerry) 17 mai 2016 'La violence a reculé depuis la déclaration du cessez-le-feu en février, souligne pour sa part le chef de la diplomatie russe. Sergueï Lavrov a par ailleurs insisté sur le fait que 'la Russie ne soutenait pas Bachar al-Assad, mais qu'elle appuyait l'armée syrienne contre le terrorisme.' Enfin, il a estimé que l'accès à 'l'aide humanitaire s'était amélioré.' Et justement, l'une des principales annonces de cette réunion de Vienne concerne l'aide humanitaire. À partir du 1er juin, les villes assiégées recevront des vivres et des médicaments par largage aérien, si l'ONU se voit refuser l'accès aux zones, où les populations manquent de tout.
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En Libye, les factions rivales auraient conclu un accord pour avoir une seule et même compagnie pétrolière, annonce ce mardi le chef de la diplomatie du gouvernement d'union nationale, qui dire croire à un retour à la normal des exportations de brut prochainement, ce qui permettrait de relancer une économie en grande difficulté. Le gouvernement, basé à Tripoli, va par ailleurs bénéficier de la levée de l'embargo sur les armes, en vigueur depuis 2011. C'est le souhait des grandes puissances et des pays voisins de la Libye, qui étaient réunis ce lundi à Vienne. Ils se disent prêts à armer le gouvernement du Premier ministre Fayez al-Sarraj, soutenu par les forces de Misrata. En revanche, l'embargo sera renforcé contre les forces rivales du général Khalifa Haftar, basées à l'Est. La communauté internationale veut aider Tripoli à combattre l'Etat islamique, qui a profité des divisions politiques pour gagner du terrain récemment autour de son fief de Syrte. Le groupe djihadiste compterait actuellement entre 3.000 et 5.000 combattants en Libye et tenterait d'y attirer des centaines de recrues étrangères.
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Après Genève, c'est à Vienne que se retrouvent Sergueï Lavrov et John Kerry pour se pencher sur le sort de la Syrie. Les deux chefs des diplomaties russe et américaine sont devenus les piliers du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Parmi les objectifs de ce groupe : accélérer la transition politique en Syrie, un point sur lequel bloquent les négociateurs qui ne parviennent décidément pas à fixer de calendrier. 'Cette transformation politique est nécessaire, car il n'y a pas d'avenir durable dans ce pays avec Assad, et c'est la raison pour laquelle nous devons commencer ici à Vienne, sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, à discuter de la forme d'un éventuel gouvernement de transition et fixer le cap pour ce processus', a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Une Syrie sans Bachar el Assad... Tous les pays représentés autour de la table ne souscrivent pas à cette perspective. Moscou et Téhéran, en particulier, apportent un appui militaire déterminant au pouvoir syrien sur le terrain. Outre la transition politique, les grandes puissances se fixent pour objectif d'aboutir à une trêve durable en Syrie, et de permettre aux humanitaires de venir en aide à la population. Avec AFP
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C'est ce qu'on appelle la 'diplomatie douce' : Barack Obama recevait hier soir à la Maison Blanche pour le 'Nordic Summit' les chefs d'Etat des pays européens du Nord, Suède, Danemark, Finlande, Norvège, et Islande, pour un sommet politique mais aussi un dîner de gala suivi d'un concert. Au sommaire de la rencontre, l'attitude à adopter face à une Russie de plus en plus visible aux frontières nord de l'Europe. Barack Obama : 'Nous sommes unis dans notre inquiétude concernant la présence militaire russe de plus en plus agressive dans la région Baltique nord. Nous allons continuer de dialoguer et de collaborer, mais nous voulons aussi nous assurer que nous sommes préparés et forts'. Après les déclarations politiques nécessaires mais sans surprise, place à l'apparat avec cette traditionnelle photo de famille, l'une des dernières de Michelle Obama qui quittera la Maison Blanche en janvier. Un grand dîner a ensuite ravi les 300 invités de marque du couple présidentiel américain.
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Le gouvernement Tsipras affichait son optimisme au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe quant au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 5 milliards d'euros d'ici fin mai. Ce lundi à Bruxelles, Athènes s'est engagé auprès de ses créanciers internationaux sur un mécanisme dit de contingence : si la Grèce rate ses objectifs en 2018, des mesures d'austérité seront automatiquement appliquées. Un moindre risque, selon Alexis Tsipras. 'Nous avons rempli nos obligations, vis-à-vis de nos créanciers comme des Grecs, puisque nous appliquons l'accord avec autant de flexibilité que possible dans le but de protéger la société,' a commenté le Premier ministre. La Grèce a impérativement besoin de l'aide internationale pour honorer ses échéances de l'été. Athènes détaillera ce mécanisme lors de la réunion de l'Eurogroupe du 24 mai. Ce mardi au parlement de Strasbourg, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a vanté l'arrangement trouvé. 'Il y avait un deuxième bloc dans nos discussions d'hier et des semaines précédentes qui était la nécessité de trouver un accord sur un mécanisme de contingence. Ce mécanisme remplit les critères fixés par l'Eurogroupe à Amsterdam il y a deux semaines, à savoir qu'il sera objectif, qu'il sera légiféré en amont, qu'il sera crédible et automatique,' a-t-il précisé. Mais pour l'opposition grecque, l'objectif à atteindre - un excédent budgétaire primaire, soit avant paiement des intérêts de la dette, de 3,5% du PIB - est bien trop ambitieux. 'Ce mécanisme entrera forcément en vigueur,' estime l'ancien secrétaire général des recettes publiques, Harry Theoharis. 'Nous allons forcément rater nos objectifs. Il aurait dû être introduit dès le début.' Et de prévenir : 'Les fonctionnaires et les retraités seront directement affectés par les baisses de salaires et des retraites.'
