Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Xavier Bertrand a réaffirmé sa stratégie en vue des primaires de 2017, quitte à critiquer le bilan de Nicolas Sarkozy.

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"Il n’y a pas d’homme providentiel à droite". C’est le leitmotiv martelé depuis maintenant un an par Xavier Bertrand à propos de l’UMP et de l’élection présidentielle de 2017. Tout naturellement, le député de l’Aisne a écarté ce dimanche un retour de Nicolas Sarkozy. Dans une interview accordée au JDD, l’ancien ministre n'a pas mâché pas ses mots . Selon lui, "il faut reconnaître que la politique qui a été conduite (par Nicolas Sarkozy) n’a pas été à la hauteur de l’exigence de vérité et de résultat".

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"Personne n’est incontestable"

"Lui ne changera donc jamais !", a estimé Xavier Bertrand. Quant aux promesses de changement et de rupture faites par l’ancien chef de l’Etat dans le Figaro Magazine, le candidat à la primaire a invoqué la victoire de François Hollande il y a deux ans. "Tout changer, la rupture, c’était déjà la promesse de 2007. Et c’est parce que cette promesse n’a pas été tenue que nous avons perdu en 2012", a-t-il expliqué.

Xavier Bertrand, le nouveau souffle de l’UMP ?

Pour Xavier Bertrand, renouveler l’offre politique de l’UMP permettra la survie du parti. Lequel est miné par le scandale Bygmalion, et plus récemment par une polémique autour d’un prêt de trois millions d’euros reçu par le parti de la part de son groupe à l’Assemblée pendant les législatives de 2012. Une nouvelle affaire qui renforce la volonté de Xavier Bertrand d'instaurer un renouvellement au sein du parti. Ainsi, il demande à l’ensemble des protagonistes de l’affaire Bygmalion de "se tenir à l’écart".

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La figure de proue des "quadras" de l’UMP soutient ainsi François Baroin pour prendre la tête du parti en octobre prochain. Xavier Bertrand se met par ailleurs en ordre de bataille "vis-à-vis de François Hollande, pas de l’ancien président", lui qui avait révélé les coupes budgétaires sur les comptes de la Défense, lesquelles ont provoqué une fronde au sein des cadres dirigeants de tous les corps d’armées. Le gouvernement Valls avait alors rétropédalé.

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