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Après les magistrats, l'armée, ce sont désormais les enseignants qui sont touchés par la purge. L'ampleur de la saignée est impressionnante: 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux 1577 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a exigé de démissionner et au 15 000 membres du ministère de l'Education. 15.000 enseignants et personnels du ministère de l'Education également. Au total la purge concerne pas loin de 40.000 pers déjà. #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 19 juillet 2016 #Turquie, les #purges continuent. Voyez comment #Erdogan traite la #presse (gratuit) https://t.co/fVqKdv3GBQ pic.twitter.com/wX7YAtEKxW- Spicee (@spiceemedia) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre, au total 24 chaînes de télévision et radios. Turquie : le général Akin Öztürk nie être le cerveau du putsch https://t.co/6vPuePjJ2P pic.twitter.com/wpBBuj34me- Zaman France (@Zaman_France) 18 juillet 2016 Vingt-six généraux et amiraux dont l'ancien chef de l'armée de l'air, Akin Özturk, sont en détention préventive et ont été inculpés pour 'tentative de renversement de l'ordre constitutionnel'. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Quatre jours après la tentative de coup d'Etat, Ankara demande officiellement l'extradition de Fethullah Gülen aux Etats-Unis. Depuis le début, le gouvernement de Recep Tayip Erdogan accuse ce prédicateur, ancien allié devenu ennemi juré du président, d'être à l'origine du putsch militaire manqué. L'homme est actuellement en exil en Pensylvanie. 'Le président et moi-même avons envoyé une demande officielle aux Etats-Unis, a déclaré le Premier ministe Binali Yildirim. Nous demandons l'extradition du chef terroriste. Le ministre de la justice a transmis nos dossiers pour lancer la démarche.' Le gouvernement turc a indiqué qu'il n'avait 'pas le moindre doute au sujet de qui a mis en oeuvre et exécuté' le coup d'état avorté. Le principal intéressé dément. 'Durant toute ma vie, j'ai été contre les coups d'état. Car j'en ai moi-même souffert à plusieurs reprises dans le passé (en 1960, 1971, 1980 et 1997). De plus, je ne connais absolument pas les personnes qui ont organisé ce putsch', s'est défendu Fethullah Gülen dans une interview. Türkiye'den Fethullah Gülen için 60 güne kadar tutuklama talebi https://t.co/cn7STaqkUd pic.twitter.com/gJldlQDO9m- CNN Türk (@cnnturk) 19 juillet 2016 Après les affrontements et les bombardements, notamment aux abords du palais présidentiel, qui ont fait trembler la Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, le bilan officiel fait état d'au moins 308 morts. Près de 17 000 personnes ont été arrêtées, dans l'armée, la police et la magistrature. Parmi eux : l'ancien chef de l'armée de l'air Akin Oztürk, qui a nié toute implication. Ce mardi, l'état-major turc a indiqué que 'l'écrasante majorité' de l'armée n'avait 'rien à voir' avec le putsch. Le président Erdogan a par ailleurs annoncé qu'il approuverait le rétablissement de la peine de mort, si le parlement le décidait. Le parti nationaliste turc du MHP a déjà apporté son soutien à ce projet ce mardi. L'Union européenne a prévenu que cela refermerait les portes d'Ankara pour son adhésion. avec AFP
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Le rétablissement de la peine de mort de plus en plus d'actualité en Turquie. Quatre jours après le coup d'Etat manqué, la question est chaque jour plus présente. Et si la peine capitale a été abolie en 2004, le président Erdogan galvanise les foules en soutenant son retour. 'Cette question va être débattue au parlement, ces scélérats nous ont bombardés et je pense que les partis politiques sauront prendre la meilleure décision. Et s'il est décidé de rétablir la peine de mort je l'approuverai.' La peine de mort, envisagée pour les auteurs présumés du coup d'Etat, n'en déplaise à l'Union européenne qui a prévenu que cela refermerait ses portes à l'adhésion d'Ankara. Dans cette vidéosurveillance, diffusée par le gouvernement, on voit un bombardement aux abords du palais présidentiel, samedi matin. Depuis, la purge s'accélére, avec l'arrestation de près de 17 000 personnes, dans l'armée, la police et la magistrature.