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A Cuba, les Farc négocient les derniers points d'un accord pour déposer les armes après un demi-siècle de confrontation avec l'Etat colombien. Au coeur des discussions : la démobilisation et le désarmement de la guérilla. Pour la première fois, cette dernière s'est dite ouverte à la possibilité de soumettre à référendum un accord de paix. .IvanMarquezFARC Al cierre del ciclo, explica importancia del Acuerdo Especial. El 11 mayo reinicia conversaciones pic.twitter.com/arG1UaIjRD- Diálogos Paz FARC (FARC_EPaz) 7 mai 2016 #Colombie: Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, appelle le pays à "embrasser" la paix https://t.co/vClmfK3Lw7 #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 5 mai 2016 Le négociateur en chef des FARC Ivan Marquez a déclaré vendredi que les rebelles restent engagés dans le processus de paix, mais ils ont demandé au gouvernement colombien de ne pas tenter d'imposer des conditions en dehors du cadre juridique des accords. Les deux parties négocient depuis novembre 2012 et représentent la meilleure chance pour la Colombie de mettre fin à un conflit qui a tué plus de 220.000 personnes depuis qu'il a commencé. avec AFP
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C'est à une véritable ode à l'unité européenne que s'est livré Barack Obama. Le président américain a loué les bienfaits de la construction européenne après-guerre et l'idéal de paix et de prospérité que continuait de véhiculer aujourd'hui le vieux continent. Lors d'un discours à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, il a aussi appelé les Européens à s'engager davantage pour affronter les défis sécuritaires mondiaux. 'Les Etats-Unis et le monde entier ont besoin d'une Europe forte, prospère, démocratique et unie. Nous avons besoin d'une Europe unie pour assumer sa part de la charge de travail au nom de la sécurité collective. Et même si les pays européens apportent une contribution importante contre l'Etat islamique, l'Europe, et aussi l'OTAN, peuvent encore faire plus', a déclaré Barack Obama. Les enjeux liés à la sécurité mondiale ne se limitent cependant pas à la lutte contre Daech. Il faut aussi intensifier les efforts européens en mer Méditerranée pour lutter contre les passeurs, ou en Ukraine où les affrontements se poursuivent à l'est avec les rebelles séparatistes, a souligné Barack Obama. Aussi -t-il invité chaque membre de l'Otan à augmenter ses dépenses militaires, en vue de participer à hauteur de 2% de son Produit intérieur brut (PIB) à la sécurité collective, conformément à l'objectif de l'alliance. Avec AFP
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À Genève où les négociations de paix autour de la Syrie ont repris dans un climat tendu et glacial, notre envoyée spéciale, Faizah Gara a rencontré le chef de la délégation envoyée par le régime syrien, Bachar al- Jafaari. Il nous livre sa vision des négociations et de la vague de terreur qui frappe l'Europe. Une vision pour le moins surprenante. Euronews 'Vous avez organisé dernièrement des élections législatives que l'opposition considère comme illégales' Bachar al-Jafaari 'C'est l'opposition qui n'est pas légale. Tous ceux qui disent que ces élections ne sont pas légales, ce sont eux qui sont illégaux. Ceci est l'avis d'une partie de l'opposition et non pas de toutes les oppositions. Vous savez que quand vous traitez avec l'Arabie Saoudite par exemple, ils cherchent quoi ? Ils cherchent à détruire l'État syrien. Ils ne cherchent pas une solution pour la crise syrienne. Comme vous avez vu aujourd'hui, ils sont en train de spéculer, il y a quelques minutes, ils ont annoncé qu'ils vont geler les négociations. Ils sont comme des enfants, il faut leur donner des bonbons à ces gens-là pour qu'ils puissent travailler et suivre le processus politique' Euronews 'Nombreux sont ceux qui disent que la Syrie n'est plus maître de ses décisions, parce qu'il y a une intervention des Russes, du Hezbollah et des Iraniens' Bachar al-Jafaari 'N'importe quelle force, n'importe quel état, n'importe quelle autorité, qui nous aide à combattre le terrorisme d''une façon claire et avec la coordination de l'armée syrienne et du gouvernement syrien, sont les bienvenus. Que ce soit les alliés Russes, le Hezbollah, les Iraniens, ils sont en train de combattre le terrorisme sur le sol syrien avec l'accord du gouvernement syrien et à la demande du gouvernement syrien' Euronews 'Quel est le rôle de l'Europe pour résoudre la crise syrienne ?' Bachar al-Jafaari 'Aujourd'hui, nous avons un nouveau phénomène qui s'appelle le terrorisme européen. Ils prétendaient avant qu'il existe un terrorisme arabe et islamique, aujourd'hui nous sommes victimes du terrorisme européen, qui émane de Bruxelles, de Paris, de Londres, d'Espagne, d'Allemange, d'Italie' Euronews 'Alors donc vous considérez que l'Europe appuie le terrorisme ?' Bachar al-Jafaari 'Bien sûr, bien sûr, les gouvernements européens ont facilité le passage de ces terroristes vers la Syrie et l'Irak. Vous ne me ferez pas croire qu'un terroriste qui quitte Paris, Londres, Bruxelles, ou Boston, ou l'Australie et arrive en Syrie sans visa, sans passeport, traverse des dizaines d'états et la frontière turco-syrienne ou jordano-syrienne, sans que des services de renseignement supervisent ces opérations' Euronews 'Alors quels sont exactement les états que vous accusez de terrorisme ?' Bachar al-Jafaari 'Chaque terroriste qui vient de l'Europe, c'est son gouvernement qui est