Marine Le Pen a tenu à dédiaboliser le Front National face à des journalistes et analystes d’opinion réunis à L’Express ce mercredi. La présidente du FN a estimé que son parti respectait "l’intégralité des règles républicaines".

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Marine Le Pen veut en finir avec les clichés qui entourent le Front National. Lors d’une réunion avec des journalistes et analystes d’opinion dans les locaux de L’Express ce mercredi, la présidente du FN a indiqué qu’elle était prête à aller en justice pour contester l’étiquette d’extrême droite qui colle à son parti. "Nous ne sommes absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent font une erreur d'analyse totale", a affirmé l’eurodéputée, avant d’ajouter : "Je m'élève encore plus contre la formulation d'extrême droite". Selon Marine Le Pen, le FN n’est "ni à droite ni à gauche" et "a des idées radicalement différentes du PS et de l’UMP".

"Une bonne image bien crade"

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Toujours d’après la présidente du Front National, positioner son parti à l’extrême droite de l’échiquier politique est un avantage pour les autres formations du système. Cela leur permettrait de commettre des amalgames qui nuiraient à la popularité du FN. "Dans le même sac, on met Breivik (le massacreur extrémiste de droite norvégien), Aube dorée (le mouvement néonazi grec), on secoue bien et on se dit qu'il y aura une bonne image bien crade" du Front national, a-t-elle critiqué, avant de conclure sur le ras-le-bol des Français face au traitement infligé au FN. "Les Français, particulièrement à droite, expriment une lassitude sur la manière dont on combat le Front national, et notamment l'axe de diabolisation. "Nous ne sommes pas encore traités comme un parti comme les autres", a-t-elle regretté.

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