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La cheffe de la diplomatie européenne a rencontré ce mercredi le ministre turc chargé des Affaires européennes à Bruxelles. Il s'agissait de la première rencontre à ce niveau entre les deux partenaires depuis le référendum constitutionnel du mois dernier en Turquie. Federica Mogherini et Omer Celik ont évoqué la crise migratoire, la lutte contre le terrorisme et les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Meeting #Turkey #EU Minister omerrcelik in Brussels today pic.twitter.com/Fsg6RWZHtE- Federica Mogherini (FedericaMog) 10 mai 2017 Cette réunion se déroule sur fond de tension entre les États membres et Ankara. Le référendum du 16 avril prévoit en effet de renforcer les pouvoirs du président en Turquie. Pour les 28 cette réforme de la constitution est interprétée comme une dérive formelle du pays vers un régime autoritaire. Une autre rencontre entre l'Union et Ankara pourrait avoir lieu d'ici la fin du mois. Il est question d'un entretien entre le président turc et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen lors du sommet de l'Otan à Bruxelles.
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A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, l'Union européenne demande à la Turquie de libérer les journalistes emprisonnés. Actuellement 160 d'entre eux sont privés de liberté. La femme du caricaturiste turc Musa Kart était au Parlement européen pour présenter un événement en soutien aux journalistes de son pays. Il est accusé de soutenir le terrorisme et risque 29 ans de prison. Sa femme, Sevinc Kart, explique que 'la liberté d'expression et d'information subissent de très fortes pressions' en Turquie. L'eurodéputée allemande, Rebecca Harms, soutient cette bataille politique. Mais elle appelle l'Union européenne à agir aussi dans les pays membres. Elle estime que la situation est aussi inquiétante dans certains pays membres. En 'Hongrie nous observons une situation qui se détériore et ce malgré les critiques de Bruxelles', déplore l'élue écologiste. 'Le journalisme n'est pas un crime. L'indépendance des journalistes, la liberté d'expression, le pluralisme des médias sont des conditions préalables à la démocratie', souligne-t-elle. Selon différents rapports la Turquie est devenue le pays qui emprisonne le plus les professionnels de l'information, rappelle le président du Parlement européen.
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Neuf mois après le coup d'Etat manqué en Turquie le gouvernement n'en finit plus de purger son administration. Alors que près de 125 000 fonctionnaires ont déjà été suspendus, samedi, une nouvelle liste de plus de 3900 personnes vient d'être rendue publique. Pilotes de l'armée, universitaires, magistrats, tous ont été congédiés. Le gouvernement leur reproche d'être des partisans du prédicateur Fetullah Gulen, l'ennemi juré du président Erdogan. En une journée, la Turquie interdit les émissions TV de rencontres et limoge 4 000 fonctionnaires https://t.co/2qGMshVzlS- Le Monde (@lemondefr) 29 avril 2017 Samedi, un deuxième décret est également entré en vigueur. Il interdit désormais les émissions de rencontres à la télévision. Ces émissions très populaires étaient jugées contraire à la morale islamique. Ce tour de vis islamo-conservateur a également concerné internet. Samedi, les autorités turques ont bloqué l'accès à Wikipedia, la célèbre encyclopédie en ligne. Ce blocage serait lié à des articles établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes. Ces trois mesures, très décriées par l'opposition, interviennent après la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum du 16 avril qui lui a permis de renforcer ses pouvoirs. Avec Agences
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La Turquie dans le viseur du Conseil de l'Europe. L'institution, qui siège à Strasbourg, a décidé d'ouvrir une procédure de suivi à l'encontre du pays. La résolution a été votée par l'assemblée parlementaire par 113 voix contre 45 et 12 abstentions. Celle-ci invoque la régression démocratique de la Turquie depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier. L'Assemblée 's'inquiète que l'état d'urgence [qui a suivi le coup d'Etat manqué], serve non seulement à exclure des institutions étatiques les personnes impliquées dans le coup d'Etat, mais également à faire taire toutes les voix critiques et à générer un climat de crainte parmi les citoyens ordinaires et les universitaires, au sein des organisations non gouvernementales et des médias indépendants, au risque d'ébranler les fondations d'un Etat démocratique'. La Turquie a déjà fait l'objet d'une procédure de suivi entre 1996 et 2004. Cette mesure soumet le pays à un contrôle plus étroit du respect de ses engagements en matière de droits de l'homme, engagements auxquels il a souscrit en adhérant au Conseil de l'Europe. L'organisme comprend 47 Etats membres dont les 28 de l'Union européenne. Le ministère turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a fermement condamné cette décision. Il l'a jugée 'injuste' et a estimé qu'Ankara n'avait d'autre choix que de 'reconsidérer les termes de sa relation' avec le conseil de l'Europe. Il a ajouté que la xénophobie et de l'islamophobie 'se propageaient de façon violente' en Europe. Le Conseil de l'Europe s'inquiète également de la régression de l'Etat de droit, et de la concentration des pouvoirs opérée par Recep Tayyip Erdogan depuis le référendum du 16 avril. Le camp du président turc avait remporté le scrutin d'une courte tête avec 51,4% des voix. Ce mardi, une haute cour administrative turque a rejeté un recours du principal parti d'opposition concernant le référendum. Le CHP (pro-kurde) contestait la légalité d'une décision de dernière minute du Haut-Conseil électoral turc (YSK) de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel, affirmant qu'elle pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui.
