François Vadon, ancien officier de la Marine nationale, a imaginé un dispositif pour retrouver l’avion englouti de la Malaysia Airlines. La France pourrait mener cette opération.

L’énigme du Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu en mer le 8 mars 2014 avance petit à petit. Le parquet de Paris a ainsi confirmé jeudi que le débris retrouvé à La Réunion appartenait bien à l’avion du tristement célèbre vol MH370.

Fort de cette découverte capitale dans les recherches pour retrouver l’épave de la carlingue, un Français du nom de François Vadon, ancien de la Marine nationale et auteur du Guide des courants marins, a imaginé un dispositif pour retrouver l’appareil, indique Le Figaro.

Un système de balises à l’intérieur de débris

Selon ce dernier, "la découverte, à La Réunion, du flaperon (pièce de l’aile, NDLR) du Boeing MH370 permet de confirmer, par le tracé du courant sud-équatorial, les hyopthèses australiennes de zone de recherches." Ainsi, François Vadon suggère "de larguer dans cette zone plusieurs balises Argos dérivantes suivies en permanence par le système de localisation Argos par satellite." Le système Argos est un système mondial qui permet la localisation et la collecte de données par satellite grâce à des balises, avec une précision d’environ 150 mètres.

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"Il faudrait entre 5 et 12 balises réparties régulièrement sur l'axe de la zone de recherche actuellement définie par l'Australie, poursuit le marin. Pour un résultat plus probant, ces balises pourraient être disposées à l'intérieur de structures similaires au flaperon trouvé à la Réunion. En effet, un objet dérivant est soumis à la fois au vent local et au courant marin et les directions de leurs flux respectifs peuvent être différentes de 5° à 10° dans la zone concernée."

Reconstituer le phénomène de la retro-dérive

François Verdon explique que l’analyse des données recueillies "permettrait de mieux connaître les courants marins dans cette zone et de reconstituer le phénomène de la retro-dérive. En d'autres termes, nous pourrions mieux analyser la dispersion due au courant et en raisonnement inverse restreindre la zone de recherche".

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L’opération aurait "un coût modique, en comparaison des dépenses de recherche investies jusqu'à présent, indique François Vadon. Il faudrait une dizaine de balises Argos or le prix d'une balise est compris entre 50 000 et 100 000 euros donc l'investissement initial serait compris entre 500 000 et 1 million d'euros. Ensuite, le suivi d'une balise Argos ne coûte presque rien. Par ailleurs, la France avec son renom océanographique pourrait être le pilote de cette opération, nous avons les compétences scientifiques et techniques pour orchestrer cette mission", indique François Vadon.

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