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'Je suis convaincu que l'immigration est un enjeu pour l'Union européenne dans son ensemble. Nous sommes 28 Etats membres avec plus de 500 millions d'habitants. Si nous avions traité le problème ensemble, nous aurions mieux fait face. Mais la réalité, c'est qu'il y a eu quelques pays qui ont assuré la plus grande part de l'accueil, la Suède en faisant partie. Nous avons accueilli plus de réfugiés par habitant que n'importe quel autre pays. Nous avons vraiment pris notre part. (...) nous ne pouvions pas tous les accueillir, je veux dire, leur offrir un abri, un toit sur leurs têtes. Cela affecte aussi le système scolaire et d'autres dimensions du système.' Stefan Löfven en bref Stefan Löfven a été élu Premier ministre de la Suède en 2014 Il est devenu dirigeant des sociaux-démocrates en 2012 Il a été auparavant président d'IF Metall Union, une organisation syndicale Enfant adopté, il a grandi dans un milieu populaire du nord-est de la Suède 'Nous avons un dialogue entre l'Allemagne, la Suède, l'Autriche, les Pays-Bas, la Finlande. Aussi parce que nous avons besoin d'un nouveau système et nous devons partager les responsabilités. La crise des réfugiés ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Des gens fuient encore pour sauver leur vie et il y a ces conventions internationales. Elles existent pour une raison qui remonte à la Seconde Guerre mondiale et qui est lié à ce qui s'est passé à l'époque. Nous devons donc trouver une manière de coopérer. Il s'agit de partage de responsabilité. Si nous partageons la responsabilité, nous y arriverons.' 'Assurer une intégration rapide' 'En fait, c'est la même chose pour les réfugiés et pour les Suédois. On a besoin d'une maison, d'un travail si on est adulte, on a besoin d'être éduqué si on est jeune, donc c'est à peu près la même chose mais bien sûr, pour les gens qui viennent d'ailleurs, il faut un effort particulier pour voir comment nous soutenons ces êtres humains, pour qu'ils aient une bonne vie en Suède. Nous organisons des formations pour que les gens qui demandent l'asile apprennent le suédois. Nous avons un accord avec les partenaires sociaux sur ce que nous appelons un parcours rapide. Certains réfugiés arrivent avec une compétence recherchée dans notre pays, par exemple mécanicien. Les partenaires sociaux se mettent d'accord pour s'assurer que ces personnes s'intègrent vite dans leur vie de travail et parviennent à combiner leur travail et leur apprentissage de la langue et tout ce qui est nécessaire. Les procédures administratives doivent être plus rapides.' 'Je distingue deux perspectives importantes. D'un côté, nous devons rester fermes sur les valeurs auxquelles nous croyons. L'égalité de genres, l'égalité en général, la démocratie et tous ces principes de base que nous devons défendre. D'un autre côté, si des personnes d'autres cultures avec des croyances religieuses différentes ou pas de croyances du tout, pensent automatiquement de façon différente de nous, je ne veux pas de discussion où l'on puisse dire que si vous venez d'une autre culture, vous ne partagez pas ces valeurs. Je pense que ce serait une discussion dangereuse à l'intérieur de notre pays. Cela créerait des tensions et nous n'en avons pas besoin.' 'Nous avons besoin de main d'oeuvre' 'De manière générale, ce n'est pas un problème si les gens viennent en Suède parce que nous avons besoin de main d'oeuvre. Sinon, nous aurions un problème avec notre situation démographique. 'Ce que nous avons observé cet automne avec cette augmentation drastique du nombre de migrants, c'est que c'est un problème d'accompagner tous ces mineurs sans parents par exemple. Ils ont besoin d'une attention particulière. C'était une situation intenable, tous ces enfants et jeunes gens. Nous avons créé presque une centaine de nouvelles classes dans les écoles chaque semaine. Du coup, il y avait beaucoup de tensions dans le système scolaire. C'est pourquoi le gouvernement a pris la décision de réduire le nombre de personnes pouvant bénéficier de l'asile en Suède parce que le système social n'aurait pas pu suivre.' 'Chercher à comprendre le succès des mouvements populistes' 'Je pense qu'il faut chercher à comprendre les raisons de ce succès, pourquoi ces mouvements populistes prospèrent. Je suis convaincu - j'ai été syndicaliste pendant longtemps - que ça a quelque chose à voir avec la peur des gens et leurs inquiétudes face à l'avenir. Notre environnement est très peu sûr du point de vue du marché du travail, les gens se demandent s'ils auront un travail la semaine suivante, avec tout l'impact que ça a sur l'économie, notre système social en a subi les conséquences pendant huit ans. Tout cela libère l'espace pour des solutions simplistes du type : 'si ces gens n'étaient pas là, nous irions mieux', ce qui n'est pas vrai d'ailleurs. Donc notre priorité numéro un à présent, ce sur quoi nous nous concentrons, c'est de fournir du travail aux gens. C'est bon pour les individus et pour la société dans son ensemble. Et aussi s'assurer que si vous n'êtes plus en activité, vous serez soutenu, formé et vous pourrez trouver un nouvel emploi.' *'La Grande-Bretagne devrait rester dans l'Union européenne' 'La Suède a affirmé clairement qu'il est très important que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne. Son départ serait mauvais pour la Grande-Bretagne mais aussi pour l'Union européenne parce que c'est un membre important de l'Union européenne.' 'Ce ne serait pas un bon signal si un pays s'en va, bien sûr. J'espère donc qu'on pourra négocier un bon accord, équilibré entre les revendications de la Grande-Bretagne d'un côté et les principes fondamentaux de l'Union européenne de l'autre.' 