Alors que le président de l’Assemblée nationale veut rendre le vote aux élections obligatoire, découvrez quels sont nos voisins qui pratiquent déjà cette mesure civique.

Dans son rapport visant à renforcer le sentiment d’appartenance à la République, remis mercredi à François Hollande, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, propose de rendre le vote obligatoire. Une mesure déjà appliquée dans quelques pays européens.

Le Liechtenstein

De tous les pays où le droit de vote est obligatoire, ce petit État fait figure de précurseur puisque l’obligation de voter est instauré depuis… 1862 ! Mais la sanction est symbolique puisqu’elle s’élève à 13 euros si l’abstentionniste n’a pas su donner une excuse valable justifiant de son absence.

En Suisse

Dans le canton de Schaffhouse le vote est obligatoire depuis 1876. Là aussi, l’amende est symbolique : 2 euros seulement. Malgré cette faible amende, le civisme est de rigueur puisque c’est dans ce canton de Suisse que la participation est la plus grande.

La Belgique

Chez nos voisins Belges, l’obligation de se déplacer aux urnes date de 1893. Dans ce pays où le taux d’abstention est seulement de 10%, ne pas aller voter occasionne une amande comprise entre 27 et 55 euros, et, en cas de récidive, jusqu’à 137 euros. Par la suite, si une personne s’est abstenue quatre fois en quinze ans, celle-ci peut être rayée des listes électorales pendant dix ans : durant cette sanction, la personne ne peut recevoir de promotion ou de distinction émanant de l’administration publique.

En Autriche

Dans une partie de l’État fédéral autrichien, ne pas voter peut aussi vous coûter cher. En effet, dans le Land du Vorarlberg, une abstention vaudra aux Autrichiens de payer 400 euros pour les élections municipales et 700 euros pour les autres scrutins. Là-bas, le vote est obligatoire depuis 1919, et la mesure est même inscrite dans la Constitution depuis 1923.

Le Luxembourg

Pour lutter contre l’abstention, le Duché, dont le vote est obligatoire depuis 1924, a lui aussi établi une politique dissuasive en frappant au porte-monnaie des citoyens. Ainsi, les amendes vont de 100 à 125 euros pour une première abstention et de 500 à 1 000 euros en cas de récidive dans les cinq ans.

La Grèce

Si le vote est obligatoire, les abstentionnistes n’encourent cependant pas de sanctions pécuniaires mais des sanctions administratives (passeport, permis de conduire, etc.). En Grèce, l’abstention se situe autour de 35 %.

Les contre-exemples italiens et néerlandais

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Contrairement à ces pays, l’Italie et les Pays-Bas ont pris le chemin inverse. La première a renoncé au vote obligatoire en 1993 : les sanctions étaient, comme en Grèce, administratives et non pas pécuniaires. Les seconds ont rompu avec le vote obligatoire en 1970, cinquante-trois ans après son instauration.

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