Invitée de l’émission Au Field de la nuit, Ségolène Royal est venue parler de son dernier livre, Cette belle idée du courage. Interrogée sur les épreuves qu’elle a dû traverser, la présidente du Poitou-Charentes a confié avoir été « au fond du trou ».

Elle a toujours évoqué les épreuves qu’elle a traversées ces dernières années, qu’elles soient personnelles ou qu’il s’agisse de revers politiques, avec beaucoup de recul. Candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, une séparation très médiatisée d’avec François Hollande, une guerre larvée avec Valérie Trierweiler, la nouvelle compagne du président, échec aux législatives de La Rochelle… Ségolène Royal s’est efforcée de montrer l’image de la femme forte qui se relève toujours. Pour la première fois, elle s’est confiée plus intimement, avouant s’être parfois sentie « au bord du gouffre ».

Invitée sur le plateau de l’émission Au Field de la nuit pour parler de son livre Cette belle idée du courage, Ségolène Royal a confiée avoir été « au fond du trou », un sentiment « très violent » et avoue avoir eu envie de partir très loin. La présidente du Poitou-Charentes parle de « chocs accumulés, et à un moment, bing, il y a le choc de trop qui vous met K-O », mais explique que c’est en allant vers les autres qu’on trouve la force de refaire surface. « Il ne faut jamais rester replié » estime Ségolène Royal.

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« En plus, on fait tout pour protéger ses proches. Je ne sais plus quel personnage dit « La version la plus aimable du courage c’est le sourire », et ça c’est très important. Quand on conduit des combats, quand on est devant, on se dit on a des équipes à protéger donc on pense très rarement à soi en fait » explique-t-elle. « On se dit j’ai des équipes à protéger, j’ai des idées à défendre, j’ai des enfants à protéger, on protège les autres, donc on ne se rend pas compte qu’on prend énormément de coups. Et à un moment, tac, y a le coup de trop en fait. Et là, il faut sortir, il faut aller à la rencontre de gens qu’on ne connait pas ».