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Nadia Savtchenko, nouveau fer de lance du nationalisme ukrainien. La jeune pilote, prisonnière en Russie jusqu'à la semaine dernière, est désormais députée. Arrivée à la Rada de Kiev à 7h du matin, elle s'est étonnée de trouver portes closes et s'est offusquée des horaires de travail des parlementaires. Mais c'est bien en héros national qu'elle a pris la parole devant l'hémicycle : 'Je ne vous laisserai pas oublier, vous qui êtes assis dans les fauteuils de ce parlement, je ne vous laisserai pas oublier ces garçons qui ont donné leur vie à Maidan pour l'Ukraine, et qui continuent à mourir pour leur pays aujourd'hui dans le Donbass'. Après son discours, Savtchenko a décroché son portrait du pupitre et y a accroché un message de soutien aux prisonniers ukrainiens en Russie. Nadia Savtchenko a été échangée la semaine dernière contre deux Russes accusés par Kiev d'être des agents des services secrets.
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Pour la deuxième fois de son histoire, l'Ukraine a remporté le concours de l'Eurovision. Cette année, c'est Jamala, une Tatare de Crimée qui a remporté le prestigieux trophée. Elle est l'invité de Maria Korenyuk, dans Global Conversation. 'Jamala, merci d'avoir accepté notre invitation. Félicitations pour cette victoire. J'aimerais savoir si vous vous attendiez à gagner. Est-ce que cela a été facile ou difficile de l'emporter ?' - 'Je peux vous dire que ça n'a pas été facile, ça c'est sûr ! C'était difficile parce que ma chanson sort du cadre habituel de cette compétition. Dès le départ, on m'a dit qu'elle était bizarre, triste, etc. L'Eurovision ce sont des souvent des chansons légères alors que moi j'ai présenté un titre très intime, très personnel'. Biographie express Jamala, de son vrai nom Susana Jamaladinova est une chanteuse, compositrice et comédienne ukrainienne. Elle est née en 1983 à Osh, au Kirghizistan, qui faisait à l'époque partie de l'URSS. À la fin des années 1980, sa famille a déménagé dans la péninsule de Crimée, en Ukraine, la région d'origine de son père. L'Ukraine faisait également partie de l'URSS. Jamala est diplômée de l'académie ukrainienne de musique en tant que chanteuse d'opéra. Elle chante en ukrainien, tatar, russe et anglais. 'Votre chanson s'appelle '1944'. C'est une année tragique pour les Tatars de Crimée puisque c'est en mai 1944 que Staline a ordonné leur déportation. Cette chanson, c'est l'histoire de votre famille. Que s'est-il passé pour les membres de votre famille à l'époque ?' - 'Cela remonte au 18 mai 1944 vers trois heures du matin. Des agents du NKVD sont arrivés chez mes arrière-grands-parents et ils ont dit 'Prenez vos affaires !'. Ils leur ont donné 15 minutes. Mon arrière-grand-mère, Nazalkhan, avait cinq enfants : quatre garçons et une fille. Ils ont été poussés dans un train et expulsés de Crimée pour être déportés en Asie centrale. Mon arrière-grand-mère a passé plusieurs semaines dans ce train, sans eau ni nourriture. Pendant le trajet, elle a perdu sa fille. J'ai réalisé que j'avais envie de raconter cette histoire'. 'En 2014, des événements ont bouleversé la Crimée. Vous savez de quoi je veux parler : l'annexion de la péninsule par la Russie et l'oppression, la répression, des Tatars de Crimée. Comment ces événements récents ont influencé l'écriture de votre chanson ? Ont-ils été un déclencheur pour vous ?' - 'Je peux dire que ces événements m'ont rendu très triste. Ils m'ont certainement influencé dans l'écriture de ma chanson. Cependant, je souligne que j'ai écrit ce titre spécifiquement pour évoquer l'année 1944. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai baptisé '1944'. 'Jamala, vos parents vivent toujours en Crimée, au sein de la communauté tatare, qui fait l'objet d'une répression. Qu'est-ce que votre victoire à l'Eurovision a changé pour vos parents ?' - 'Ils ont reçu beaucoup de félicitations. Beaucoup d'inconnus sont allés chez eux pour leur dire bravo. Certains leur ont dit leur gratitude, certains ont apporté des gâteaux... Le soir où j'ai gagné, il y a même des habitants qui ne sont pas pro-Ukrainiens qui ont dit que c'était leur victoire à eux aussi. C'était peut-être éphémère mais pendant quelques jours, les gens se sont sentis unis'. 'Comment est né votre amour de la musique ?' - 'Ce sont mes parents qui me l'ont donné. Ce sont des musiciens. Mon père est accordéoniste, ma mère joue du piano. Elle a été professeur de musique, elle donne encore des cours. À la maison, on faisait des fêtes de famille où tout le monde chantait des chansons ukrainiennes, grecques, arméniennes, azéries. Il y avait toujours de la musique dans la maison, beaucoup de musique'. 'Comment vous êtes-vous préparée avant de monter sur scène ? Avez-vous une routine, un rituel spécial ? Comment se mettre en condition avant d'interpréter une chanson si personnelle et réussir sa prestation ?' - 'Pour la chanson '1944', c'était très difficile. J'ai essayé d'imaginer ce que j'aurais pu ressentir si on avait été en 1944. C'est un concours de chant, on passe les uns après les autres. Et moi je devais passer après quelqu'un qui chantait une chanson légère... Et là, c'est à vous et vous avez seulement trois minutes pour vous exprimer. Quand je suis montée sur scène, mes yeux étaient remplis de larmes. J'étais vraiment très émue. De toute façon, si vous faites semblant d'être bouleversé, ça ne marche pas. Personne ne peut vous croire.' 'Jamala, vous avez rencontré le succès, et pas seulement en Ukraine. Vous avez débuté une carrière de comédienne. Et maintenant vous êtes impliquée dans le domaine public. Le président ukrainien Poroshenko vous a nominée pour devenir ambassadrice de l'Unicef et vous avez été approchée par des partis politiques. Êtes-vous prête à vous engager dans une autre voie que celle de la chanson ?' - 'Oh, je ne le souhaite pas, non. Vous savez ce que je me suis dit quand je suis rentrée en Ukraine après ma victoire ? Je me suis assise et je me suis dit : 'J'aimerais écrire un nouvel album. Me cacher quelque part dans la cave avec des musiciens et faire de la musique !'. Faire de la politique ? Ah non, à aucun prix ! En politique, il n'y a pas de sentiments. Et moi, je ne peux pas vivre sans sentiments. Voilà pourquoi la politique, ce n'est pas pour moi !' 'Jamala, j'imagine qu'il serait logique que vous preniez un peu de repos après le concours de l'Eurovision, toutes ces répétitions, le spectacle... Mais vous avez décidé de partir en tournée pour présenter votre dernier album. D'où ma question : d'où vous vient cette énergie, cette inspiration ?' - 'Pour être honnête, je suis inspirée par les gens. Quand j'ai été accueillie à l'aéroport de Kiev, j'ai pleuré de joie avec tout le monde. Les enfants pleuraient, les adultes aussi, moi aussi... C'était quelque chose de... Je ne sais pas... Je ne peux pas le décrire. Je pense que les autres peuvent vous prendre de l'énergie mais ils peuvent aussi vous donner de l'énergie. Le plus grand plaisir, la plus grande inspiration vient toujours du public. Bien sûr, je pourrais partir en vacances. J'aime l'eau, la mer, l'océan, les rivières, les lacs... Mais là je n'ai pas le temps pour ça. J'ai vraiment envie de chanter et de donner au public le meilleur de moi-même'.
