La ministre de l’Ecologie serait actuellement dans le viseur de la presse mauricienne, laquelle s’intéresse à ses nombreux déplacements sur l’île mais surtout, aux avantages qui lui sont accordés. Plus de détails.

Ségolène Royal profite-elle d’avantages auxquels elle ne devrait pas avoir droit ? C’est la question que se pose la presse mauricienne, rapporte Atlantico. Selon ses informations, les médias locaux s’interrogeraient depuis plusieurs semaines sur le ou les motifs qui ont poussé la ministre de l’Ecologie à se rendre à plusieurs reprises sur cette île paradisiaque, mais aussi, pourquoi elle a bénéficié d’avantages normalement réservés aux dirigeants politiques. "Comment faire l’impasse sur l’omniprésente Ségolène Royal ? Elle est si souvent à l’île Maurice qu’on devrait lui donner une carte de fidélité", aurait même récemment ironisé l’hebdomadaire Le Mauricien, note encore le site d’informations.

Un vol en première, un hôtel 5*…Des "privilèges" et de fréquents déplacements qui ont déjà alerté la presse française. Souvenez-vous, en avril 2014 le Canard Enchaîné révélait que l’ex-compagne de François Hollande s’était rendue trois fois sur l’île en deux ans. Toujours d’après l’hebdomadaire satirique, la ministre aurait alors bénéficié de gros avantages comme un vol aller-retour en première classe, un séjour dans un hôtel 5 étoiles tous frais payés et la voiture du Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam pour ses déplacements sur l'Ile. Un traitement de faveur que Ségolène Royal avait rapidement justifié en affirmant que ces frais n’avaient pas été réglés par le contribuable mauricien mais par des entreprises mécènes du Salon du Livre.

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Une ancienne protégée de l’ex-Premier ministre ?Mais ses arguments ont visiblement eu du mal à convaincre les plus sceptiques, jusque dans la sphère politique. Mahren Jhugroo, un député mauricien souhaite en effet interroger le Premier ministre pour connaître le nombre exact de fois où Ségolène Royal a séjourné sur l’île et les "facilités dont elle a bénéficiées", indique Atlantico. Une requête qui serait liée aux changements politiques que l’île à connu ces derniers mois. Le Premier ministre Navin Ramgoolam a été arrêté pour entrave à la justice, fraude fiscale et blanchiment en janvier, et depuis, "l’heure est au ménage du côté de ses anciens protégés", souligne le site d'informations.

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