responsable de lui, qu'il soit Francais, Britannique, Belge, Espagnol ou Italien. Chaque terroriste qui arrive chez nous, c'est son gouvernement qui en est responsable. Quand les premiers ministres Britannique, Francais ou Australien, disent et menacent qu'ils vont retirer la nationalité des terroristes qui retournent en Europe, qu'est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ces gouvernements encouragent les terroristes à rester en Syrie et à ne pas retourner en Europe. Ces états, s'ils voulaient vraiment stopper le terrorisme qui frappent la Syrie et l'Irak auraient interdit la sortie de ces terroristes de leurs pays.' Euronews 'Israël a tenu une réunion inédite sur le Golan, pourquoi à votre avis l'ont ils fait maintenant ?' Bachar al-Jafaari 'Nous, nous avons l'appui de la résolution 497 des nations unies, qui date de 1981, c'est une résolution qui a été votée à l'unanimité absolue, ca veut dire que les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne ont été d'accord. Cette résolution est extrêmement importante vu qu'elle rejette catégoriquement l'annexion du Golan, son occupation, et le fait d'imposer ses lois sur le Golan occupé, elle considère que cette annexion est caduque, nulle et n'a pas de fondement légal'
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La trêve conclue fin février est de plus en plus fragile en Syrie. A Rastan, dans la province de Homs, on peut voir sur ces images amateur d'épaisses fumées s'élever dans le ciel. Ces frappes sont imputées à l'armée syrienne. A Alep, dans le nord du pays, les rebelles ont quant à eux lancé des roquettes sur des quartiers tenus par le régime, selon la télévision d'Etat. Ce dimanche, 22 personnes ont péri dans des bombardements de toute part, dans cette ancienne capitale économique aux mains aujourd'hui de l' armée, des rebelles, des jihadistes et des Kurdes. Les rebelles ont aussi amorcé une offensive dans le nord de la province de Lattaquié, à l'ouest dans un fief que leur a repris le régime. Face à ces violences à travers le territoire syrien, le coordinateur de l'opposition Riad Hijab affirme ce lundi qu'il est 'inacceptable' de poursuivre les négociations de paix qui se tiennent en ce moment à Genève, alors que le régime de Bachar al-Assad continuait de 'bombarder et d'affamer les civils'. Avec AFP
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Staffan Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU a beau rester confiant : les pourparlers de paix sur la Syrie sont bel et bien dans l'impasse. Ce lundi à Genève l'opposition syrienne a finalement suspendu sa participation formelle aux discussions pour protester contre les violations du cessez-le-feu sur le terrain. Des violations partielles, a reconnu l'émissaire des Nations unies. Mais cette suspension des négociations a été aussitôt dénoncée par le représentant de Bachar el-Assad. 'Il y a une volonté turco-israélo-saoudienne de faire échouer les négociations inter-syrienne à Genève', a déclaré à Euronews Bashar Jaafari. 'La faction de l'Arabie saoudite n'a pas attendu plus deux jours faire échouer les négociations et cela est une preuve que ces négociateurs n'ont pas la volonté politique essentielle pour faire réussir ce dialogue d'une façon sérieuse et responsable.' Face à ces crispations, 'le fossé est clairement large', a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU. 'Mais personne ne peut s'attendre à ce qu'après cinq ans de conflit, une transition politique soit trouvée en une semaine.' L'opposition est aussi vent debout contre les dernières suggestions de Staffan de Mistura qui a proposé un fractionnement du pouvoir en Syrie dans le cadre de la transition politique : un processus dans lequel Bachar el-Assad partagerait ses responsabilités avec l'opposition. La question est de savoir si des négociations informelles peuvent encore avoir lieu. C'est que souhaitent en tous cas de nombreux syriens, explique notre correspondante à Genève Faiza Garah.
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Le leader du Parti Socialiste espagnol (PSOE) Pedro Sanchez et le chef de Podemos, Pablo Iglesias, ont convenu d'un entretien mercredi prochain. Les deux secrétaires généraux veulent reprendre le dialogue, avec en ligne de mire la formation d'un gouvernement de coalition entre les deux principales forces de gauche, en lieu et place de celui de Mariano Rajoy.
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A Genève, le HCN, le Haut comité des négociations, une entité formée de divers opposants au régime d'Assad, représentants politiques et des groupes armés, a rencontré le médiateur de l'ONU. Staffan de Mistura a choisi les négociations 'de proximité' pour ce round de pourparlers de paix. C'est-à-dire qu'il reçoit l'une après l'autre les délégations du régime et de l'opposition. Dans un contexte de cessez-le-feu fragile, voire fantoche, les représentants de cette opposition dispersée ont accepté de participer. Mais leur credo est le même que celui des opposants au régime ici dans la rue, à Alep, le même aussi qu'il y a quatre ans, puis deux ans, lors de Genève 1 et 2. Ils veulent la mise en place d'un organe de transition, qui aura tous les pouvoirs y compris ceux du président. Et ils ne veulent pas de Bachar el-Assad. Le porte-parole du groupe l'a répété : 'il n'y aura aucun rôle dans cet organe pour ceux qui ont commis des crimes, y compris pour Bachar el-Assad'. Autant dire que le fossé entre l'opposition et les représentants du régime n'est pas prêt de se combler. Le HCN