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Il y a déjà deux ans que l'Est de l'Ukraine est plongée dans la guerre civile... Ces affrontements entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes ont fait près de 9.300 morts et plus de un million et demi de déplacés. Un conflit qui est parti d'une étincelle, le refus du Président Viktor Ianoukovitch de signer un accord qui aurait rapprocher l'Ukraine et l'Union européenne... Kiev s'embrase, la décision est largement et vivement critiquée. En février 2014, les affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre font une centaine de morts. Quelques jours plus tard, un accord est trouvé entre l'opposition et la présidence, mais Ianoukovitch s'enfuit, ce qui précipite les choses. Un gouvernement intérimaire se met en place. Vladimir Poutine déclare qu'il s'agit d'un coup d'Etat et se réserve le droit de recourir à toutes les options possibles, y compris la force, en dernier ressort. En Crimée, envahie par des hommes en noir, un référendum sur l'autodétermination se met en place. Le 18 mars 2014, la Russie annexe le territoire, de même que la ville de Sébastopol. Ce sénario motive d'autres régions pro-russes, comme dans le Donbass. Les régions de Lougansk et Donetsk, fiefs séparatistes, qui ont une frontière commune avec la Russie, organisent des référendums d'autodétermination, le 11 mai. Le 25 mai, l'élection présidentielle a lieu. Petro Poroshenko est élu comme président et intervient sans perdre de temps pour empêcher que ces deux régions connaissent le même sort que la Crimée. Les combats se multiplient. Des batailles meurtrières ont lieu, entre autres, autour de Soviansk et dans l'aéroport de Donetsk. Porochenko ne veut pas laisser l'Ukraine se démanteler... Puis, le 17 juillet, le vol MH 17 assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur est abattu alors qu'il survole l'Est de l'Ukraine. 298 personnes périssent. Les deux parties s'accusent mutuellement d'être responsables et le conflit prend une autre dimension. De nouvelles sanctions contre la Russie sont mises en place par les Occidentaux qui, en parallèle, redoublent d'efforts pour trouver un terrain d'entente entre Poutine et Poroshenko. Un premier cessez-le-feu est négocié à Minsk, au Bélarus. Mais le protocole n'est pas respecté. Cinq mois plus tard, en février 2015, un nouveau compromis, Minsk II, est trouvé. Mais depuis plus d'un an, les choses ont peu et mal évolué. Les violences continuent d'éclater de manière sporadique le long de la ligne de front qui s'est figée avec les régions du Donbass sous contrôle séparatiste. 600 soldats ukrainiens sont morts... Les pertes rebelles sont inconnues. Et malheureusement, les civils sont toujours en première ligne. Operational Environment in E. Ukraine as of May 11, 2016, 00:00 EET pic.twitter.com/qnbKRGWleL- UaUnderAttackEn (@UaUnderAttackEn) 11 mai 2016 #OSCE recognized: by holding 'parades' in occupied territory of Ukraine pro-Russian forces violated #Minsk. And? pic.twitter.com/7heiJRzgTj- Euromaidan Press (@EuromaidanPress) 11 mai 2016
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Ce jeudi, le Parlement a donné son feu vert à la nomination de Volodymyr Groïsman au poste de Premier ministre. 257 députés ont voté en faveur du nouveau chef du gouvernement, pro-occidental, fidèle du Président Petro Porochenko, qui n'avait besoin que de 226 voix, et l'ont ainsi crédité d'une avance confortable. 'Je promets que le nouveau gouvernement sera intransigeant sur la corruption', a déclaré Volodymyr Groïsman, 'sera responsable des décisions qui seront prises, et fera tout le nécessaire pour assurer la stabilité et le développement du pays. Quatre jours plus tôt, son prédécesseur Arseni Iatseniouk avait démissionné, critiqué pour les scandales de corruption et la lenteur des réformes. L'Union Européenne s'est engagée à soutenir le nouveau gouvernement, à condition qu'il mène des réformes de fond.
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L'actuel président du Parlement ukrainien devrait devenir le prochain Premier ministre d'Ukraine. Volodymyr Groïssman, 38 ans, a reçu mercredi le soutien attendu des deux principaux partis du Parlement ouvrant la voix à un vaste remaniement. Le futur chef du gouvernement hérite d'une situation compliquée alors que la crise séparatiste à l'Est de l'Ukraine est loin d'être réglée et alors que le pays traverse une crise économique sans précédent. Le Premier ministre sortant Arseni Iatseniouk avait annoncé dimanche son intention de démissionner lors d'une intervention à la télévision ukrainienne. Contesté, on lui reprochait d'avoir tardé à mettre en oeuvre des réformes. Il avait été récemment éclaboussé par des scandales de corruption touchant son entourage.
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En poste depuis deux ans, le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé sa démission. Il était très critiqué depuis plusieurs mois pour insuffisance de réformes. Son successeur devrait être Volodymyr Groïssman, le président du Parlement. 'Le gouvernement de Volodymyr Groïssman, en premier lieu, devra se concentrer sur le développement économique et trouver des leviers de croissance', analyse le politologue Volodymyr Fesenko. 'Il faudra aussi qu'il concentre ses efforts sur la politique sociale', poursuit-il. 'Pour y parvenir, Volodymyr Groïssman devra trouver l'équilibre entre les exigences du FMI et le besoin de stabilité sociale'. En février, la fronde était montée dans les rangs du Parlement pour obtenir le départ d'Arseni Iatseniouk. L'ensemble de son propre camp réformateur l'accusant de saboter les réformes initiées par ses ministres. 'Le coeur du problème, ce sont les réformes qui n'ont pas été faites', explique la députée Svitlana Zalishuk, du Bloc Poroshenko. 'Voilà pourquoi les citoyens sont à ce point déçus du gouvernement, car ce sont eux qui font les frais de la lenteur des réformes. Le Parlement a adopté des mesures qui n'ont pas été mises en application. D'autre part, nous ne sommes toujours parvenus à briser le cercle vicieux de la corruption'. La corruption, voilà l'autre raison du départ de Iatseniouk, même si chacun souhaite expliquer son départ pour de pures raisons économiques. Jeu de chaises musicales ou jeu de dupes ? 'Ce probable changement de premier ministre intervient donc pour permettre d'accélérer le rythme des réformes', explique Sergio Cantone, notre envoyé spécial à Kiev. 'Mais il ne doit pas donner l'impression qu'il intervient pour d'autres raisons, moins avouables'.