'Nous voulons une société avec des valeurs d'égalité entre tous, de liberté, qui construisent une société fondée sur la solidarité. Lorsque nous avons cette solidarité, lorsque nous sommes sûrs que chaque enfant bénéficie d'une bonne éducation, qu'il devient un individu fort en devenant adulte, qu'il bénéficie d'un système social, qu'il a un travail, un toit et toutes ces choses de base, le système de santé bien sûr... S'il y a tout cela, alors on a une relation forte entre les gens. J'en suis convaincu. Chacun devrait être capable de vivre son rêve et je pense que plus vous construisez une société forte avec de la sécurité, y compris de la sécurité sociale, plus les gens pourront peut-être s'émanciper d'un milieu pauvre où leurs parents n'ont pas bénéficié d'une éducation très poussée, pour s'élever et réaliser leur rêve.' Pour en savoir plus : - Un portrait de Stefan Löfven -'La Suède, de l'angélisme au racisme':http://www.liberation.fr/planete/2016/01/22/suede-de-l-angelisme-au-raci... - Immigration : pourquoi il n'y a pas de débat en Suède
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L'annonce a été faite par le Premier ministre Stefan Löfven afin de sortir de la crise politique provoquée par l'adoption par le Parlement du budget de l'opposition de centre droit. Cette dernière a été soutenue par des voix des députés d'extrême droite en pleine ascension électorale. Au pouvoir depuis seulement deux mois, le chef du gouvernement social-démocrate Stefan Löfven avait prévenu qu'il quitterait son poste dans ce cas de figure. 'Nous avons décidé d'organiser des législatives le 22 mars. Je ne prendrai pas l'initiative de nouvelles négociations'. Le système politique suédois est plongé dans une crise inédite, avec trois blocs minoritaires issus du dernier scrutin et qui ne parviennent pas à s'entendre. C'est la première fois depuis 1958 que des élections anticipées auront lieu dans le royaume connu jusqu'à présent pour sa grande stabilité politique.
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L'opposition de centre-gauche remporte une courte victoire aux législatives suédoises. Stefan Loften, chef du Parti social-démocrate, devrait être chargé de former le prochain gouvernement avec les écologistes et le Parti de Gauche, même s'ils ne disposent pas d'une majorité absolue. En cause, notamment, la forte progression des Démocrates suédois, un parti d'extrême droite. 'Maintenant, il faut montrer que l'on sait diriger. Les actions comptent, mais il faut également faire preuve de réflexion. La Suède aura un gouvernement qui peut gouverner sans les Démocrates suédois', insiste Stefan Loften. Pas question pour le probable futur Premier ministre de négocier avec les Démocrates suédois de Jimmie Åkesson. Le parti devient pourtant la troisième force politique suédoise après avoir remporté près de 13 % des suffrages, contre moins de 6 % lors des dernières législatives. Les Suédois sanctionnent donc le Premier ministre sortant, Fredrick Reinfeldt, dont l'élection en 2006 avait mis fin au règne quasi-ininterrompu des sociaux-démocrates depuis les années 1930.
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Le social-démocrate Stefan Lofven, un ancien ouvrier et syndicaliste de 57 ans est peut-être le prochain Premier ministre de Suède. Les premiers sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote attribuent à sa formation près de 30 % des voix. Voilà qui mettrait un terme aux huit ans de règne de Fredrick Reinfeldt, actuel chef du gouvernement à la tête d'une coalition de centre droit, accusée d'avoir accru les écarts entre les riches et pauvres. Une victoire des sociaux-démocrates serait un retour à la normale en Suède, où cette formation est à l'origine de la construction de l'Etat-providence. Elle n'était jamais restée aussi longtemps dans l'opposition. Mais l'inconnu de ce scrutin reste le score des Démocrates de Suède, un parti eurosceptique et anti-immigration en progression constante. Les derniers sondages les créditaient de plus de 10 % des voix. Ils deviendraient ainsi le troisième parti de Suède. Ostracisé par les autres formations, ce parti d'extrême-droite n'est pas en mesure de faire ou défaire les coalitions, ni de jouer les faiseurs de roi.
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Elections législatives dimanche en Suède qui devrait voir la victoire de l'opposition de gauche. Les sociaux-démocrates emmenés par Stefan Löfven devrait faire tomber le gouvernement de centre-droit de Fredrik Reinfeldt au pouvoir depuis huit ans. L'ancien ouvrier et syndicaliste de 57 ans accuse son rival d'avoir creusé l'écart entre riches et pauvres, il a fait campagne en promettant une fiscalité plus favorable aux ménages modestes. Il n'a aucune expérience du pouvoir mais devrait profiter de la bonne santé économique du pays. L'extrême-droite, en forte progression, pourrait devenir la troisième force politique du pays.
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A la veille des élections législatives, c'est en tous cas la coalition d'opposition qui est donnée en tête par les sondages. Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre sortant, dirigeant d'une coalition de centre-droit, dite 'bourgeoise', s'essouffle, et son challenger, le social-démocrate Stefan Löfven, a une réputation d'autoditacte proche du peuple. Les deux camps, proches du centre, n'ont pas des idées fondamentalement différentes, et selon cet analyste, c'est la personnalité des candidats qui fera la différence : 'La principale question a été de savoir en qui les gens ont le plus confiance, pour conduire le pays, déclare Stig-Bjorn Ljunggren, mais les différences de programme ne sont pas si grandes, c'est plus 'quelle personne vous plaît le plus'. Les Démocrates suédois, formation d'extrême droite, sont crédités d'environ 10% des voix. Ils pourraient détenir la clef de la prochaine coalition.
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