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Alors qu'il recevait le son homologue allemand à Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé vouloir profiter de la visite de Donald Trump fin mai pour rencontrer Benyamin Netanyahou. Une annonce majeure dans le processus de paix israelo-palestinien, au point mort depuis trois ans. Les deux dirigeants ne se sont pas rencontrés depuis 2010. '_Le président américain Donald Trump a accepté notre invitation et nous attendons sa visite à Bethléem. Nous avons insisté sur le fait que nous sommes prêts à collaborer avec lui et à rencontrer le Premier ministre israélien sous son parrainage pour construire la paix', a déclaré Mahmoud Abbas. PM Benjamin Netanyahu at weekly Cabinet meeting: In two weeks, Israel will host POTUS Trump on his first trip as President outside the US.- PM of Israel (IsraeliPM) 7 mai 2017 Le président allemand Frank-Walter Steinmeier s'en est tenu au consensus défendu par la communauté internationale : 'Ceux qui connaissent la région savent qu'il est devenu urgent de mettre en oeuvre les propositions de la solution à deux Etat. De notre point de vue, il n'y a aucune autre solution négociable', a rappelé Steimeier lors de la conférence de presse conjointe. Le président allemand, dont la fonction est avant-tout symbolique, avait la veille visité l'ONG Givat Haviva en Cisjordanie, où l'occupation par Israël marque en 2017 son 50e anniversaire
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L'Union européenne et le Mexique veulent accélérer leurs négociations pour conclure un nouvel accord commercial d'ici la fin de l'année. L'objectif est de renouveler le traité de libre-échange conclu il y a 17 ans. Cette dynamique s'explique par la politique protectionniste annoncée par le président américain, Donald Trump. Pour le ministre mexicain de l'Économie il n'est pas question d'attendre la décision des États-Unis. 'Nous n'allons pas rester paralysés face au défi qui nous attend avec la renégociation à Washington de l'Accord de libre-échange nord-américain. Le Mexique va continuer à avancer et aujourd'hui plus que jamais la stratégie de diversification est une obligation pour repositionner l'économie mexicaine', explique Ildefonso Guajardo. La Commissaire européenne en charge du Commerce a fait le déplacement à Mexico. Cecilia Malmström veut aussi envoyer un message clair :'nous voulons construire des ponts, pas des murs'. L'Union européenne était en 2016 le 3e partenaire commercial du Mexique, derrière les États-Unis et la Chine. Depuis la mise en oeuvre en 2000 de l'accord de libre-échange, le commerce a triplé entre les 28 et Mexico.
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Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit a présenté son mandat pour les discussions à venir. Michel Barnier a indiqué trois lignes directrices. Sa priorité portera sur la protection des droits des citoyens. 'Qui voulons nous protéger? Pas seulement celles et ceux qui résident ou travaillent aujourd'hui au Royaume-Uni, mais aussi les personnes qui y ont résidé ou travaillé dans le passé, celles qui résideront ou travailleront avant la date de sortie du Royaume-Uni. Et ce que je viens de dire évidemment vaut également pour les citoyens britanniques'. Le règlement financier du Brexit pourrait s'avérer comme le dossier le plus délicat des négociations. 'Il ne s'agit pas d'une punition, ni d'une taxe de sortie', explique Michel Barnier. Londres a en effet adopté en 2013 le budget pluriannuel de l'Union européenne. Ce cadre financier couvre la période 2014-2020. L'enjeu est de régler la question de ces sommes engagées par le Royaume-Uni.
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Le Hamas palestinien a annoncé lundi soir avoir modifié son programme politique pour la première fois de son histoire. Dans un document public, l'organisation estime qu''un Etat palestinien entièrement souverain et indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem pour capitale, (...) est une formule de consensus national'. En acceptant un Etat limité à la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, le Hamas endosse les frontières déjà reconnues par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). The official Hamas Political Document (A Document of General Principles and Policies) is now available. https://t.co/txaS53XkXV- Hamas Movement (@HamasInfoEn) 1 mai 2017 Le mouvement islamiste qui contrôle depuis 10 ans la bande de Gaza insiste sur le fait qu'il ne reconnaît pas l'Etat hébreu. Le document évoque 'la Palestine, du fleuve Jourdain à la mer Méditerranée'. Le document qui s'ajoute à la charte originelle de 1988, affirme que le Hamas est 'en conflit avec le projet sioniste et non avec les juifs en raison de leur religion'. Le mouvement considéré comme 'terroriste' par les Etats-unis, l'Union européenne et Israël prend ses distances avec les Frères musulmans égyptiens. pic.twitter.com/SUWd21F7JP- Hamas Movement (@HamasInfoEn) 1 mai 2017 'Le Hamas cherche à soulager la pression internationale à son encontre', a réagi le porte-parole du Premier ministre israélien David Keyes. 'Il cherche à tromper le monde, en affirmant qu'il n'est pas aussi méchant qu'on le pense, mais quand vous regardez ce qu'il dit à son propre peuple, en Arabe, sur ses chaînes de télé, dans ses mosquées, ses écoles, il appelle quotidiennement à la destruction d'Israël.' Le Hamas doit annoncer dans les prochains jours le nom du successeur du leader actuel Khaled Mechaal. Ismaïl Haniyeh, membre de l'aile pragmatique et conciliante au même titre que Mechaal, est pressenti pour l'emporter. Cette annonce intervient à 48 heures de la première rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue palestinien Mahmoud Abbas. Avec AFP
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La Corée du Nord réagit mal à l'envoi par les Etats-Unis d'un convoi militaire au large de la péninsule. Washington complique les choses, a déclaré dans une interview le vice-Premier ministre nord coréen. Les Etats-Unis ont commencé ces derniers jours des exercices militaires à grande échelle avec la Corée du Sud. 'Trump dit que c'est la Corée du Nord qui rend les choses compliquées, a déclaré Han Song Ryol, mais c'est l'inverse en réalité, ce n'est pas la RPDC, mais les Etats-Unis qui créent des problèmes'. Les spécialistes de la Corée du Nord estiment que Pyongyang pourrait à n'importe quel moment effectuer un nouveau test nucléaire. Mark Toner est le porte-parole du Département d'Etat américain : 'Evidemment nous sommes inquiets du fait que la Corée du Nord puisse se doter de l'arme nucléaire, et frapper la région, et même les Etats-Unis, et cela reste une inquiétude majeure. Le moment de l'action est venu et cela signifie que nous devons chercher des moyens d'augmenter la pression sur la Corée du Nord'. Les voisins commencent à être très inquiets : ce matin le ministre chinois des Affaires étrangères a averti qu''un conflit pourrait éclater à tout moment' en Corée du Nord, et que 'quiconque le provoquerait devrait assumer une responsabilité historique et en payer le prix'. La Corée du Nord prévient les résidents étrangers au Sud : 'quittez ce pays proche de la guerre' https://t.co/8Kz6Mp2F47- Aujourd'hui la Corée (@AujourdhuiCoree) April 14, 2017
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Le cabinet israélien a donné son autorisation pour l'implantation d'une nouvelle colonie en Cisjordanie. C'est une première depuis vingt ans, qui tombe le jour ou les Arabes israéliens célèbrent la journée de la Terre, qui commémore la répression meurtrière par Israël d'une manifestation contre la saisie de terres en 1976. Les autorités palestiniennes ont immédiatement condamné cette décision. Silence par contre du côté américain, alors que l'administration de Donald Trump a ouvert des discussions avec Israël pour tenter de limiter les implantations. Officiellement, cette nouvelle colonie a été autorisée pour reloger les habitants de l'avant-poste d'Amona récemment évacué. Concrètement, cette politique rend plus complexe une solution à deux états.
