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Au départ, c'est une histoire d'amour : un homme et une femme, une femme et un pays. Clotilde Armand est française, originaire de Vichy, elle a 42 ans et vient d'obtenir la deuxième place aux élections municipales de Bucarest, dans le secteur 1. Après 17 ans passés en Roumanie, elle a obtenu la nationalité en novembre dernier, et veut, désormais changer le pays, lutter, avec son nouveau parti, contre un système rongé par la corruption. Une démarche à la résonnance toute particulière en ces temps agités en Europe : 'Nous avons démontré qu'il est possible de lutter et que l'implication de chacun fait la différence. Lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure, le parti est très jeune hein, c'est un parti qui a été créé en décembre 2015, il y a quelques mois, beaucoup nous ont dit, mais vous êtes Don Quichotte, vous luttez contre les moulins à vent, le système est beaucoup trop puissant, vous n'y arriverez pas. Et nous, nous avons démontré, avec très peu de moyens, qu'il est possible de changer les choses, qu'il ne faut pas être résigné, la politique n'est pas un domaine qui est réservé uniquement au système, ce n'est pas un domaine qui est l'apanage de ceux qui ont décidé de prendre en otage le pays, non, la démocratie peut jouer en notre faveur, on peut croire en la démocratie'. Pendant ses études au Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis, Clotilde Armand rencontre son futur mari, Sergiu Moroianu, un chercheur en mathématiques roumain, et le couple s'installe en Roumanie en 1999. Elle, est aujourd'hui ingénieur, et dirige les filiales roumaine et bulgare de la société française d'ingénierie Egis. C'est en décembre qu'elle décide de se lancer en politique avec 'L'Union Sauvez Bucarest', l'USB, un parti indépendant, sans étiquette et sans notoriété, tout juste créer. 'J'ai commencé personnellement ma campagne quelques semaines, en gros, six semaines avant l'échéance. C'est beaucoup trop difficile six semaines pour se faire connaître, en sachant que les télévisions ne nous ont pas beaucoup aidés, les télévisions, souvent, font partie du système. Nous n'avions pas le droit de mettre de bannières, nous étions extrêmement limités sur les moyens de communication. Et atteindre une partie de la population dans ces circonstances a été extrêmement difficile, nous nous sommes focalisés sur les réseaux sociaux et sur la rue'. Avec son roumain au fort accent français, elle arpente la rue pendant des semaines pour faire campagne, parler aux gens et les convaincre qu'un autre système est possible. Que la corruption n'est pas une fatalité dans un pays où pourtant 6 des 7 maires élus en 2012 ont des démêlés judiciaires. Véritable passionaria, Clotilde Armand dénonce haut et fort ce que tout le monde sait dans le pays : 'Si vous étiez resté avec moi, à mes côtés, pendant ma campagne dans la rue, vous auriez vu les réactions des gens. Les gens ont perdu toute estime pour le pouvoir politique qui n'a aucun sens de l'honneur, des hommes politiques se proposent à nouveau comme candidat avec aucune alternative, alors qu'ils ont volé, et qu'ils n'ont aucun scrupule. 'Ce sont des petits problèmes avec la justice', voilà, ce que dit la classe politique. Tous leurs abus, leurs abus qui ont tué des gens, car il faut le dire, la corruption tue, tous leurs abus de ces dernières années, ils appellent ça 'des petits problèmes avec la justice', c'est ce qui est scandaleux, donc les gens ne sont pas lassés de la politique, ils sont révoltés'. 'Les choses en Roumanie se voient de manière beaucoup plus claire, c'est-à-dire, qu'on voit que la corruption tue des vies humaines. En Europe, les choses sont un petit peu différentes parce que l'action de la classe politique ne tue pas des personnes directement, mais elle tue l'identité des peuples. La classe politique a laissé tomber les peuples européens pour des intérêts divers et variés, les multinationales, leurs intérêts propres, ils ont sacrifié l'identité de l'Europe, ils ont laissé les valeurs traditionnelles, comme le travail, ne plus être reconnues comme des valeurs et, pour cela, la classe politique s'est séparée de la vraie volonté des peuples. Ils sont guidés par des intérêts mesquins et par le temps politique au lieu d'être guidés par de vraies perspectives à long terme de nos nations, c'est là où ils se sont décrédibilisés'. Sa deuxième place aux élections locales a créé un choc qui se répand très vite sur les réseaux sociaux roumains, où Clotilde Armand est désormais présentée comme une possible futur Premier ministre. Dans tous les cas, son parti sera en lice pour les législatives de novembre. L'USB est issu de l'association 'Sauvez Bucarest', que dirige Nicusor Dan, mathématicien, et personnalité très active de la société civile, qui se fait petit à petit un nom dans la classe politique roumaine. Il est arrivé lui aussi deuxième dans la course à la mairie générale de Bucarest.