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Ils sont quelques dizaines devant le Haut-Conseil électoral (YSK), brandissant une pétition réclamant l'annulation du référendum. Cette institution cristallisent les critiques. C'est elle qui a décidé de considérer valides les bulletins sans le sceau officiel des autorités. Le principal parti d'opposition, le CHP, et la formation prokurde, le HDP, affirment que cette décision de l'YSK pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui qui a remporté le scrutin d'une courte tête avec 51,4% des voix, selon un comptage provisoire des médias. Le vice-président du CHP, Bülent Tezcan a ainsi déposé mardi un recours auprès de l'YSK à Ankara pour demander officiellement l'annulation du référendum. Contesté par son opposition, ses citoyens mais aussi l'Union Européenne, le référendum est sous le feu des critiques, pas de quoi perturber, le pouvoir. Devant le Parlement, le Premier ministre, Binali Yildirim, a clairement affiché son peu de considération pour les préoccupations de l'opposition. 'Parler à la place de la nation est une mauvaise idée. Inventer de toute pièce ces fausses allégations de fraude et essayer de salir le résultat des élections est inutile. La volonté nationale a choisi librement. Cette affaire est close. C'est fini' Dans le même discours, le Premier ministre a précisé que Mr Erdogan devrait bientôt redevenir membre de l'AKP, comme prévu par la réforme constitutionnelle. Les autres volets devraient s'appliquer dès 2019.
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Deux jours après le référendum en Turquie, la victoire du oui est contestée. Les observateurs de l'OSCE ont déploré un suffrage qui s'est déroulé dans des conditions 'inéquitables' et qui n'a pas été à 'hauteur des critères' européens. La camp du oui aurait bénéficié d'une couverture médiatique bien supérieure et des irrégularités, au moment du vote, ont été relevées. A Istanbul, les ONG font le même constat. 'L'élection n'était pas vraiment démocratique tout comme le dépouillement. La loi le dit clairement, les enveloppes sans le tampon du comité électoral ne sont pas valides. Le Haut-Conseil électoral a même réalisé des vidéos sur le sujet. Donc il ont pris la décision d'accepter des enveloppes sans tampon en connaissance de cause', explique Nejat Tastan, coordinateur de l'ONG AMER. Avec un peu plus de 51% des suffrages, le camp du président Erdogan l'a emporté de justesse. Le plébiscite escompté par l'AKP n'a pas eu lieu. Les grandes villes n'ont pas suivi. 'Pour la première fois depuis 1994, l'AKP perd du terrain face à l'opposition dans les villes majeures. Bien sûr, il ne s'agissait pas d'élections législatives, donc on ne peut pas vraiment dire que tel parti a gagné des votes. C'est peut-être conjonturel ou le début d'une nouvelle ère. On ne sait, ça prendra du temps pour savoir.', analyse Emre Gönen, politologue à l'Université de Bilgi. Erdogan, l'enfant de Kasimpasa, un quartier populaire d'Istanbul, maire de la ville pendant quatre ans, de 1994 à 1998, n'a pas réussi à remporter les suffrages dans la plus grande ville du pays.
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En Allemagne, pays qui abrite la plus grande diaspora turque au monde, la victoire du référendum a été fêtée dans les rues de Berlin dès l'annonce des premiers résultats. Selon les médias turcs non officiels, 65% des 700 000 Turcs vivant en Allemagne ont voté pour le oui. Un score bien plus élévé qu'en Turquie même. En Allemagne, comme en Turquie, ces élections ont profondément divisé les deux camps. Et les partisans du non au référendum n'ont pas pu masquer leur déception. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé lundi le président turc Recep Tayyip Erdogan à chercher 'un dialogue respectueux' avec tous les partis politiques après la courte victoire du 'oui' au référendum lui accordant des pouvoirs accrus. 'Le gouvernement (allemand) attend que le gouvernement turc, après une campagne électorale dure, cherche maintenant un dialogue respectueux avec toutes les forces politiques et dans la société', a souligné la chancelière dans une courte déclaration conjointe avec son ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel. Berlin a dit 'prendre acte' du résultat provisoire du vote qui a vu le 'oui' l'emporter avec 51,37% après dépouillement des bulletins dans 99,45% des urnes. Le gouvernement allemand 'respecte la droit des Turcs et des Turques de décider de leur Constitution', ajoute-t-elle, tout en soulignant que 'le résultat serré montre à quel point la société turque est profondément divisée'. 'Cela signifie une grande responsabilité pour les dirigeants turcs et pour le président Erdogan personnellement', poursuit-elle alors que le chef de l'Etat turc a mené une violente campagne verbale contre les dirigeants allemands après l'interdiction de meetings électoraux pro-Erdogan en Allemagne. Avec agences (AFP, Reuters)
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La Turquie s'est réveillée ce lundi matin avec un président au pouvoir considérablement renforcé malgré une victoire a minima au référendum. Pourtant, dans les rues d'Istanbul notamment, pour de nombreux turcs, la pilule a du mal à passer. 'Je ne pense pas que ces résultats suffisent à donner plus de pouvoirs au président. Il ne s'agit que de résultats provisoires et il est évident qu'une très grande frange de la société turque n'accepte pas ce référendum', dit un homme. Les réactions sont quasiment identiques à Ankara. Comme l'opposition, la population crie déjà à la fraude et dénonce la victoire du 'oui' confirmée par le Haut-Conseil électoral. 'Je crois que nos voix nous ont été volées. La décision de la Commission électorale d'autoriser, à la demande du Parti de la justice et du développement (AKP), la comptabilisation de bulletins qui n'avaient pas été tamponnés par des scrutateurs est un grand scandale. Nous sommes restés silencieux face à cela. Je demande, en particulier au chef du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d'opposition, de démissionner', ajoute une femme. Il y a aussi les satisfaits, ceux qui soutiennent Recep Tayyip Erdogan. 'Je ne sais pas ce que le nouveau système donnera, mais je suis heureuse parce que la personne que je soutiens est devenue le chef de l'exécutif. J'espère que ce nouveau système sera bon', dit une jeune femme. Le résultat définitif de ce référendum doit être annoncé dans 12 jours.