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Alors que la communauté internationale s'inquiète de dérives autoritaires en Turquie, Binali Yildirim abat la carte de l'émotion ce lundi. Lors d'une réunion, il a répété ces mots, voix cassée entre deux sanglots : 'Mais pourquoi ils tuent des gens ?', question que lui posait son petit-fils pendant la nuit de violences. Loin de se laisser attendrir trop longtemps, le bras droit du président a intensifié les pressions pour l'extradition de Fethullah Gülen, exilé en Pensylvanie. Ankara l'accuse d'être à l'origine de la tentative de coup d'état militaire. 'Nous serions déçus que nos amis, les Etats-Unis, continuent de nous demander de présenter des preuves dans ce contexte', a déclaré Binali Yildirim. Les preuves nécessaires pour lancer un processus d'extradition ne semblent donc pas être une priorité. John Kerry, le secrétaire d'Etat américian, a pourtant rappelé que rien ne serait lancé tant que le gouvernement turc ne respectait pas les démarches officielles. Le Premier ministre turc a indiqué que cette situation autour de l'extradition pourrait altérer l'amitié entre la Turquie et les Etats-Unis. avec AFP
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Après le coup d'Etat raté qui a provoqué la mort de 265 personnes en Turquie, dont 104 insurgés, Ankara presse Washington de lui livrer Fethullah Gülen. Ce prédicateur musulman de 75 ans vit dans les Poconos, en Pennsylvanie. Autrefois allié du président Erdogan, il est devenu son ennemi juré depuis le scandale de corruption qui a ébranlé le gouvernement en décembre 2013. L'homme fort de Turquie l'accuse régulièrement de vouloir déstabiliser le pouvoir. Peu après son arrivée à Istanbul, dans la nuit agitée de vendredi à samedi, Recep Tayyip Erogan a pointé la responsabilité de Gülen, et de ses puissants réseaux, dans la tentative de coup d'Etat militaire. Ce dernier continue de démentir toute implication : 'Des amis me disent qu'Erdogan nous impute la responsabilité de cet événement et qu'il a parlé de nous de façon amère pendant deux jours. Ayant moi-même souffert des coups d'Etat en Turquie, j'ai conseillé au peuple turc de ne pas considérer favorablement toute tentative de putsch. Je crois qu'on ne peut atteindre la démocratie, que le gouvernement républicain en peut être protégé, et que l'intégration de la Turquie dans le monde ne peut être se réaliser avec des coups d'Etat. Il y a la possibilité, d'un scénario qui aurait été préparé par le gouvernement Erdogan. Pour l'instant c'est encore flou, donc je laisse la porte ouverte à cette hypothèse.' Une poignée de protestataires turcs se sont rassemblés devant la résidence américaine de Fetullah Gülen. 'Donnez-nous le terroriste', a lâché une femme, brandissant un drapeau turc . Le Premier ministre turc Binali Yidrim a déclaré de son côté que soutenir Fetullah Gülen reviendrait à déclarer la guerre à la Turquie. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a invité le gouvernement turc à fournir des preuves contre Fetullah Gülen avant d'envisager une éventuelle extradition. Avec AFP
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Ils répondent en masse aux appels de leur président à 'continuer d'être maîtres des rues'. La ferveur populaire comme arme pour s'opposer à la tentative de coup d'Etat survenue vendredi soir et pour rappeler la légitimité du chef de l'Etat. 'J'aime la Turquie', 'L'époque des putschs est finie', pouvait on entendre samedi soir, place Taksim à Istanbul, où des milliers de personnes se sont rassemblées. L'effroi a progressivement cédé la place à la liesse. Concerts de klaxons, messages de soutien à Recep Tayyip Erdogan. Dans la foule, certains scandaient aussi des appels à faire appliquer la peine de mort. Ce point pourrait être discuté prochainement au Parlement, a laissé entendre le président turc un peu plus tôt. La tentative de putsch manqué a fait au moins 265 morts, dont 104 insurgés, et 1440 blessés Plus de 2800 militaires ont été arrêtés, et une purge de l'appareil judiciaire a été annoncée. A Ankara, la capitale turque, des soutiens du président Erdogan se sont également rassemblés devant le Parlement partiellement bombardé pendant les troubles. Avec AFP
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Recep Teyyip Erdogan reprend la main après le coup d'Etat avorté. Le président turc s'est exprimé devant des milliers de ses partisans réunis à Istanbul. Accusant le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen d'être responsable de ces troubles, il a demandé une nouvelle fois à Washington de l'extrader, tandis que la foule réclamait l'exécution des putschistes. 'Je vous ai dit que ces gens préparaient un coup d'Etat mais vous n'avez pas écouté, a lancé le chef de l'Etat turc. Aujourd'hui, après cette tentative de coup d'Etat, je le répète. Donnez-nous cette personne en Pennsylvanie. Si nous sommes des partenaires stratégiques, si nous sommes des partenaires modèles, alors s'il vous plaît accédez à notre requête. Ma demande s'adresse aux Etats-Unis. Quel que soit le terroriste que vous nous demanderez de vous rendre, nous le ferons. Maintenant, c'est à votre tour de nous rendre cette personne qui est dans notre liste des terroristes.' Turquie : Erdogan appelle les Etats-Unis à extrader Gülen https://t.co/8I9EcYeZNW pic.twitter.com/yofd6Sxib9- Libération (@libe) 16 juillet 2016