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Le Premier ministre ukrainien jette l'éponge. Arseni Iatseniouk a annoncé ce dimanche qu'il remet sa démission et que celle-ci sera effective dès mardi. Il reviendra au Parlement de l'entériner. Il était vivement critiqué ces derniers temps, notamment pour le retard dans la mise en oeuvre des réformes promises et en raison d'une série de scandales de corruption. 'La crise politique en Ukraine est alimentée artificiellement, a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée. Le désir de changer un seul visage a aveuglé les hommes politiques du pays et paralysé leur volonté de changements réels. Le processus de changement de gouvernement a conduit à faire du sur-place. Les instigateurs de cette crise ont pris tout le monde en otages : le gouvernement, la société, le pays.' Arseni Iatseniouk était sur la sellette depuis qu'il a échappé à une motion de censure du Parlement en février. Un départ alors évité malgré l'appel du président Petro Porochenko à le renverser. Le président du Parlement Volodymyr Groïssman est donné favori pour lui succéder.
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Tolérance zéro face à la corruption, et organiser le plus vite possible des élections dans l'Est. Voici les messages portés par les chefs de la Diplomatie allemande et française en Ukraine ce mardi. Kiev veut attendre le fin des hostilités dans l'est du pays avant d'y proposer des élections. Ce n'est pas l'avis de Frank Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault : 'La France comme l'Allemagne, déclare le ministre allemand des Affaires Etrangères, savent que la loi électorale est une chose et que les conditions à la tenue de ces élections sont une autre chose. Mais il faut pourtant faire attention aux deux choses. Et bien-sûr, il ne faut pas prendre la sécurité comme excuse pour ne pas travailler sur la loi électorale'. Le gouvernement ukrainien redoute que la Russie, accusée de soutenir militairement les séparatistes, ne se serve des élections pour déstabiliser l'ensemble du pays. A Kiev, notre correspondante Maria Korenyuk : 'La prochaine rencontre au format Normandie se tiendra dans une semaine. Les ministres des Affaires Etrangères ukrainien, russe, allemand et français se retrouveront à Paris le 3 mars'.
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Le président ukrainien Petro Poroshenko a réagi, après la démission de son ministre de l'économie. Il affirme qu'il devrait rester à son poste, pour poursuivre ses réformes. Une réaction publiée sur les réseaux sociaux. Le ministre ukrainien de l'économie, Aivaras Abromavicius, a annoncé vouloir quitter ses fonctions, accusant le pouvoir de bloquer des réformes économiques nécessaires. Aivaras Abromavicius, ministre de l'économie : 'Mon équipe et moi ne voulons pas servir de couverture à une corruption flagrante, pour le bénéfice d'hommes politiques et de responsables économiques. Mon équipe et moi ne voulons pas servir d'écran pour cacher la corruption, comme des marionnettes sous le contrôle de ceux qui veulent prendre le contrôle de fonds d'Etat, à l'image de l'ancien pouvoir.' Le ministre de l'économie accuse surtout un homme, Igor Kononenko, un proche du président ukrainien. Il tenterait de garder le contrôle de l'opérateur gazier ukrainien, Naftogaz. Cette société gère notamment les difficiles relations avec le russe Gazprom. Le ministre était considéré comme un homme clé dans l'application des réformes promises par le président pro-occidental Petro Porochenko. Dmytro Polonsky, euronews : 'La coalition parlementaire est très proche d'une dissolution. Les analystes politiques pensent que des élections parlementaires anticipées pourraient avoir lieu avant le mois de septembre.'
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Ce vendredi, un député s'en est pris au Premier ministre Arseni Iatseniouk, au Parlement Ukrainien, pour tenter de le déloger de la tribune. #Yatsenyuk denies responsibility for #corruption, gets #attacked by lawmaker https://t.co/ijG2wH3D7s pic.twitter.com/4kjQk6G0fO- Kyiv Post (@KyivPost) 11 Décembre 2015 Une douzaine de députés de la coalition en sont venus aux mains, sans toutefois faire de blessés. L'auteur du geste fera l'objet de 'réprimandes', a fait savoir le responsable de son groupe parlementaire. Un climat pour le moins tendu, révélateur des désaccords qui fissurent le pouvoir en place. Un élu de la la majorité est même allé jusqu'à lancer une pétition pour voter la destitution du le chef du gouvernement, dont la cote de popularité s'est effondrée ces derniers mois. #Accusations build against #Yatsenyuk's team as critics mount drive to get him fired https://t.co/aS0RAu24mm pic.twitter.com/zHHsU36SLC- Kyiv Post (@KyivPost) 11 Décembre 2015 Les quatre partis qui se sont unis il y a deux ans pour mener une politique pro-occidentale ont désormais du mal sauver les apparences, entre le conflit qui déchire le sud du pays et la crise économique. Ce vendredi soir, le Président Petro Porochenko doit s'entretenir avec des députés du parti du Premier ministre, le Front Populaire, pour discuter de l'avenir de leur alliance politique.
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C'est le projet de loi qui fait polémique en Ukraine. Il prévoit plus d'autonomie pour l'Est du pays occupé par les rebelles pro-Russes. Un affront pour les députés qui ont voté contre, qui ont bloqué un moment l'accés à la tribune en criant 'Honte'. Berlin a condamné 'avec la plus grande fermeté' ces 'émeutes sanglantes'. La Russie s'est quant-à-elle dite 'naturellement préoccupée' face à ce qu'elle a dénoncé comme des violences 'inacceptables'. Mustafa Nayem, député ukrainien : "Pourquoi certaines régions comme Donetsk et Louhansk ont le droit d'avoir une règle spéciale d'auto- gouvernance, mais les habitants de Kiev, Lviv ou à Sumy ne l'ont pas ? Pourquoi ? Tout simplement à cause de la guerre ? Si c'est à cause de la guerre, ce n'est la règle fixée par Hollande et Merkel, nous savons bien qui dicte les règles.' Un total de 265 députés ont voté pour, comme Anna, car cette réforme était prévue dans les accords de Minsk 2 signés avec les autorités françaises et allemandes. Anna Gopko, députée ukrainienne : ' La guerre à l'Est de l'Ukraine doit nous pousser à mobiliser toutes les ressources et à réformer le pays. Nous devons remplir toutes nos obligations. Les territoires occupés sont maintenant dans une situation différente du reste du territoire, près de 90% du pays. C'est pour cela que nous devons changer la constitution.' Le projet doit encore être voté en deuxième lecture à une date encore non fixée, avec une majorité des deux tiers, une barre qui pourrait s'avérer difficile à passer. Les affrontements devant le Partlement ont suscité la préoccupation de l'Union européenne, comme de la Russie.
