Sept ans après sa défaite face à Nicolas Sarkozy dans la course à l’Elysée, l’actuelle ministre de l’Ecologie est revenue sur ce qui, selon elle, a conduit à son échec.

Ségolène Royal est récemment revenue sur un épisode douloureux de sa carrière politique : son échec à l’élection présidentielle. En 2007, la Dame du Poitou a en effet perdu face à Nicolas Sarkozy, ne recueillant que 46,94% des voix, contre 53,06% pour son adversaire UMP. Un score qu’elle attribue notamment au manque de soutien dont elle aurait été victime au sein de son propre camp.

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"Très peu on dit du bien de moi, très très peu"

"Le manque de solidarité de tous les socialistes autour de moi en disant ‘elle est intelligente, elle est compétente, elle ne dit pas que des bourdes, on est à fond derrière elle’ etc. Ca a terriblement manqué", a-t-elle expliqué  mardi dans le cadre d’un documentaire intitulé "Les Françaises et la politique, un amour contrarié", diffusé sur LCP.  Et même si de l’eau a depuis coulé sous les ponts, l’actuelle ministre de l’Ecologie nourrit, semble-t-il, encore quelques regrets à ce propos. "Dans la campagne, j’étais seule, les leaders politiques n’étaient pas là ou faisaient la tête au premier rang", a déploré Ségolène Royal. Et celle-ci d’ajouter, comme pour enfoncer le clou : "Quand vous regardez la campagne, très peu on dit du bien de moi, très très peu (...) Avec la solidarité de mon clan, je pense que j'aurais été élue".

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Une expérience qu’elle serait décidée à ne plus retenter. Elle l’a d’ailleurs annoncé dimanche dernier. "Ce n’est plus mon timing, ça ne correspond plus à mon engagement ni ce que je me sens capable de faire pour continuer à être utile", a-t-elle fait valoir. "La cause de l'environnement continuera à être mon combat, mais pas sous une forme électorale", a-t-elle même indiqué, apparemment ravie de la mission qui lui a été confiée en mars.

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