Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, François Hollande s'est défendu concernant l'expression des "sans-dents" issue du livre de Valérie Trierweiler. Le président y dénonce un "mensonge" qui le "blesse".

L’expression que Valérie Trierweiler lui prête dans son livre ne l’a pas laissé insensible. Loin s’en faut. Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, François Hollande est revenu sur l’ouvrage choc publié par son ex-compagne et dans lequel le chef de l’État en prend sévèrement pour son grade.

Et ce qui l’a le plus heurté, c’est le terrible surnom des "sans-dents" qui a fait l’effet d’une bombe dans la presse et sur les réseaux sociaux. "Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière" a confié le président, visiblement touché, à l’hebdomadaire.

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"Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent. Je n’ai jamais été du côté des puissants, même si je ne suis pas leur ennemi, mais je sais d’où je viens" poursuit-il affichant une "mine sombre" précise Le Nouvel Obs’.

Pour étayer son propos, François Hollande est revenu sur ses origines familiales évoquant son grand-père maternel "petit tailleur d’origine savoyarde" ou encore son grand-père paternel "instituteur, issu d’une famille de paysans pauvres du nord de la France". "Et vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d'où je tiens mes racines, ma raison de vivre ?" demande-t-il aux journalistes avant de rappeler que l’incapacité de se soigner les dents constituait "le signe de la pire misère".

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Evacuant toute victimisation, le chef de l’État a indiqué à nos confrères qu’il ne souhaitait pas s’étaler sur ses "états d’âmes" préférant se focaliser sur les impératifs liés à sa fonction présidentielle. Néanmoins, il a tenu à démentir le portrait dressé par Valérie Trierweiler. "Je ne veux pas qu'on puisse dire ou écrire que je me moque de la douleur sociale, car c'est un mensonge qui me blesse" a-t-il conclu.

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