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Dans les rues d'Odessa, drapeau géorgien et ukrainien sur l'épaule, un homme assiste à une rareté en politique : un ancien président, celui de la Géorgie en l'occurence, qui devient gouverneur d'une région ukrainienne, celle de Odessa. Mikheïl Saakachvili a été nommé par le président Petro Porochenko. Ce dernier lui a aussi immédiatement délivré la nationalité ukrainienne. 'Beaucoup de gens rêvent de passer des vacances à Odessa, a déclaré l'ex-président géorgien. Mais je ne suis pas venu ici pour me reposer. Je n'ai pas de temps pour cela. Je vais travailler et inviter tout le monde à travailler ensemble pour donner aux gens le sentiment de vrais changements. Tout le monde est fatigué des discussions, on a tous besoin de changements. Quand ils les verront, ils y croiront.' Saakachvili, c'est l'ennemi juré de Vladimir Poutine. Sa mission est de défendre Odessa des appétits russes. La ville portuaire célèbre pour son immense escalier du Potemkine, a su résister aux tentations séparatistes, bien qu'elle soit russophone comme l'Est de l'Ukraine en proie à la guerre.
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Un président ukrainien confiant avant le sommet européen ce jeudi à Bruxelles où les 28 se réunissent pour discuter, entre autres, des sanctions contre la Russie. Petro Porochenko a accordé une interview à notre correspondant à Kiev, Sergio Cantone, qui lui a demandé, entre autres, ce qu'il attendait des dirigeants européens et s'il pensait que l'Union européenne était unie pour trouver une solution à la crise ukrainienne. Petro Porochenko : 'C'est un test très important que l'Union européenne passe maintenan parce que d'un côté ils parlent d'argent, les Russes parlent d'argent, du coût des sanctions etc... L'Union européenne et l'Ukraine parlent des valeurs et ça ce sont deux univers complètement différents : les valeurs et l'argent. Et je suis absolument certain que l'Union européenne et tous les leaders des Etats membres réussiront le test.. Et qu'attendons-nous? Nous attendons que l'Union européenne reste unie et que ce sera non seulement une unité à l'intérieur de l'Union européenne, mais aussi une unité avec le monde entier, avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie, la Suisse. Une unité avec le monde entier et un comportement absolument responsable. Nous nous attendons à une très, très forte déclaration selon laquelle si la Russie ne respecte pas l'accord de Minsk, si la Russie ne libère pas la Crimée, les sanctions seront prolongées ou élargies '. Euronews : Avez-vous peur que la Crimée puisse devenir un centre militaire ? Petro Porochenko : 'C'est déjà devenu un centre militaire et autant que je sache le Président russe a déclaré qu'ils ont installé en Crimée un missile nucléaire. Je pense que ce n'est pas une question d'indépendance ukrainienne ou de souveraineté ukrainienne sur la Crimée. Cela accroît de façon significative un danger dans ce conflit à grande échelle dans la région de la Mer Noire. Parce que ce missile a une portée de 500 kilomètres et peut facilement atteindre plusieurs États membres de l'OTAN. Cela devrait entraîner une certaine réaction. Un autre problème concernant la Crimée est la situation humanitaire là-bas. Il y a une violation brutale des droits de l'homme. Les Tartars de Crimée, qui sont plus de 300 000, subissent une pression sévère. Les dirigeants de ce peuple sont dans des prisons en Russie ou font face à une interdiction d'entrer en Crimée, comme sous Staline'.
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Le président ukrainien, Petro Porochenko, a fait adopter par le Parlement une loi accordant une plus grande autonomie aux villes situées dans l'est du pays et contrôlées par les séparatistes pro-russes. Une avancée majeure prévue par les accords de Minsk, à un détail prêt : ces villes devront organiser des élections locales transparentes, selon la loi ukrainienne. Un texte qui ne fait pas l'unanimité parmi les députés à Kiev. 'Ils éliront des personnes dont les mains sont couvertes de sang ukrainien, s'est insurgée Ioulia Timochenko, député du parti Batkivshchyna. Est-ce que quelqu'un doute du fait que ces élections seront frauduleuses et que ceux qui ont tué les Ukrainiens, qui ont mutilé notre Etat, seront élus ?' a-t-elle poursuivi. Les pro-russes ont rejeté en bloc cette loi. Pour la majorité ukrainienne, ce texte était indispensable. 'L'Etat ukrainien, le président lui-même a signé les accords de Minsk qui couvraient certaines clauses, et nous suivons ces clauses, a expliqué Serhiy Pashinskiy, député du parti Narodniy front. Nous démontrons au monde et à l'agresseur que nous sommes prêts à trouver une solution pacifique au problème. Mais les élections n'auront lieu que lorsque les autorités ukrainiennes légitimes seront sur place' a-t-il précisé. Les tensions sont toujours très vives dans les territoires occupés par les pro-russes. Ce mardi, une manifestation en l'hommage d'une fillette décédée, renversée par un blindé ukrainien dans l'est du pays a de nouveau souligné l'hostililté parfois existante des populations de l'est à l'encontre de Kiev.
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Au bord de la faillite, l'Ukraine a décroché un prêt de 17,5 milliards de dollars auprès du FMl. En échange, Kiev s'est engagé à restructurer sa fonction publique et à combattre la corruption. C'est la mission de l'Ukrainien d'origine lituanienne Aivaras Abromavicius, ministre de l'Economie. Notre correspondant à Kiev, Sergio Cantone, l'a rencontré Sergio Cantone, euronews : ' Quels types de réformes êtes-vous prêt à appliquer ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'Economie : ' Les principales réformes portent sur la déréglementation. Il s'agit de donner les mêmes chances à toutes les entreprises du pays, d'améliorer le climat d'investissement pour attirer l'investissement direct étranger. Deuxièmement, il y a la réforme des entreprises publiques. Nous avons 1.900 entreprises publiques, gérées, pour la plupart, comme des entités privées au bénéfice d'individus privés et non pas de l'Etat. Nous avons un plan complet pour changer cela, pour remplacer les PDG d'une façon transparente et les rendre redevables. ' Sergio Cantone, euronews : ' L'un des plus gros problèmes du pays, en matière de réformes, c'est le blocage de l'administration publique. Tous ces fonctionnaires, qui étaient liés au précédent régime, s'opposent à toute réforme et à toute transparence. Que comptez-vous faire face à cela ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'Economie : ' Pour ce qui est des gens qui travaillent actuellement pour le gouvernement, dans les bureaux de l'administration publique, il y a un gros problème. Ce gros problème concerne les salaires. Au taux de change actuel, ces salaires sont inférieurs à 200 dollars par mois, et c'est de toute évidence une porte ouverte à la corruption. Quand les salaires sont trop bas, vous savez, les dessous de table sont d'autant plus importants. Dès lors, nous voulons aussi adopter une réforme administrative pour réduire considérablement les effectifs de l'administration tout en augmentant les salaires de ceux qui restent. Dans mon ministère, nous prévoyons de remercier 50 % du personnel cette année et évidemment, nous chercherons à augmenter les salaires de ceux que nous garderons, de sorte que sur la durée, nous parviendrons à un point où nos fonctionnaires recevront des salaires décents qui leur permettront de subvenir aux besoin de leurs familles. ' Sergio Cantone, euronews : ' Qu'allez-vous faire pour en finir avec le pouvoir économique et politique des oligarques, qui, en fait, est un atavisme commun aux anciennes républiques de l'Union soviétique ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' Nous n'avons plus d'oligarques sérieux dans le pays, parce qu'avec le déclin économique et la dépréciation de la devise, les oligarques se retrouvent à la tête de petites et moyennes entreprises. ' Sergio Cantone, euronews : ' Oui mais la majeure partie de leurs capitaux est à l'étranger et déjà en dollars. ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' Oui mais avec l'économie déclinante, de nombreuses entreprises ont évidemment des dettes énormes et leur valorisation est proche de zéro. Donc l'influence des oligarques n'est pas infinie comme ce fut le cas par le passé. Nous nous sommes débarrassés des intermédiaires sur le marché du gaz, nous achetons à présent beaucoup plus de gaz à l'Europe qu'à la Russie, et nous n'avons aucun intermédiaire à ce niveau, tout se fait dans la transparence. Il n'y a plus de RosUkrEnergo, plus de Fyrtash sur ce marché et c'est évidemment une étape positive pour la société et les affaires dans le pays. Nous ne tolérons plus la corruption dans le commerce du gaz. ' Sergio Cantone, euronews : ' Pouvez-vous rappeler à nos téléspectateurs qui est Fyrtash ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' C'est un négociant en gaz de piètre réputation qui achetait du gaz au géant gazier russe Gazprom pour le revendre à l'Ukraine. Et l'Ukraine est connue pour avoir au moins deux tarifs gaziers : les particuliers obtiennent le gaz à un prix très bas, hautement subventionné, tandis que l'industrie paie le prix du marché, ce qui ouvre grand la porte à la corruption. Et évidemment, une des réformes clés est la réforme du secteur de l'énergie, avec le démantèlement de NaftoGaz en au moins trois sociétés ouvertes à l'investissement étranger, et bien sûr il nous faudra relever les prix du gaz qui sont très bas dans le pays. ' Sergio Cantone, euronews : ' Pourquoi la privatisation des infrastructures de transport gazières prend-t-elle si longtemps, alors que ces infrastructures sont stratégiquement très importantes pour l'Ukraine, mais aussi pour la Russie et l'Union européenne ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' Je pense qu'il est hors de question de vendre quelque actif que ce soit à la Russie en ce moment, parce que nous savons qu'étant données les relations actuelles entre notre pays et la Russie, la société ne le tolérerait pas. Et bien sûr, le gouvernement ne compte pas faire une telle chose. Pour ce qui est de la privatisation des actifs gaziers, nous sommes conscients du fait qu'en temps de guerre, leur prix n'est pas suffisamment élevé pour en tirer des revenus substantiels pour le budget. Donc nous voulons faire le ménage dans les entreprises publiques, les remettre en ordre, modifier le processus de privatisation des entreprises publiques et quand le bon moment viendra, quand les conditions de marché se seront améliorées, nous essaierons de vendre ces entreprises à des investisseurs stratégiques. ' Sergio Cantone, euronews : ' Monsieur le ministre, est-il vrai que les réformes demandées par les organisations internationales prévoient une hausse du prix du gaz de l'ordre de 300 % ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' Eh bien, la hausse des tarifs gaziers va être substantielle, c'est certain. Le prix final sera fixé par l'agence nationale des prix de l'électricité et du gaz. La position du gouvernement sur ce point est que les riches ne devraient pas bénéficier des prix bas dont ils profitent actuellement. Le gouvernement est d'avis qu'il faut relever les tarifs gaziers à des niveaux aussi proches que possible de ceux du marché et qu'il faut compenser cette hausse auprès des plus pauvres par des subventions. Donc les pauvres auront très peu à faire : déclarer leurs revenus et faire une demande d'indemnités. C'est tout ce qu'ils auront à faire et la hausse des tarifs gaziers sera totalement compensée. ' Sergio Cantone, euronews : ' Quelle est votre définition de 'pauvre' ? Quel plafond de revenus définit un pauvre ? ' Aivaras Abromavicius, ministre ukrainien de l'économie : ' Avec le déclin économique actuel bien sûr, le nombre de pauvres dans ce pays va augmenter et donc le nombre de personnes pouvant prétendre aux subventions va énormément augmenter. Ce sera un sérieux défi pour le ministère des Affaires sociales, mais nous nous y sommes préparés. Il va recruter et se doter de plus de logiciels et d'ordinateurs pour gérer la situation et quiconque déposera une demande d'indemnités les touchera. '
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Renforcer les sanctions économiques contre la Russie, accroître la pression diplomatique et fournir une assistance financière et technique à l'Ukraine. Ce sont les demandes pressantes faites par le président du Parlement ukrainien, Volodymyr Groisman, lors de sa visite à Bruxelles. Nous en avons parlé avec lui. euronews : ' vous venez de vous rendre au Parlement européen. Comment les eurodéputés réagissent-ils à la situation à l'échec des accords de Minsk ? ' Volodymyr Groisman : ' Ils voient les choses comme elles sont. Ce qui se passe en Ukraine est objectivement décrit comme une agression militaire russe. Les eurodéputés appellent à l'unité. Ils le voient comme un défi non seulement pour l'Ukraine mais aussi pour l'ensemble de l'Europe. ' euronews : ' Est-ce qu'ils parlent de sanctions supplémentaires ? ' Volodymyr Groisman : ' L'Ukraine a proposé une initiative pour lancer une mission de paix. Nous pensons que ce serait un bon instrument pour faire cesser l'agression militaire de la Fédération de Russie et des mercenaires russes. Les sanctions devraient se poursuivre puisque c'est l'un des moyens les plus importants pour tenter de stopper cette agression. Le troisième point, c'est l'amélioration des capacités de défense de l'Ukraine, en lui fournissant des armes défensives. Je dois préciser que nous parlons bien d'armes défensives et non offensives. ' euronews : ' Beaucoup de parlementaires en Ukraine disent que la législation est prête pour l'introduction de la loi martiale. ' Volodymyr Groisman : ' Il faut apporter des changements dans le cadre légal en temps de guerre. Car beaucoup de choses, y compris le cadre légal, doivent être adaptées aux nouvelles conditions. ' euronews : ' Mais en principe, est-ce possible ? ' Volodymyr Groisman : ' C'est la paix qu'il nous faut. L'agresseur doit retourner dans son pays. Et c'est ce scénario qui doit servir de base. Tous les scénarios sont possibles, mais l'agresseur poursuivra son action tant que le monde civilisé le lui permettra. ' euronews : ' On pourrait imaginer que la Russie fasse tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l'Ukraine d'intégrer l'OTAN. ' Volodymyr Groisman : ' Cela relève du droit souverain de chaque pays et de personne d'autre. L'agression de la Russie n'est pas seulement liée à des revendications concernant l'Ukraine. C'est un assaut contre les valeurs européennes, des valeurs qui constituent le fondement du monde actuel. Il s'agit de l'indépendance, de l'intégrité territoriale, de la démocratie et de la liberté. Il s'agit de la paix, que nous devons préserver. Et cela ne doit pas être négligé. Mais malheureusement, dans le monde d'aujourd'hui, on voit que la Russie passe outre. '
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Une cérémonie du souvenir était organisée ce vendredi à Kiev sur la place de l'Indépendance. Il y a un an, ici à Maïdan, la police anti-émeute ouvrait le feu sur les manifestants faisant 106 morts. Ce bain de sang allait marquer un tournant dans le soulèvement populaire. Le 22 février, le président Viktor Ianoukovitch prenait la fuite, laissant la place à un gouvernement pro-occidental. Mais un an plus tard, l'euphorie de la révolution ukrainienne semble bien loin ! L'est du pays est en proie depuis des mois à des combats meurtriers. Pour autant, le président Petro Porochenko, qui s'est exprimé ce vendredi sur la place de l'indépendance, s'est voulu optimiste. 'L'année 2015 sera décisive dans la mise en oeuvre des changements fondamentaux, dans la construction d'un nouveau pays, a-t-il déclaré. Je suis sûr que l'Ukraine va vivre dans la paix, qu'elle va se développer et se rapprocher un peu plus de l'Europe'. Reste que depuis un an, la souveraineté de l'Ukraine est mise à mal. La Crimée a fait sécession et a été rattachée à la Russie. Et dans la région du Donbass, les groupes séparatistes pro-russes gagnent chaque jour du terrain. A la liste des 106 martyrs de Maïdan, s'ajoute désormais celle des victimes de cette guerre dans l'est. Plus de 5600 morts depuis le mois d'avril... Les efforts engagés ces derniers mois pour trouver une solution pacifique à la crise peinent à aboutir. De quoi donner à ces cérémonies du souvenir, à Maïdan, un goût un peu amer.
