Dans le quotidien Sud-Ouest, la ministre de l’Écologie déclare qu’elle ne pourrait pas partir du gouvernement car on la retiendrait.

Dans une interview pour le quotidien régional Sud-Ouest, Ségolène Royal démontre qu’elle a su garder sa libre parole en entrant dans le gouvernement de Manuel Valls. À l’instar de ce dernier, qui déclarait il y a peu que les Français voulaient qu’il restât au poste de Premier ministre, celle-ci pense qu’elle est irremplaçable au ministère de l’Écologie.

"Même si je voulais partir, on me demanderait de rester", déclare l’ancienne compagne du président, avant de préciser : "Car j'arrive à concilier ce qui paraît inconciliable comme sur la question du nucléaire par exemple. Et ça, c'est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d'élue de terrain et au fait que je ne m'en laisse jamais compter."

Une indépendance vis-à-vis de l’exécutif que la ministre a démontrée à plusieurs reprises, comme par exemple sur les feux de cheminées, la gratuité des autoroutes en fin de semaine ou encore dernièrement sur l’extension du site de Roland Garros.

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Une liberté de ton qui fait grincer des dents

Pleine d’assurance, Ségolène Royal explique ainsi au quotidien son bras de fer avec Manuel Valls concernant l’autoroute A 381 : "Je ne vais quand même pas laisser détruire le Marais poitevin que j'ai toujours défendu (…) J'ai récemment eu l'occasion d'expliquer cela, carte à l'appui, à Manuel Valls", explique-t-elle avant de reprendre : "Je crois qu'il l'a compris". Puis, d’un trait laconique, elle affirme :  "l’A 831, c’est fini."

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Une liberté d’appréciation que l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 revendique mais qui fait également grincer des dents au sein du gouvernement. Ainsi, fin mars, le magazine Challenge rapportait un recadrage de la ministre par Manuel Valls : "Il faut que Ségolène Royal comprenne qu’elle n’est pas seule au gouvernement", déclarait-on dans l’entourage du Premier ministre.

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