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Les dirigeants arabes ont critiqué mercredi, à leur sommet annuel, l'ingérence grandissante de pays étrangers dans les nombreuses crises qui secouent le Moyen-Orient, notamment en Syrie et au Yémen. Dès l'ouverture des débats à Sweimeh sur la mer Morte, le roi de Jordanie Abdallah II a appelé les pays arabes à 'prendre l'initiative pour trouver des solutions à tous les défis qui se posent afin d'éviter les ingérences étrangères dans nos affaires'. Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a pour sa part qualifié d''honteux' le fait que les capitales de la région suivent 'la crise syrienne sans réelle possibilité d'intervenir' alors que 'd'autres acteurs influents' jouent ce rôle. Pour le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il est 'regrettable' que 'certaines puissances profitent de la situation (...) pour renforcer leur influence et étendre leur contrôle (...) dans les pays arabes, au plan politique, militaire ou sécuritaire'. 'Nous ne permettrons à aucune puissance d'intervenir dans nos affaires', a-t-il affirmé. 'Et toute tentative de domination confessionnelle ou territoriale (...) devra faire face une position arabe claire et ferme'. M. Sissi n'a pas cité de nom de pays mais il faisait référence, selon des observateurs, à l'Iran chiite, allié du président syrien Bachar al-Assad et grand rival de l'Arabie saoudite, chef de file des puissances sunnites. Malgré ce ton ferme, les experts n'attendent pas de décisions fortes à l'issue de ce 28e sommet ordinaire de la Ligue arabe, dont 15 sont représentés par leur président ou leur monarque. 'Ce sommet ne sera pas différent des précédents. L'ordre (politique) dans le monde arabe est faible, divisé et souffre de dysfonctionnements depuis de longues années', a déclaré à l'AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques. Présent à Sweimeh, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a également estimé que les 'divisions' au sein du monde arabe avaient 'ouvert la voie aux interventions étrangères, à l'instabilité, aux conflits confessionnels et au terrorisme'. Le grand absent du sommet est le président syrien Bachar al-Assad puisque son pays a perdu depuis 2011 son siège au sein de la Ligue arabe. Récemment entré dans sa septième année, le conflit syrien s'est progressivement complexifié avec l'entrée en jeu de multiples acteurs internationaux: la Russie et l'Iran aux côtés du régime de Bachar al-Assad, la Turquie et des pays du Golfe en soutien à la rébellion, tandis que les Etats-Unis et d'autres pays interviennent contre le groupe Etat islamique (EI). Concernant la menace jihadiste, M. Sissi a affirmé que le 'terrorisme' avait profité de 'l'affaiblissement des pays arabes, des conflits confessionnels et de l'accroissement des interventions étrangères' pour 'combler un vide'. Pour sa part, Abdallah II a exhorté 'les pays arabes et musulmans à unifier leurs efforts pour combattre le terrorisme et l'extrémisme'. Sans toutefois évoquer de mesures concrètes. L'implication de l'Iran est également mise en cause par les pays du Golfe au Yémen, où le conflit a fait selon l'ONU au moins 7.700 morts depuis mars 2015 et l'intervention d'une coalition militaire arabe commandée par Ryad pour venir en aide au pouvoir face aux rebelles. En marge du sommet, le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré l'envoyé de son homologue américain Donald Trump, Jason Greenblatt, à quelques jours de sa visite à Washington. Alors que M. Trump a récemment semblé rompre avec la solution à deux Etats pour résoudre le conflit israélo-palestinien, M. Abbas entend obtenir un soutien arabe clair et uni, qu'il pourra faire valoir lors de ses discussions aux Etats-Unis. Le président Sissi est également attendu, le 3 avril, à Washington. Par ailleurs, l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a pressé la Jordanie d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui participe au sommet. M. Béchir est visé par des mandats d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le conflit dans la région du Darfour.
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Une quarantaine de chaises sont restées vides lors du premier jour de la conférence sur l'interdiction des armes nucléaires ce lundi au siège de l'ONU. Une centaine de pays ont commencé les négociations en vue de l'adoption d'un texte contraignant. 'L'existence des armes nucléaires constitue une menace existentielle contre l'humanité. La nécessité d'avancer vers le désarmement nucléaire a rarement été aussi urgente' a estimé le haut représentant des Nations unies pour les affaires de désarmement Kim Won-Soon. Problème majeur : les discussions sont boudées la totalité des puissances nucléaires. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni) ont refusé de prendre part aux discussions. 'This is a moment when the past demands something of the present' - Amb. O'Brien delivers Ireland's statement at UN #nuclearban conference. pic.twitter.com/UAL7z71T5K- Disarmament IRELAND (@DisarmamentIRL) 27 mars 2017 'Il n'y a rien que je ne désire plus pour ma famille qu'un monde sans armes nucléaires' a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. 'Mais soyons réalistes : y a-t-il quelqu'un qui croît que la Corée du Nord serait d'accord pour interdire les armes nucléaires ?' a poursuivi la diplomate lors d'une conférence de presse. Son homologue britannique Matthew Rycroft a rappelé que son pays était 'complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires'.Pourtant il explique : 'Le Royaume-Uni ne prend pas part aux négociations sur l'interdiction des armes nucléaires car nous ne croyons pas que ces négociations aboutiront à un progrès réel dans le désarmement nucléaire mondial. Ca ne peut pas, et ça ne va pas marcher'. L'ambassadeur de France adjoint Alexis Lamek a déclaré : 'Dans un contexte de tensions accrues, notamment la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, nos pays continuent de fonder la sécurité et la stabilité sur la dissuasion nucléaire'. Ai-je besoin de rajouter des mots à la vue de cette chaise vide.... ICAN_France pic.twitter.com/tVjrAdH2sr- Jean-Marie Collin (jmc_nonukes) 27 mars 2017 Aucun pays membre de l'Otan n'a pris part aux négociations, à l'exception des Pays-Bas. Un éventuel traité n'engagerait que les pays signataires. Mais les porteurs du projet, comme l'Autriche, l'Irlande, le Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud ou la Suède espèrent créer un nouvelle norme dans un contexte de tensions internationales. Very large list! 115 states negotiating #nuclearban sounds like democracy and the protest of nikkihaley & friends sounds like a tantrum pic.twitter.com/mUeqb2zWCC- AlexLalex (AlexLalex1) 27 mars 2017
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Dans la banlieue de Damas, à Jobar, les forces gouvernementales tentent de reprendre aux rebelles des quartiers perdus ces derniers jours. Il ne veulent surtout pas laisser les opposants au régime de Bachar al-Assad pénétrer au coeur de la capitale syrienne. Les combats sont féroces. Sous les yeux de civils, pris entre deux feux. A Genève (Suisse), le régime syrien et ses opposants ont entamé vendredi leur cinquième round de pourparlers, sous l'égide des Nations unies. Après avoir averti qu'il ne fallait s'attendre 'ni à des miracles, ni à des percées, ni à des ruptures', l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a insisté sur la nécessité de tenir 'dès que possible' une réunion à Astana, afin de 'contrôler une situation' qu'il qualifie de 'préoccupante actuellement'. La capitale du Kazakhstan accueille depuis janvier, sous le triple parrainage de la Russie, de la Turquie et de l'Iran, des négociations entre le régime de Bachar al-Assad et ses opposants. La guerre en Syrie a fait plus de 320 000 morts depuis son déclenchement, en mars 2011.
