Des dizaines d'étudiants se sont rassemblés, mardi soir, pour protester contre la venue du bras droit de Marine Le Pen dans la prestigieuse école. Florian Philippot ne s'est donc pas montré, mais sa réponse a été des plus virulentes.

"Le Grand Oral" est un rendez-vous politique incontournable à l'Institut des Sciences politiques de Paris. Il s'agit d'un échange de 30 minutes, mi-débat, mi-conférence, entre des personnalités politiques. Les deux invités de mardi soir étaient Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce Extérieur, et Florian Philippot, le vice-président du Front National.

Malheureusement pour ce dernier, environ quarante étudiants ont manifesté dans l'école contre son arrivée. D'après Le Monde, ils faisaient partie de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) et de l'association "Solidaires".

Le politicien a ironisé sur l'hostilité de cet accueil sur Twitter...

...et a décidé de ne pas venir. Il s'est emporté contre les étudiants, les traitant de "fascistes". Il a également repris l'interview de deux protestataires et les a accusés d'avoir  "oublié leur cours de République et de démocratie".

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Une minorité d'étudiants qui bloquent le débat ?

Benjamin Duhamel, l'un des organisateurs de la conférence, a déclaré à l'AFP, dans des propos repris par L'Obs, que cet événement ne ferait que "renforcer le discours anti-élite des militants et des élus du Front national". Selon lui, "vouloir combattre les idées du Front national en les bâillonnant et en les empêchant de parler est absurde".

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De même, pour les étudiants de Sciences Po partisans des Républicains, cela ne peut que servir le parti d'extrême-droite. Ils voient, dans cette victoire mitigée des étudiants, une énième occasion pour le FN de se "victimiser".
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