Face au projet de suppression des conseils départementaux, Manuel Valls s’est métamorphosé, ce jeudi 6 novembre, en défenseur des départements.

En avril dernier, le Premier ministre, fraîchement nommé, avait annoncé, devant l’Assemblée nationale, la suppression des conseils départementaux. Cette suppression devait poindre à l’horizon 2021 afin de "mettre un terme aux enchevêtrements et aux doublons" des collectivités territoriales.

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Mais à l’occasion de l’Assemblée des départements de France (ADF), réunie à Pau ce jeudi, Manuel Valls a pris un virage à 180 degrés et a défendu le département, soulignant le "besoin de cet échelon intermédiaire."

Après le scrutin de mars 2015, les conseils généraux deviendront des conseils départementaux. Ils pourront ainsi mettre à profit leurs "compétences de proximité et de solidarité tout à fait essentielles", comme l’a plaidé Manuel Valls.

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"Pendant cinq ou six ans, ces compétences seront confortées, clarifiées, parce qu’on a besoin de cette solidarité, de cette proximité, de cette efficacité. C’est ce message, destiné à rassurer les élus des conseils généraux si c’était nécessaire, que j’ai voulu délivrer", a-t-il ajouté aux élus présents à Pau.

Le Premier ministre a donc révisé en profondeur son jugement. En octobre, il était déjà question de réduire de "moitié" le nombre de ces collectivités.

Aujourd’hui, le quotidien Le Monde rapporte que le glas des 101 départements ne devrait pas sonner avant 2020, si cette réforme territoriale est reprise au prochain quinquennat.

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