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La majorité de la population rurale a voté pour la réforme de la constitution voulue par le président turc Recep Tayyip Erdogan, alors que le 'non' l'a emporté dans les grandes villes comme ici, à Istanbul, où les vidéos de fraudes présumées circulent. 'Ici, vous pouvez voir la propagande derrière l'élection (...), accuse cet opposant d'Erdogan. L'agence de presse nationale Anadolu a compté 99 % des votes en 2 heures, mais les 0,1 restant prennent plus de quatre heures. Comment est-ce possible ? ' Mais rien ne semble pouvoir gâcher la fête des supporteurs du président. 'De bonnes choses vont arriver, insiste l'un de ses soutiens. Recep Tayyip Erdogan, notre président, n'est pas une mauvaise personne. Tout le monde n'est pas obligé de l'aimer. Il a néanmoins fait beaucoup de bonnes choses. Il a une vision de l'avenir. Depuis Atatürk, il n'y a pas eu de meilleur dirigeant qu'Erdogan. Que Dieu le protège.' 'Il y a beaucoup de confusion, ici à Istanbul. Le gouvernement turc revendique la victoire du oui au référendum et le principal parti d'opposition, le CHP, accuse le gouvernement de manipulation, conclut notre correspondante Senada Sokollu'.
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Le parti kémaliste laïc CHP rappelle que le Haut-Conseil électoral valide les bulletins de vote qui ne sont pas marqués du sceau officiel des bureaux de vote. Le vice-président du CHP réagissait hier soir depuis son quartier général à Ankara. 'Le Haut-Conseil électoral a changé les règles après le début du scrutin. Il existe une clause très claire de la loi électorale qui dit que les bulletins non tamponnés seront invalidés', insiste Bülent Tezcan. Toujours selon le CHP, près de deux millions de bulletins sont concernés. Mais pour plus de sécurité le parti d'opposition, appuyé par le parti pro-kurde HDP, demande de recompter jusqu'à 60 % des votes.
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Nous sommes à Izmir, devant la statue d'Atatürk, le fondateur de la République de Turquie. Ces derniers mois, une ancienne chanson populaire, qui a pris racine dans la région, et dont l'origine remonte à la guerre d'indépendance, est entonnée régulièrement. Son nom 'La marche d'Izmir'. Elle se veut un hymne au sécularisme, aux libertés et au système parlementaire introduits par Atatürk. Chanter 'La Marche d'Izmir' est devenue une façon détournée d'exprimer son opposition au président Erdogan, en particulier à l'approche du référendum constitutionnel qui vise à étendre ses pouvoirs. 'Atatürk a dit : l'artiste voit en premier la lumière. Pour nous, Atatürk était aussi un artiste. Et il a vu que la lumière était née à Izmir. Tout le monde comprend ce que nous voulons exprimer dans cette chanson'', explique le chanteur Ersin Kuskanat. Ce restaurant est fréquenté également par des députés du CHP, le principal parti d'opposition en Turquie, qui croit fermement dans les valeurs et principes fondamentaux instaurés par Atatürk. 'Izmir est républicaine, laïque. C'est une ville où personne ne prête attention à votre apparence, à votre manière de vous habiller. Ici, les clients chantent la marche d'Izmir, au nom de la démocratie et de la liberté. Ils chantent ce qu'ils veulent', souligne Tacettin Bayir, député du CHP. 'La marche d'Izmir' est même devenue virale sur Internet. Le célèbre pianiste turc Fazil Say, connu pour son opposition au pouvoir en place, a publié sur son compte Instagram, trois différentes versions de cette mélodie. Il y a ceux qui jouent, qui chantent, et ceux qui manifestent ouvertement dans la rue pour dire non au projet de nouvelle Constitution du président Erdogan, qui menace selon eux la démocratie. 'La marche d'Izmir s'est transformée en protestation silencieuse, c'est une façon de montrer de quel bord politique on se situe. Elle est entonnée dans les rues, les salles de concert, les stades, des dizaines de milliers de personnes chantent cette chanson. Ce front du non n'appartient pas seulement au CHP, le Parti républicain du peuple. Tous ceux qui croient au système parlementaire, à l'indépendance de la justice, à la République fondée par Atatürk, appartiennent à ce front du non', souligne Ekrem Onal, représentant du CHP à Cesme. De notre correspondante à Izmir, Senada Sokollu : 'La marche d'Izmir est un hommage à Atatürk, le fondateur de la République qui a instauré le système parlementaire, la modernité et le sécularisme dans le pays. Pour de nombreux Turcs, le référendum menace son héritage.'