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Faut-il vraiment poursuivre les négociations d'adhésion avec l'Europe ?Inspiré par les Britanniques, Erdogan évoque lui aussi l'idée d'un référendum. Le président turc l'a dit hier soir tard, lors d'un discours dans une université d'Istanbul. Le ton contre l'Union européenne était particulièrement virulent. 'Hé l'Union européenne, tu ne veux pas de nous parce que la grande majorité de notre population est musulmane. On ne peut pas compter sur toi. Nous sommes parvenus à un accord. Tout était écrit. Vous ne tenez pas vos promesses. C'est votre visage hideux. Et quand Erdogan vous montre ce visage hideux vous devenez fous. C'est pour ça que vous prévoyez de vous débarrasser d'Erdogan'. Le chef de l'Etat fait référence à l'accord passé en mars avec Bruxelles pour endiguer l'afflux de migrants. En échange, la Turquie attend toujours la suppression des visas pour les courts séjours de ressortissants turcs dans l'UE, prévue sous certaines conditions.
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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, sont la principale guérilla communiste en lutte en Colombie contre l'armée régulière. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, et de l'Union européenne. Selon des chiffres officiels, en un demi siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260.000 morts, 45.000 disparus, et 6 millions et demi de déplacés. Plus ancienne guérilla d'Amérique latine, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) attribuent leur naissance à la répression d'une insurrection paysanne le 27 mai 1964. Voici les cinq dates-clés qui ont marqué le dernier conflit armé du continent américain. Répression d'une insurrection paysanne, dans le sud de la Colombie: l'opération militaire, dans la région de Marquetalia, est considérée par les Farc (marxistes) comme leur moment fondateur. C'est aussi pendant cette période que sera formée l'autre rébellion de gauche du pays, l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Les Farc attaquent une base de l'armée à Delicias (sud), prenant en otage 60 militaires : c'est le début d'une série d'enlèvements, afin d'échanger les otages contre des guérilleros emprisonnés. En 2012, la rébellion s'est engagée à ne plus enlever de civils contre rançon, tout en se réservant le droit de capturer des militaires, considérés comme 'prisonniers de guerre'. Tentative de dialogue durant laquelle le président Andres Pastrana décrète, dans la région du Caguan (sud), la démilitarisation d'une zone de 42.000 kilomètres carrés. Le gouvernement y met fin en février 2002 après l'enlèvement d'un député, puis de la candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, de nationalité franco-colombienne, qui sera libérée six ans plus tard, le 2 juillet 2008 lors d'une opération d'infiltration de l'armée. De premières négociations de paix avaient été lancées en 1984 entre le gouvernement de Belisario Betancur et les Farc, qui créent alors l'Union patriotique (UP), leur vitrine politique. Mais trois ans plus tard, le 11 octobre 1987, l'assassinat par des paramilitaires du candidat présidentiel de l'UP et de 3.000 de ses militants fait capoter le processus de paix. En 1991, de nouvelles négociations de paix s'ouvrent au Venezuela, puis au Mexique. Elles s'achèvent sans succès un an plus tard. Attentat des Farc qui fait 21 morts contre le palais présidentiel lors de l'investiture du président conservateur Alvaro Uribe, qui promet de détruire militairement la guérilla. Son mandat est marqué par la mort en 2008 du fondateur des Farc, Manuel Marulanda (de cause naturelle selon la guérilla), et du porte-parole de la rébellion Raul Reyes, abattu en 2008 lors d'un bombardement de l'armée en Equateur. Il laisse sa place en 2010 à son ex-ministre de la Défense Juan Manuel Santos, partisan de négociations tout en maintenant une forte pression militaire sur la rébellion. En 2011, l'armée abat le chef suprême de la rébellion, Alfonso Cano, remplacé par Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou 'Timochenko'. Après des contacts secrets, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc lancent symboliquement à Oslo un nouveau dialogue de paix. Les pourparlers débutent un mois plus tard à Cuba, pays co-garant du processus de paix avec la Norvège. (Avec AFP)
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C'est une signature historique pour la Colombie : un accord de cessez-le-feu a été signé, à Cuba, entre le gouvernement, et les Farc, pour mettre fin à plus de 50 ans de guerre civile, un conflit qui a fait plus de 200 000 morts. C'est Rodriguo Londono, surnommé Timochenko, le leader des Farc, qui a apposé sa signature. Un des négociateurs du groupe armé a annoncé que ce 23 juin, serait le dernier jour de guerre. Selon cet accord, outre un cessez-le-feu définitif et bilatéral, une réforme agraire est prévue, ainsi que la lutte contre le trafic de drogue, un dédommagement pour les victimes, et la participation politique des guérilleros démobilisés. Ce sont les Nations-Unies qui vont superviser un programme de récupération et de destruction des armes des guérilleros, qui seront logés dans des camps spécifiques, interdits aux civils. Sur le terrain les accrochages armés sont devenus très rares depuis 1 an, en marge des pourparlers. Le président colombien a évoqué la possibilité d'une entrée en vigueur, le 20 juillet, le jour de la fête nationale en Colombie. Un référundum pourrait être organisé dans le pays. Les Etats-Unis ont félicité le gouvernement colombien pour être parvenu à un accord. 'Même si des défis demeurent au moment où les deux parties continuent de négocier un accord de paix définitif, l'annonce d'aujourd'hui représente un progrès important pour mettre fin au conflit', a souligné Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama.
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Un accord de cessez-le-feu définitif a été conclu entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie. Cet accord historique obtenu après trois ans de négociations a été annoncé par Marcela Duran, une porte-parole du gouvernement colombien, aux côtés d'un des négociateurs des Farc. 'L'accord prévoit un cessez-le-feu et une cessation des hostilités bilatérale et définitive' qui mettra un terme au plus long des conflits en Amérique latine a-t-elle expliqué. Les détails de l'accord seront annoncés ce jeudi 23 juin en présence du président colombien Juan Manuel Dos Santos, du chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez qu'on surnomme Timochenko, de plusieurs chefs d'état et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui est restée six ans captive de la guérilla communiste, est sans doute la plus célèbre des milliers de personnes que les Farc ont enlevées. Selon des chiffres officiels, en un demi-siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260 mille morts, 45 mille disparus et six millions et demi de déplacés.
