Atlantico dévoile sur son site internet une vidéo prise en cachette d’un mur du Syndicat de la magistrature. Sur ce mur, rebaptisé « mur des cons », on retrouve un grand nombre de personnalités politiques, de journalistes et d’intellectuels, tous de droite.

Une vidéo prise en cachette au Syndicat de la Magistrature circule depuis hier sur le Net : on y voit le mur d’un local du bâtiment, intitulé "le mur des cons", où sont placardées les photos de personnalités, politiques ou intellectuelles, toutes de droite. On trouve ainsi Nicolas Sarkozy, ainsi que des membres de son ancien gouvernement. A commencer par Brice Hortefeux sous lequel la mention "L'homme de Vichy" trône. Sans oublier, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel ou encore Eric Woerth et même… Bernard Laporte. Les politiciens ne sont pas les seuls à être visés. De grands journalistes aussi : ainsi David Pujadas, Etienne Mougeotte et Eric Zemmour s’y trouvent. Des intellectuels de droite, comme Jacques Attali, Alain Minc, Alain Finkelkraut, Guy Sorman et Alexandre Adler y sont aussi placardés. Une consigne est même donnée aux magistrats souhaitant placarder "un con" : celle de "vérifier qu’il n’y est pas déjà".

Le problème qu’il soulèveCette histoire fait sourire beaucoup d’internautes. Cependant, une question est soulevée, le Syndicat des magistrats qui milite pour "une justice égale pour tous" est-t-il totalement impartial ? Certains de ces noms ont déjà eu affaire à la justice. Et beaucoup ont perdu. On se souvient, par exemple, d’Eric Zemmour qui a perdu son procès contre Youssoupha. Le rappeur avait écrit dans une de ses chansons qu’il mettrait "un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour". Le site Atlantico, qui a révélé l’affaire, va jusqu’à écrire qu’il s’agirait, au-delà d’une simple blague entre collègues, d’un véritable "tableau de chasse réunissant les personnalités ayant eu affaire à la justice et celles qui devront bientôt lui faire face".

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Un mur qui devait rester privéContactée par francetv info, Françoise Martres, la présidente du Syndicat de la magistrature le confirme, ce mur existe mais il devait rester privé. "Cette vidéo a été tournée à notre insu dans un local public, qui n'a pas destination à recevoir du public." Elle précise également que ce mur est avant tout "un défouloir qui a été fait sous les années Sarkozy, quand les magistrats étaient attaqués de tous les côtés." Elle ajoute aussi qu’il "reste un truc de potache, comme il peut y en avoir partout."
 

 

 

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