Blague, bourde, lapsus, phrase choc… Planet.fr vous propose de revenir sur le mot ou la phrase qui a marqué la semaine. 

La phrase de cette semaine est signée Martine Aubry. La maire PS de Lille l’a écrite dans la tribune assassine qu’elle a signée dans Le Monde mercredi. Dans ce texte, la socialiste s’en prend à la politique menée par François Hollande et Manuel Valls. "Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés", a-t-elle écrit avec les 17 autres signataires de la tribune, dont l’écologiste Daniel Cohn-Bendit. "Il est des vérités désagréables à dire, mais il est des moments où il faut savoir les mettre en pleine lumière. Trop, c’est trop !", se sont-ils emporté.

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Une salve qui a rapidement fait réagir dans la sphère politique. "Il faut éviter postures (…) Quand on est dans un camp, c’est la moindre des choses de combattre le camp d’en face et pas le sien", a ainsi raillé le ministre du Travail Michel Sapin sur LCP. "C'est une faute politique", a renchéri sur BFM TV son collègue Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement), accusant même Martine Aubry de "jouer contre son camp".

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La réplique de Manuel Valls, le silence de François HollandeDe son côté, François Hollande est pour le moment demeuré silencieux. En voyage en Amérique latine, le président a refusé d’aborder la politique interne. Son Premier ministre en revanche, est monté au créneau. "Il n’y a pas un début de proposition. Je suis chef du gouvernement, je n’écris pas des tribunes de proclamation", a-t-il en effet affirmé dans les colonnes du Monde. Manuel Valls s’est ensuite défendu d’entrainé François Hollande vers une fracture avec la gauche : "Je ne suis pas un pousse-au-crime (...). Le Président a décidé de ces arbitrages. Il n’y a aucun choix qui est fait, aucun texte qui est décidé sans le Président".

En vidéo - L'offensive  de Martine Aubry : pourquoi maintenant ? 

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