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Qui n'en a pas déjà rêvé ? la Suisse l'a presque fait. Le revenu de base inconditionnel, comprenez un revenu pour tous quelque soit son statut fixé à 2 260 euros. Un montant qui permet en théorie de pouvoir vivre en Suisse. Selon les premiers résultats provisoires, l'idée a été largement rejetée. 78% des Suisses se seraient prononcés contre. Pour les partisans du non, ce revenu universel aurait été synonyme de perte de compétitivité, d'assistanat... Les modalités d'application auraient ensuite été fixées par la loi mais l'initiative prévoyait qu'il soit versé à tous les Suisses et aux étrangers y vivant depuis 5 ans. Quant aux mineurs ils auraient pu bénéficier d'une allocation de 565 euros mensuels. Des sommes qui peuvent paraître considérables, mais il faut rappeler que le salaire médian suisse est de 5500 euros. En mai 2014, ils avaient déjà rejeté la mise en place d'un smic à plus de 3200 euros et en 2012, c'était le passage de quatre à six semaines de congès payés qui avait été refusé par référendum. Ce dimanche les Suisses se prononcaient aussi pour une modification de la loi sur l'asile. Sans surprise, il ont été 65% à l'adopter. La réforme vise à accélérer les demandes. Les procédures seront ainsi centralisées dans des centres fédéraux. Avec un objectif: trancher 60% des demandes en 140 jours maximum. Pour aller plus loin Le site de l'initiative pour un revenu de base inconditionnel
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Le pays pourrait prendre des mesures unilatérales, faute d'accord avec Bruxelles sur la libre circulation des travailleurs. Une annonce de la Présidente de la confédération Simonetta Sommaruga, ce vendredi.En février 2014, les Suisses s'étaient prononcés pour le rétablissement de quotas d'immigration européenne, à la suite de la campagne de l'UDC, le parti anti-immigration devenu première formation politique du pays. L'an passée, 73 000 étrangers se sont installés en Suisse. Plus de 300 000 travailleurs européens franchissent aussi la frontière chaque jour. Bern se dit prêt à geler les accords bilatéraux en cas d'échec des discussions, malgré le coût potentiellement élevé de cette décision. Si le Conseil fédéral poursuit les négociations, il a déjà lancé des mesures pour pouvoir limiter les autorisations accordées aux citoyens européens, qui sont plus d'un million à vivre dans le pays. Le Parlement suisse a jusqu'à février 2017 pour mettre en oeuvre la décision populaire de l'an dernier.
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Son visage incarne à lui seul le succès de l'UDC, le parti suisse de la droite populiste aux législatives de ce dimanche. Magdalena Martullo-Blocher, l'une des trois filles de la figure historique du mouvement, Christoph Blocher, a été élue pour la première fois au Conseil national, la chambre basse du Parlement suisse, dans un canton où elle était donnée perdante. L'UDC totalise 29, 5 % des voix et devrait avoir 65 représentants sur les 200 que compte le Conseil national. 'C'est un très beau résultat pour tout le parti, a-t-elle déclaré. Nos efforts dans le canton des Grisons en particulier sont récompensés. Je suis optimiste sur nos chances de traduire cette dynamique au Conseil national, à Berne.' La communication de l'UDC rapolinée Suisse: nouveau succès pour le phénomène Blocher, chef charismatique de l'UDC http://t.co/y44cM7hkXJ #AFP pic.twitter.com/YehW4Xm17r- Agence France-Presse (@afpfr) 19 Octobre 2015 Si ses positions de fond restent anti-immigration et anti-Union européenne, l'UDC a su remanier sa communication avec des clips électoraux laissant une large place à l'autodérision. Dès samedi, des militants de gauche avaient défilé à Berne pour dénoncer ce qu'ils appellent la 'droitisation' du discours politique. La manifestation a dégénéré en violences avec la police qui a procédé à une centaine d'interpellations.
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La droite populiste sort grandie des élections législatives en Suisse. L'UDC, l'Union Démocratique du Centre, anti-immigration et anti-Union européenne, reste non seulement le premier parti de la Confédération, mais la formation politique gagnerait également 11 sièges au Conseil National, la chambre basse du parlement, selon des résultats provisoires. 'Ce que je peux dire, c'est que les Suisses ont voulu mettre l'immigration au centre de cette élection et qu'ils ne sont pas d'accord avec les autres partis, le gouvernement et le Parlement. Nous savons comment gérer cette crise migratoire, alors que les autres partis agissent comme si elle ne créait aucun problème', a réagi Toni Brunner, le leader de l'UDC. La Suisse n'a pourtant pas encore été touchée par la vague migratoire qui submerge l'Europe. Mais, dès février 2014 l'UDC avait remporté un référendum imposant des quotas aux ressortissants de l'Union européenne. Dans les rues de Bern, certains électeurs sont déçus de ce résultat, d'autres relativisent. 'J'aimerais plutôt vivre dans un pays solidaire et humaniste et pas restrictif et répressif', dit Redmond Thomas. Pour Thierry Gachet, 'ce qu'il sera plus intéressant de voir, c'est évidemment l'impact que cela aura sur les décisions qui vont être prises dans la mise en oeuvre de la fameuse initiative anti-immigration et si là ça va changer quelque chose. Mais je pense que c'est vraiment trop tôt pour le dire', ajoute-t-il. Malgré cette percée, l'UDC ne devrait pas diriger le pays. Le parti populiste dispose pour l'instant d'un ministère. Il en réclame un deuxième. Le gouvernement sera élu le 9 décembre par le Parlement.