fait face en outre à un autre problème : l'irruption d'un nouveau groupe d'opposition, le groupe dit de Moscou, qui comme son nom l'indique est soutenu par Moscou, et prône donc 'un dialogue sans condition et la recherche d'un consensus'. Le HCN lui nie toute légitimité sur le terrain. Ce groupe a cependant été reçu hier soir par le médiateur de l'ONU. Et ce, deux jours seulement après que Vladimir Poutine ait annoncé un retrait des troupes russes. Le gros du contingent russe en Syrie devrait d'ailleurs être parti d'ici 'deux à trois jours'. C'est ce que vient d'annoncer le commandant des forces aériennes russes, refusant cependant de préciser combien d'aéronefs rentraient en Russie et combien restaient. Moscou avait déployé une cinquantaine de bombardiers, avions d'attaque au sol et hélicoptères en Syrie. Après avoir interviewé le négociateur en chef de Damas, à Genève, où se tiennent les pourparlers de paix sur la Syrie, notre envoyé spéciale Faiza Garah a pu rencontrer Salim el-Mouslat. C'est le porte-parole du HCN, la délégation de l'opposition syrienne. Elle lui a demandé son point de vue sur ces négociations. 'La Russie a décidé de retirer ses troupes de Syrie ? Que pensez-vous de cette décision ?' Salim el-Mouslat : 'Je pense que c'est une décision positive à condition qu'elle se concrétise sur le terrain. *Un retrait total des forces russes va bien sûr impacter les discussions de Genève. Mais si le retrait des troupes n'est que partiel, nous posons la question : que va faire le reste des troupes en Syrie ? Les forces russes sont intervenues en Syrie en septembre dernier dans le but d'aider Bachar al-Assad en lançant des frappes contre les civils, et non pas pour combattre le terrorisme comme ils le disent.* Nous espérons que la position de la Russie sera vraiment positive lors de ces négociations, car elle était un parrain essentiel de Genève 2 . Donc nous espérons aussi qu'elle soit un véritable partenaire lors de ces négociations de Genève 3.' 'Pensez vous que la Russie pousse vers une résolution de la crise syrienne, en prenant cette décision ?' Salim el-Mouslat : 'C'est dans l'intérêt de tout le monde de travailler pour une résolution de la crise en Syrie. Il y a déjà plusieurs pays qui ont fait beaucoup d'efforts pour qu'on en arrive là. Et c'est pour cela que nous espérons que la Russie adoptera la même position que des pays amis en poussant, pour avancer, lors de ces négociations. Les négociations sont très importantes pour nous tant que leur objectif est de mettre fin à la souffrance du peuple syrien. Nous espérons une issue positive à Genève, et il est normal que rien ne se concrétise si les décisions ne sont pas sérieuses et sincères ' 'Lors des rencontres avec l'émissaire des nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura, quelles étaient vos revendications ?' Salim el-Mouslat : 'Nous avons rencontré Staffan de Mistura plusieurs fois, la première fois, c'était lors de l'accueil, à notre arrivée, à Genève. Les choses étaient claires pour nous, ces négociations portaient sur les principes de Genève 1 , sur la conférence de Riyad, sur les résolutions internationales 20118 et 2254. Nous espérons que les négociations se concentrent sur une autorité transitoire ayant pleins pouvoirs sans Bachar al-Assad et sans qu'il n'ait plus aucun rôle dans l'avenir de la Syrie. ' 'Et quel est le rôle de l'Union européenne dans la résolution de la crise syrienne ?' Salim el-Mouslat : 'Les pays européens sont des pays amis qui ont soutenu la cause syrienne, l'Europe prend aussi en charge une partie de cette crise en accueillant un grand nombre des réfugiés. Cette catastrophe est énorme pour tout le peuple syrien, et celui qui l'a causé est toujours à la tête du pays, au pouvoir. Nous sommes ici pour négocier la venue d'une nouvelle ère en Syrie, sans Bachar al-Assad, celui qui est responsable de cette catastrophe, sans ceux qui ont commis tous ces crimes et poussé les gens à fuir'.
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A Genève, une délégation de l'opposition syrienne a tenu à célébrer à sa manière le cinquième anniversaire du conflit en Syrie. L'annonce du retrait des troupes russes est plutôt synonyme d'espoir dans le camp de l'opposition. Son porte-parole se veut malgré tout prudent. 'Je pense que c'est une décision positive si elle se concrétise sur le terrain. Un retrait total des forces russes va bien sûr impacter les discussions de Genève, mais si le retrait des troupes est partiel, là nous posons la question : que vont-ils faire en Syrie ?', se demande Salim Al-Mouslat, faisant allusion au reste des troupes. La Maison Blanche a estimé mardi que la Russie tenait parole à ce stade. Les factions combattantes kurdes étant absentes à Genève, notre envoyée spéciale a pu interroger le représentant du conseil kurde de l'opposition. 'Nous sommes avec les Syriens, c'est-à-dire pour une transition politique. Nous avons des revendications et nous pensons que la meilleure façon de construire la nouvelle Syrie est de créer un état fédéral', suggère Abdul Hakim Bachar. Les négociateurs de l'opposition ont réclamé ce mardi que le gouvernement syrien exprime de quelle manière il envisage la transition. 'La décision du président russe de retirer une grande partie de ses troupes de Syrie a éclipsé les débats des délégations ici dans les couloirs des Nations Unies. La question est : comment cette décision va affecter les décisions des protagonistes syriens ?', se demande notre envoyée spéciale à Genève Faiza Garah.
