Mercredi sur BFM TV, la maire de Paris s’est une nouvelle fois attaquée à la ministre de l’Ecologie, alimentant ainsi une brouille qui ne date pas d’hier.

"C’est assez incompréhensible. Je ne le comprends pas et il faut que ça s’arrête", a déclaré Anne Hidalgo mercredi à propos de Ségolène Royal qui lui a refusé la mise en place de la circulation alternée dans la capitale pendant un pic de pollution. Invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, la maire PS de Paris en a ainsi profité pour tacler publiquement la ministre de l’Ecologie. Un exercice auquel cette dernière s’est également pliée en mars dernier. Alors qu’Anne Hidalgo réclamait l’instauration de la circulation alternée, Ségolène Royal s’y était opposée et avait ensuite lâché en pleine séance à l’Assemblée nationale : "C’est vrai qu’il faut que la ville de Paris agisse de façon beaucoup plus déterminée. Parce qu’il y a beaucoup d’annonces et on ne voit pas beaucoup de changement". Une manière de remettre l’élue parisienne à sa place. Engagées dans un véritable bras de fer, les deux femmes s’étaient même écharpées sur Twitter par messages interposés.

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Elles ont pourtant un grand point communAnne Hidalgo et Ségolène Royal ont pourtant un grand point commun : elles ont toutes les deux été la première femme à décrocher un mandat politique jusqu’ici réservé aux hommes. La première à la mairie de Paris, tandis que la seconde au ministère de l’Education nationale, toutes les deux en 2014. Mais cela n’a visiblement pas suffi à les faire se rapprocher ni à effacer le contentieux qui les oppose depuis plusieurs mois.

Feu de cheminée, extension de Roland-Garros…Souvenez-vous l’hiver dernier, Ségolène Royal était montée au créneau pour dénoncer l’interdiction des feux de cheminée à Paris et en proche banlieue. Une mesure soutenue par Anne Hidalgo et que la ministre avait alors jugée "un peu ridicule".

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Mais la justice a finalement tranché en la faveur de l’édile : l’arrêté pris en janvier par Ségolène Royal pour s’opposer à cette interdiction a récemment été annulé par le tribunal correctionnel de Paris. En juin, Ségolène Royal a également dû encaisser la décision de Manuel Valls en faveur d’Anne Hidalgo au sujet de l’extension de Roland-Garros. La ministre dénonçait les conséquences écologiques de ces vastes travaux alors que la maire de Paris mettait en avant les "retombées économiques majeures", rappelle Le Point.

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