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L'indignation en Turquie au lendemain de l'arrestation de trois figures de la défense des droits de l'homme et de la liberté de la presse. Des dizaines de manifestants ont bravé le pouvoir à Istanbul pour réclamer leur libération. Erol Önderoglu, représentant de Reporters Sans Frontière dans le pays, ainsi que deux intellectuels de renom, Ahmet Nesin et Sebnem Korur Fincanci ont été placés en détention préventive, lundi, accusés de 'propagande terroriste' pour leur soutien à la cause kurde. Ils avaient participé à une campagne de solidarité avec un journal pro-kurde, Özgür Gündem, dans le collimateur des autorités. 'La communauté internationale doit vraiment se rendre compte à quel point la liberté de la presse et les droits de l'homme ont reculé, et ils doivent vraiment y porte attention', dit une éditrice du journal, Günay Aksoy . 'La société turque et les pouvoirs démocratiques de ce pays sont isolés. Nous pouvons peut-être rompre cet isolement en faisant pression, avec des messages de solidarité des autres pays du monde', dit-elle. Les trois militants arrêtés font partie d'un collectif d'une quarantaine d'intellectuels qui a tour de rôle ont pris symboliquement la direction du journal en mai dernier. Ces arrestations ont entraîné une avalanche de protestations. La Commission européenne a estimé qu'elles 'allaient à l'encontre de l'engagement de la Turquie de respecter les droits fondamentaux, y compris la liberté de la presse'. Le pays occupe la 151è place sur 180 dans le classement 2016 de la liberté de la presse, publié par RSF. Fresh blow for human rights in Turkey as 3 leading figures are held on spurious charges https://t.co/TywMzix2G8 pic.twitter.com/m3cuKz39WR- Ben Ward (@Benjamin_P_Ward) 21 juin 2016 Qui arrêtera #Erdogan ? Erol Önderoglu, le correspondant de #RSF en #Turquie arrêté ! https://t.co/zpXLaOISpn pic.twitter.com/RubvE9mmZz- Ulysse Paris (@ulyssepariser) June 21, 2016
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Les barrières et les policiers n'y auront rien fait... Un rassemblement et des échauffourées ont bien eu lieu à Istanbul, en ce troisième anniversaire des manifestations de la place Taksim en Turquie. Un quasi couvre-feu avait pourtant été imposé par les autorités pour empêcher tout rassemblement et plusieurs activistes avaient été arrêtés par la police en prévention. 'Je salue le président d'ici en tant que citoyenne, déclare une femme. Il est contradictoire pour un président qui critique la police française et la pression qu'elle a mise sur les gens dans ce pays, de nous imposer à nous le même traitement. Il se contredit. Nous ne comprenons pas pourquoi il a peur de nous laisser aller dans ce parc'. L'ampleur des manifestations, il y a trois ans, a ébranlé la toute puissance du président Erdogan. La place Taksim avait été occupée deux semaines, et les heurts extrêmement violents avec la police - six personnes tuées - sont dans toutes les mémoires.
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Un nouveau Premier ministre en Turquie encore plus au service de son président. Binali Yildirim a présenté ce mardi son gouvernement, une équipe composée de fidèles du chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, et entièrement tournée vers une accélération de la présidentialisation déjà bien entamée du régime turc. 'Le devoir le plus important que nous ayons en tant que parti de l'AKP, a déclaré ce mardi Binali Yildirim, c'est de changer la constitution pour qu'elle corresponde à la relation actuelle entre le président élu et son peuple'. Après quatorze années au pouvoir, Erdogan entend donc renforcer encore sa poigne sur la Turquie. Le parti d'opposition MHP, de son côté, se cherche un nouveau leader, il devrait organiser un congrès extraordinaire à cet égard, le but étant d'accroître son soutien public pour contrer le plus possible le durcissement du régime.
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En Turquie, c'est Binali Yildirim, qui est appelé à être le prochain Premier ministre. Il a été élu ce dimanche à la tête de l'AKP, le parti islamo-conservateur, actuellement au pouvoir. Il a reçu le soutien de la quasi-totalité des délégués (1.405 sur 1.470) du Parti de la justice et du développement (AKP), réunis en congrès extraordinaire à Ankara. Âgé de 60 ans, Binali Yildirim est un des plus fidèles alliés de Recep Tayyip Erdogan. C'est d'ailleurs ce qui a prévalu dans sa désignation. Le chef de l'Etat attend de lui qu'il opère les réformes constitutionnelles permettant de renforcer les pouvoirs du président, et ce, en dépit des critiques de l'opposition. Message apparemment bien reçu, à en croire la teneur du discours du nouveau patron de l'AKP. 'La chose la plus importante que nous ayons à faire à présent est de normaliser la situation politique et de mettre un terme à la confusion. Pour ce faire, il convient d'adopter une nouvelle constitution et de mettre en place un système présidentiel.' Binali Yildirim Binali Yildirim a occupé le poste de ministre des Transports depuis 2002. C'est lui qui a conduit ces dernières années la plupart des grands chantiers d'infrastructures voulus par Recep Tayyip Erdogan. A la tête du gouvernement, il succède à Ahmet Davutoglu, qui avait pris ses distances le président.
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Le nom du futur Premier ministre turc a été révélé ce jeudi. Il s'agit du ministre des Transports, Binali Yildirim. Il sera donc le seul candidat dimanche lors d'un congrès extraordinaire du Parti de la justice et du développement. Selon les analystes politiques, son principal chantier la présidentialisation du régime, voulue par Recep Tayyip Erdogan. 'Personne ne devrait douter que nous fassions tous les efforts en travaillant en pleine harmonie, tout d'abord avec notre fondateur et président et ensuite avec tous les collègues de notre parti pour atteindre les objectifs de notre grande Turquie', a déclaré Binali Yildirim dans son discours d'acceptation. Il va remplacer Ahmet Davutoglu, qui devrait présenter sa démission une fois que son remplaçant aura été élu nouveau chef de l'AKP. Des divergences avaient vu le jour entre les deux hommes. Le futur Premier ministre a promis de travailler 'en harmonie totale' avec le président.