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Des ministres turcs pourraient participer à un meeting en Allemagne avant le référendum constitutionnel du 16 avril, a annoncé dimanche le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin. Voilà qui n'est pas de nature à apaiser les relations déjà extrêmement tendues entre la Turquie et l'Allemagne. Un pays où l'on observe des relents 'nazis et fascistes', avait le week-end dernier affirmé le chef de l'Etat turc. De même, la manifestation samedi, à Francfort (Allemagne), de trente mille personnes, à l'occasion du nouvel an kurde, Newroz, ne peut qu'envenimer la situation. Car elles en ont profité pour déclamer des slogans réclamant 'la liberté pour le Kurdistan', 'la démocratie en Turquie', et dénonçant le 'dictateur, le terroriste Erdogan'. De quoi alimenter les accusations du régime turc d'une 'turcophobie' se développant en Allemagne, plus généralement en Europe. Et nourrir le discours récurrent d'Erdogan. Comme vendredi, alors qu'il était en meeting à Eskisehir, à 200 km de la capitale, Ankara. 'J'en appelle à tous mes citoyens, mes frères vivant en Europe, avait-il lancé. Vous êtes chez vous dans ces lieux où vous vivez et travaillez, c'est votre nouvelle mère-patrie. Vous devez vous les approprier. Créez des entreprises. Envoyez vos enfants étudier dans les meilleurs écoles. Allez vivre dans les meilleurs endroits. Conduisez les meilleures voitures. Et ne faites pas trois, mais cinq enfants'...
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Berlin tente de faire baisser la pression avec la Turquie, après l'annulation de trois meetings de campagne pro-Erdogan en Allemagne. Les chefs de la diplomatie allemande et turc se sont rencontrés. Germany's SigmarGabriel hopes to rebuild Turkish friendship, without Nazi comparisonshttps://t.co/DQhu18PPXr pic.twitter.com/mXIJkihyCr- DW | Europe (dw_europe) March 8, 2017 Selon Ankara, l'Allemagne tente par le biais des interdictions de favoriser le non au référendum destiné à renforcer les pouvoirs du président turc. 'Nous voulons nous entendre bien et paisiblement avec ce pays, remarque Sigmar Gabriel, chef de la diplomatie allemande, et résoudre les différends de manière démocratique, pour faire en sorte que personne ne soit traité de manière irrespectueuse et qu'ils puissent compter sur l'amitié des Allemands. Mais il y a simplement des limites à ne pas dépasser comme nous comparer avec l'Allemagne nazie.' Les tentatives d'empêcher les meetings, au prétexte d'un manque de sécurité ou d'infrastuctures inadaptées, coïncident avec la détention en Turquie du correspondant germano-turc du journal 'Die Welt'. 'Nous devons d'abord décider d'une chose : voulons-nous continuer comme 'deux nations amies' ou préférons-nous couper les liens ?, s'interroge Mevlut Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque. Nous la Turquie, sommes favorables à la poursuite des relations amicales, mais l'Allemagne doit également se prononcer sur cette question afin que nous avançions conformément à cette décision.' Entre les deux pays une brouille n'est pas anodine, sachant que l'Allemagne accueille la plus grande communauté turque à l'étranger.
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Un nouvel épisode qui ne devrait pas améliorer les relations germano-turques. Le ministre turc des Affaires étrangères est venu critiquer l'Allemagne sur son sol, depuis le consulat à Hambourg. Mevlut Cavusoglu accuse Berlin d'ingérence avant le référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. 200 sympathisants militant pour le 'oui' au référendum du 16 avril étaient venus soutenir le chef de la diplomatie, qui a arrangué la foule, depuis le balcon de la représentation diplomatique : 'Vous nous empêchez de rencontrer nos citoyens turcs. Est-ce que ça correspond à de l'humanité ?' 'Non !', lui répond la foule. 'Est-ce que ça correspond à la démocratie ?' 'Non !' 'Est-ce que ça correspond aux droits de l'Homme ?' 'Non !' ' Est-ce que ça correspond au droit de se rencontrer ?' 'Non !' 'S'il vous plaît ne nous donnez pas des leçons de démocratie et de droit de l'Homme. Regardez-vous d'abord !', a lancé pour finir Devlut Cavusoglu. Quelques 250 opposants au président Erdogan ont manifesté près du consulat, aux cris de 'Erdogan dictateur'. Certains portaient des portraits de Deniz Yücel, correspondant de 'Die Welt', actuellement emprisonné en Turquie. Le journaliste turco-allemand est accusé 'd'incitation à la haine' et de 'propagande terroriste'. German Journalist beaten up with Turkey flags by Erdogan followers for holding up a #FreeDeniz-sign on #Çavusoglu's speech in #Hamburg https://t.co/H2DCrvClhO- #StopYazidiGenocide (@AdinaPetralito) March 7, 2017 L'Allemagne tente pas tous les moyens d'interdire les meetings de campagne. Le pays compte la plus grande diaspora turque du monde, avec quelques trois millions de personnes.
