Alors que l’UMP tente de réunir 11 millions d’euros pour éviter la faillite, après l’invalidation par le Conseil Constitutionnel des comptes de campagnes de Nicolas Sarkozy, il se pourrait que le sauvetage du parti d’opposition se fasse au dépend de… l’Etat. Plus de détails.

La grande souscription nationale de l’UMP risque encore de faire couler beaucoup d’encre. Et pour cause, l’appel aux dons lancé par Jean-François Copé la semaine dernière va faire grincer des dents à Bercy. Les dons faits pour le parti permettent aux contribuables de bénéficier d'une déduction fiscale de l’ordre de 66% du montant de ce don. Un manque à gagné considérable pour l’Etat, qui au final finance donc cette grande souscription à 66%.

Un créneau utilisé par l’UMPEt le premier parti de l’opposition en joue pour motiver les dons des sympathisants de droite en ajoutant un calculateur d’exonération fiscale en dessous des choix de dons. Ainsi pour un don de 80 euros, la déduction fiscale de 66% réduit la somme déboursée au final à 27.20 euros. Pour autant, ce système de déduction fiscale ne s’appliquera qu’aux foyers qui ne payent que l’impôt sur le revenu… soit 57% des Français.

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Si l’UMP réussit à atteindre les quelques 11 millions d’euros nécessaires pour sa survie, l’Etat aura déboursé pas moins de 7,26 millions d’euros dues à la déduction fiscale. Un cercle vertueux bien ironique qui montre toute la complexité de notre système… 

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