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Le retrait russe de Syrie est un revirement stratégique de taille du Kremlin. Il constitue bel et bien un revers pour Bachar al-Assad. Sur le plan militaire, l'armée syrienne aura sans doute beaucoup de mal à se passer du soutien de Moscou. Même si la Russie devrait maintenir sur place 800 soldats et a livré des équipements militaires à son allié, le retrait va malgré tout favoriser les différentes forces d'opposition. Sur le plan diplomatique, ce retrait pourrait être interprété comme un abandon de Bachar al-Assad. A Genève, la délégation qui représente la principale force d'opposition réclame toujours son départ comme préalable à la transition. Reste à savoir si Vladimir Poutine a l'intention de faire pression en ce sens sur le président syrien. A Genève où se tiennent les pourparlers de paix sur la Syrie, notre envoyé spéciale Faiza Garah a pu rencontrer le négociateur en chef du régime de Damas, Bachar al-Jaafari. C'était l'occasion d'avoir son point de vue sur l'opposition ou plutôt 'les oppositions', le terrorisme et sur les décisions de l'Union européenne. Faiza Garah, euronews : 'Dans ces négociations, l'opposition réclame une période transitoire et le départ du président Bachar al Assad. Est-ce que cette demande fera échouer les négociations ?' Bachar Al-Jaafari, négociateur en chef de Damas : 'Vous parlez d'une seule opposition, ceci sous-entendrait qu'elle représente toutes les oppositions. Si ces oppositions parviennent à un dénominateur commun, on pourra considérer que cette demande est acceptable. Mais toutes les oppositions n'adhérent pas à cette demande. Poser des conditions au préalable, c'est imposer l'impossible à l'art du dialogue et faire en sorte de mener ces négociations à l'échec. Et puis, ceux qui réclament ce départ sont en train de suivre un agenda occidental, parce que l'exigence du départ de Monsieur le Président Bachar al Assad vient de l'extérieur. 'Vous dîtes que les demandes de l'opposition viennent de l'extérieur, pouvez-vous préciser ?' Bachar Al-Jaafari : 'Cette patrie appartient à tous les Syriens, ni moi, ni personne d'autre n'a le droit d'offrir une partie de cette patrie à un autre pays. Il y en a certains dans l'opposition qui essayent de faire le jeu des Turcs en voulant créer une zone d'exclusion, une zone tampon dans le nord de la Syrie. Ceux qui la réclament, font le jeu des Turcs. Et les Frères Musulmans font la même chose en faisant le jeu du Qatar. 'Qui encourage l'infiltration des terroristes en Syrie ?' Bachar Al-Jaafari : 'La pensée Takfirie est liée directement à la pensée wahhabite des Saoudiens. Uniquement. C'est pour cela que nous disons que les pays du Golfe sont impliqués dans l'effusion de sang syrien. Parce que ce sont eux qui ont fourni les bases de ce courant qui traite les autres musulmans de mécréants. Ce qui les autorise par conséquent à décapiter les autres. La pensée de Daech, c'est aussi la pensée wahhabite, car couper les mains, les bras et les têtes au sabre, c'est une tradition wahhabite d'Arabie saoudite. Ces groupes (ndrl : Daech et Takfir wal Hijra) sont sur la liste des organisations terroristes, et il y a des Etats qui les financent. Aujourd'hui, ce n'est plus un secret pour personne que la Turquie finance Daech et facilite le passage de ces membres en Syrie. Et ce n'est plus un secret pour personne non plus que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra. Ils financent les entraînement et l'armement. Ça, ce n'est pas nous qui le disons, mais ça a été confirmé par le rapport du Conseil de Sécurité (de l'ONU).' 'Comment vous voyez l'avenir de la crise syrienne ? Bachar Al-Jaafari : 'Nous sommes fiers de notre indépendance à prendre des décisions en tant que nation, et nous refusons toute ingérence. Notre seul ennemi, c'est Israël, et ce n'est pas parce que c'est Israël, mais parce qu'il occupe des territoires arabes, y compris un territoire de notre chère patrie : le Golan.' 'De quelle manière la trêve a-t-elle contribué à l'acheminement de l'aide humanitaire ?' Bachar Al-Jaafari : 'Le gouvernement syrien donne 75 % de l'aide humanitaire au peuple syrien. Toutes ces conférences dont on entend parler un peu partout à Londres, à Rome et à Paris sont en vérité des façades. Derrière, il y a une volonté de financer autre chose, non pas pour aider le peuple syrien à l'intérieur, mais pour maintenir les réfugiés à l'extérieur.' 'Comment l'Europe devrait traiter la crise syrienne selon vous ?' Bachar Al-Jaafari : 'Premièrement, il faut qu'elle arrête de s'immiscer dans les affaires internes syriennes. Deuxièmement, il faut lever les sanctions imposées au peuple syrien. Troisièmement, il faut rouvrir les ambassades européennes à Damas pour que les Européens soient témoins de ce qui se passe et non pas qu'ils prennent leurs informations des sources de l'opposition. Il y a beaucoup d'erreurs stratégiques que l'Europe a commises.'
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Régime et opposition sont de retour à Genève pour tenter de trouver une solution diplomatique. Lundi, la première journée de négociations a permis de se rendre compte de l'écart considérable qui existe entre les deux camps. L'opposition a annoncé qu'elle faisait du départ de Bachar al-Assad un préalable aux discussions. Une 'ligne rouge' pour les représentants du régime de Damas. 'Notre dialogue est basé sur fait qu'il n'y ait pas de conditions préalables, tranche Bashar al-Jaafari, négociateur en chef du régime. Nous négocions déjà avec des mouvements d'opposition disparates et qui n'ont pas de programme commun. Des conditions préalables signifient un blocage du dialogue et un échec des négociations comme c'est arrivé la dernière fois.' Un contexte plus favorable En février les négociations avaient tourné court en raison de l'intensification des frappes aériennes russes. Mais le contexte est cette fois différent. Depuis le 27 février, le cessez-le-feu tient sur le terrain. Un élément primordial pour tenter de trouver un accord sur l'avenir du pays. En décembre dernier l'ONU adoptait la résolution 2254 qui prévoit la création d'un organe de transition dans les six mois et des élections dans les 12 mois suivants. Pour Damas, impossible que Mr Al-Assad ne soit pas à la tête de cet organe, le gouvernement pourrait potentiellement s'ouvrir à des figures d'opposition mais pas davantage. Selon les observateurs, le retrait de ses troupes annoncé par Vladimir Poutine, lundi, pourrait tout de même obliger Damas à des compromis. Mardi, Staffan De Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie rencontre les représentants de l'opposition qui sont regroupés au sein du Haut Comité des Négociations (HCN). Ils ont affirmé n'être pas venus à Genève pour se désengager des discussions. Hind Aboud Kabawat est membre de la délégation de l'opposition. _'Nous sommes ici pour une chose: on veut rendre meilleure la vie des Syriens. Nous remercions les Nations Unis pour leur rôle, je sais qu'ils font tout ce qu'ils peuvent en faveur de la paix et d'une vie meilleure en Syrie. Et en tant qu'opposition syrienne issue du HCN, nous sommes responsables devant les millions de gens qui ont besoin que cela cesse et d'avoir un vrai organe de transition'. Staffan de Mistura a prévenu, il n'y a qu'un seul plan B: le retour à la guerre. Un conflit qui rentre dans sa sixième année et qui aurait fait, selon les estimations, au moins 270 000 morts.