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Les drapeaux ont été mis en berne à Kiev pour commémorer les 13 civils tués mardi dans un bus frappé par une roquette qui visait un barrage ukrainien à Volnovakha. Il s'agit de la sanglante attaque contre des civils depuis les accords de paix de Minsk en septembre. Kiev a mis en cause les rebelles qui rejettent de leur côté la responsabilité sur les troupes ukrainiennes. Ce regain de violence dans l'Est a fait réagir Oleksandre Tourtchinov lors d'un débat au parlement. Le secrétaire du Conseil national de sécurité ukrainien a évoqué devant les députés 'deux scénarios' pour l'avenir du pays : 'le premier est la reprise des hostilités à grande échelle et une attaque avec la participation active des forces armées russes, dont les conséquences pourraient devenir une guerre continentale à grande échelle. Le deuxième scénario implique des tentatives du Kremlin visant à empêcher la stabilisation de la situation en Ukraine' pour l'épuiser économiquement et militairement'. Face à cette menace, les autorités de Kiev ont adopté une loi prévoyant cette année trois vagues de 'mobilisation partielle' dont la première débutera le 20 janvier et touchera environ 50.000 personnes. Et c'est dans ce contexte très tendu que les observateurs de l'OSCE se sont rendus dans le fief rebelle de Donetsk, un des points les plus chauds du conflit sous la haute protection des militaires russes et ukrainiens.
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Le Parlement ukrainien a approuvé ce mardi la composition d'un nouveau gouvernement. Il est issu de la coalition parlementaire formée par cinq partis pro-occidentaux dont celui du président ukrainien et celui d'Arseni Iatseniouk qui reste Premier ministre. Un gouvernement dont trois membres ne passent vraiment pas inaperçus : les ministres des Finances, de l'Économie et de la Santé, respectivement une Américaine d'origine ukrainienne, un Lituanien et un Géorgien qui ont obtenu la nationalité ukrainienne le jour même. Natalie Jaresko, une Américaine d'origine ukrainienne ayant travaillé pour le Département d'Etat américain et pour un fonds d'investissement ukrainien financé par le Congrès américain, se retrouve ainsi ministre des Finances. Le Lituanien Aivaras Abromavicius, co-dirigeant d'un fonds d'investissement suédois, devient ministre de l'Economie, et le Géorgien Alexander Kvitachvili, ex-ministre de la Santé en Géorgie, hérite du ministère de la Santé. Le président Porochenko a indiqué leur avoir octroyé la citoyenneté ukrainienne mardi matin, juste avant leur nomination. Le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense du gouvernement précédent ont été reconduits à leur poste.
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'Le parlement ukrainien pro-occidental a reconduit son Premier ministre, Arseniy Iatseniouk, explique notre correspondante à Kiev. Comme pour les ministres, il y a des chances que des experts étrangers rejoignent le nouveau gouvernement, comme l'a proposé le président Petro Poroshenko. Le cabinet devrait être formé la semaine prochaine', rajoute Angelina Kariakina. L'élection de ce nouveau Parlement où prorusses sont minoritaires et communistes, absents, est censée refondre le système de pouvoir ukrainien réclamé par Maïdan. Mais l'Ukraine est aussi occupée par un autre dossier, prioritaire, la guerre civile dans le Donbass. 'En regardant vers le futur, on voit clairement qu'établir la paix dans le Donbass n'empêchera pas le danger venu de l'Est, a dit à la tribune le président Poroshenko. Malheureusement ce danger va durer dans le temps. Et va nous coûter beaucoup en efforts et en ressources.' D'autres défis attendent l'Ukraine : crise économique majeure, corruption endémique, comme l'a rappellé le nouveau président du parlement : 'Nous avons besoin de changements, nous avons besoin de lutter contre la corruption, décentraliser la gouvernance, apporter de la croissance économique, réaliser de nombreuses choses attendues depuis des dizaines d'années', a déclaré Volodymyr Groysman. L'Ukraine enfin a une dernière ambition : adhèrer un jour à l'Otan.
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Hymne national, minute de silence, lecture collective du serment des députés : le nouveau Parlement ukrainien, largement dominé par les pro-occidentaux, a entamé sa première session ce jeudi matin. Les parlementaires ont été élus lors des élections législatives du 26 octobre. Normalement, cette session devait être ouverte par le député le plus âgé, en l'occurrence Ioukhim Zviaguilski, mais ce dernier est accusé par la presse de soutenir les séparatistes pro-russes. C'est un ancien allié du président destitué prorusse Viktor Ianoukovitch. Finalement, c'est le président de la législature précédente, Olexandre Tourtchinov, qui a ouvert la session. Avec AFP
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Le chef de la diplomatie allemande Walter Steinmeier en visite à Moscou ce mardi où il a rencontré son homologue russe dans un effort pour trouver une médiation face à l'escalade de la violence dans l'Est de l'Ukraine. Pour l'heure Frank Walter Steinmeier ne voit pas de raison d'être optimiste et appelle au dialogue. '25 ans après la chute du Mur (de Berlin), nous sommes menacés par le manque de dialogue, la division au lieu de l'échange, la confrontation au lieu de la coopération' a-t-il déclaré lors de la conférence de presse commune avec Serguei Lavrov. Alors que l'OTAN accuse le Kremlin de renforcer sa présence militaire l'Est de l'Ukraine, le chef de la diplomatie russe dément et appelle Kiev à négocier avec les séparatistes. 'Maintenant l'objectif le plus important est la continuation d'un dialogue stable entre Kiev d'un côté et Donetsk et Louhansk de l'autre' a expliqué le diplomate russe au cours de la conférence de presse. 'C'est encore plus important dans le contexte des élections qui ont eu lieu en Ukraine et dans cette partie de l'Ukraine contrôlée par les représentants de Donetsk et Louhansk.' De son côté, l'Ukraine rejette catégoriquement toute négociation directe avec les rebelles que Kiev qualifie de 'terroristes.' 'L'Ukraine suggère un format de négociation type Génève où, en dehors de l'Ukraine et de la Russie, l'Union Européenne et les Etats Unis participeraient aussi' estime notre correspondante Angelina Kariakina. Le premier ministre ukrainien a livré son analyse au chef de la diplomatie allemande lors de son étape à Kiev. Pour Arseni Iatseniuk, pour résoudre la crise, 'tout dépend en premier ordre du président russe' Vladimir Poutine.