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En Turquie, le Parlement a soutenu la levée de l'immunité des députés, lors d'un vote préliminaire mardi. Le projet de loi qui consiste à faire des hommes politiques des justiciables comme les autres, certes louable, suscite, dans le contexte turc, la controverse. En plein débat sur la présidentialisation du régime, ce projet de révision constitutionnelle est aussi perçue par certains membres de l'opposition comme une manoeuvre du parti au pouvoir, l'AKP, pour affaiblir le parti pro-Kurde HDP. 'Lever l'immunité au sein de cette instance va conduire à un coup d'Etat et à un régime dictatorial, estime Selahattin Demirtas, le chef de file du HDP. Ce parti est accusé par le pouvoir turc d'être la 'vitrine politique' du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et 50 des 59 députés sont visés par des procédures judiciaires. 'Ce projet de loi doit encore être voté vendredi. Personne ne devrait avoir peur de rendre des comptes sur ses actions. Ceux qui glorifient les terroristes et terrorisent le Parlement vont payer le prix de leur trahison.' a réagi Devlet Bahçeli, le chef du MHP, un parti turc nationaliste. Signe des tensions qui ont entouré l'examen de ce texte, les discussions ont dégénéré en pugilat au sein même de l'Assemblée. Le sud-est à majorité kurde de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre le PKK et les forces de sécurité. Avec AFP
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Recep Tayyip Erdogan n'acceptera pas toutes les exigences de Bruxelles pour obtenir une suppression des visas pour les citoyens turcs. Dans un discours à Istanbul, le président a refusé ce vendredi de redéfinir la loi antiterroriste, jugée trop large par l'Union européenne. La récente manifestation de sympathisants du PKK à Bruxelles lui reste en travers de la gorge. Erdogan a adressé un message aux pays de l'Union : 'Vous laissez les terroristes installer des tentes, leur offrant ainsi l'occasion de s'exprimer au nom de la démocratie. Et ensuite, vous nous demandez de changer la loi antiterroriste pour lever les visas. Alors désolé, nous irons de notre côté et vous du vôtre.' Turquie: l'ambassadeur de Belgique convoqué pour une tente du PKK dressée à Bruxelles https://t.co/EDokVjwU1I- RTBF info (@RTBFinfo) 20 mars 2016 Recep Tayyip Erdogan a également profité de ce discours pour rappeler l'importance, pour la Turquie, de passer d'un système parlementaire à un régime présidentiel : 'Le régime présidentiel n'est pas lié directement à moi. Une nouvelle Constitution et un système présidentiel sont une nécessité urgente', a déclaré le président turc qui souhaite soumettre rapidement cette réforme à référendum. L'homme fort de la Turquie s'exprimait au lendemain de l'annonce de la démission du Premier ministre Ahmet Davutoglu, sur fond de divergences avec le chef de l'Etat. Les deux hommes se sont opposés récemment sur plusieurs dossiers, notamment sur celui des migrants. Turquie: après le départ de Davutoglu, Erdogan vers un pouvoir incontestable https://t.co/ipGluCttpj #AFP pic.twitter.com/yvHK8h5iLH- Agence France-Presse (@afpfr) 6 mai 2016 Turquie : Erdogan aura 'plus d'influence sur l'AKP et le gouvernement' après le départ d'Ahmet Davutoglu https://t.co/TwLixO6JBG- euronews en français (@euronewsfr) 5 mai 2016
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Nezahat Sevim : Le parti de l'AKP a décidé d'organiser un congrès extraordinaire pour se choisir un nouveau chef. Le congrès du 22 mai marquera la fin de la domination d'Ahmet Davutoglu sur le parti. Après cela, vers quoi vont se diriger la Turquie, le gouvernement et l'AKP ? Nous allons poser toutes ces questions à notre correspondant à Istanbul, Bora Bayraktar. Bora, pourquoi Ahmet Davutoglu a-t-il choisi de se retirer ? Quelle est l'ambiance maintenant à l'AKP ? Bora Bayraktar : Il y avait des divergences sur certains sujets, surtout ces dernières semaines. Et certains signes que le président Erdogan voulait travailler avec un Premier ministre plus proche de lui. La plus grande fracture entre les deux hommes, d'après des sources présidentielles, a été que, lorsque Davutoglu a été nommé comme Premier ministre, il avait promis à Erdogan de travailler sur deux sujets importants : le premier était de mettre en place un régime présidentiel et de préparer l'opinion publique à cela. Mais le Premier ministre a dit à plusieurs reprises qu'il fallait mieux se laisser du temps. Deuxièmement, Erdogan attendait certaines avancées sur des opérations contre des individus, liés à Fetullah Gülen, et considérés comme appartenant à une structure terroriste. Des sources disent que le Président n'était pas satisfait non plus de l'évolution de ce dossier. Nezahat Sevim : Que va-t-il se passer du côté du gouvernement et de l'AKP ? Comment le nouveau chef du parti et du gouvernement, va-t-il être choisi ? Bora Bayraktar : Il va y avoir un congrès extraordinaire à l'AKP. Et il semble, qu'après avoir parlé avec Erdogan, ils aient trouvé un accord sur un seul nom, une seule personne qui serait proche du Président. Et donc qu'ils vont présenter ce nom comme unique candidat à la tête du parti. Une fois qu'ils auront choisi le nouveau leader, Davutoglu démissionnera de son poste de Premier ministre. Puis le Président donnera au nouveau chef de l'AKP la mission de former un nouveau gouvernement. On pense que cela va donner à Erdogan plus d'influence sur le parti et plus de contrôle sur le gouvernement, en lui permettant de présider les conseils des ministres. Nezahat Sevim : A quels changements faut-il s'attendre dans la politique de l'AKP ou du gouvernement ? Ou plutôt, faut-il s'attendre à des changements ? Bora Bayraktar : Effectivement, il est faux de dire que l'on s'attend à de grands changements. La Turquie est gouverné par ce parti depuis près de 14 ans. Donc, il semble probable que la Turquie conservera les grandes lignes de la politique qu'elle mène depuis 2002, sous les ordres d'Erdogan. Il ne semble pas non plus qu'il y aura des démissions en masse, des tensions ou une polarisation au sein du parti. Parce que ce qui est le plus important, c'est la position de Davutoglu. Peut-être que ses proches n'étaient pas d'accord avec ce retrait. Mais ils ont l'air de l'avoir accueilli avec compréhension.