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A la veille de la reprise des pourparlers sur la Syrie sous l'égide de l'ONU, les déclarations de part et d'autre n'augurent rien de bon. Réuni à Paris avec les chefs de la diplomatie française, britannique et allemande ainsi que la Haute représentante européenne, le secrétaire d'Etat américain a regretté que les Syriens excluent toute discussion sur une élection présidentielle et le sort de Bachar al-Assad. 'Nous avons hâte que les pourparlers reprennent à Genève ce lundi, a assuré John Kerry. Mais il n'y a pas une seule personne ici qui ne comprenne pas la difficulté de la tâche, étant donné les commentaires faits hier par le ministre syrien des Affaires étrangères, qui essaie clairement de perturber le processus et d'envoyer un message de dissuasion aux autres.' Le Français Jean-Marc Ayrault a, lui, insisté sur le respect de la trêve en vigueur depuis le 27 février. ' Nous sommes convenus qu'afin de garantir la crédibilité des négociations, la trêve doit être pleinement respectée et l'accès humanitaire doit être libre et sans entraves.' Alors que les représentants de l'opposition étaient pour la plupart déjà sur place, la délégation du régime syrien est arrivée à Genève ce dimanche. Pour l'opposition, une autorité transitoire doit être désignée en Syrie et il n'est pas question que le président Assad - réélu en pleine guerre en 2014 - puisse se maintenir au pouvoir. Mais les avancées de l'armée syrienne et de ses alliés sur le terrain renforcent la position du dirigant. Avec AFP
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Ce lundi marque le 5ème anniversaire du soulèvement contre le régime syrien de Bachar el-assad, qui a plongé le pays dans la guerre. En cette date symbolique s'ouvrent à Genève des négociations indirectes entre le régime syrien et l'opposition. Dix jours de discussions sont prévues. L'opposition syrienne est représentée Mohamed Allouche, un chef rebelle salafiste qui a donné le ton dès samedi : la transition est soumise à la chute ou à la mort de Bachar el-Assad, a-t-il énoncé. Il s'est aussi exprimé sur les violations par le régime syrien de la trêve entrée en vigueur le 27 février : 'On dénombre 350 violations de la trève par le régime au cours des 14 derniers jours. Ce qui montre que le régime a manqué à la trêve d'une manière qui ne peut pas être appelé 'violation', mais 'non-engagement'.' Au menu de ces discussions à Genève, la mise sur pied d'un nouveau gouvernement inclusif et la tenue d'élections, 'présidentielle et législatives', a précisé l'émissaire de l'ONU, qui doivent se tenir dans les 18 mois... Des propos que n'a pas vraiment apprécié le chef de la diplomatie syrienne Walid el-Moualem : 'Ni l'envoyé spécial de l'ONU Staffan De Mistura, ni personne d'autre n'a le droit de parler d'élection présidentielle. Les élections sont du seul ressort du peuple syrien. Donc, ce que De Mistura a déclaré est en contradiction avec tous les documents de l'ONU sur lesquels s'appuie le dialogue.' Pour Damas, il est hors de question de discuter de la présidentielle ni du sort de Bachar al-Assad, une 'ligne rouge' selon les termes de son ministre des Affaires étrangères, alors que le chef du régime syrien a été réélu en 2014 en pleine guerre pour un nouveau septennat. Damas envisage donc l'autorité de transition comme un gouvernement d'unité élargi mais toujours sous l'autorité de Bachar el-Assad. Avec AFP
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En déplacement à Amman (Jordanie), le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a fait part d'avancées entre les Etats-Unis et la Russie sur le dossier syrien. 'Avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, nous sommes parvenus à un accord provisoire, sur le principe, sur les termes d'une cessation des hostilités, qui pourrait commencer dans les jours qui viennent, a-t-il déclaré, en assortissant son propos de multiples conditionnels. Il n'est pas encore conclu et j'imagine que les présidents Obama et Poutine pourraient se parler dans les prochains jours quelque chose comme ça, pour tenter d'achever ce travail.' Mais, alors que l'accord de Munich prévoyait l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu au plus tard vendredi 19 février, celui-ci est loin d'être une réalité, entre Homs, Alep, Damas ou encore Deraa. 'Sauver la Syrie', c'est la tâche que s'est de son côté assignée le président Bachar al-Assad. Dans une interview au journal espagnol El Pais, publiée dimanche sur son site Internet, il se félicite du soutien de la Russie et de l'Iran et, dénonce l'intervention de '80 pays qui soutiennent les terroristes'. En citant en premier lieu la Turquie, le Qatar et l'Arabie Saoudite.
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Deux jours à Bruxelles, pour garder le Royaume-Uni dans l'UE et sauver l'unité de l'Europe. C'est un sommet à l'enjeu crucial qui réunit les 28. L'objectif : éviter le Brexit. Les Européens devront faire des concessions, mais à force de concessions à Londres, ils craignent de faire des jaloux parmi les autres pays membres. 'Si nous pouvons trouver un bon accord, a déclaré à son arrivée le Britannique David Cameron, je l'accepterai, mais je n'accepterai pas un accord qui ne réponde pas à nos besoins. Je pense qu'il faut prendre le temps de faire les choses bien plutôt que se précipiter. Mais avec beaucoup de travail, de la bonne volonté, on peut arriver à un meilleur accord pour la Grande-Bretagne.' Sur la base de l'accord qu'il espère obtenir, David Cameron va organiser un référendum sur le maintien de son pays dans l'UE, peut- être en juin. Les négociations s'annoncent intenses sur les sujets qui fâchent, comme la gouvernance économique et l'immigration. 'Comme vous le savez, remarque le président du Conseil européen Donald Tusk, nous sommes au milieu de négociations très difficiles et sensibles sur la question britannique. Cependant il y a une chose claire : ce sommet, ça passe ou ça casse.' Une autre question s'est invitée à ce sommet, récurrente, celle des migrants. Le flux de réfugiés arrivant en Grèce est bien trop élévé, l'UE doit donc mettre la pression sur la Turquie pour qu'elle agisse sur les départs. Mais à cause des attentats d'Ankara, le Premier ministre turc a annulé sa visite à Bruxelles.
