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Al-Qaida a de nouveau été visé par des raids américains au Yémen. D'après un porte-parole du Pentagone, les Etats-Unis ont mené une vingtaine de frappes contre le groupe djihadiste depuis le milieu de la semaine dernière, visant des militants armés mais aussi des infrastructures et des équipements. Al-Qaida dans la péninsule arabique, la branche de l'organisation au Yémen, a profité de la guerre civile pour s'ancrer dans des régions entières au centre et au sud du pays. Et depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, les Etats-Unis ont intensifié leurs interventions dans ces zones. La guerre au Yémen oppose depuis deux ans les rebelles chiites houthis et leurs alliés à une coalition dirigée par l'Arabie saoudite.
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Les rebelles chiites Houthis, fidèles à l'ex-président Saleh, ont voulu démontrer leur puissance en réunissant plusieurs centaines de milliers de manifestants, certains venant de régions, dimanche, dans le centre de la capitale, Saana. Ils ont scandé des slogans hostiles à l'Arabie saoudite, qui conduit la coalition militaire arabe qui tente de les déloger. Ils ont surtout promis de 'résister jusqu'au bout'. 'Notre volonté et notre résistance sont plus puissantes que les roquettes saoudiennes, leurs avions et leurs armes, a assuré un manifestant, Saeed Al Hidary. Les agresseurs tuent les nôtres mais ils ne pourront jamais mettre le peuple du Yemen à genoux.' 'Nous allons rester unis face à l'agresseur, poursuit Saleh Hazal. Il ne parviendra jamais ni à nous vaincre ni à nous humilier.' La guerre au Yemen a déjà fait plus de 7 700 morts, en majorité des civils, et 40 000 blessés. Le pays subit la pire crise humanitaire du monde, avec des risques de famine, ont alerté les Nations unies. Et les efforts de paix sont au point mort.
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Ansarallah, Houthis, c'est le nom de la rébellion armée qui dure depuis des années dans le nord du Yémen. C'est un mouvement armé politico-religieux basé dans la ville de Saada, qui au terme de combats acharnés s'est imposé, en septembre 2014, dans la capitale yéménite, Sanaa. ... Obligeant le gouvernement en place à partager le pouvoir, ils ont peu à peu pris le contrôle de tout le pays. Ces insurgés affirment soutenir l'ancien Président Ali Abdallah Saleh contraint à la démission par des manifestations en 2012, après 30 ans de pouvoir. Les Houthis disent mener une révolution populaire contre le régime corrompu du Président Abed Rabbo Mansour Adi, mais un certain nombre de pays arabes et européens ne voient dans leur action qu'un coup d'Etat contre le gouvernement légitime. Le Yémen est un pays d'une haute importance géostratégique, car il gère le détroit Bad el-Mandeb qui relie la mer Rouge à l'océan Indien, une route maritime qu'emprunte de nombreux pétroliers. Une équipe d'euronews a pu rencontrer le plus important dirigeant du mouvement Ansarallah, Mohamed Ali Al-Houthi. C'est lui qui dirige le comité révolutionnaire, aujourd'hui la plus haute autorité dirigeante du Yémen. A notre micro, Al Houthi souligne que leurs principaux ennemis sont Israël et les Etats-Unis : 'L'objectif réel de cette guerre menée contre nous a été révélé par les Israéliens qui ont déclaré que le détroit de Bab el-Mandeb est plus menaçant pour eux que le programme nucléaire iranien. Toutes les raisons évoquées auparavant, toutes les justifications avancées, comme nos relations avec l'Iran et le fait que nous puissions faire partie du plan de Téhéran pour étendre son influence dans la région, tout ceci est simplement faux.' Les Houthis ont su profiter de la transition démocratique prévue sous l'égide de l'ONU après le départ du Président Saleh pour s'imposer en 2014. Enfin jusqu'à ce qu'une coalition militaire arabe sunnite, menée par l'Arabie Saoudite qui soutient le gouvernement yéménite en fuite, les force à se retirer des villes du sud du Yémen. Mais malgré cela, les Houthis contrôlent encore Sanaa, les institutions gouvernementales, militaires et financières du pays. Plusieurs rapports affirment même que ces insurgés sont en mesure de prendre le contrôle de 70 % des capacités militaires du pays, en plus des aéroports civils et militaires. Photos prises pendant une manifestation houthis anti-américaine à Sanaa. Dans la première, un Yéménite joue le soldat américain.