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Une longue marche de 320 kilomètres pour rallier Bucarest, la capitale roumaine, a été entamée par des mineurs. Ils dénoncent leurs conditions de travail, et les licenciements au sein du Complexe énergétique OIténia. Près de 700 postes ont été supprimés dans certaines de ses filiales dans le secteur des l'exploitation minière et de l'énergie. Avec agences
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Parmi les victimes de cette tragédie, deux étudiants étrangers sont décédés des suites de leurs blessures : Manci Ayberk, étudiant turc de vingt ans, est mort ce dimanche dans un hôpital roumain, après huit jours d'agonie, aux côtés de ses parents. Tullia Ciotola, vingt ans elle aussi, a été évacuée aux Pays-Bas pour y être soignée mais elle est décédée à son arrivée. L'ambassadeur turc en Roumanie est le premier diplomate étranger à s'être rendu sur les lieux. Osman Koray Ertas : 'Ils sont sortis ensemble de la discothèque après l'incendie. C'est dramatique, ils ont pris un taxi ensemble, et ils sont allés ensemble à l'hôpital. Dans le taxi ils se sont parlés et se sont dit qu'ils allaient bien. Même le jeune Turc qui est mort depuis a dit que tout allait bien. Mais quand ils sont arrivés à l'hôpital ils ont commencé à hurler et ils ont foncé aux urgences'. Plusieurs spécialistes étrangers sont venus en Roumanie renforcer les équipes locales de chirurgiens, débordées après l'incendie et les 140 blessés à traiter. 'Avec la bonne volonté du ministère de la Santé et de l'armée truque, quatre médecins spécialisés sont venus apporter leur aide. L'un des médecins est le président du bureau scientifique des grands brûlés. Je suis allé le chercher à l'aéroport, il s'est mis à travailler immédiatement. Il a participé à de nombreuses opérations et a essayé de soutenir ses collègues roumains. Des médecins étrangers venus de France, du Royaume Uni ou d'Israël et d'autres pays, et aujourd'hui considérés comme des héros par tous les Roumains.
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'Stop à la corruption, stop à l'incompétence'. C'est le cri de colère de dizaines de milliers de personnes en Roumanie, descendues dans la rue une nouvelle fois pour demander le renouvellement de la classe politique et un changement profond du système. Les 32 morts de l'incendie de la discothèque de Bucarest ont créé une onde de choc dans le pays. Et la démission mercredi du Premier ministre Victor Ponta n'a pas calmé les esprits : 'Nous sommes ici pour montrer que nous ne voulons pas que les choses continuent de la même façon, déclare un manifestant. Des politiciens partent, mais ce sont les mêmes qui reviennent. On ne veut pas les mêmes mensonges, on ne se fera pas avoir par une ou deux démissions'. 'Le problème c'est que cette place, la rue, ne peuvent pas être représentées par si peu de gens, lance un autre. Le président et les hommes politiques devraient venir ici sur cette place et parler aux gens'. Le président Klaus Iohannis, après consultation de leaders politiques et de représentants des manifestants, a suggéré que des élections anticipées soient organisées. Alternativement, il pourrait désigner un gouvernement de technocrates... 'Quasiment personne ne veut d'un gouvernement politique', a t-il déclaré.