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Après les magistrats, l'armée, ce sont désormais les enseignants qui sont touchés par la purge. L'ampleur de la saignée est impressionnante: 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux 1577 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a exigé de démissionner et au 15 000 membres du ministère de l'Education. 15.000 enseignants et personnels du ministère de l'Education également. Au total la purge concerne pas loin de 40.000 pers déjà. #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 19 juillet 2016 #Turquie, les #purges continuent. Voyez comment #Erdogan traite la #presse (gratuit) https://t.co/fVqKdv3GBQ pic.twitter.com/wX7YAtEKxW- Spicee (@spiceemedia) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre, au total 24 chaînes de télévision et radios. Turquie : le général Akin Öztürk nie être le cerveau du putsch https://t.co/6vPuePjJ2P pic.twitter.com/wpBBuj34me- Zaman France (@Zaman_France) 18 juillet 2016 Vingt-six généraux et amiraux dont l'ancien chef de l'armée de l'air, Akin Özturk, sont en détention préventive et ont été inculpés pour 'tentative de renversement de l'ordre constitutionnel'. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Quatre jours après la tentative de coup d'Etat, Ankara demande officiellement l'extradition de Fethullah Gülen aux Etats-Unis. Depuis le début, le gouvernement de Recep Tayip Erdogan accuse ce prédicateur, ancien allié devenu ennemi juré du président, d'être à l'origine du putsch militaire manqué. L'homme est actuellement en exil en Pensylvanie. 'Le président et moi-même avons envoyé une demande officielle aux Etats-Unis, a déclaré le Premier ministe Binali Yildirim. Nous demandons l'extradition du chef terroriste. Le ministre de la justice a transmis nos dossiers pour lancer la démarche.' Le gouvernement turc a indiqué qu'il n'avait 'pas le moindre doute au sujet de qui a mis en oeuvre et exécuté' le coup d'état avorté. Le principal intéressé dément. 'Durant toute ma vie, j'ai été contre les coups d'état. Car j'en ai moi-même souffert à plusieurs reprises dans le passé (en 1960, 1971, 1980 et 1997). De plus, je ne connais absolument pas les personnes qui ont organisé ce putsch', s'est défendu Fethullah Gülen dans une interview. Türkiye'den Fethullah Gülen için 60 güne kadar tutuklama talebi https://t.co/cn7STaqkUd pic.twitter.com/gJldlQDO9m- CNN Türk (@cnnturk) 19 juillet 2016 Après les affrontements et les bombardements, notamment aux abords du palais présidentiel, qui ont fait trembler la Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, le bilan officiel fait état d'au moins 308 morts. Près de 17 000 personnes ont été arrêtées, dans l'armée, la police et la magistrature. Parmi eux : l'ancien chef de l'armée de l'air Akin Oztürk, qui a nié toute implication. Ce mardi, l'état-major turc a indiqué que 'l'écrasante majorité' de l'armée n'avait 'rien à voir' avec le putsch. Le président Erdogan a par ailleurs annoncé qu'il approuverait le rétablissement de la peine de mort, si le parlement le décidait. Le parti nationaliste turc du MHP a déjà apporté son soutien à ce projet ce mardi. L'Union européenne a prévenu que cela refermerait les portes d'Ankara pour son adhésion. avec AFP
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Le rétablissement de la peine de mort de plus en plus d'actualité en Turquie. Quatre jours après le coup d'Etat manqué, la question est chaque jour plus présente. Et si la peine capitale a été abolie en 2004, le président Erdogan galvanise les foules en soutenant son retour. 'Cette question va être débattue au parlement, ces scélérats nous ont bombardés et je pense que les partis politiques sauront prendre la meilleure décision. Et s'il est décidé de rétablir la peine de mort je l'approuverai.' La peine de mort, envisagée pour les auteurs présumés du coup d'Etat, n'en déplaise à l'Union européenne qui a prévenu que cela refermerait ses portes à l'adhésion d'Ankara. Dans cette vidéosurveillance, diffusée par le gouvernement, on voit un bombardement aux abords du palais présidentiel, samedi matin. Depuis, la purge s'accélére, avec l'arrestation de près de 17 000 personnes, dans l'armée, la police et la magistrature.
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Alors que la communauté internationale s'inquiète de dérives autoritaires en Turquie, Binali Yildirim abat la carte de l'émotion ce lundi. Lors d'une réunion, il a répété ces mots, voix cassée entre deux sanglots : 'Mais pourquoi ils tuent des gens ?', question que lui posait son petit-fils pendant la nuit de violences. Loin de se laisser attendrir trop longtemps, le bras droit du président a intensifié les pressions pour l'extradition de Fethullah Gülen, exilé en Pensylvanie. Ankara l'accuse d'être à l'origine de la tentative de coup d'état militaire. 'Nous serions déçus que nos amis, les Etats-Unis, continuent de nous demander de présenter des preuves dans ce contexte', a déclaré Binali Yildirim. Les preuves nécessaires pour lancer un processus d'extradition ne semblent donc pas être une priorité. John Kerry, le secrétaire d'Etat américian, a pourtant rappelé que rien ne serait lancé tant que le gouvernement turc ne respectait pas les démarches officielles. Le Premier ministre turc a indiqué que cette situation autour de l'extradition pourrait altérer l'amitié entre la Turquie et les Etats-Unis. avec AFP