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Sous les dorures, l'harmonie se craquelle. Ce devait être un évènement historique, le premier grand concile pan-orthodoxe depuis un millénaire, depuis l'an 787. Les quatorze églises orthodoxes du monde devaient être présentes. Quatre ont décliné, au dernier moment, dont celle de Russie. Dimanche, jour de la pentecôte orthodoxe, le coup d'envoi a tout de même été donné au concile à Héraklion, en Crète. Une messe a été célébrée par les dix primats présents, dont celui qui exerce une primauté honorifique sur ses pairs, Bartholomée 1er de Constantinople. Le camouflet infligé par Kirill, le patriarche de Moscou et les églises d'Antioche, de Bulgarie et de Georgie n'aura pas fait plier Batholomée, lequel a maintenu le rendez-vous censé resserrer les rangs orthodoxes, et leurs 300 millions de fidèles dans le monde. L'absence russe pourtant pèse lourd. La Russie, c'est 130 millions de croyants, soit la moitié de l'orthodoxie. Et ce n'est pas faute de l'avoir préparé ce concile. Il aura même fallu 50 ans pour aboutir à un consensus sur une date et sur des thèmes. Famille, diaspora, oecuménisme entre autre. Ils sont au nombre de six et ont recueilli l'approbation de l'ensemble des quatorze églises en janvier dernier, lors d'une synaxe. Les défections ne sont bien sûr, pas du goût de Bartholomée. 'Les chrétiens orthodoxes ne sont pas et ne devraient pas se conduire comme une fédération d'églises, cela a été dit plusieurs fois par beaucoup d'entre nous. Nous sommes une seule église, un seul corps, et toute différence ne peut qu'être résolue au sein d'un concile' La décision de Kirill est, de l'avis des spécialistes, une décision avant tout politique. Pour le patriarche de Moscou, il s'agit de montrer à celui de Constantinople, la tête symbolique de l'orthodoxie, sa force. La rivalité entre les deux sièges patriarcaux est très ancienne et cette nouvelle démonstration risque de compromettre les ambitions de rassembleur de Bartholomée En février dernier, Kirill rencontrait le Pape François, contre l'avis d'une partie de son église, l'aile ultranationaliste. Une rencontre qui l'a tout à la fois renforcé sur la scène internationale et affaibli dans son propre camp. Les prières de François pour le grand concile orthodoxe, dimanche, ne suffiront peut être pas à le sauver.
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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole n'est pas parvenue à s'entendre sur un plafond de production chiffré lors de sa réunion semestrielle à Vienne. OPEC keeps output policy unchanged, fails to agree new production ceiling: delegate: https://t.co/1rXfOMUZZK pic.twitter.com/MeYpeusksX- Reuters Top News (@Reuters) 2 juin 2016 La présence du nouveau ministre saoudien de l'Energie, Khaled el-Faleh a toutefois rassuré les investisseurs quant à la santé du Cartel après l'échec de Doha en avril. Le Cartel et la Russie n'avaient pu se mettre d'accord sur un gel de leurs niveaux de production, l'Arabie saoudite liant sa participation à une intervention concertée sur le marché à celle de l'Iran, qui avait refusé. Climat pacifié Les tensions si redoutées avec le frère ennemi iranien sont restées larvées. Ryiad s'est engagé à ne pas inonder le marché. Et Téhéran s'est contenté de plaider, aux côtés du Venezuela, en faveur d'un retour aux quotas par pays, qui lui permettraient de produire plus. L'Iran revendique en effet un quota de 14,5%, basé sur sa production historique. Cela reviendrait à 4,7 millions de barils par jour, près d'un million de plus que sa production actuelle. Le Cartel n'est pas mort Les 13 pays membres se sont félicités du rééquilibrage du marché qui a vu les cours du brut grimper de 80% depuis décembre, autour de 50 dollars le baril. 'N'allez pas vous imaginer que l'OPEP est morte !' a martelé le secrétaire général du Cartel, Abdallah el-Badri, qui tenait sa dernière conférence de presse. 'L'OPEP sera un acteur crucial de l'économie mondiale.' C'est le Nigérian Mohammed Barkindo qui lui succédera à la tête de l'organisation à compter du 1er août. Son nom a fait l'unanimité. Autre annonce de cette réunion : l'admission du Gabon dans les rangs de l'OPEP à partir du 1er juillet. L'OPEP pompe actuellement 32,5 millions de barils par jour. Cela représente environ un tiers de la production mondiale.
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Aucune avancée majeure n'est ressortie de la nouvelle réunion sur la Syrie, qui a eu lieu ce mardi à Vienne. Pas de date de reprise des pourparlers de paix, ni de date butoir pour la mise en place d'un organe syrien de transition politique. L'objectif prioritaire demeure l'établissement d'un cessez-le-feu durable, qui est régulièrement mis à l'épreuve. 'Aucun d'entre nous ne peut être satisfait de la situation en Syrie, qui reste vraiment inquiétante, souligne le secrétaire d'État américain John Kerry. Nous sommes tous préoccupés par les niveaux de violence qui ont éclaté ces derniers jours. La Russie et les Etats-Unis travaillent en étroite collaboration, avec des personnes de haut niveau, qui sont entièrement dévouées à leur tâche.' #ISSG mtg focused on reducing violence in #Syria, increasing humanitarian access & advancing a political transition. pic.twitter.com/6VHnGEoQA9- John Kerry (@JohnKerry) 17 mai 2016 'La violence a reculé depuis la déclaration du cessez-le-feu en février, souligne pour sa part le chef de la diplomatie russe. Sergueï Lavrov a par ailleurs insisté sur le fait que 'la Russie ne soutenait pas Bachar al-Assad, mais qu'elle appuyait l'armée syrienne contre le terrorisme.' Enfin, il a estimé que l'accès à 'l'aide humanitaire s'était amélioré.' Et justement, l'une des principales annonces de cette réunion de Vienne concerne l'aide humanitaire. À partir du 1er juin, les villes assiégées recevront des vivres et des médicaments par largage aérien, si l'ONU se voit refuser l'accès aux zones, où les populations manquent de tout.
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En Libye, les factions rivales auraient conclu un accord pour avoir une seule et même compagnie pétrolière, annonce ce mardi le chef de la diplomatie du gouvernement d'union nationale, qui dire croire à un retour à la normal des exportations de brut prochainement, ce qui permettrait de relancer une économie en grande difficulté. Le gouvernement, basé à Tripoli, va par ailleurs bénéficier de la levée de l'embargo sur les armes, en vigueur depuis 2011. C'est le souhait des grandes puissances et des pays voisins de la Libye, qui étaient réunis ce lundi à Vienne. Ils se disent prêts à armer le gouvernement du Premier ministre Fayez al-Sarraj, soutenu par les forces de Misrata. En revanche, l'embargo sera renforcé contre les forces rivales du général Khalifa Haftar, basées à l'Est. La communauté internationale veut aider Tripoli à combattre l'Etat islamique, qui a profité des divisions politiques pour gagner du terrain récemment autour de son fief de Syrte. Le groupe djihadiste compterait actuellement entre 3.000 et 5.000 combattants en Libye et tenterait d'y attirer des centaines de recrues étrangères.