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La Roumanie s'est dotée d'un nouveau Premier ministre, au lendemain de la démission de Victor Ponta. Le ministre de l'Education Sorin Campeanu occupera ce poste par intérim. Il gérera les affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouvel exécutif, avec comme préoccupation de préserver l'économie, en ces temps perturbés. 'La Roumanie est, et doit rester, un facteur de stabilité et c'est pour cela que mon message aux acteurs économiques est de concentrer nos efforts pour assurer une économie aussi équilibrée que possible pour que la confiance en la Roumanie ne se perde pas.' Victor Ponta, le précédent Premier ministre, a démissionné sous la pression de la rue, suite à l'incendie qui a fait 32 morts et près de 200 blessés dans une discothèque à Bucarest vendredi. Un mouvement sans précédent, une colère loin de s'éteindre, dont le président roumain a pris la mesure : 'J'ai un message très important pour les gens dans la rue a déclaré le président Klaus Iohannis. J'ai un message pour les manifestants : je vous ai vus, je vous ai entendus, je vais prendre en compte vos demandes.' Donc, pour la première fois en Roumanie, la société civile et des représentants des manifestants seront consultés, au même titre que les partis politiques, en vue de la nomination du futur Premier ministre. Le président avait été élu sur la promesse d'éradiquer la corruption. Pour de nombreux Roumains le drame de la discothèque prouve que rien n'a vraiment changé.
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Des dizaines de milliers de personnes descendant dans la rue, du jamais vu depuis la chute du communisme. C'est le gouvernement qui est hué, après le tragique accident dans une boîte de nuit de Bucarest. Un nouveau Premier ministre par intérim est nommé, c'est le ministre de l'Education. Il remplace Victor Ponta, qui cette fois accepte de s'en aller, après avoir résisté longtemps. En 2012, Victor Ponta refusait de démissionner après des accusations de plagiat avérées. En juin dernier, le Parlement avait refusé de lever l'immunité du Premier ministre accusé de corruption. La rue aura eu raison de Ponta. La rue en a eu assez de la corruption. Mais il aura fallu ce drame, vendredi, l'incendie d'un discothèque qui n'avait pas les autorisations nécessaires pour recevoir du public, il a fait 32 morts et près de 200 blessés. Entretien avec Luca Niculescu Sophie Desjardin a interviewé Luca Niculescu, rédacteur en chef de RFI Roumanie et de Digi24, pour évoquer la démission du Premier ministre Victor Ponta, ce 'printemps roumain' qui secoue le pays. 'On peut lire un peu partout dans la presse ce matin 'le drame de la discothèque a fait chuter le gouvernement roumain', mais ce n'est pas ça qui l'a fait chuter n'est-ce-pas ?' Luca Niculescu : 'Non, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase si vous voulez, la tension s'était accumulée depuis longtemps, il y avait un mécontentement général suite à plusieurs affaires qui s'étaient passé dernièrement. Ce qui s'est passé avec la boîte de nuit vendredi soir, cette tragédie a été aussi le symbole d'un engrenage d'incompétences et de corruption au niveau local et central qui ont révolté les gens de Bucarest.' 'Pourquoi maintenant ? Quelque chose a changé dans la société ?' Luca Niculescu : 'Ecoutez, c'est une génération nouvelle si on peut dire, les gens qui ont entre 25 et 35 ans, ce sont eux qui sont descendus dans la rue. Ce sont des gens qui représentent l'or gris (matière grise) de la Roumaine. Ce sont des gens actifs qui ont un emploi et qui ne veulent pas quitter la Roumanie, qui veulent se créer un destin ici, contrairement à d'autres générations qui ont préféré partir, quitter la Roumaine, parce que la Roumanie a perdu 4 millions de personnes ces 10-12 dernières années. Donc ces gens veulent créer une société en Roumanie et ils sont en train de se battre pour elle.' 