Un rapport présenté ce vendredi par le sénateur (LR) Jean-François Husson dénonce "les grandes annonces non suivies d'effet" de l'ancien ministre de l'Ecologie.

Selon Le Parisien, c'est un rapport au vitriol que s'apprête à présenter ce vendredi au Sénat le sénateur (LR) Jean-François Husson. La cible de ce rapport ? Ségolène Royal, ou plutôt son bilan à la tête du ministère de l'Ecologie. 

Le sénateur n'y va pas de main morte. Pour lui, il y a eu beaucoup de "blabla", de "grandes annonces non suivies d'effet". Il dénonce également la "défaillance" financière de l'Etat en matière de lutte contre la pollution de l'air. Et ce n'est pas tout, le rapport point également une "absence de vision stratégique", une "succession de dispositifs instables", une "gouvernance complexe", et des "financements insuffisants"... "L'Etat n'a pas tenu ses promesses", résume l'élu de Meurthe-et-Moselle. 

Et celui-ci de citer en exemple la Métropole de Lille (Nord), lauréate d'un appel à projet "villes respirables" lancé par Ségolène Royal pour concevoir une zone à circulation restreinte. L'agglomération devait recevoir un million d'euros de l'Etat. "Au total, seuls 134 000 € ont été débloqués pour... faire une étude. Et sur les 10 millions d'euros globalement affectés à cet appel à projets, seuls 540 000 € ont été engagés", relate Le Parisien.

"Ce qui compte, c'est de passer des paroles aux actes"

"S'agissant des mesures de fiscalité énergétique, la politique du précédent gouvernement se caractérisait par un manque de clarté et de vision stratégique, déplore le rapport sénatorial. Le rapprochement de la fiscalité du gazole et de l'essence a par exemple été décidé dans la précipitation, à la suite du dieselgate, sans qu'un calendrier de rapprochement ne soit défini afin de donner de la visibilité aux constructeurs." Le rapport estime par ailleurs que l'accompagnement des métropoles, désormais compétentes en matière de qualité de l'air, n'est pas suffisant : "Il est impératif d'associer l'Etat aux interdictions ou limitations de circulation liées à la qualité de l'air, afin de ne pas faire supporter aux seules collectivités le poids des décisions."

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Au final, le sénateur écrit dans son rapport que "lors du Grenelle de l'environnement, sous le ministère de Ségolène Royal et maintenant avec Nicolas Hulot, on a toujours droit à des discours bien écrits plein de bonnes intentions, mais ce qui compte, c'est de passer des paroles aux actes."

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