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L'accord sur 'une cessation des hostilités' est accueilli avec prudence par les Syriens. Dans la capitale Damas, le fief de Bachar al-Assad, les habitants sont partagés entre l'espoir d'une paix durable et le sentiment que le régime doit poursuivre les combats. 'On espère que la paix va s'installer, qu'elle va se répandre, que les bombardements, les sièges, les tirs vont cesser'', dit cet homme. 'Maintenant que notre armée a pris l'avantage sur les insurgés, je souhaite que l'offensive continue jusqu'à ce qu'ils soient tous éliminés'', dit cette femme. Pour les groupes islamistes rebelles qui contrôlent la province d'Idlib, cet accord de cessez-le-feu n'a absolument aucun sens. 'Vous me parlez de cessez-le-feu alors qu'ils ont placé nos frères du Front al-Nosra, de Djound al-Aksa et d'autres factions sur la liste des terroristes. Quel genre de cessez-le-feu est-ce quand on dit vouloir combattre nos frères Moudjahidines en Syrie'', s'insurge un membre du groupe Djound al-Aksa. La cessation des hostilités doit intervenir dans un délai d'une semaine. En attendant, un sentiment de scepticisme semble régner en Syrie.
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Relancer le processus de paix en Syrie. C'est l'objectif d'une nouvelle réunion internationale qui a lieu en ce moment même à Munich. Sont notamment réunis autour de la table les chefs de la diplomatie russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry, qui ont échangé une poignée de mains pour le moins glaciale. Le secrétaire d'État américain n'a cessé ces derniers jours de dénoncer les bombardements russes, dans la région d'Alep, responsables selon lui de l'échec des pourparlers de Genève entre le régime de Damas et l'opposition syrienne. Avant le début de cette réunion, Moscou a fait une offre concrète de cessez-le-feu en Syrie, qui pourrait entrer en vigueur le 1er mars, selon la presse russe. Mais les Etats-Unis exigent un cessez-le-feu immédiat.
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La tâche s'annonce compliquée pour John Kerry et les grandes puissances à Munich. La capitale de Bavière accueille ce jeudi les 17 pays du Groupe international de soutien à la Syrie pour essayer de forger une solution au conflit. Ce sommet intervient deux semaines avant la reprise des pourparlers de paix entre le régime et l'opposition syrienne et risque de tourner une nouvelle fois à l'affrontement verbal entre la Russie et les Etats-Unis. Washington, mais aussi Paris ou Londres, demandent à Moscou de cesser ses 'bombardements aveugles' en Syrie. 'Nous jugeons inacceptables les déclarations des représentants américains affirmant que la Russie utilise des bombes sans guidage, qui tueraient des civils. Ce ne sont que spéculations, rien ne vient appuyer ces déclarations', a répondu Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe. #Syrie Les civils fuient Alep par dizaines de milliers alors que le régime est à l'offensive autour d'Alep #AFP pic.twitter.com/ixk1wInGNu- Agence France-Presse (@afpfr) 5 Février 2016 Sur le terrain, le régime et son allié russe continuent de pilonner Alep et les villes tenues par les rebelles. La Russie dit néanmoins venir à Munich avec des idées pour instaurer un cessez-le-feu, elle aurait proposé de le mettre en place à partir 1er mars, selon certaines sources.
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La Russie a rejeté sèchement vendredi à l'ONU les critiques des Occidentaux l'accusant d'avoir saboté les négociations de Genève et a annoncé qu'elle proposerait de 'nouvelles idées' lors d'une prochaine rencontre internationale sur la Syrie à Munich. Les ambassadeurs des quinze pays membres du Conseil de sécurité ont été informés vendredi par le médiateur de l'ONU Staffan de Mistura de sa décision de suspendre jusqu'au 25 février les négociations indirectes entre gouvernement et opposition qui s'étaient ouvertes à Genève. Le Conseil a réitéré son 'soutien total' à M. de Mistura et l'a 'encouragé à reprendre les négociations au plus tard le 25 février à Genève', a déclaré l'ambassadeur vénézuélien Rafael Ramirez Carreno qui préside le Conseil en février. Les Occidentaux accusent Moscou d'avoir torpillé ces discussions en soutenant par des raids aériens intensifs les forces du régime syrien engagées dans une vaste offensive à Alep (nord). Lors des consultations à huis clos, Etats-Unis, France et Russie ont eu des 'échanges animés' sur ce point, selon un diplomate. 'C'est de mauvais goût, ce n'est pas le moment des récriminations, nos efforts politiques conjoints doivent s'intensifier', avait déclaré avant la réunion l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine. A l'issue des consultations, il a réaffirmé que Moscou n'avait pas l'intention de cesser ses raids aériens, qu'il a jugés 'totalement légitimes' pour soutenir les forces du régime contre des 'terroristes'. Mais il a aussi indiqué que Moscou allait 'mettre certaines nouvelles idées sur la table' à Munich, lors d'une réunion du Groupe international de soutien à la Syrie prévue en février. Etats-Unis, Russie et Iran notamment sont membres de ce groupe. 