Isabelle Balkany est visée par une enquête pour favoritisme. Au centre de l’affaire, un marché de 40 millions d’euros pour la construction d’un collège dans les Hauts-de-Seine.

Une semaine après la levée de l’immunité parlementaire de Patrick Balkany pour les besoins d’une enquête sur un possible blanchiment d’argent, les "Bonnie & Clyde" de la politique sont une nouvelle fois dans le viseur de la Justice.

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Selon Médiapart qui s’appuie sur une "note confidentielle", l’actuelle adjointe au maire de Levallois-Perret est soupçonnée de favoritisme dans l’attribution d’un marché public-privé en 2008. "La justice exploite aujourd'hui un signalement effectué par le procureur financier de la chambre régionale des comptes d’Île-de-France, qui soupçonne Isabelle Balkany d’avoir commis un « délit de favoritisme »", peut-on lire sur le site.

Isabelle Balkany dément toute irrégularité

Celle-ci était alors vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine et "grande papesse des affaires scolaires" dans le département. Elle est suspectée d’avoir utilisé son autorité d’alors pour truquer l’attribution d’un marché de 40 millions d’euros portant sur la reconstruction et la rénovation du collège Pompidou de Courbevoie.

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Le marché avait été attribué à la société Fayolle, une adresse bien connue des Balkany, selon Médiapart, puisqu’ils l’auraient sollicitée pour des travaux "à l’œil" pour leur manoir en Normandie. Interrogée par le journal en ligne, l’intéressée a fait savoir que la Chambre régionale des comptes l’avait interrogée par écrit et qu’elle lui avait répondu par écrit en lui précisant "qu’aucune irrégularité n’a[vait] été commise" de sa part.

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