Ils sont tous les deux en lice pour la primaire UMP de 2017. Planet.fr a joué au jeu des 7 ressemblances avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

Si leurs ambitions respectives les opposent, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé partagent pourtant de nombreux points communs. D’accord, il y a les différences. Le style, l’âge, la culture politique ou la fracture Balladur/Chirac sont autant de points de crispations entre les deux hommes. Mais à regarder de plus près, l’ancien Premier ministre et l’ex-président se ressemblent bel et bien. Pour vous le prouver, Planet.fr a joué au jeu des 7 ressemblances.

1. Des ennuis avec la justice

"En matière d'ennuis judiciaires, vaut mieux pas se livrer à un match" disait récemment Alain Juppé, lucide, sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1- Le Monde - i>TELE. Et pour cause, si à la différence de son adversaire Nicolas Sarkozy n’a jamais été condamné, le maire de Bordeaux n’a pour sa part jamais vu son nom cité dans autant d’affaires. Hier encore, une information judiciaire pour "abus de confiance" portant sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy a été ouverte. Au total, ce dernier est concerné par huit affaires (arbitrage Tapie, financement Libyen, Bygmalion, l’affaire des "écoutes" etc.). De surcroît, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "corruption active", "trafic d'influence actif" et "recel de violation du secret professionnel" en juillet dernier. 

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2. La fin des 35 heures

Autre point commun entre les deux hommes : la volonté de mettre fin aux 35 heures. Si Nicolas Sarkozy propose de mettre en place pour les entreprises qui veulent en sortir un mécanisme de consultation interne, Alain Juppé défend de son côté la volonté de "sortir du carcan des 35 heures" sans en préciser la manière. À en croire ces déclarations, les deux défendent donc une position commune sur cette question jugée taboue en France.

3. PMA et GPA

Même si Nicolas Sarkozy plaide pour une réécriture de la Loi Taubira quand Alain Juppé défend le statuquo ne souhaitant pas revenir sur le mariage pour tous, les deux candidats à la primaire de 2017 ne veulent pas de la GPA ni de la PMA. Si l’ancien locataire de l’Elysée entend se doter de "verrous" législatifs pour interdire ces pratiques, le maire de Bordeaux s’en tient au respect du texte qui, rappelons-le, ne prévoit ni GPA ni PMA. 

4. Report de l’âge de la retraite

Thème sur lequel les deux sont très proches, le report de l’âge de départ à la retraite. Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir passer de façon "progressive" à la retraite à 63 ans. De son côté Alain Juppé, "sexa en forme", souhaite porter l’âge l’égal du départ à la retraite à 65 ans. Toujours sur cette question, les deux entendent également harmoniser le régime (donc mettre fins aux régimes spéciaux).

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5. L’expérience

C’est quelque chose qui compte quand on prétend conquérir l’Élysée. Les deux hommes ont une grande expérience. Si Alain Juppé n’a jamais pu accéder à la fonction suprême, il a tout de même exercé à Matignon puis au Quai d’Orsay entre autres. Nicolas Sarkozy quant à lui peut mettre en avant son expérience au ministère de l’Intérieur mais aussi à la présidence de la République dont il connaît les mystères. De surcroît, ce dernier a déjà deux campagnes présidentielles au compteur. Ainsi, ni l’un ni l’autre ne pourra donc jouer la carte de l’expérience pour se distinguer.

6. Divorcés

Du côté de la vie de la privée, quelques ressemblances sont également à noter. En effet, les deux ont connu le divorce et ont eu des enfants lors d’un premier mariage. En effet, le maire de Bordeaux s’est marié une première fois en 1965 avant d’épouser Isabelle Legrand-Bodin en 1993. De ce côté-là, Nicolas Sarkozy a quand même une longueur d’avance. En effet, l’ex-président a connu deux divorces et trois mariages.

 7. La reconquête

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Le désir de reconquête après une traversée du désert est un leitmotiv que l’on peut retrouver chez les deux personnages. Certes le retour d’Alain Juppé après son exil au Québec fut moins grandiloquent que celui de Nicolas Sarkozy qui jurait en 2012 qu’il arrêtait la politique. Mais, on retrouve chez les deux hommes une certaine volonté de revanche à l’égard d’un passé jugé injuste. Comme si l’échéance de 2017 leur permettait d’avaler leurs deux années de mise à l’écart et de tirer un trait sur les heures sombres de leurs carrières : la condamnation pour Alain Juppé et la défaite pour Nicolas Sarkozy.    

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En imagesPrimaires de l'UMP : ceux qui sont dans la course

Alain Juppé

Ce mardi sur son blog, le maire de Bordeaux a rendu officielle sa candidature à la primaire de l'UMP. En effet, il a pour ambition de la remporter afin de se présenter aux élections présidentielles de 2017.

Nicolas Sarkozy

 Selon Brice Hortefeux, les primaires de l'UMP "c'est secondaire", pour Nicolas Sarkozy. Si rien a été officialisé de son côté, il serait toujours favori dans les sondages, a révélé Le Parisien.

François Fillon

François Fillon nourrit des ambitions présidentielles. Si pour l'instant rien n'est décidé du côté de l'ancien Premier ministre, il compte parmi les ténors du parti qui pourront barrer la route à Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé

Bien qu'ostracisé depuis l'affaire Bygmalion, l'ancien président de l'UMP ne renonce pas à ses ambitions, loins s'en faut. Et si les primaires pour 2017 lui semblent lointaines, Jean-François Copé compte bien régler ses comptes avec les cadres de l'UMP. N'a-t-il pas annoncé récemment qu'il y aurait "du sang sur les murs" ? À suivre.

Christian Estrosi

Christian Estrosi est prêt représenter l'UMP en 2017, il est même l'un des premiers à en avoir fait l'annonce. Mais ceci à une seule condition ! Au seul cas où Nicolas Sarkozy ne reviendrait pas... Une façon pour le maire de Nice de préparer le terrain pour le retour de l'ancien président.

Xavier Bertrand

Cela fait un petit moment que Xavier Bertrand entend jouer les "outsiders" pour représenter le parti d'opposition en 2017. En témoignent ses nombreuses prises de position sévères à l'égard de Nicolas Sarkozy.

Nathalie Kosciusko-Morizet

 "Pour la primaire ? Je n'exclus pas. Il faudra voir où on en est à ce moment-là", avait-elle déclaré. Bien qu'elle n'ait pas remporté la mairie de Paris, NKM pourrait donc bien tenter de faire face à la concurrence, très masculine, de la primaire à l'UMP.

Bruno Le Maire et Hervé Mariton, les canditats à la présidence de l'UMP

  Ils sont tous deux candidats à l'élection de la présidence de l'UMP qui devrait se dérouler en 2016 et non pas à la primaire. Mais la présidence du parti est souvent considérée comme une étape en vue de la présidentielle à venir. C'est pour cette raison que Nicolas Sarkozy tenait tant à la tête de l'UMP en 2007 et que François Fillon et Jean-Fra...

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