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La mise à l'écart du premier ministre turc Ahmet Davutoglu donne des sueurs froides aux investisseurs d'Istanbul. Après un plongeon de plus de 2% à l'ouverture, l'indice des 100 premières capitalisations boursières a clôturé en baisse de 0,8%. Quant à la livre turque, elle a abandonné 1,5% contre le billet vert, à 2 livres 91 pour 1 dollar. La veille, elle avait cédé près de 4%, sa plus forte baisse quotidienne de l'année contre dollar. Murat Demirel, PDG du groupe ATA Finance, relativise. 'Ce serait une erreur de prendre des décisions à court et long terme sur la base de ces turbulences. Il faut attendre que les choses se calment pour comprendre la situation,' estime-il. Les marchés s'inquiètent de voir le président Erdogan nommer un chef de gouvernement plus malléable (on évoque souvent son gendre) afin de renforcer son contrôle sur les affaires économiques du pays. Ses appels répétés à la Banque centrale en faveur d'une baisse des taux d'intérêts font craindre pour l'indépendance de l'institution. Et puis il y a la volonté de Recep Tayyip Erdogan de faire adopter une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel, un projet tièdement accueilli par Ahmet Davutoglu. Les milieux d'affaires redoutent que les réformes politiques nécessaires n'accaparent le gouvernement, au détriment des réformes structurelles.
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Les médias le disaient sur le départ. Le Premier ministre turc a confirmé aujourd'hui qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête de l'AKP. Le parti au pouvoir doit se réunir en congrès extraordinaire le 22 mai prochain. D'après ses statuts, Ahmet Davutoglu quittera alors de fait son poste de chef du gouvernement. 'Je ne prévois pas d'être candidat au prochain congrès, a-t-il affirmé jeudi lors d'une intervention devant la presse au siège du Parti de la justice et développement. Notre parti doit faire cette convention dans l'unité et la solidarité. Ce ne devrait pas être un sujet à débats. Car le destin de l'AKP n'est plus seulement celui de l'AKP mais celui de la Turquie et de sa région.' Davutoglu a nié tout conflit avec le président Erdogan, qui l'avait nommé Premier ministre il y a un an et demi, affirmant qu'il ne 'permettra jamais que des spéculations soient faites'. 'Pas une seule parole négative à l'encontre de notre président n'est jamais sortie de ma bouche et jamais il n'en sortira', a déclaré le chef du gouvernement. Pourtant, de profondes divergences étaient apparues ces dernières semaines. au sujet du dossier syrien, des négociations de l'accord sur les migrants avec l'Union européenne ou encore de l'emprisonnement d'un certain nombre de journalistes turcs. L'ancien professeur d'université était également favorable à la reprise des négociations avec les Kurdes du PKK. Le retrait de Davutoglu intervient alors que les difficultés s'accumulent pour la Turquie, avec le conflit kurde dans le sud-est du pays, l'extension de la guerre en Syrie sur son sol et les attentats perpétrés par le groupe Etat islamique. Surtout, il ouvre la voie au grand projet de Recep Erdogan : doter la Turquie d'un régime présidentiel, dans lequel il bénéficierait de pouvoirs élargis. Pour cela, il lui faudra la majorité qualifiée au Parlement. Des élections anticipées pourraient être organisées dans cette optique à l'automne, selon l'agence Reuters. Le successeur d'Ahmet Davutoglu devrait être un proche d'Erdogan. La presse officielle turque évoque en particulier le nom de Berat Albayrak, l'actuel ministre de l'Energie, qui est aussi le gendre du chef de l'Etat.
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En Turquie, le Premier ministre Ahmet Davutoglu ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de l'AKP, selon les médias officiels. Le parti au pouvoir doit se réunir en congrès extraordinaire le 22 mai prochain. Selon les statuts de l'AKP, Ahmet Davutoglu démissionne de fait du poste de Premier ministre. Les conséquences de ce retrait sont très importantes pour l'avenir politique de la Turquie. Davutoglu était le principal rival d'Erdogan au sein du parti islamo-conservateur. De profondes divergences entre les deux hommes qui dirigent le pays depuis un an et demi étaient apparues ces dernières semaines, au sujet du dossier syrien, des négociations de l'accord sur les migrants avec l'Union européenne ou encore de l'emprisonnement d'un certain nombre de journalistes turcs. En poussant Davutoglu vers la sortie, le président Erdogan entend consolider son pouvoir. Son objectif : mettre en place un régime présidentiel, dans lequel ses pouvoirs seraient étendus. Pour cela, il lui faut la majorité qualifiée au Parlement. Des élections anticipées pourraient être organisées dans cette optique à l'automne, selon l'agence Reuters. Ses opposants redoutent la création d'un Etat autoritaire.