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Après le coup d'Etat raté qui a provoqué la mort de 265 personnes en Turquie, dont 104 insurgés, Ankara presse Washington de lui livrer Fethullah Gülen. Ce prédicateur musulman de 75 ans vit dans les Poconos, en Pennsylvanie. Autrefois allié du président Erdogan, il est devenu son ennemi juré depuis le scandale de corruption qui a ébranlé le gouvernement en décembre 2013. L'homme fort de Turquie l'accuse régulièrement de vouloir déstabiliser le pouvoir. Peu après son arrivée à Istanbul, dans la nuit agitée de vendredi à samedi, Recep Tayyip Erogan a pointé la responsabilité de Gülen, et de ses puissants réseaux, dans la tentative de coup d'Etat militaire. Ce dernier continue de démentir toute implication : 'Des amis me disent qu'Erdogan nous impute la responsabilité de cet événement et qu'il a parlé de nous de façon amère pendant deux jours. Ayant moi-même souffert des coups d'Etat en Turquie, j'ai conseillé au peuple turc de ne pas considérer favorablement toute tentative de putsch. Je crois qu'on ne peut atteindre la démocratie, que le gouvernement républicain en peut être protégé, et que l'intégration de la Turquie dans le monde ne peut être se réaliser avec des coups d'Etat. Il y a la possibilité, d'un scénario qui aurait été préparé par le gouvernement Erdogan. Pour l'instant c'est encore flou, donc je laisse la porte ouverte à cette hypothèse.' Une poignée de protestataires turcs se sont rassemblés devant la résidence américaine de Fetullah Gülen. 'Donnez-nous le terroriste', a lâché une femme, brandissant un drapeau turc . Le Premier ministre turc Binali Yidrim a déclaré de son côté que soutenir Fetullah Gülen reviendrait à déclarer la guerre à la Turquie. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a invité le gouvernement turc à fournir des preuves contre Fetullah Gülen avant d'envisager une éventuelle extradition. Avec AFP
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Ils répondent en masse aux appels de leur président à 'continuer d'être maîtres des rues'. La ferveur populaire comme arme pour s'opposer à la tentative de coup d'Etat survenue vendredi soir et pour rappeler la légitimité du chef de l'Etat. 'J'aime la Turquie', 'L'époque des putschs est finie', pouvait on entendre samedi soir, place Taksim à Istanbul, où des milliers de personnes se sont rassemblées. L'effroi a progressivement cédé la place à la liesse. Concerts de klaxons, messages de soutien à Recep Tayyip Erdogan. Dans la foule, certains scandaient aussi des appels à faire appliquer la peine de mort. Ce point pourrait être discuté prochainement au Parlement, a laissé entendre le président turc un peu plus tôt. La tentative de putsch manqué a fait au moins 265 morts, dont 104 insurgés, et 1440 blessés Plus de 2800 militaires ont été arrêtés, et une purge de l'appareil judiciaire a été annoncée. A Ankara, la capitale turque, des soutiens du président Erdogan se sont également rassemblés devant le Parlement partiellement bombardé pendant les troubles. Avec AFP
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Recep Teyyip Erdogan reprend la main après le coup d'Etat avorté. Le président turc s'est exprimé devant des milliers de ses partisans réunis à Istanbul. Accusant le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen d'être responsable de ces troubles, il a demandé une nouvelle fois à Washington de l'extrader, tandis que la foule réclamait l'exécution des putschistes. 'Je vous ai dit que ces gens préparaient un coup d'Etat mais vous n'avez pas écouté, a lancé le chef de l'Etat turc. Aujourd'hui, après cette tentative de coup d'Etat, je le répète. Donnez-nous cette personne en Pennsylvanie. Si nous sommes des partenaires stratégiques, si nous sommes des partenaires modèles, alors s'il vous plaît accédez à notre requête. Ma demande s'adresse aux Etats-Unis. Quel que soit le terroriste que vous nous demanderez de vous rendre, nous le ferons. Maintenant, c'est à votre tour de nous rendre cette personne qui est dans notre liste des terroristes.' Turquie : Erdogan appelle les Etats-Unis à extrader Gülen https://t.co/8I9EcYeZNW pic.twitter.com/yofd6Sxib9- Libération (@libe) 16 juillet 2016
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L'indignation en Turquie au lendemain de l'arrestation de trois figures de la défense des droits de l'homme et de la liberté de la presse. Des dizaines de manifestants ont bravé le pouvoir à Istanbul pour réclamer leur libération. Erol Önderoglu, représentant de Reporters Sans Frontière dans le pays, ainsi que deux intellectuels de renom, Ahmet Nesin et Sebnem Korur Fincanci ont été placés en détention préventive, lundi, accusés de 'propagande terroriste' pour leur soutien à la cause kurde. Ils avaient participé à une campagne de solidarité avec un journal pro-kurde, Özgür Gündem, dans le collimateur des autorités. 'La communauté internationale doit vraiment se rendre compte à quel point la liberté de la presse et les droits de l'homme ont reculé, et ils doivent vraiment y porte attention', dit une éditrice du journal, Günay Aksoy . 'La société turque et les pouvoirs démocratiques de ce pays sont isolés. Nous pouvons peut-être rompre cet isolement en faisant pression, avec des messages de solidarité des autres pays du monde', dit-elle. Les trois militants arrêtés font partie d'un collectif d'une quarantaine d'intellectuels qui a tour de rôle ont pris symboliquement la direction du journal en mai dernier. Ces arrestations ont entraîné une avalanche de protestations. La Commission européenne a estimé qu'elles 'allaient à l'encontre de l'engagement de la Turquie de respecter les droits fondamentaux, y compris la liberté de la presse'. Le pays occupe la 151è place sur 180 dans le classement 2016 de la liberté de la presse, publié par RSF. Fresh blow for human rights in Turkey as 3 leading figures are held on spurious charges https://t.co/TywMzix2G8 pic.twitter.com/m3cuKz39WR- Ben Ward (@Benjamin_P_Ward) 21 juin 2016 Qui arrêtera #Erdogan ? Erol Önderoglu, le correspondant de #RSF en #Turquie arrêté ! https://t.co/zpXLaOISpn pic.twitter.com/RubvE9mmZz- Ulysse Paris (@ulyssepariser) June 21, 2016
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Les barrières et les policiers n'y auront rien fait... Un rassemblement et des échauffourées ont bien eu lieu à Istanbul, en ce troisième anniversaire des manifestations de la place Taksim en Turquie. Un quasi couvre-feu avait pourtant été imposé par les autorités pour empêcher tout rassemblement et plusieurs activistes avaient été arrêtés par la police en prévention. 'Je salue le président d'ici en tant que citoyenne, déclare une femme. Il est contradictoire pour un président qui critique la police française et la pression qu'elle a mise sur les gens dans ce pays, de nous imposer à nous le même traitement. Il se contredit. Nous ne comprenons pas pourquoi il a peur de nous laisser aller dans ce parc'. L'ampleur des manifestations, il y a trois ans, a ébranlé la toute puissance du président Erdogan. La place Taksim avait été occupée deux semaines, et les heurts extrêmement violents avec la police - six personnes tuées - sont dans toutes les mémoires.