'Il y a quelques mois lors de ses démêlés judiciaires, Victor Ponta avait refusé de démissionner, il disait alors 'la démocratie ne s'exerce pas dans la rue'. Hier, il a déclaré : 'j'espère que la démission du gouvernement va satisfaire les gens qui étaient dans la rue'. Que s'est-il passé en cinq mois à peine ?' Luca Niculescu : 'C'est-à-dire qu'il y a beaucoup plus de gens qui sont descendus dans la rue avant-hier. Il faut dire qu'il n' y avait pas eu autant de monde dans les rues de Bucarest depuis 1990 tout de suite après la chute du régime communiste. Il y avait 40 000 personnes hier à Bucarest, il y en avait 40 000 dans d'autres villes aussi. Peut-être que pour un pays comme la France, ce n'est pas beaucoup, mais pour la Roumanie c'est vraiment très important, c'est un chiffre important parce que les Roumains ne descendent pas souvent dans la rue. Donc face à ce tsunami, face à cette lame de fond représentée par les manifestations, il est parti.' __Que peut faire le président, sorte d'ovni politique élu l'an dernier à la surprise générale sur la base d'un programme anti-corruption. Quelles sont ses options maintenant ?'_ Luca Niculescu : 'Ecoutez, le président a une mission très délicate. D'un côté, il doit garder le contact direct avec les gens qui protestent dans la rue. De l'autre, il ne doit pas trop s'éloigner de la classe politique parce que le Premier ministre qu'il va nommer sera aussi approuvé par un parlement qui est dominé par cette classe politique que les gens dans la rue sont en train de rejeter en bloc, donc le président doit respecter une sorte d'équilibre très fragile, et c'est la première fois qu'il est face à ce défi, on va voir comment il va se débrouiller.' 'Il y aura des élections. Rappelons qu'en 2012, les sociaux-démocrates du PSD avait obtenu 58 % des voix. Derrière, le centre droit était à 16 %, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'alternative à cette classe politique dont le peuple ne veut plus ?' Luca Niculescu : 'Pour l'instant, on peut dire que non parce que ce sont les mêmes grands partis qui dominent le paysage politique, mais il y a des pas qui ont été faits, des lois qui ont été changées. Par exemple, depuis quelques mois à peine, on peut créer un parti politique en Roumanie avec trois membres seulement, avec trois personnes alors que l'année dernière encore, il fallait 20 000 membres. Donc, vu l'ampleur de la contestation, il est possible que celle-là débouche sur une énergie aussi politique et qu'on ait de plus en plus de partis politiques qui vont être créés et qu'on verra peut-être l'émergence de nouveaux leaders.'
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Il fut le commandant d'un des pires pénitenciers de la Roumanie communiste. Alexandru Visinescu, 90 ans, comparaissait ce mercredi en appel devant la Haute Cour de justice de Bucarest. Il est poursuivi pour 'crimes contre l'humanité'. Mais son procès a été aussitôt ajourné, car le prévenu s'est présenté à la barre sans son avocat. Il n'a fait aucune déclaration aux journalistes. Condamné en première instance à vingt ans de prison, Alexandru Visinescu avait fait appel du jugement tout comme les filles et petites filles de deux ex-détenus. 'Nous n'avons pas demandé une majoration de la peine, car cela n'a aucune importance vu son âge, souligne l'une d'elles, mais nous avons demandé une qualification juridique des faits plus claire, pour que tout le monde sache ce qu'il a fait exactement. Nous sommes soucieux de préserver la mémoire des héros de Ramnicu Sarat.' Sous le régime communiste, de nombreux prisonniers politiques croupirent à la prison de Ramnicu Sarat. Au moins quatorze d'entre eux y sont morts entre 1956 et 1963, alors qu'Alexandru Visinescu dirigeait ce pénitencier, surnommé 'l'enfer du silence''. Les détenus y étaient enfermés seuls dans leur cellule et n'avaient le droit de parler à personne. Outre le silence, ils subissaient le froid, le manque de nourriture et les tortures.
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Le ministre des transports roumain a dû démissionner à cause de propos qu'il a tenu à propos de ses compatriotes vivant à l'étranger. Acceptant selon lui de travailler dans le bâtiment pour un salaire 1 500 euros, leurs enfants deviennent pendant ce temps des voyous, et leurs épouses, des prostituées. Ioan Rus a ainsi insulté les quelque trois millions de Roumains qui travaillent hors de leur pays natal. Selon les ONG, environ 350 000 enfants vivent avec au moins un parent à l'étranger. Le départ du ministre des transports a lieu en pleine crise politique. Le Premier ministre Victor Ponta est soupçonné de conflits d'intérêts par la justice et poursuivi notamment pour évasion fiscale du temps où il était avocat. L'opposition a déposé un vote de confiance pour aujourd'hui. Victor Ponta exclut de démissionner, comme le réclame son rival, le chef d'Etat conservateur Klaus Iohannis.