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Après Genève, c'est à Vienne que se retrouvent Sergueï Lavrov et John Kerry pour se pencher sur le sort de la Syrie. Les deux chefs des diplomaties russe et américaine sont devenus les piliers du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Parmi les objectifs de ce groupe : accélérer la transition politique en Syrie, un point sur lequel bloquent les négociateurs qui ne parviennent décidément pas à fixer de calendrier. 'Cette transformation politique est nécessaire, car il n'y a pas d'avenir durable dans ce pays avec Assad, et c'est la raison pour laquelle nous devons commencer ici à Vienne, sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, à discuter de la forme d'un éventuel gouvernement de transition et fixer le cap pour ce processus', a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Une Syrie sans Bachar el Assad... Tous les pays représentés autour de la table ne souscrivent pas à cette perspective. Moscou et Téhéran, en particulier, apportent un appui militaire déterminant au pouvoir syrien sur le terrain. Outre la transition politique, les grandes puissances se fixent pour objectif d'aboutir à une trêve durable en Syrie, et de permettre aux humanitaires de venir en aide à la population. Avec AFP
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C'est ce qu'on appelle la 'diplomatie douce' : Barack Obama recevait hier soir à la Maison Blanche pour le 'Nordic Summit' les chefs d'Etat des pays européens du Nord, Suède, Danemark, Finlande, Norvège, et Islande, pour un sommet politique mais aussi un dîner de gala suivi d'un concert. Au sommaire de la rencontre, l'attitude à adopter face à une Russie de plus en plus visible aux frontières nord de l'Europe. Barack Obama : 'Nous sommes unis dans notre inquiétude concernant la présence militaire russe de plus en plus agressive dans la région Baltique nord. Nous allons continuer de dialoguer et de collaborer, mais nous voulons aussi nous assurer que nous sommes préparés et forts'. Après les déclarations politiques nécessaires mais sans surprise, place à l'apparat avec cette traditionnelle photo de famille, l'une des dernières de Michelle Obama qui quittera la Maison Blanche en janvier. Un grand dîner a ensuite ravi les 300 invités de marque du couple présidentiel américain.
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Le gouvernement Tsipras affichait son optimisme au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe quant au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 5 milliards d'euros d'ici fin mai. Ce lundi à Bruxelles, Athènes s'est engagé auprès de ses créanciers internationaux sur un mécanisme dit de contingence : si la Grèce rate ses objectifs en 2018, des mesures d'austérité seront automatiquement appliquées. Un moindre risque, selon Alexis Tsipras. 'Nous avons rempli nos obligations, vis-à-vis de nos créanciers comme des Grecs, puisque nous appliquons l'accord avec autant de flexibilité que possible dans le but de protéger la société,' a commenté le Premier ministre. La Grèce a impérativement besoin de l'aide internationale pour honorer ses échéances de l'été. Athènes détaillera ce mécanisme lors de la réunion de l'Eurogroupe du 24 mai. Ce mardi au parlement de Strasbourg, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a vanté l'arrangement trouvé. 'Il y avait un deuxième bloc dans nos discussions d'hier et des semaines précédentes qui était la nécessité de trouver un accord sur un mécanisme de contingence. Ce mécanisme remplit les critères fixés par l'Eurogroupe à Amsterdam il y a deux semaines, à savoir qu'il sera objectif, qu'il sera légiféré en amont, qu'il sera crédible et automatique,' a-t-il précisé. Mais pour l'opposition grecque, l'objectif à atteindre - un excédent budgétaire primaire, soit avant paiement des intérêts de la dette, de 3,5% du PIB - est bien trop ambitieux. 'Ce mécanisme entrera forcément en vigueur,' estime l'ancien secrétaire général des recettes publiques, Harry Theoharis. 'Nous allons forcément rater nos objectifs. Il aurait dû être introduit dès le début.' Et de prévenir : 'Les fonctionnaires et les retraités seront directement affectés par les baisses de salaires et des retraites.'
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A Cuba, les Farc négocient les derniers points d'un accord pour déposer les armes après un demi-siècle de confrontation avec l'Etat colombien. Au coeur des discussions : la démobilisation et le désarmement de la guérilla. Pour la première fois, cette dernière s'est dite ouverte à la possibilité de soumettre à référendum un accord de paix. .IvanMarquezFARC Al cierre del ciclo, explica importancia del Acuerdo Especial. El 11 mayo reinicia conversaciones pic.twitter.com/arG1UaIjRD- Diálogos Paz FARC (FARC_EPaz) 7 mai 2016 #Colombie: Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc, appelle le pays à "embrasser" la paix https://t.co/vClmfK3Lw7 #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 5 mai 2016 Le négociateur en chef des FARC Ivan Marquez a déclaré vendredi que les rebelles restent engagés dans le processus de paix, mais ils ont demandé au gouvernement colombien de ne pas tenter d'imposer des conditions en dehors du cadre juridique des accords. Les deux parties négocient depuis novembre 2012 et représentent la meilleure chance pour la Colombie de mettre fin à un conflit qui a tué plus de 220.000 personnes depuis qu'il a commencé. avec AFP
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C'est à une véritable ode à l'unité européenne que s'est livré Barack Obama. Le président américain a loué les bienfaits de la construction européenne après-guerre et l'idéal de paix et de prospérité que continuait de véhiculer aujourd'hui le vieux continent. Lors d'un discours à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, il a aussi appelé les Européens à s'engager davantage pour affronter les défis sécuritaires mondiaux. 'Les Etats-Unis et le monde entier ont besoin d'une Europe forte, prospère, démocratique et unie. Nous avons besoin d'une Europe unie pour assumer sa part de la charge de travail au nom de la sécurité collective. Et même si les pays européens apportent une contribution importante contre l'Etat islamique, l'Europe, et aussi l'OTAN, peuvent encore faire plus', a déclaré Barack Obama. Les enjeux liés à la sécurité mondiale ne se limitent cependant pas à la lutte contre Daech. Il faut aussi intensifier les efforts européens en mer Méditerranée pour lutter contre les passeurs, ou en Ukraine où les affrontements se poursuivent à l'est avec les rebelles séparatistes, a souligné Barack Obama. Aussi -t-il invité chaque membre de l'Otan à augmenter ses dépenses militaires, en vue de participer à hauteur de 2% de son Produit intérieur brut (PIB) à la sécurité collective, conformément à l'objectif de l'alliance. Avec AFP