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Un nouveau Premier ministre en Turquie encore plus au service de son président. Binali Yildirim a présenté ce mardi son gouvernement, une équipe composée de fidèles du chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, et entièrement tournée vers une accélération de la présidentialisation déjà bien entamée du régime turc. 'Le devoir le plus important que nous ayons en tant que parti de l'AKP, a déclaré ce mardi Binali Yildirim, c'est de changer la constitution pour qu'elle corresponde à la relation actuelle entre le président élu et son peuple'. Après quatorze années au pouvoir, Erdogan entend donc renforcer encore sa poigne sur la Turquie. Le parti d'opposition MHP, de son côté, se cherche un nouveau leader, il devrait organiser un congrès extraordinaire à cet égard, le but étant d'accroître son soutien public pour contrer le plus possible le durcissement du régime.
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En Turquie, c'est Binali Yildirim, qui est appelé à être le prochain Premier ministre. Il a été élu ce dimanche à la tête de l'AKP, le parti islamo-conservateur, actuellement au pouvoir. Il a reçu le soutien de la quasi-totalité des délégués (1.405 sur 1.470) du Parti de la justice et du développement (AKP), réunis en congrès extraordinaire à Ankara. Âgé de 60 ans, Binali Yildirim est un des plus fidèles alliés de Recep Tayyip Erdogan. C'est d'ailleurs ce qui a prévalu dans sa désignation. Le chef de l'Etat attend de lui qu'il opère les réformes constitutionnelles permettant de renforcer les pouvoirs du président, et ce, en dépit des critiques de l'opposition. Message apparemment bien reçu, à en croire la teneur du discours du nouveau patron de l'AKP. 'La chose la plus importante que nous ayons à faire à présent est de normaliser la situation politique et de mettre un terme à la confusion. Pour ce faire, il convient d'adopter une nouvelle constitution et de mettre en place un système présidentiel.' Binali Yildirim Binali Yildirim a occupé le poste de ministre des Transports depuis 2002. C'est lui qui a conduit ces dernières années la plupart des grands chantiers d'infrastructures voulus par Recep Tayyip Erdogan. A la tête du gouvernement, il succède à Ahmet Davutoglu, qui avait pris ses distances le président.
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Le nom du futur Premier ministre turc a été révélé ce jeudi. Il s'agit du ministre des Transports, Binali Yildirim. Il sera donc le seul candidat dimanche lors d'un congrès extraordinaire du Parti de la justice et du développement. Selon les analystes politiques, son principal chantier la présidentialisation du régime, voulue par Recep Tayyip Erdogan. 'Personne ne devrait douter que nous fassions tous les efforts en travaillant en pleine harmonie, tout d'abord avec notre fondateur et président et ensuite avec tous les collègues de notre parti pour atteindre les objectifs de notre grande Turquie', a déclaré Binali Yildirim dans son discours d'acceptation. Il va remplacer Ahmet Davutoglu, qui devrait présenter sa démission une fois que son remplaçant aura été élu nouveau chef de l'AKP. Des divergences avaient vu le jour entre les deux hommes. Le futur Premier ministre a promis de travailler 'en harmonie totale' avec le président.
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En Turquie, le Parlement a soutenu la levée de l'immunité des députés, lors d'un vote préliminaire mardi. Le projet de loi qui consiste à faire des hommes politiques des justiciables comme les autres, certes louable, suscite, dans le contexte turc, la controverse. En plein débat sur la présidentialisation du régime, ce projet de révision constitutionnelle est aussi perçue par certains membres de l'opposition comme une manoeuvre du parti au pouvoir, l'AKP, pour affaiblir le parti pro-Kurde HDP. 'Lever l'immunité au sein de cette instance va conduire à un coup d'Etat et à un régime dictatorial, estime Selahattin Demirtas, le chef de file du HDP. Ce parti est accusé par le pouvoir turc d'être la 'vitrine politique' du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et 50 des 59 députés sont visés par des procédures judiciaires. 'Ce projet de loi doit encore être voté vendredi. Personne ne devrait avoir peur de rendre des comptes sur ses actions. Ceux qui glorifient les terroristes et terrorisent le Parlement vont payer le prix de leur trahison.' a réagi Devlet Bahçeli, le chef du MHP, un parti turc nationaliste. Signe des tensions qui ont entouré l'examen de ce texte, les discussions ont dégénéré en pugilat au sein même de l'Assemblée. Le sud-est à majorité kurde de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre le PKK et les forces de sécurité. Avec AFP