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Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu pourrait bien avoir acté sa prochaine mise à l'écart du gouvernement. Plusieurs médias turcs indiquent qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de l'AKP, le parti majoritaire qui organisera dans les prochaines semaines un congrès extraordinaire. Or, les statuts de l'AKP prévoient que le chef du gouvernement soit le président du parti. L'information a filtré à la suite d'un entretien qu'Ahmet Davutoglu a eu avec le président Erdogan, qui n'avait apprécié que son Premier ministre semble négocier seul l'accord des politiques migratoires entre Bruxelles et Ankara. Selon la presse turque, le Premier ministre rassemblerait autour de lui des soutiens au sein de l'armée, et ses ambitions éventuelles susciteraient l'inquiétude des proches du président. Ahmet Davutoglu avait récupéré la direction de l'AKP, le Parti de la justice et du développement, à la suite de l'élection présidentielle d'août 2014 et de la victoire de Recep Tayyip Erdogan.
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Quand le débat tourne au pugilat. Nous sommes à Ankara au Parlement turc. Une commission était réunie ce lundi pour discuter d'une proposition du gouvernement de retirer leur immunité aux parlementaires. Une bataille générale a éclaté entre des dizaines de députés du parti au pouvoir l'AKP et élus du parti pro-kurde HDP. Le HDP voit dans le texte une manoeuvre pour écarter de l'Assemblée ses députés, qui sans leur immunité pourraient être poursuivis pour leur soutien présumé aux séparatistes du PKK. Une rixe impressionnante qui n'est pas une première. Une précédente réunion avait déjà du être interrompue la semaine dernière pour les mêmes raisons.
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L'accord migratoire entre l'Union européenne et la Turquie est au centre de nombreuses controverses. L'une d'elles concerne le respect des droits de l'Homme et des conventions internationales dans l'accueil des réfugiés. Le compromis prévoit le renvoi vers le territoire turc de tous les migrants arrivés illégalement en Grèce. Pour chaque Syrien ainsi renvoyé, l'Union européenne doit accueillir un réfugié syrien déjà en Turquie. Euronews a interrogé le Vice-secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson. Euronews: " Cet accord entre l'Union et la Turquie est-il pertinent au regard des droits de l'Homme ? " Jan Eliasson: " La question des droits de l'homme c'est aussi de fournir des conditions de vie décentes aux migrants et aux réfugiés qui arrivent en Europe en ce moment. Et je pense que l'accord vise à fournir un meilleur processus d'accueil aux migrants et aux réfugiés. " Euronews: " La question du renvoi des migrants vers la Turquie est fortement critiquée. Quel est votre avis sur ce point précis de l'accord? " Jan Eliasson: " Bien évidemment ce qui est important c'est d'avoir toujours une évaluation individuelle et que vous soyez sûr que les personnes qui retournent en Turquie ne sont pas envoyés ensuite en Syrie. Nous enquêtons sur ce point et nous n'avons pas trouvé de preuve jusqu'à maintenant. Il y a des rumeurs mais je pense qu'il est important de respecter la convention des réfugiés de 1951. " Euronews: " Il faut aussi évoquer les causes profondes de cette pression migratoire. Pensez-vous qu'une solution pérenne pour mettre un terme à la guerre en Syrie est possible prochainement? " Jan Eliasson: " La semaine dernière nous avons vu malheureusement des développements négatifs. Nous avons vu une intensification des combats autour d'Alep, de Damas et d'Idleb. Et c'est très très inquiétant. Nous espérons que les acteurs sur le terrain et que les puissances qui peuvent influencer ces acteurs pourront les convaincre de faire preuve de retenue. Nous ne devons pas manquer cette occasion de lancer les négociations. Nous avons eu plusieurs semaines de dialogue, nous allons maintenant entrer dans la phase la plus importante des pourparlers et nous espérons beaucoup pouvoir trouver ce chemin vers une solution politique. Un retour de la guerre serait un véritable désastre. Je me suis demandé si la situation pouvait être pire que celle-ci. C'est possible et nous devons arrêter cette tendance négative. "
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Rassurer sur la laïcité, principe fondamental de la République turque née en 1923, tel était l'objectif du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, en s'adressant ce mercredi à Ankara à une Assemblée d'hommes d'affaires, et alors que le parti au pouvoir, l'AKP, rédige actuellement un projet de réforme constitutionnelle. 'Le principe de laïcité figurera dans la nouvelle constitution que nous préparons, comme principe qui garantit la liberté de culte des citoyens, et pour que l'Etat soit à égale distance de ces différentes confessions. Nous ferons apparaître dans la nouvelle constitution la compréhension d'une laïcité libertarienne plutôt que d'une laïcité autoritaire', a-t-il déclaré. Le débat sur la laïcité a enflammé le Parlement en début de semaine en Turquie, après que son président Ismail Kahraman, a plaidé pour une 'Constitution religieuse'. Le débat s'est ensuite invité dans la rue. Des manifestations ont été organisées ce mardi dans les grandes villes de Turquie, dont Ankara et Istanbul. 'La laïcité est notre ligne rouge', a martelé ce mercredi la porte-parole du parti d'opposition (CHP). L'AKP est accusé par ses détracteurs de vouloir islamiser la société turque. Avec AFP
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L'accord entre l'Union européenne et la Turquie sur le renvoi de réfugiés continue de diviser. Les responsables européens ont donc défendu ce compromis devant les eurodéputés. Le président du Conseil européen reconnaît que ce texte n'est pas parfait. Mais les 28 ont tout fait pour qu'il respecte la dignité humaine a insisté Donald Tusk. Le président de la Commission européenne a de son côté déploré l'attitude d'Ankara à propos d'une chanson satirique allemande contre le chef de l'État turc. Jean-Claude Juncker ne peut " absolument pas comprendre qu'un ambassadeur allemand soit convoqué à cause d'une chanson satirique, certes inadmissible ". Les débats se sont poursuivis sur les négociations d'adhésion avec la Turquie. Pour la rapporteure plusieurs points doivent faire l'objet d'une vigilance particulière. L'élue sociale-démocrate Kati Piri insiste sur " la question kurde, ce qui se passe dans le sud-est du pays et bien évidemment la délicate question de la liberté de la presse". Les députés demandent aussi aux responsables européens de contrôler la situation et le sort des réfugiés syriens en Turquie.
