Le soir de sa victoire à la présidentielle de 2007, l’ancien chef d’Etat s’était offert une fastueuse soirée dans ce très chic restaurant des Champs-Elysées. Un choix très critiqué à l’époque et sur lequel il s’est récemment expliqué.

Souvenez-vous, le soir du 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy fêtait sa victoire à l’élection présidentielle, en grande pompe, entouré de ses proches et plus fidèles soutiens dans le très chic restaurant des Champs Elysées, le Fouquet’s. Un choix que ses adversaires politiques n’avaient pas manqué de vivement critiquer, qui avait choqué une partie des Français et également alimenté le bruit selon lequel Nicolas Sarkozy était un homme "bling bling".

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"Je déteste les mondanités"Sept ans après cette affaire, plus de deux ans après avoir perdu la présidentielle de 2012 et quelques jours arprès avoir annoncé son grand retour dans l’arène, le champion de la droite a accepté de revenir sur cet épisode fâcheux. "Je déteste les mondanités", a-t-il d’abord lâché, comme pour donner le ton, au cours d’un entretien accordé cette semaine au Point, ainsi que le rapporte Closer. Plutôt que des dîners mondains l’ex-locataire de l’Elysée a confié préférer "regarder un film, lire un livre, bavarder avec des amis". Des goûts simples et bien loin de ceux sous-entendus par le choix de sa fastueuse soirée au Fouquet’s.

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"J’ai appris depuis à anticiper ce risque de caricature""Je ne savais même pas que je devais m'y rendre après mon élection (...) Funeste erreur, car la propagande adverse tenait le fil qui allait créer le lien entre l'argent' et moi. On fit même un livre sur la soirée. Ce qui me gêna ne fut pas qu'il fût médiocre, mais qu'il fut romancé à ce point", a-t-il assuré, rejetant la faute sur son staff. Conscient de cette erreur et des conséquences qu’elle a eu sur son image, Nicolas Sarkozy a toutefois poursuivi en se reconnaissant des torts : " J'ai appris depuis à anticiper ce risque de caricature (...) C'est ma faute. J'aurais pu m'expliquer avant".

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"Ce fut un cauchemar"Et alors qu’on imaginait le président savourant sa victoire le sourire aux lèvres, heureux de vivre ce moment aux côtés des siens, celui-ci a raconté au magazine qu’en vérité, "ces quelques heures furent peu agréables" pour lui. Revenant sur la situation "très tendue" avec son épouse d’alors, Cécilia Attias, Nicolas Sarkozy a regretté : "Elle me fit attendre jusqu’à 22 heures…" avant de m’y rejoindre. Et celui-ci de commenter : "On est bien loin du festin entre amis fortunés. Ce fut un cauchemar".

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