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À Genève où les négociations de paix autour de la Syrie ont repris dans un climat tendu et glacial, notre envoyée spéciale, Faizah Gara a rencontré le chef de la délégation envoyée par le régime syrien, Bachar al- Jafaari. Il nous livre sa vision des négociations et de la vague de terreur qui frappe l'Europe. Une vision pour le moins surprenante. Euronews 'Vous avez organisé dernièrement des élections législatives que l'opposition considère comme illégales' Bachar al-Jafaari 'C'est l'opposition qui n'est pas légale. Tous ceux qui disent que ces élections ne sont pas légales, ce sont eux qui sont illégaux. Ceci est l'avis d'une partie de l'opposition et non pas de toutes les oppositions. Vous savez que quand vous traitez avec l'Arabie Saoudite par exemple, ils cherchent quoi ? Ils cherchent à détruire l'État syrien. Ils ne cherchent pas une solution pour la crise syrienne. Comme vous avez vu aujourd'hui, ils sont en train de spéculer, il y a quelques minutes, ils ont annoncé qu'ils vont geler les négociations. Ils sont comme des enfants, il faut leur donner des bonbons à ces gens-là pour qu'ils puissent travailler et suivre le processus politique' Euronews 'Nombreux sont ceux qui disent que la Syrie n'est plus maître de ses décisions, parce qu'il y a une intervention des Russes, du Hezbollah et des Iraniens' Bachar al-Jafaari 'N'importe quelle force, n'importe quel état, n'importe quelle autorité, qui nous aide à combattre le terrorisme d''une façon claire et avec la coordination de l'armée syrienne et du gouvernement syrien, sont les bienvenus. Que ce soit les alliés Russes, le Hezbollah, les Iraniens, ils sont en train de combattre le terrorisme sur le sol syrien avec l'accord du gouvernement syrien et à la demande du gouvernement syrien' Euronews 'Quel est le rôle de l'Europe pour résoudre la crise syrienne ?' Bachar al-Jafaari 'Aujourd'hui, nous avons un nouveau phénomène qui s'appelle le terrorisme européen. Ils prétendaient avant qu'il existe un terrorisme arabe et islamique, aujourd'hui nous sommes victimes du terrorisme européen, qui émane de Bruxelles, de Paris, de Londres, d'Espagne, d'Allemange, d'Italie' Euronews 'Alors donc vous considérez que l'Europe appuie le terrorisme ?' Bachar al-Jafaari 'Bien sûr, bien sûr, les gouvernements européens ont facilité le passage de ces terroristes vers la Syrie et l'Irak. Vous ne me ferez pas croire qu'un terroriste qui quitte Paris, Londres, Bruxelles, ou Boston, ou l'Australie et arrive en Syrie sans visa, sans passeport, traverse des dizaines d'états et la frontière turco-syrienne ou jordano-syrienne, sans que des services de renseignement supervisent ces opérations' Euronews 'Alors quels sont exactement les états que vous accusez de terrorisme ?' Bachar al-Jafaari 'Chaque terroriste qui vient de l'Europe, c'est son gouvernement qui est responsable de lui, qu'il soit Francais, Britannique, Belge, Espagnol ou Italien. Chaque terroriste qui arrive chez nous, c'est son gouvernement qui en est responsable. Quand les premiers ministres Britannique, Francais ou Australien, disent et menacent qu'ils vont retirer la nationalité des terroristes qui retournent en Europe, qu'est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ces gouvernements encouragent les terroristes à rester en Syrie et à ne pas retourner en Europe. Ces états, s'ils voulaient vraiment stopper le terrorisme qui frappent la Syrie et l'Irak auraient interdit la sortie de ces terroristes de leurs pays.' Euronews 'Israël a tenu une réunion inédite sur le Golan, pourquoi à votre avis l'ont ils fait maintenant ?' Bachar al-Jafaari 'Nous, nous avons l'appui de la résolution 497 des nations unies, qui date de 1981, c'est une résolution qui a été votée à l'unanimité absolue, ca veut dire que les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne ont été d'accord. Cette résolution est extrêmement importante vu qu'elle rejette catégoriquement l'annexion du Golan, son occupation, et le fait d'imposer ses lois sur le Golan occupé, elle considère que cette annexion est caduque, nulle et n'a pas de fondement légal'
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La trêve conclue fin février est de plus en plus fragile en Syrie. A Rastan, dans la province de Homs, on peut voir sur ces images amateur d'épaisses fumées s'élever dans le ciel. Ces frappes sont imputées à l'armée syrienne. A Alep, dans le nord du pays, les rebelles ont quant à eux lancé des roquettes sur des quartiers tenus par le régime, selon la télévision d'Etat. Ce dimanche, 22 personnes ont péri dans des bombardements de toute part, dans cette ancienne capitale économique aux mains aujourd'hui de l' armée, des rebelles, des jihadistes et des Kurdes. Les rebelles ont aussi amorcé une offensive dans le nord de la province de Lattaquié, à l'ouest dans un fief que leur a repris le régime. Face à ces violences à travers le territoire syrien, le coordinateur de l'opposition Riad Hijab affirme ce lundi qu'il est 'inacceptable' de poursuivre les négociations de paix qui se tiennent en ce moment à Genève, alors que le régime de Bachar al-Assad continuait de 'bombarder et d'affamer les civils'. Avec AFP
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Staffan Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU a beau rester confiant : les pourparlers de paix sur la Syrie sont bel et bien dans l'impasse. Ce lundi à Genève l'opposition syrienne a finalement suspendu sa participation formelle aux discussions pour protester contre les violations du cessez-le-feu sur le terrain. Des violations partielles, a reconnu l'émissaire des Nations unies. Mais cette suspension des négociations a été aussitôt dénoncée par le représentant de Bachar el-Assad. 'Il y a une volonté turco-israélo-saoudienne de faire échouer les négociations inter-syrienne à Genève', a déclaré à Euronews Bashar Jaafari. 'La faction de l'Arabie saoudite n'a pas attendu plus deux jours faire échouer les négociations et cela est une preuve que ces négociateurs n'ont pas la volonté politique essentielle pour faire réussir ce dialogue d'une façon sérieuse et responsable.' Face à ces crispations, 'le fossé est clairement large', a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU. 'Mais personne ne peut s'attendre à ce qu'après cinq ans de conflit, une transition politique soit trouvée en une semaine.' L'opposition est aussi vent debout contre les dernières suggestions de Staffan de Mistura qui a proposé un fractionnement du pouvoir en Syrie dans le cadre de la transition politique : un processus dans lequel Bachar el-Assad partagerait ses responsabilités avec l'opposition. La question est de savoir si des négociations informelles peuvent encore avoir lieu. C'est que souhaitent en tous cas de nombreux syriens, explique notre correspondante à Genève Faiza Garah.
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Le leader du Parti Socialiste espagnol (PSOE) Pedro Sanchez et le chef de Podemos, Pablo Iglesias, ont convenu d'un entretien mercredi prochain. Les deux secrétaires généraux veulent reprendre le dialogue, avec en ligne de mire la formation d'un gouvernement de coalition entre les deux principales forces de gauche, en lieu et place de celui de Mariano Rajoy.
