Alors que l’UMP doit récolter 11 millions d’euros d’ici la fin du mois de juillet – suite à l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy – le parti d’opposition s’apprête à annoncer l’annulation des deux journées de rassemblement prévues en septembre à Saint-Raphaël au profit d’une seule à Paris et ce officiellement, pour faire des économies.

L’heure est à la restriction chez le parti d’opposition. Il ne reste que quelques jours à l’UMP pour rembourser les 11 millions d’euros qu’il a empruntés pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 20102. Et quand bien même le parti réussirait à réunir cette somme dans les temps, il lui resterait toujours à rembourser les 44 millions d’euros de dette qu’il avait totalisés avant l’annonce de la décision du Conseil constitutionnel. Le parti de droite va donc devoir se serrer un peu la ceinture s’il veut sortir ses comptes du rouge.

D’après les informations du Figaro, Jean-Claude Gaudin, le président du groupe UMP au Sénat, aurait d’ailleurs demandé à ses troupes de participer à la grande souscription nationale lancée par le président du parti, Jean-François Copé, pour lui éviter la faillite. "Je leur ai demandé de donner au moins 2.000 euros chacun. Ils ont accepté, mais ils ont fait valoir à la quasi-unanimité que vu la situation financière du parti, maintenir des journées parlementaires sur la Côte d’Azur, n’était pas très heureux", a expliqué le maire de Marseille au quotidien.

Une question de frais ?En effet, alors que le parti en appelle actuellement aux dons des militants et sympathisants, les sénateurs ont estimé que maintenir un rassemblement de deux jours dans une station chic du Sud de la France, serait déplacé compte tenu des frais que cela induit. Mais alors que certains élus chiffrent le coût de ces deux jours à 400.000 euros, cette somme ne sera pas reversée à l’UMP en cas d’annulation. En effet, le budget alloué à cet évènement ne pourra pas être donné au parti pour la bonne et simple raison que ce n’est pas lui qui le finance mais les groupes de l’Assemblée et du Sénat et que ce sont les députés et sénateurs qui paient eux-mêmes leur transport et leur hébergement.

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"On ne peut pas s’afficher le long de la plage"Si la véritable raison de la décision prise par les sénateurs n’est donc pas économique, il se pourrait qu’elle concerne davantage l’image du parti. Ceux-ci auraient décidé de rester à Paris parce qu’un déplacement à Saint-Raphaël en ces temps de crise aurait été perçu comme tape l’œil. Bien que peu convaincu par cette décision, Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée devrait donc annoncer dès mardi l’annulation de ce rassemblement dans le Sud et son remplacement par une seule journée à Paris. "Le 25 septembre, tous les Français seront rentrés de vacances, le temps sera peut-être à la grisaille et l'on connaîtra les nouveaux chiffres du chômage. Dans ce contexte, on ne peut pas s'afficher dans un cadre idyllique, le long de la plage", a par ailleurs expliqué à l’Express Roger Karoutchi, le sénateur des Hauts-de-Seine.

L'UMP se réunit autour de Nicolas Sarkozy :

 

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