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Pas de panique : c'est le message du président Porochenko à l'état major ukrainien ce vendredi. Si, en dépit des efforts de paix, les choses dégénèrent dans l'est de l'Ukraine, nos forces sont prêtes à repousser une offensive, a-t-il assuré. Le premier ministre Arseni Iatseniouk n'en prend pas moins la situation au sérieux. Alors qu'il présentait la composition de son nouveau gouvernement de coalition, il a clairement exposé sa priorité. ' Notre priorité absolue est la défense nationale et la sécurité. Il nous faut construire une armée capable d'arrêter l'agression militaire russe. Une armée capable de défendre ses citoyens. C'est notre tâche prioritaire à présent. ' Arseni Iatseniouk a précisé que du fait des coûts liés au conflit, l'économie ukrainienne ne devrait pas renouer avec la croissance avant 2016. Les ministres proposés par le chef du gouvernement Arseni Iatseniouk doivent encore obtenir l'aval de tous les autres partis. Mais pour notre correspondante à Kiev, Angelina Karyakina, ' quels qu'ils soient, la guerre restera le défi numéro un du gouvernement ukrainien. C'est elle qui va définir les priorités du pays en matière d'économie, de défense et de politique sociale. '
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Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle escalade militaire en Ukraine ? Mercredi le gouvernement ukrainien a annoncé qu'il se préparait au combat, dénonçant une menace imminente sur son territoire. Kiev dit observer depuis plusieurs jours le renforcement des troupes russes et pro-russes dans l'est du pays. Le ministre ukrainien de la Défense Stepan Poltorak a déclaré que les forces ukrainiennes allaient être 'redéployées pour être en mesure de réagir à des agissements imprévus de groupes armés. Il n'a pas donné plus de détails. Il s'agit d'accusations 'sans fondement' selon Moscou, mais l'OTAN et l'OSCE ont confirmé l'entrée de convois militaires russes dans la région de Donetsk. Deux mois après la signature du cessez-le-feu avec les séparatistes, la trêve semble très fragile. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence mercredi soir à New York.
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Ambiance tendue à Donetsk, fief des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine. Les rebelles organisent ce dimanche des élections. Objectif : asseoir leur pouvoir et sceller le divorce avec les autorités de Kiev. Mais seule la Russie prévoit de reconnaître le scrutin. La 'République de Donetsk' et la 'République de Louhansk', autoproclamées en avril dernier, s'apprêtent à élire chacune leur président et leur parlement. Ces élections s'annoncent sans surprise. Les dirigeants en place devraient être confirmés dans leurs fonctions. 'Nous allons nous débarrasser de la corruption et de l'influence des oligarques', promet Denis Pouchiline, un des responsables de la 'République populaire de Donetsk' (DNR). 'Si nous investissons ces ressources dans la modernisation de nos industries, nous augmenterons les allocations sociales et les retraites', dit-il. Pas facile d'organiser des élections alors que les affrontements se poursuivent non loin de là. A la veille du vote, les autorités ukrainiennes ont fait état de six soldats tués en 24 heures. Si le nombre de votants s'annonce incertain, le résultat ne fait guère de doute. 'Je pense que le vote sera en faveur de l'indépendance', dit cet homme qui participe aux préparatifs. 'On fait de notre mieux pour que cette élection ait lieu. Comme vous le voyez on aménage cet endroit pour que les gens puissent exprimer leur choix'. 'Cette élection se tient alors que, dans les coulisses, la guerre résonne, malgré un fragile cessez-le-feu. Le scrutin est un signal majeur de la volonté des séparatistes prorusses de prendre leur distance avec la volonté politique du gouvernement de Kiev', nous dit Sergio Cantone, l'envoyé spécial d'euronews à Donetsk.
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Le ciel de l'Ukraine se dégage un peu sur fond de vote séparatiste. Après l'accord gazier signé jeudi soir avec la Russie sous l'égide de l'Union européenne, le président Porochenko a proposé hier de reconduire Arseni Iatseniouk au poste de Premier ministre. La formation du chef du gouvernement, le Front populaire a créé la surprise aux législatives de dimanche dernier en devançant légèrement le bloc présidentiel au scrutin proportionnel. Une concession de taille pour bâtir une coalition gouvernementale solide. Arseni Iatseniouk est partisan de la ligne la plus ferme face à la Russie et il est également le principal négociateur avec les bailleurs de fond internationaux. 'Je tiens à rappeler que selon la Constitution c'est au sein du parti le plus nombreux que doit être choisi le Premier ministre. Nous avons exercé notre droit en ce sens dans la droite ligne de notre slogan 'il est temps de nous unir' qui n'est pas seulement notre devise, mais aussi l'objectif de notre mandat', explique ce représentant du parti présidentiel de Petro Porochenko. Seule ombre à ce tableau qui s'améliore progressivement, la situation sur le terrain qui demeure très tendue avant le vote séparatiste organisé demain sur les territoires qui échappent au contrôle de Kiev comme la 'République autoproclamée de Donetsk'. Un scrutin dénoncé par les Occidentaux comme un obstacle à la paix. Ils demandent à Moscou de ne pas le reconnaître contrairement à ce qu'a promis cette semaine le chef de la diplomatie russe.