'Nous préparons certaines idées sur la manière de progresser, particulièrement en ce qui concerne un cessez-le-feu', a-t-il indiqué sans autres précisions. Il s'est déclaré optimiste sur une reprise des négociations 'avant le 25 février'. La réunion de Munich va permettre de 'vérifier' la volonté de parvenir à la paix en Syrie de la part des principaux pays impliqués, a indiqué Staffan de Mistura, dans un entretien vendredi avec le quotidien italien La Repubblica. S'exprimant à l'issue de la réunion, l'ambassadeur français François Delattre a de nouveau accusé le régime syrien de déverser, avec l'aide de la Russie, 'un déluge de feu jamais vu auparavant' sur Alep (nord) 'dans le cadre d'une campagne militaire qui conduit à torpiller de fait tout espoir de paix'. Il a réclamé 'une amélioration tangible de la situation humanitaire, qui est la condition d'une négociation crédible' et a réitéré le soutien français aux efforts de médiation de M. de Mistura. Damas et ses alliés doivent 'respecter leurs obligations humanitaires' et les résolutions de l'ONU qui prévoient la levée des sièges des villes syriennes et la fin des bombardements aveugles. Pour l'ambassadeur français, 'on ne peut pas attendre de l'opposition qu'elle négocie avec un fusil pointé sur sa tempe'. Les négociations ne doivent pas 'être un rideau de fumée permettant au régime de continuer de massacrer en toute quiétude'. L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a lui aussi fustigé devant la presse la campagne militaire russe. 'Si la Russie faisait ce qu'elle a dit vouloir faire en Syrie, c'est-à-dire combattre le groupe Etat islamique, alors nous pourrions coopérer très efficacement', a-t-il estimé. Pour que les négociations de Genève puissent reprendre rapidement, a-t-il expliqué, 'nous devons avoir un ensemble de mesures de confiance aussi solide que possible' afin de donner à l'opposition 'des raisons de s'asseoir à la table' des négociations. L'opposition syrienne avait insisté sur la fin des bombardements, un meilleur accès humanitaire et la libération de prisonniers, comme conditions à sa participation aux discussions de Genève. Selon des diplomates, au cours des consultations à huis clos, M. de Mistura a répété que l'opposition syrienne à Genève 'avait posé comme exigences' ces trois points. Mais, a-t-il ajouté, 'tout le monde a vu que la violence sur le terrain s'aggravait pendant que nous menions les discussions'. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté vendredi la Russie à mettre fin à ses frappes en Syrie, qui 'tuent femmes et enfants en grand nombre' et à appliquer un cessez-le-feu, à une semaine d'une réunion internationale sur cette guerre. 'La Russie m'a dit très directement qu'elle était disposée à faire un cessez-le-feu. Les Iraniens ont confirmé à Londres il y a un jour et demi qu'ils soutenaient maintenant un cessez-le-feu', a déclaré M. Kerry lors d'une conférence de presse au département d'Etat, de retour d'une tournée en Europe consacrée au conflit syrien. 'Nous saurons dans les tout prochains jours qui est sérieux et qui ne l'est pas', a-t-il martelé à l'adresse de Moscou, principal allié de Damas et qui bombarde depuis plusieurs jours autour de la ville syrienne d'Alep. M. Kerry a affirmé qu'il existait 'des preuves selon lesquelles la Russie a clairement recours à ce qu'on appelle des bombes classiques sans guidage. Ce ne sont pas des bombes de précision, et des civils, notamment des femmes et des enfants, sont tués en grand nombre'. Il a condamné le fait que 'des hôpitaux étaient touchés, des quartiers de civils étaient touchés', voire que 'lorsque des secouristes arrivent pour extraire des blessés, des bombardiers reviennent et tuent les gens qui retirent des blessés'. 'Cela doit s'arrêter', a tonné le secrétaire d'Etat, qui s'exprimait devant la presse aux côtés du président colombien Juan Manuel Santos. 'Les Russes ont présenté quelques idées constructives sur la manière de mettre en oeuvre un cessez-le-feu. Mais si c'est parler pour le simple fait de parler, afin de continuer à bombarder, personne ne va l'accepter', a encore mis en garde le chef de la diplomatie américaine. Après des mois de rapprochement et de coopération avec la Russie pour trouver une sortie de crise en Syrie, le département d'Etat et son patron John Kerry ont clairement changé de pied depuis mercredi en accusant l'armée russe, alliée des forces syriennes, d'avoir sapé les très fragiles efforts de paix. Washington a même jugé que Moscou était 'en partie' responsable de l'arrêt mercredi à Genève de discussions indirectes inter-syriennes qui avaient à peine commencé.
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Il n'y a pas de solution militaire au conflit en Syrie. C'est sous cet avertissement de John Kerry que s'est ouvert à Genève le premier tour de pourparlers entre régime syrien et opposition. Mais dès leur arrivée, les participants à ce processus, qui doit s'étendre sur six mois et aboutir à une autorité de transition qui organiserait des élections à la mi-2017, ont affiché leur méfiance. 'Il est important pour nous, déclare Salim al-Muslat, porte-parole de la délégation de l'opposition syrienne, de voir que la nourriture va bien à nos enfants qui meurent de faim, et voir que les familles syriennes et les femmes syriennes sont en sécurité chez elles, loin des frappes des Russes'. L'urgence humanitaire va être au centre des négociations, car côté politique l'impasse est réelle, et ce malgré les bonnes intentions de façade. 'Le but, affirme Bashar Ja'afari, ambassadeur syrien à l'ONU, est évidemment de participer à un dialogue indirect entre Syriens en vue de relancer un processus politique exhaustif conformément à la résolution 2254, sans préconditions ni interférence étrangère'. Bashar Ja'afari a aussi affirmé qu'il ne voulait pas 'discuter avec des terroristes', montrant une nouvelle fois que, d'Etat Islamique aux rebelles modérés, tous les opposants au président Assad sont considérés comme terroristes.

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