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Recep Tayyip Erdogan n'acceptera pas toutes les exigences de Bruxelles pour obtenir une suppression des visas pour les citoyens turcs. Dans un discours à Istanbul, le président a refusé ce vendredi de redéfinir la loi antiterroriste, jugée trop large par l'Union européenne. La récente manifestation de sympathisants du PKK à Bruxelles lui reste en travers de la gorge. Erdogan a adressé un message aux pays de l'Union : 'Vous laissez les terroristes installer des tentes, leur offrant ainsi l'occasion de s'exprimer au nom de la démocratie. Et ensuite, vous nous demandez de changer la loi antiterroriste pour lever les visas. Alors désolé, nous irons de notre côté et vous du vôtre.' Turquie: l'ambassadeur de Belgique convoqué pour une tente du PKK dressée à Bruxelles https://t.co/EDokVjwU1I- RTBF info (@RTBFinfo) 20 mars 2016 Recep Tayyip Erdogan a également profité de ce discours pour rappeler l'importance, pour la Turquie, de passer d'un système parlementaire à un régime présidentiel : 'Le régime présidentiel n'est pas lié directement à moi. Une nouvelle Constitution et un système présidentiel sont une nécessité urgente', a déclaré le président turc qui souhaite soumettre rapidement cette réforme à référendum. L'homme fort de la Turquie s'exprimait au lendemain de l'annonce de la démission du Premier ministre Ahmet Davutoglu, sur fond de divergences avec le chef de l'Etat. Les deux hommes se sont opposés récemment sur plusieurs dossiers, notamment sur celui des migrants. Turquie: après le départ de Davutoglu, Erdogan vers un pouvoir incontestable https://t.co/ipGluCttpj #AFP pic.twitter.com/yvHK8h5iLH- Agence France-Presse (@afpfr) 6 mai 2016 Turquie : Erdogan aura 'plus d'influence sur l'AKP et le gouvernement' après le départ d'Ahmet Davutoglu https://t.co/TwLixO6JBG- euronews en français (@euronewsfr) 5 mai 2016
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Nezahat Sevim : Le parti de l'AKP a décidé d'organiser un congrès extraordinaire pour se choisir un nouveau chef. Le congrès du 22 mai marquera la fin de la domination d'Ahmet Davutoglu sur le parti. Après cela, vers quoi vont se diriger la Turquie, le gouvernement et l'AKP ? Nous allons poser toutes ces questions à notre correspondant à Istanbul, Bora Bayraktar. Bora, pourquoi Ahmet Davutoglu a-t-il choisi de se retirer ? Quelle est l'ambiance maintenant à l'AKP ? Bora Bayraktar : Il y avait des divergences sur certains sujets, surtout ces dernières semaines. Et certains signes que le président Erdogan voulait travailler avec un Premier ministre plus proche de lui. La plus grande fracture entre les deux hommes, d'après des sources présidentielles, a été que, lorsque Davutoglu a été nommé comme Premier ministre, il avait promis à Erdogan de travailler sur deux sujets importants : le premier était de mettre en place un régime présidentiel et de préparer l'opinion publique à cela. Mais le Premier ministre a dit à plusieurs reprises qu'il fallait mieux se laisser du temps. Deuxièmement, Erdogan attendait certaines avancées sur des opérations contre des individus, liés à Fetullah Gülen, et considérés comme appartenant à une structure terroriste. Des sources disent que le Président n'était pas satisfait non plus de l'évolution de ce dossier. Nezahat Sevim : Que va-t-il se passer du côté du gouvernement et de l'AKP ? Comment le nouveau chef du parti et du gouvernement, va-t-il être choisi ? Bora Bayraktar : Il va y avoir un congrès extraordinaire à l'AKP. Et il semble, qu'après avoir parlé avec Erdogan, ils aient trouvé un accord sur un seul nom, une seule personne qui serait proche du Président. Et donc qu'ils vont présenter ce nom comme unique candidat à la tête du parti. Une fois qu'ils auront choisi le nouveau leader, Davutoglu démissionnera de son poste de Premier ministre. Puis le Président donnera au nouveau chef de l'AKP la mission de former un nouveau gouvernement. On pense que cela va donner à Erdogan plus d'influence sur le parti et plus de contrôle sur le gouvernement, en lui permettant de présider les conseils des ministres. Nezahat Sevim : A quels changements faut-il s'attendre dans la politique de l'AKP ou du gouvernement ? Ou plutôt, faut-il s'attendre à des changements ? Bora Bayraktar : Effectivement, il est faux de dire que l'on s'attend à de grands changements. La Turquie est gouverné par ce parti depuis près de 14 ans. Donc, il semble probable que la Turquie conservera les grandes lignes de la politique qu'elle mène depuis 2002, sous les ordres d'Erdogan. Il ne semble pas non plus qu'il y aura des démissions en masse, des tensions ou une polarisation au sein du parti. Parce que ce qui est le plus important, c'est la position de Davutoglu. Peut-être que ses proches n'étaient pas d'accord avec ce retrait. Mais ils ont l'air de l'avoir accueilli avec compréhension.
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La mise à l'écart du premier ministre turc Ahmet Davutoglu donne des sueurs froides aux investisseurs d'Istanbul. Après un plongeon de plus de 2% à l'ouverture, l'indice des 100 premières capitalisations boursières a clôturé en baisse de 0,8%. Quant à la livre turque, elle a abandonné 1,5% contre le billet vert, à 2 livres 91 pour 1 dollar. La veille, elle avait cédé près de 4%, sa plus forte baisse quotidienne de l'année contre dollar. Murat Demirel, PDG du groupe ATA Finance, relativise. 'Ce serait une erreur de prendre des décisions à court et long terme sur la base de ces turbulences. Il faut attendre que les choses se calment pour comprendre la situation,' estime-il. Les marchés s'inquiètent de voir le président Erdogan nommer un chef de gouvernement plus malléable (on évoque souvent son gendre) afin de renforcer son contrôle sur les affaires économiques du pays. Ses appels répétés à la Banque centrale en faveur d'une baisse des taux d'intérêts font craindre pour l'indépendance de l'institution. Et puis il y a la volonté de Recep Tayyip Erdogan de faire adopter une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel, un projet tièdement accueilli par Ahmet Davutoglu. Les milieux d'affaires redoutent que les réformes politiques nécessaires n'accaparent le gouvernement, au détriment des réformes structurelles.

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