Alors que de nombreuses personnalités de gauche réclament sa démission suite à la mort de Rémi Fraisse, Bernard Cazeneuve est soutenu par des cadres de l'UMP.

La tension monte autour du chantier du barrage de Sivens, surtout depuis la mort de Rémi Fraisse. En réaction à ce drame, Bernard Cazeneuve est devenu la cible privilégiée des cadres EELV et Front de Gauche qui ne cessent depuis de demander sa démission. Une démission encore réclamée dimanche par Eva Joly sur le plateau du "Supplément" de Canal+.

Lire aussi : La lutte contre le barrage de Sivens en cinq chiffres

Alors attaqué sur sa gauche, le ministre de l’Intérieur peut alors compter sur des soutiens venant… de la droite. En effet, sur le plateau de I>Télé ce lundi 3 novembre, Henri Guaino est monté au créneau pour défendre Bernard Cazeneuve en sa qualité de premier flic de France. "Ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui a tué ce jeune homme. C’est un accident qui peut toujours arrivé quand on déclenche la violence, une telle violence".

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Un soutien qui entre en écho avec celui exprimé par Claude Guéant ce lundi au micro de France Inter. Estimant que son successeur à la place de Beauvau gère cette crise "avec professionnalisme", Claude Guéant a indiqué que le drame survenu en marge des manifestations à Sinvens n'engage pas "la responsabilité du ministre de l’Intérieur".

"Ce ne sont pas les gendarmes qui ont agressé les manifestants, mais les manifestants qui ont attaqué le gendarmes" a-t-il également déclaré.  

 Vidéo sur le même thème - Sivens : le barrage qui divise 

En imagesDécès de Rémi Fraisse : les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre en images

Affrontements à Nantes

À Nantes, quelques 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée pour contester "la violence d’Etat". Plusieurs vitrines de banques ont été prises pour cibles par certains casseurs et les forces de l’ordre ont dû recourir au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

La vitrine d'une banque brisée par des casseurs à Nantes

La police ne peut que constater les dégâts.

Bataille rangée à Albi

Des violences ont également été constatées à Albi où quasiment mille manifestants s’étaient réunis pour dénoncer la mort de Rémi Fraisse. "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas" scandaient les militants avant que cela ne dégénère. En effet, des affrontements ont eu lieux entre des manifestants et les CRS. Jets de pavés pour les uns contre gaz lacrymogène pou...

CRS contre manifestants

C'est à Albi que les heurts ont été les plus violents, mais aux alentours de 19 heures, la situation est revenue au calme dans le centre ville.

Les CRS prêts à intervenir

Sur ce cliché, on peut deviner le volume du gaz lacrymogène dans l'air. Nous sommes toujours à Albi.

Un manifestant renvoie une grenade lacrymogène

Une façon particulière de renvoyer un projectile.

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