Jet de yaourt, nom d’oiseau… le président de la République et le ministre de l’Economie ont été pris à partie par des salariés en colère en marge de leurs déplacements respectifs mardi, à Saint-Nazaire et à Lyon.

François Hollande et Emmanuel Macron n’ont pas été accueillis à bras ouverts mardi. Le président de la République et le ministre de l’Economie étaient tous les deux en déplacements, le premier à Saint-Nazaire pour visiter le chantier naval de STX et plaider en faveur du dialogue social, le second à Lyon dans le cadre des Journées de l’économie. Et le moins que l’on puisse dire c’est que leur présence a provoqué des remous.

"Il n’y a pas de politesse à avoir"En effet, une semaine après les violences qui ont éclaté chez Air France, François Hollande a été pris à partie par deux syndicalistes CGT. Rangés du côté des salariés de la compagnie aérienne visés par le plan social, ils ont d’abord refusé de lui serrer la main avant de se justifier en pointant la "violence patronale de plus en plus imposante". "Aujourd’hui dans ce pays, il n’y a pas de politesse à avoir, il y a des actes concrets à faire en ce qui concerne l’emploi et les salaires", a affirmé l’un des deux hommes au chef de l’Etat, ainsi que le rapporte Ouest-France. Le quotidien indique également la réponse du chef de l’Etat, très calme : "On peut se parler sans avoir recours à la violence".

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"Tu ne devrais pas être là ! Assassin !"De son côté, à Lyon Emmanuel Macron a dû faire face à des jets de projectiles pendant qu’il prenait la parole derrière un pupitre de la salle de la Bourse du Travail de la ville. Alors qu’il s’exprimait face à plusieurs syndicats lyonnais, le patron de Bercy a été interrompu par une femme assise dans les premiers rangs : "Tu la souilles, la Bourse du Travail ! Tu ne devrais pas être là ! Assassin !", rapporte Lyon Capitale. Après cette première salve, le ministre a également essuyé un jet de yaourt. Lancé depuis l’assistance, le pot est venu s’écraser à seulement "quelques mètres du pupitre", précise BFM TV. Pendant ce temps-là, à l’extérieur de la salle, des manifestants étaient rassemblés à l’appel de la CGT pour dénoncer "la provocation" que représentait selon eux la venue d’Emmanuel Macron. A leurs yeux, il incarne "la démolition des acquis sociaux", écrit Le Progrès qui précise également qu’ils étaient tous partis lorsque le ministre est sorti pour leur parler.

"Il faut entendre tout ce que ces gestes disent, d’abord de souffrance sociale, et ensuite de défiance", a ensuite estimé Emmanuel Macron.

 

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