Lors de la présidentielle 2012, le sénateur UMP Bruno Retailleau a adressé au compte de campagne du candidat-président, Nicolas Sarkozy, un don de 2000 euros à l’aide de son "indemnité représentative de frais de mandat". Plus de détails.

Bruno Retailleau, sénateur UMP et président du conseil général de Vendée, a été identifié par Mediapart comme étant le sénateur épinglé par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des financements politiques (CNCCFP) pour une "erreur matérielle". Le sénateur a en effet donné 2000 euros d’argent public : son indemnité de frais de mandat pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

Une erreur ?"J’ai fait ça rapidement, je me suis trompé de chéquier. Je n’ai pas cherché à contourner", a ainsi déclaré pour sa défense le parlementaire. Cet ancien fidèle de Philippe de Villiers avait en effet récemment été épinglé par la CNCCFP pour ce don.

Dans son rapport publié par la Commission le 19 décembre dernier faisait part de cette affaire, épinglant anonymement le sénateur. Il est ainsi écrit dans le document "qu’une somme de 2000 euros, correspondant à un don de personne physique, a été comptabilisée en recettes dans le compte de campagne" de Nicolas Sarkozy. "Cette somme correspond à des fonds prélevés par un parlementaire sur un compte bancaire consacré à la perception de son indemnité représentative de frais de mandat et à son utilisation", précise ensuite le rapport.

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Cet argent public est initialement prévu pour les "frais afférents à l'exercice du mandat parlementaire", donc en aucun cas les frais de campagne de l’ancien chef de l’Etat. Cette irrégularité n’a pourtant pas été décisive dans la décision de la Commission ainsi que celle du Conseil Constitutionnel d’invalider les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

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