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A trois jours du début des pourparlers de paix à Genève, les rebelles yéménites Houthis déclarent qu'ils attendent d'abord que les forces pro-gouvernementales, soutenues par une coalition sunnite, déposent les armes avant de s'engager dans un cessez-le-feu. Il est sensé débuter ce lundi, à la veille du début des négociations. Il doit durer une semaine, et peut être renouvelé. 'Nous prêterons attention aux questions humanitaires pendant la réunion et le cessez-le-feu: l'entrée d'aliments et de médicaments dans tout le territoire du Yémen. Nous venons ici en confiance et plein de bonne volonté, avec sérieux, pour faire la paix cette fois', déclare Abdel-Malek al-Mekhlafi, le ministre des Affaires étrangères yéménite. La guerre dure depuis plus de huit mois, et a déjà fait près de 6000 morts au Yémen. La coalition menée par l'Arabie Saoudite est accusée par l'ONG Amnesty International d'avoir délibérement frappé des écoles ces derniers mois. Un enfant sur trois ne va plus à l'école depuis le début du conflit.
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Les avions de la coalition arabe qui soutiennent le gouvernement en exil ont frappé hier et ce matin. Dans la capitale Sanaa, plusieurs dépôts d'armes ont explosé : des sites tenus par les rebelles chiites Houthis et leurs alliés, les forces toujours fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Plusieurs maisons ont été détruites ou endommagées, de la fumée s'élevait près du siège de la télévion publique. Pour l'heure, aucune victime n'a été rapportée. Ce n'est pas le cas des bombardements de mercredi soir. Hier, des responsables locaux de la province de Marib, à l'est de Sanaa, ont fait savoir que huit civils yéménites avaient été tués 'par erreur' dans un raid de l'aviation de la coalition. La guerre au Yémen a fait près de 4 500 morts depuis le lancement fin mars de ces frappes par la coalition arabe, selon l'ONU qui annonce de nouveaux pourparlers de paix la semaine prochaine, négociations auxquelles le gouvernement et les rebelles chiites Houthis ont accepté de participer. Ces pourparlers porteront notamment sur 'un cessez-le-feu et la reprise d'une transition politique pacifique', ajoute un communiqué du médiateur de l'ONU. It seems that weapons and ammunition stores are countless in #Sanaa city. Everywhere around us!- A. Sayaghi (@AhmedSayaghi) 11 Septembre 2015 Avec AFP et Reuters
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Hier, la coalition de neuf pays conduite par l'Arabie Saoudite a mené de nouveaux raids très violents contre des positions de la milice chiite des Houthis et ses alliés. Les rebelles contrôlent Sanaa, des régions du centre et de l'ouest du pays ainsi que des parties d'Aden la grande ville du sud. L'intervention militaire de la coalition a débuté le 26 mars. Plus de 600 personnes ont été tuées. L'ONU redoute une catastrophe humanitaire. Pour la première fois depuis l'aggravation du conflit, deux avions transportant une trentaine de tonnes d'aide médicale ont pu atterrir hier à Sanaa : un appareil affrété par l'UNICEF et un avion du Comité international de la Croix-Rouge. Alors que des milliers de partisans des Houthis manifestaient à Sanaa hier contre les frappes aériennes, le Parlement du Pakistan a rejeté la demande d'aide de l'Arabie Saoudite, appelant le gouvernement pakistanais à rester neutre.