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A Bruxelles ce qui ne devait être qu'un déjeuner de travail s'est transformé en dîner turco-européen. Au menu ce soir, Ankara a ajouté une copieuse suggestion: récupérer tous les migrants qui entrent illégalement en Grèce ainsi que tous les réfugiés syriens. Ces derniers seraient alors mis sur liste d'attente pour être réinstallés dans un pays de l'Union. 'La tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', a indiqué le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, à son arrivée à Bruxelles. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.' Devenir membre de l'Union, c'est tout l'enjeu. En échange de sa coopération, la Turquie veut accélérer le processus d'adhésion et la libéralisation des visas vers l'UE. Par ailleurs, Ankara demande à Bruxelles de doubler son aide financière à partir de 2018 pour atteindre 6 milliards d'euros. Pour le président du Parlement européen, le jeu en vaut la chandelle. 'Un réfugié qui est entre les mains d'un trafiquant et qui arrive sur une île grecque et que l'on retransfert de l'autre côté de la rive, en Turquie, en lui disant : 'enregistre toi là et tu pourras ensuite offciellement, dans un cadre de réinstallation et de relocalisation être retransféré en Europe', c'est un coup contre les trafiquants, ce n'est pas un coup contre les réfugiés', a déclaré Martin Schulz. Selon certaines sources au Conseil, la proposition turque a reçu un accueil favorable parmi les 28 et pourrait servir de base à un nouvel accord entre l'Europe et la Turquie.
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A peine libérés après 92 jours de détention préventive, les deux journalistes turcs accusés d'espionnage et de tentative de coup d'Etat n'ont pas l'intention de se laisser intimider. A trois semaines de leur procès, ils contre-attaquent en dénonçant 'un crime d'Etat'. L'affaire tourne au bras de fer entre le chef de l'Etat et la Cour constitutionnelle turque qui a ordonné la libération des deux journalistes. Lors d'une conférence de presse ce mercredi, Can Dündar, l'un des jounalistes de Cumhuriyet remis en liberté a ironisé sur son sort tout en critiquant le président Erdogan. 'Le président turc n'est pas habitué à perdre, Plutôt que de prendre acte de la décision de la Cour, il cherche à en faire une crise d'Etat. Il a dit qu'il n'obéirait à la décision de la Cour. C'est la première fois qu'un président dit qu'il n'obéira pas à une décision de justice dans l'histoire de la République turque.' Livraisons d'armes Juste après la libération des deux confrères, le président turc, qui avait personnellement porté plainte dans cette affaire, avait remis en cause la décision de la Cour constitutionnelle jugeant illégale l'emprisonnement des journalistes. En novembre dernier lces derniers avaient été interpellés pour avoir diffusé un article et une vidéo faisant état de livraisons d'armes par les services secrets turcs à des rebelles islamistes en Syrie. Leur arrestation avait suscité une vague d'indignation. Le contentieux entre M. Erdogan et la Cour constitutionnelle turque s'explique par le fait que la Cour est l'une des rares institutions qui n'est pas encore contrôlée par le parti de M. Erdogan, la plupart de ses membres ayant été nommés avant son accession à la présidence en 2014. A plusieurs reprises, elle a désavoué son gouvernement en annulant les dispositions de lois controversées. Can Dündar a aussi critiqué les 'sales petites combines' entre l'Union européenne et la Turquie autour de la question des migrants. En vertu d'un accord conclu en novembre, Ankara s'est engagée à endiguer les départs de migrants vers l'Europe en échange d'une aide financière et de concessions politiques. 'Le marchandage proposé, c'est tu gardes sous contrôle les réfugiés chez toi et en échange je tolère ta gouvernance autoritaire. Mais ce n'est pas l'Europe que nous voulons, cela', a-t-il souligné. La Turquie pointe à la 149e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières.
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Le Premier ministre turc promet d'investir 8 milliards d'euros pour reconstruire le sud-est du pays qui est dévasté par des mois d'affrontements entre l'armée et les combattants du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan. En déplacement dans la région dans la ville de Mardin, Ahmet Davutoglu a parlé de 'faire pousser un jardin de roses sur les cendres de là où le feu est passé.' 'Nous allons rétablir l'ordre public' prévient-il. 'Quiconque menace l'ordre public, pour quelque raison que ce soit, en sera absolument empêché. Qu'il s'agisse de Daech, qui exploite le sunnisme conservateur, qu'il s'agisse de l'organisation séparatiste PKK, qui abuse les citoyens kurdes, ou du Front révolutionnaire de révolution du peuple avec les Alaouites.' Ahmet Davutoglu écarte toute idée de reprise d'une reprise des pourparlers avec les rebelles kurdes et précise que son plan prévoit notamment d'encourager les investissements pour relancer l'économie et l'agriculture dans la région. Depuis l'été dernier les combats récurrents ont fait de nombreux morts et selon les ONG les déplacés se comptent par dizaines de milliers.