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A Genève, le HCN, le Haut comité des négociations, une entité formée de divers opposants au régime d'Assad, représentants politiques et des groupes armés, a rencontré le médiateur de l'ONU. Staffan de Mistura a choisi les négociations 'de proximité' pour ce round de pourparlers de paix. C'est-à-dire qu'il reçoit l'une après l'autre les délégations du régime et de l'opposition. Dans un contexte de cessez-le-feu fragile, voire fantoche, les représentants de cette opposition dispersée ont accepté de participer. Mais leur credo est le même que celui des opposants au régime ici dans la rue, à Alep, le même aussi qu'il y a quatre ans, puis deux ans, lors de Genève 1 et 2. Ils veulent la mise en place d'un organe de transition, qui aura tous les pouvoirs y compris ceux du président. Et ils ne veulent pas de Bachar el-Assad. Le porte-parole du groupe l'a répété : 'il n'y aura aucun rôle dans cet organe pour ceux qui ont commis des crimes, y compris pour Bachar el-Assad'. Autant dire que le fossé entre l'opposition et les représentants du régime n'est pas prêt de se combler. Le HCN fait face en outre à un autre problème : l'irruption d'un nouveau groupe d'opposition, le groupe dit de Moscou, qui comme son nom l'indique est soutenu par Moscou, et prône donc 'un dialogue sans condition et la recherche d'un consensus'. Le HCN lui nie toute légitimité sur le terrain. Ce groupe a cependant été reçu hier soir par le médiateur de l'ONU. Et ce, deux jours seulement après que Vladimir Poutine ait annoncé un retrait des troupes russes. Le gros du contingent russe en Syrie devrait d'ailleurs être parti d'ici 'deux à trois jours'. C'est ce que vient d'annoncer le commandant des forces aériennes russes, refusant cependant de préciser combien d'aéronefs rentraient en Russie et combien restaient. Moscou avait déployé une cinquantaine de bombardiers, avions d'attaque au sol et hélicoptères en Syrie. Après avoir interviewé le négociateur en chef de Damas, à Genève, où se tiennent les pourparlers de paix sur la Syrie, notre envoyé spéciale Faiza Garah a pu rencontrer Salim el-Mouslat. C'est le porte-parole du HCN, la délégation de l'opposition syrienne. Elle lui a demandé son point de vue sur ces négociations. 'La Russie a décidé de retirer ses troupes de Syrie ? Que pensez-vous de cette décision ?' Salim el-Mouslat : 'Je pense que c'est une décision positive à condition qu'elle se concrétise sur le terrain. *Un retrait total des forces russes va bien sûr impacter les discussions de Genève. Mais si le retrait des troupes n'est que partiel, nous posons la question : que va faire le reste des troupes en Syrie ? Les forces russes sont intervenues en Syrie en septembre dernier dans le but d'aider Bachar al-Assad en lançant des frappes contre les civils, et non pas pour combattre le terrorisme comme ils le disent.* Nous espérons que la position de la Russie sera vraiment positive lors de ces négociations, car elle était un parrain essentiel de Genève 2 . Donc nous espérons aussi qu'elle soit un véritable partenaire lors de ces négociations de Genève 3.' 'Pensez vous que la Russie pousse vers une résolution de la crise syrienne, en prenant cette décision ?' Salim el-Mouslat : 'C'est dans l'intérêt de tout le monde de travailler pour une résolution de la crise en Syrie. Il y a déjà plusieurs pays qui ont fait beaucoup d'efforts pour qu'on en arrive là. Et c'est pour cela que nous espérons que la Russie adoptera la même position que des pays amis en poussant, pour avancer, lors de ces négociations. Les négociations sont très importantes pour nous tant que leur objectif est de mettre fin à la souffrance du peuple syrien. Nous espérons une issue positive à Genève, et il est normal que rien ne se concrétise si les décisions ne sont pas sérieuses et sincères ' 'Lors des rencontres avec l'émissaire des nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura, quelles étaient vos revendications ?' Salim el-Mouslat : 'Nous avons rencontré Staffan de Mistura plusieurs fois, la première fois, c'était lors de l'accueil, à notre arrivée, à Genève. Les choses étaient claires pour nous, ces négociations portaient sur les principes de Genève 1 , sur la conférence de Riyad, sur les résolutions internationales 20118 et 2254. Nous espérons que les négociations se concentrent sur une autorité transitoire ayant pleins pouvoirs sans Bachar al-Assad et sans qu'il n'ait plus aucun rôle dans l'avenir de la Syrie. ' 'Et quel est le rôle de l'Union européenne dans la résolution de la crise syrienne ?' Salim el-Mouslat : 'Les pays européens sont des pays amis qui ont soutenu la cause syrienne, l'Europe prend aussi en charge une partie de cette crise en accueillant un grand nombre des réfugiés. Cette catastrophe est énorme pour tout le peuple syrien, et celui qui l'a causé est toujours à la tête du pays, au pouvoir. Nous sommes ici pour négocier la venue d'une nouvelle ère en Syrie, sans Bachar al-Assad, celui qui est responsable de cette catastrophe, sans ceux qui ont commis tous ces crimes et poussé les gens à fuir'.
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A Genève, une délégation de l'opposition syrienne a tenu à célébrer à sa manière le cinquième anniversaire du conflit en Syrie. L'annonce du retrait des troupes russes est plutôt synonyme d'espoir dans le camp de l'opposition. Son porte-parole se veut malgré tout prudent. 'Je pense que c'est une décision positive si elle se concrétise sur le terrain. Un retrait total des forces russes va bien sûr impacter les discussions de Genève, mais si le retrait des troupes est partiel, là nous posons la question : que vont-ils faire en Syrie ?', se demande Salim Al-Mouslat, faisant allusion au reste des troupes. La Maison Blanche a estimé mardi que la Russie tenait parole à ce stade. Les factions combattantes kurdes étant absentes à Genève, notre envoyée spéciale a pu interroger le représentant du conseil kurde de l'opposition. 'Nous sommes avec les Syriens, c'est-à-dire pour une transition politique. Nous avons des revendications et nous pensons que la meilleure façon de construire la nouvelle Syrie est de créer un état fédéral', suggère Abdul Hakim Bachar. Les négociateurs de l'opposition ont réclamé ce mardi que le gouvernement syrien exprime de quelle manière il envisage la transition. 'La décision du président russe de retirer une grande partie de ses troupes de Syrie a éclipsé les débats des délégations ici dans les couloirs des Nations Unies. La question est : comment cette décision va affecter les décisions des protagonistes syriens ?', se demande notre envoyée spéciale à Genève Faiza Garah.