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La tenue d'élections dans une Ukraine en plein conflit constitue déjà une avancée. Quant à savoir si elles aideront le gouvernement de Kiev à sortir de la crise, c'est une toute autre histoire. Le cessez-le-feu ne semble pas réel. Les troupes russes se sont retirées, mais le soutien de la Russie aux rebelles perdure. Les présidents russe et ukrainien se sont rencontrés. Vladimir Poutine a vu les dirigeants européens et les discussions en vue de la signature avant l'hiver d'un accord sur le gaz laissent espérer que la tension retombe. Le résultat des élections changera-t-il quelque chose ? Que doivent désormais faire l'Union européenne et les Occidentaux : assouplir les sanctions contre la Russie ou attendre de voir ? Parmi nos invités, Dmytro Kuleba, ambassadeur détaché d'Ukraine, estime pour sa part que 'l'issue de ce scrutin est un message clair adressé à tous - en Ukraine et hors de l'Ukraine - qui dit que notre pays veut être européen et démocratique et vivre en paix.' Quant à savoir si l'attitude du gouvernement ukrainien à l'égard des séparatistes peut évoluer, il assure : 'notre politique vis-à-vis d'eux va rester la même. (...) Nous sommes prêts à faire des compromis, mais il y a trois sujets sur lesquels nous ne négocierons pas : l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'orientation européenne de l'Ukraine,' indique-t-il. Eurodéputé néerlandais libéral, Johannes Cornelis van Baalen s'est pour sa part rendu en Ukraine dans le cadre de la mission d'observation de ces élections par le Parlement européen. Il estime que l'issue de la crise est entre les mains du président russe Vladimir Poutine : 'c'est lui, l'agresseur, il pourrait stopper l'agression et dire : 'laissons les Ukrainiens gérer les choses eux-mêmes,' souligne-t-il, 'mettre la pression sur Poutine est la seule façon de sortir de cette situation,' dit-il assurant ainsi qu'un assouplissement des sanctions est inenvisageable pour l'instant. Enfin, pour Daniel Gros, directeur du Centre d'études des politiques européennes (CEPS) , une attitude plus souple des autorités ukrainiennes n'est pas totalement à exclure : 'un geste de paix pourrait intervenir, mais je doute qu'il aurait beaucoup d'effet parce que les rebelles dans l'est du pays savent très bien ce qu'ils veulent : leur propre mini-Etat indépendant et ce n'est pas quelque chose qu'un gouvernement ukrainien pourrait concéder,' insiste-t-il.
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En Ukraine, les débats sur la formation d'un gouvernement de coalition sont vifs. Trois jours après la tenue des législatives, alors que le décompte des voix n'est pas encore tout à fait terminé, le Premier ministre sortant Iatseniouk, certain que son Front Populaire est en tête des suffrages exprimés, a rejeté la proposition de coalition de Petro Porochenko. 'Je propose de nommer la nouvelle coalition 'Ukraine européenne', en hommage aux gens de Maïdan. Et c'est ce que le peuple attend de nous, que l'on concrétise l'accord passé entre l'Ukraine et l'Union européenne, que l'Ukraine devienne un pays européen' a-t-il déclaré en conférence de presse. Arseni Iatseniouk considère le bloc Porochenko comme un partenaire stratégique majeur, mais revendique la tête du gouvernement. Il appelle à la formation du futur gouvernement d'ici 20 jours. Et contrairement à Porochenko, il a ouvert sa coalition au Parti radical et au parti de la 'Patrie' de Ioulia Timochenko. Celle-ci a déjà fait savoir qu'elle soutiendrait la coalition, mais que son parti, qui ne rassemblerait que 5,6 % des suffrages, ne prétendrait à aucun poste ministériel. Arrivé en troisième place, la surprise des législatives, le parti Samopomitch, composé notamment de militants issus de Maïdan, appelle à commencer les pourparlers d'ici demain et propose que le projet de la coalition soit un compromis des deux propositions de Porochenko et Iatseniouk. Selon notre correspondante à Kiev, Maria Korenyuk, 'si les partis acceptent la proposition de Iatseniouk , ils devront donner les noms de leurs candidats à un portefeuille ministériel d'ici lundi. Le nouveau gouvernement devra alors être formé sur le modèle de la Commission européenne. Ce qui signifie que chaque candidat devra faire l'objet d'une audition publique qui serait retransmise en direct à la télévision.'
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Marioupol est une des grandes villes de l'est de l'Ukraine. Cité industrielle, elle est stratégique car c'est un des principaux ports de la mer d'Azov, entre l'Ukraine et la Russie. Attaquée par les séparatistes en juin dernier, elle a été défendue par les troupes gouvernementales, notamment les hommes du 'bataillon Azov'. Plusieurs d'entre eux sont allés voter ce dimanche, puisqu'à Marioupol, le scrutin a pu se tenir, contrairement à Louhansk et Donetsk, les villes tenues par les séparatistes. 'La plupart d'entre nous, nous sommes affectés à des check-points, explique un des soldats de ce bataillon. Un premier groupe est venu pour voter pendant que les autres sont restés en poste. Ensuite, nous avons permuté'. Dans cette ville, une partie des habitants soutient le pouvoir à Kiev, l'autre y est farouchement opposée. 'Ce que je veux, dit cette femme, c'est vivre en paix. On veut faire partie de l'Ukraine. Surtout quand on voit ce qui s'est passé en Transdniestrie (région de l'est de la Moldavie qui a déclaré son indépendance en 1990, soutenue en sous-main par la Russie, NDLR) : les gens vivent dans une grande précarité.' 'Moi, je ne vais pas voter, lâche un habitant : je fais pas confiance aux hommes politiques !' 'Moi, je ne soutiens pas le régime actuel, commente un autre habitant. Ce sont ces gens qui ont déclenché cette guerre. Moi, j'étais favorable au précédent régime. Avec eux, au moins, on était payé. Je suis contre la guerre. C'est pour ça que je vote contre ceux qui mènent la guerre. Mon vote va à ceux qui étaient au pouvoir du temps de (l'ancien président déchu, Viktor) Ianoukovitch.' 'Marioupol est près de la ligne de front, explique Maria Korenyuk, l'envoyée spéciale d'euronews, mais ici, les gens vivent dans une relative sécurité. Les lois ukrainiennes s'appliquent. Même s'il y a eu des suppressions de postes, beaucoup de gens ont un travail. Ces élections permettront de voir si la population ici est prête ou non à accepter le futur gouvernement à Kiev.'
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Renforcer la lutte contre la corruption, c'était la mission du Parlement ukrainien ce mardi : cinq lois ont été adoptées en première lecture, sous la pression de l'Occident. Elles obligeront les hauts responsables du gouvernement, de la justice et de la police à déclarer leur patrimoine et celui de leur famille. Une structure indépendante devra par ailleurs être créée pour enquêter sur la corruption. 'Personne ne donne d'argent à des pays corrompus et les investisseurs ne viennent pas dans des pays corrompus', a déclaré le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Les Ukrainiens ont renversé en février le président Ianoukovitch, accusé d'avoir volé des dizaines de milliards de dollars, mais depuis la corruption sévit toujours. A leur manière des manifestants montrent leur colère, en lançant des tomates sur les photos des députés qui étaient absents ou qui ont voté contre le texte. En matière de corruption l'Ukraine est classée à la 144e place mondiale par Transparency international. Pour ce militant de l'ONG, c'est une demi- victoire. Selon Oleksiy Khmara, 'les députés ne sont pas prêts à franchir le pas, et vont tenter de modifier le texte de loi pour qu'il soit moins contraignant.' A l'approche des élections législatives du 26 octobre, les Ukrainiens en tout cas comptent bien se faire entendre.

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