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A Sanaa, les frappes ont visé des entrepôts d'armes tenus par des soldats fidèles à l'ancien président Saleh, qui s'est allié aux Houthis. Autre cible prioritaire, les réservoirs d'essence afin de ralentir les rebelles chiites. L'Arabie Saoudite et ses alliés sunnites ont déclenché le 26 mars dernier une offensive aérienne pour soutenir le président Hadi désormais réfugié à Ryad. Les combats se poursuivent aussi dans Aden, le grand port stratégique du sud, où les Houthis affrontent des forces fidèles à Hadi et des groupes séparatistes. Sur fond d'aggravation de la situation, deux avions transportant une trentaine de tonnes d'aide médicale et humanitaire ont atterri ce matin à Sanaa affrétés par l'UNICEF et le Comité international de la Croix-Rouge. L'ONU demande une 'pause humanitaire' d'au moins 'quelques heures' par jour au Yémen. Notre équipe chirurgicale est opérationnelle à #Aden. Les civils doivent être épargnés #Yemen #YemenCrisis pic.twitter.com/UfTh2N696u- CICR (@CICR_fr) April 10, 2015 Ban Ki-moon #YemenCrisis: 'There needs to be a return to political negotiations; there is NO other solution' UN_DPA pic.twitter.com/JYtxkcwb2g- UN Spokesperson (UN_Spokesperson) April 9, 2015
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Ils ont organisé hier un gigantesque rassemblement dans un grand stade de Sanaa après avoir annoncé la dissolution du Parlement et la formation d'une commission de sécurité qui gérera les affaires du pays jusqu'à la mise en place d'un Conseil présidentiel. Entrés dans la capitale en septembre dernier, les Houthis ont pris fin janvier le contrôle du palais présidentiel et forcé le président Hadi et son Premier ministre à la démission. Leur chef Abdel Malek al-Houthi a expliqué sa stratégie lors d'un discours télévisé en duplex depuis son fief dans le nord du pays : 'cette initiative historique et responsable est dans l'intérêt du pays, car elle a comblé un vide politique destiné à plonger le pays dans le chaos'. Il a invité ses adversaires à le rejoindre y compris dans la lutte contre le réseau Al Qaïda bien implanté dans l'est et le sud du pays. Le parti islamiste Al-Islah a rejeté une initiative 'unilatérale' et de nombreuses manifestations ont eu lieu notamment à Taëz dans le sud-ouest. Pour ce militant de la révolution de 2011, 'les Houthis se comportent comme des êtres hystériques. Ils ont commis un acte d'irrespect envers le peuple du Yémen alors que chacun se bat pour conserver l'unité du pays. Ils risquent de nous attirer encore plus d'ennuis au niveau régional et international', estime-t-il. La mainmise des Houthis a été dénoncée comme un coup d'État par les pays voisins du Golfe et critiquée par les Etats-Unis et l'ONU.
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Des milliers de personnes ont participé à la plus grande manifestation anti-houthis depuis l'entrée en septembre dernier de ces miliciens chiites dans la capitale du Yémen. Des miliciens armés s'étaient déployés dans la rue où réside le président poussé jeudi à la démission. Mais ils ne sont pas intervenus et ont laissé défiler les gens. 'Nous protestons aujourd'hui pour renverser ces milices armées et les pousser à quitter la capitale Sanaa !', explique un manifestant. Les femmes aussi ont manifesté. Tous ont voulu dire leur refus de voir le président Abd Rabbo Mansour Hadi quitter le pouvoir. Le gouvernement a aussi démissionné. Et le Parlement devrait se prononcer demain, dimanche, sur ces départs lors d'une session extraordinaire. Mais on ne sait pas si les miliciens houthis permettront sa tenue. Le vide à la tête du Yémen pourrait priver les Etats-Unis d'un partenaire précieux dans sa lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique, car le pays est le fief de ce groupe et le gouvernement avait donné son aval pour des frappes aériennes sur son territoire contre ces jihadistes. Signe de la complexité de la situation, les Houthis invoquent la lutte contre les jihadistes pour justifier leur expansion territoriale. Ils ont quitté leur fief du nord l'an dernier pour finir par s'emparer du palais présidentiel cette semaine. A l'origine, les houthis contestent aussi un projet de fédéralisation du Yémen.
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Le Yémen, sans personne à sa tête, est le théâtre de manifestations croisées. A Taëz, dans le sud du pays, c'est contre les Houthis que l'on défile. Les Houthis, cette milice chiiite entrée dans Sanaa en septembre dernier. Les Houthis qui ont rassemblé dans la capitale des milliers de sympathisants. Les Houthis qui depuis qu'ils ont le contrôle de la ville hésiteraient à prendre le pouvoir, faute d'expérience politique mais aussi par crainte des réactions violentes de la communauté sunnite, majoritaire, et des jihadistes d'Al-Qaïda. Le pouvoir est en effet vacant, depuis les démissions jeudi du président Hadi et du Premier ministre, poussés vers la sortie par les miliciens chiites. Le parlement doit se réunir dimanche pour approuver ces démissions. Le risque de chaos au Yémen inquiète les Etats-Unis : le président Hadi était un partenaire précieux dans leur lutte contre Al-Qaïda, très implanté au Yémen.
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Au Yémen, c'est un carnage qui a lieu dans la capitale ce matin, au moins 26 morts et 50 blessés dans une explosion. L'attentat a été commis, selon le correspondant de l'AFP sur place, à l'aide d'un minibus qui a fini en un amas de ferraille. La bombe a été déclenchée à distance, selon un responsable des services de sécurité. Elle a tué et blessé des candidats venus s'inscrire à l'académie de police. Le dernier attentat commis au Yémen a visé dimanche un rassemblement de miliciens chiites à Dhamar, au sud de Sanaa, faisant quatre morts. Un autre attentat anti-chiite avait fait 49 morts le 1er janvier à Ibb, dans le centre du Yémen.
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