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Une nouvelle chasse aux sorcières en Turquie. Cette fois, le président Erdogan s'en prend aux signataires d'une pétition pour la paix, 14 universitaires sont en garde à vue. Leur crime ? Avoir réclamé la fin des opérations de l'armée contre la rébellion kurde. Dans tout le pays, leur traque est en cours, les étudiants sont appelés à boycotter les cours des professeurs signataires. 'Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra avec la même détermination souligne le président Erdogan en déplacement à Istanbul. Je tiens à répéter que je condamne fermement les universitaires qui sont à l'origine d'une déclaration honteuse, qui ont mis leur signature sous ces massacres dans le contexte des récents développements.' #Turquie - des universitaires sont menacés judiciairement et physiquement pour avoir signé une pétition.- Laurent Leylekian (@Eurotopie) 15 Janvier 2016 #Turquie: 12 intellectuels enfermés pour critiquer la campagne militaire contre les #Kurdes https://t.co/5u5Pk0nDzI pic.twitter.com/a5gZtWpWme- RT France (@RTenfrancais) 15 Janvier 2016 Plus de 1400 intellectuels ont signé cet appel pour la paix, parmi eux, des figures internationales comme le linguiste américain Noam Chomsky, ils dénoncent 'un massacre délibéré et planifié en totale violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie'. Le pouvoir turc déclare la guerre aux signataires d'une pétition pour la paix https://t.co/KzMNeDgHLY #AFP pic.twitter.com/8Uzva3bQJo- Christophe Schmidt (@cschmidtafp) 15 Janvier 2016 L'armée et la police turques ont investi il y a un mois les villes sous couvre-feu de Cizre et de Silopi, objectif :déloger des partisans armés du PKK qui s'étaient retranchés dans certains quartiers. Les combats y ont causé la mort de nombreux civils et l'exode d'une partie des habitants.
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A Cizre, comme dans les autres grandes villes du sud-est de la Turquie, les combats sont quotidiens. Depuis la mi-décembre, pas moins de dix mille soldats et policiers auraient été déployés pour traquer les rebelles kurdes. 200 000 civils ont fuit les affrontements. 'Nous avons quitté notre quartier pour sortir de la ville, raconte Hatice Burak, une habitante de Cizre.Ils nous bombardent avec des tanks, nous attaquent avec des mortiers. Il faut que l'on change de région.' Les militants kurdes et les ONG dénoncent 'un usage disproportionné de la force' dans cette région peuplée de dix millions d'habitants. Mais dans ses voeux du Nouvel An, le président turc Recep Erdogan a promis de 'nettoyer' son pays des 'terroristes'. Il affirme que plus de 3 000 d'entre eux auraient été tués en 2015. Le conflit entre Ankara et les indépendantistes PKK a fait plus de 40 000 morts en 30 ans. Après plus de deux ans de cessez-le-feu, les combats avaient repris l'été dernier.
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A Cizre, plusieurs familles ont décidé ce vendredi de quitter la ville pour fuir les violences. Cette ville du sud-est de la Turquie est à majorité kurde. Comme les principales villes de la région, elle est, depuis plusieurs semaines, le théâtre d'une vaste opération militaire lancée par Ankara. Une opération qui vise à éliminer les rebelles du PKK, implantés dans toute la région. Ces dernières 48 heures, au moins 12 militants kurdes ont été tués, ainsi que 2 policiers et un soldat. Les autorités turques ont imposé le couvre-feu dans toutes les grandes villes de la région. Dans ses voeux pour le Nouvel an, le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé sa volonté de, je cite : 'nettoyer' le pays des rebelles kurdes (voir ici) Les forces de sécurité turques se heurtent néanmoins à une vive résistance des militants du PKK. Pour preuve, cette vidéo montrant un tank, en feu, que les soldats ont dû abandonner. - avec agences
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50 000 personnes ont assisté aux obsèques de l'avocat kurde Tahir Elçi, tué la veille dans une fusillade entre la police et des hommes armés non identifiés à Diyarbakir. De nombreux confrères de la victime, portant leur robe, ont porté son cercueil. Tahir Elçi était bâtonnier de l'ordre des avocats de Diyarbakir et un défenseur renommé de la cause kurde et des droits de l'homme. Ses partisans dénoncent un assassinat. 'Faites savoir que nous allons suivre la voie qu'il a tracé. Son combat juridique - sa cause - est toujours d'actualité. Je le dis en tant que défenseur des droits de l'homme, en tant que collègue et ami. Nous suivrons ses pas', a déclaré l'avocat Erdal Aydemir. Réputé pour sa modération, l'avocat faisait l'objet de poursuites pour avoir déclaré à la télévision que le PKK 'n'est pas une organisation terroriste'. Il risquait jusqu'à sept ans et demi de prison pour 'apologie du terrorisme'. Samedi, des rassemblements à sa mémoire ont eu lieu dans plusieurs villes. La police les a dispersés avec des canons à eau à Diyarbakir, et Istanbul.

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