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Chaque année à tour de rôle, les membres du gouvernement suisse sont élus par le Parlement, à la présidence de la Confédération helvétique. Simonetta Sommaruga, ministre de la Justice et de la police, va remplir cette fonction pendant un an. A 54 ans, elle est la cinquième femme à présider la Suisse, et sait déjà à quoi elle va occuper son mandat. 'Aujourd'hui déjà des gens m'ont accosté dans la rue et même au marché pour me parler de démocratie directe. Dans l'année à venir je veux insister sur ce thème particulier et faire en sorte que ce soit l'une de nos priorités pour 2015.' Les Suisses sont habitués à la démocratie directe, ils participent régulièrement à des référendums. D'autres dossiers attendent Simonetta Sommaruga, comme l'immigration, le positionnement de la place financière suisse ou les relations avec l'UE.
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Cette semaine, dans Business Middle East, nous nous intéressons à la possible mise en oeuvre d'une initiative baptisée ''Sauvez l'or de la Suisse.'' La Banque nationale suisse fait face aujourd'hui à l'un de ses plus grands défis : un référendum sur ses actifs en or organisé par l'UDC, le parti de droite populiste. Pour les politiciens, les efforts de la banque pour lutter contre la flambée du franc suisse font qu'elle se retrouve aujourd'hui avec trop d'euros dévalués, et ce, à une période de faiblesse de l'économie de la zone euro. Cela peut-il être un tournant pour toutes les banques centrales, y compris pour celles du monde arabe ? Ce dimanche 30 novembre, les électeurs suisses seront appelés à se prononcer par référendum sur une initiative baptisée ''Sauvez l'or de la Suisse''. Proposé par l'UDC, le parti de droite populiste, ce vote pourrait mettre la Banque nationale suisse sous une intense pression. Si l'initiative est approuvée, la BNS aura en effet l'interdiction de vendre ses lingots. Elle devra en outre détenir, dans les cinq ans, 20 % de l'ensemble de ses actifs en or, alors qu'actuellement, le métal précieux représente moins de 8 % de ses réserves. Elle devra également rapatrier tout l'or qu'elle a stocké dans les coffres des banques centrales britanniques et canadiennes La BNS, le gouvernement suisse et les plus puissants groupes d'affaires sont fortement opposés à cette initiative, qui risque, selon eux, de limiter considérablement la marge de manoeuvre de la banque, comme par exemple le fait de lutter contre la flambée du franc ou d'ajuster l'inflation. Une possible victoire du oui au référendum a entraîné une augmentation des cours de l'or ces dernières semaines. Si la mesure passe, les banques centrales du monde entier, y compris au Moyen-Orient, pourraient envisager, en réaction, d'augmenter leurs réserves d'or. En attendant ce vote en Suisse, tous les yeux sont rivés sur le marché des lingots. Interview de Nour Aldeen al-Hammoury, spécialiste en stratégie des marchés chez ADS securities Daleen Hassan, euronews : La Banque nationale suisse détient beaucoup de d'euros, qui perdent de leur valeur. Si l'initiative passe, quel sera l'effet sur la valeur du franc suisse face à d'autres devises ? Nour Aldeen al-Hammoury : Une victoire du camp du oui obligera la Banque nationale suisse à détenir plus d'or, ce qui devrait conduire à une forte hausse du franc suisse, ce qui signifie que la BNS ne sera plus en mesure de maintenir le seuil des 1 franc 20 face à l'euro. En outre, augmenter le franc suisse va renforcer la déflation. Au cours des trois dernières années, l'IPC, l'indice des prix à la consommation, a augmenté de 0,2 % sur un mois seulement, en mai dernier. En attendant, nous pensons que la BNS va commencer à émettre des déclarations et des remarques avant ce référendum pour soutenir le cours actuel du franc suisse vis-à-vis de l'euro. euronews : Quelle réaction peut-on attendre du monde arabe en cas de victoire du oui. Les banques centrales arabes peuvent-elles abandonner le dollar et retourner à des réserves en or ? Nour Aldeen al-Hammoury : C'est très compliqué. La région détient de l'or et des dollars américains comme réserves. Cependant, une victoire du oui au référendum changerait le regard sur l'or, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans le monde entier. Les banques centrales pourraient envisager de détenir de plus en plus d'or, sans bien sûr abandonner le dollar américain. Le dollar américain est la monnaie de réserve mondiale, mais l'or va restaurer son statut de valeur refuge pour les investissements, la demande en or va augmenter de manière significative ; d'ailleurs, on le voit déjà dans la région depuis que l'once d'or est tombée à son plus bas niveau depuis quatre ans. C'est tout pour aujourd'hui. On se retrouve la semaine prochaine pour un spécial Business Middle East sur le sommet crucial de l'OPEP. Merci de nous avoir suivis et à la semaine prochaine.
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