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Le retrait russe de Syrie est un revirement stratégique de taille du Kremlin. Il constitue bel et bien un revers pour Bachar al-Assad. Sur le plan militaire, l'armée syrienne aura sans doute beaucoup de mal à se passer du soutien de Moscou. Même si la Russie devrait maintenir sur place 800 soldats et a livré des équipements militaires à son allié, le retrait va malgré tout favoriser les différentes forces d'opposition. Sur le plan diplomatique, ce retrait pourrait être interprété comme un abandon de Bachar al-Assad. A Genève, la délégation qui représente la principale force d'opposition réclame toujours son départ comme préalable à la transition. Reste à savoir si Vladimir Poutine a l'intention de faire pression en ce sens sur le président syrien. A Genève où se tiennent les pourparlers de paix sur la Syrie, notre envoyé spéciale Faiza Garah a pu rencontrer le négociateur en chef du régime de Damas, Bachar al-Jaafari. C'était l'occasion d'avoir son point de vue sur l'opposition ou plutôt 'les oppositions', le terrorisme et sur les décisions de l'Union européenne. Faiza Garah, euronews : 'Dans ces négociations, l'opposition réclame une période transitoire et le départ du président Bachar al Assad. Est-ce que cette demande fera échouer les négociations ?' Bachar Al-Jaafari, négociateur en chef de Damas : 'Vous parlez d'une seule opposition, ceci sous-entendrait qu'elle représente toutes les oppositions. Si ces oppositions parviennent à un dénominateur commun, on pourra considérer que cette demande est acceptable. Mais toutes les oppositions n'adhérent pas à cette demande. Poser des conditions au préalable, c'est imposer l'impossible à l'art du dialogue et faire en sorte de mener ces négociations à l'échec. Et puis, ceux qui réclament ce départ sont en train de suivre un agenda occidental, parce que l'exigence du départ de Monsieur le Président Bachar al Assad vient de l'extérieur. 'Vous dîtes que les demandes de l'opposition viennent de l'extérieur, pouvez-vous préciser ?' Bachar Al-Jaafari : 'Cette patrie appartient à tous les Syriens, ni moi, ni personne d'autre n'a le droit d'offrir une partie de cette patrie à un autre pays. Il y en a certains dans l'opposition qui essayent de faire le jeu des Turcs en voulant créer une zone d'exclusion, une zone tampon dans le nord de la Syrie. Ceux qui la réclament, font le jeu des Turcs. Et les Frères Musulmans font la même chose en faisant le jeu du Qatar. 'Qui encourage l'infiltration des terroristes en Syrie ?' Bachar Al-Jaafari : 'La pensée Takfirie est liée directement à la pensée wahhabite des Saoudiens. Uniquement. C'est pour cela que nous disons que les pays du Golfe sont impliqués dans l'effusion de sang syrien. Parce que ce sont eux qui ont fourni les bases de ce courant qui traite les autres musulmans de mécréants. Ce qui les autorise par conséquent à décapiter les autres. La pensée de Daech, c'est aussi la pensée wahhabite, car couper les mains, les bras et les têtes au sabre, c'est une tradition wahhabite d'Arabie saoudite. Ces groupes (ndrl : Daech et Takfir wal Hijra) sont sur la liste des organisations terroristes, et il y a des Etats qui les financent. Aujourd'hui, ce n'est plus un secret pour personne que la Turquie finance Daech et facilite le passage de ces membres en Syrie. Et ce n'est plus un secret pour personne non plus que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra. Ils financent les entraînement et l'armement. Ça, ce n'est pas nous qui le disons, mais ça a été confirmé par le rapport du Conseil de Sécurité (de l'ONU).' 'Comment vous voyez l'avenir de la crise syrienne ? Bachar Al-Jaafari : 'Nous sommes fiers de notre indépendance à prendre des décisions en tant que nation, et nous refusons toute ingérence. Notre seul ennemi, c'est Israël, et ce n'est pas parce que c'est Israël, mais parce qu'il occupe des territoires arabes, y compris un territoire de notre chère patrie : le Golan.' 'De quelle manière la trêve a-t-elle contribué à l'acheminement de l'aide humanitaire ?' Bachar Al-Jaafari : 'Le gouvernement syrien donne 75 % de l'aide humanitaire au peuple syrien. Toutes ces conférences dont on entend parler un peu partout à Londres, à Rome et à Paris sont en vérité des façades. Derrière, il y a une volonté de financer autre chose, non pas pour aider le peuple syrien à l'intérieur, mais pour maintenir les réfugiés à l'extérieur.' 'Comment l'Europe devrait traiter la crise syrienne selon vous ?' Bachar Al-Jaafari : 'Premièrement, il faut qu'elle arrête de s'immiscer dans les affaires internes syriennes. Deuxièmement, il faut lever les sanctions imposées au peuple syrien. Troisièmement, il faut rouvrir les ambassades européennes à Damas pour que les Européens soient témoins de ce qui se passe et non pas qu'ils prennent leurs informations des sources de l'opposition. Il y a beaucoup d'erreurs stratégiques que l'Europe a commises.'
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Régime et opposition sont de retour à Genève pour tenter de trouver une solution diplomatique. Lundi, la première journée de négociations a permis de se rendre compte de l'écart considérable qui existe entre les deux camps. L'opposition a annoncé qu'elle faisait du départ de Bachar al-Assad un préalable aux discussions. Une 'ligne rouge' pour les représentants du régime de Damas. 'Notre dialogue est basé sur fait qu'il n'y ait pas de conditions préalables, tranche Bashar al-Jaafari, négociateur en chef du régime. Nous négocions déjà avec des mouvements d'opposition disparates et qui n'ont pas de programme commun. Des conditions préalables signifient un blocage du dialogue et un échec des négociations comme c'est arrivé la dernière fois.' Un contexte plus favorable En février les négociations avaient tourné court en raison de l'intensification des frappes aériennes russes. Mais le contexte est cette fois différent. Depuis le 27 février, le cessez-le-feu tient sur le terrain. Un élément primordial pour tenter de trouver un accord sur l'avenir du pays. En décembre dernier l'ONU adoptait la résolution 2254 qui prévoit la création d'un organe de transition dans les six mois et des élections dans les 12 mois suivants. Pour Damas, impossible que Mr Al-Assad ne soit pas à la tête de cet organe, le gouvernement pourrait potentiellement s'ouvrir à des figures d'opposition mais pas davantage. Selon les observateurs, le retrait de ses troupes annoncé par Vladimir Poutine, lundi, pourrait tout de même obliger Damas à des compromis. Mardi, Staffan De Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie rencontre les représentants de l'opposition qui sont regroupés au sein du Haut Comité des Négociations (HCN). Ils ont affirmé n'être pas venus à Genève pour se désengager des discussions. Hind Aboud Kabawat est membre de la délégation de l'opposition. _'Nous sommes ici pour une chose: on veut rendre meilleure la vie des Syriens. Nous remercions les Nations Unis pour leur rôle, je sais qu'ils font tout ce qu'ils peuvent en faveur de la paix et d'une vie meilleure en Syrie. Et en tant qu'opposition syrienne issue du HCN, nous sommes responsables devant les millions de gens qui ont besoin que cela cesse et d'avoir un vrai organe de transition'. Staffan de Mistura a prévenu, il n'y a qu'un seul plan B: le retour à la guerre. Un conflit qui rentre dans sa sixième année et qui aurait fait, selon les estimations, au moins 270 000 morts.

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