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Nicolae Ceausescu dirigeait son pays d'une poigne de fer, et se pensait insubmersible. Surnommé "le génie des Carpates", le dictateur roumain n'avait pas vu venir la chute de son régime communiste. Alors que son peuple subissait pauvreté et terreur, lui et sa femme vivaient dans la prospérité et l'abondance. La révolution sanglante de 1989 allait mettre brusquement fin à cette page de l'histoire du pays. Le 16 décembre 1989, les habitants de Timisoara se soulèvent contre l'arrestation du pasteur Lazlo Toekes, défenseur des droits des minorités hongroises. Le 21, une manifestation d'ouvriers conspue le régime dictatorial devant le siège du Parti Communiste à Bucarest. La vague révolutionnaire qui déferle sur le pays ne va pas tarder à rattrapper les époux Ceausescu. Le couple prend la fuite, mais, très vite arrêtés, Nicolae Ceausescu et sa femme sont jugés sommairement. Même si le tyran sent que la fin approche, il accusera jusqu'à la fin ses juges d'être des traitres. Il ne montrera aucun signe de faiblesse. Reconnus coupables de génocide et de détournement de fonds, ils sont tous les deux fusillés.
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Une série d'hommages, de commémorations et de souvenirs a envahi la Roumanie, ce lundi 22 décembre, 25 ans jour pour jour après le renversement du dictateur Nicolae Ceausescu. Le président Klaus Iohannis, qui a prêté serment la veille, a rendu hommage à ceux qui sont considérés comme les héros martyrs de la révolution roumaine sur la place de l'Université à Bucarest. Des couronnes de fleurs ont également été déposées devant le bâtiment de la TVR, un symbole du pouvoir de Ceaucescu dont s'emparèrent les opposants à son régime le 22 décembre. Au total, un peu plus de 1100 personnes ont péri pendant ce soulèvement, avant et après la chute de Ceausescu.
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Il veut changer le visage de la Roumanie, et avant tout, la débarrasser de la corruption. Le nouveau chef de l'Etat Klaus Iohannis, élu il y a un peu plus d'un mois, a prêté serment ce dimanche devant les deux chambres du Parlement. A la tête d'un des pays les plus pauvres de l'Union européenne, ce roumain d'origine allemande de 55 ans a plaidé pour un meilleur fonctionnement des institutions mises en place à la chute du communisme il y a 25 ans. 'Je souhaite que la corruption disparaisse de l'agenda public, a-t-il déclaré. Les institutions doivent fonctionner pour les citoyens et la classe politique devrait comprendre clairement qu'elle est au service de l'intérêt général et non des intérêts d'un groupe ou d'un individu.' Ces deux dernières années, la cohabitation entre le président Traian Basescu et le Premier ministre Victor Ponta s'est avérée houleuse, bloquant de fait toute réforme au sein de l'appareil d'Etat. Klaus Iohannis entend mettre en place une cohabitation plus constructive. Partisan de l'union des forces politiques, il consulte les autres partis pour affiner son programme d'action.
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La Roumanie a un nouveau président et aussi une nouvelle Première dame : la voici Carmen Johannis, traquée par les journalistes ce matin dans les rues de Sibiu, la ville dont son époux est maire, et où elle enseigne l'anglais. Étonnamment, elle ne se trouvait pas à Bucarest pour fêter la victoire. Elle a célébré avec ses étudiants. Pas question pour elle de manquer le cours du lundi matin. ''J'ai un devoir à accomplir, dit-elle. J'essaye de le faire tout le temps et le mieux possible. J'essaierai de faire pareil en tant que Première dame.'' Au lendemain de la victoire de son mari, la Première dame - prof d'anglais a prodigué à ses élèves quelques bons conseils pour réussir. ''Je leur ai dit que le bon sens, la modestie et les bonnes intentions sont toujours payants.'' Carmen Johannis n'oubliera pas de sitôt ce jour d'école si particulier et l'accueil chaleureux de ses élèves. Elle a même eu droit à la haie d'honneur et à la chanson ''We are the champions''.
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En devenant le 4e président élu de la Roumanie, Klaus Iohannis a créé la surprise. Car le leader du Parti national-libéral est une personnalité atypique sur la scène politique de cet ancien pays communiste, qui 25 après la chute de Ceausescu reste le deuxième pays le plus pauvre de l'Union Européenne. Descendant des Saxons arrivés au Moyen-âge en Transylvanie, Klaus Iohannis n'a que 25 ans lorsque la dictature communiste s'effondre en Roumanie. Mais, contrairement à ses parents et à des milliers de Roumains d'origine allemande qui partent s'installer en Allemagne de l'Ouest, lui, décide de rester. Il est élu maire de la ville de Sibiu en 2000. C'est là qu'il bâti sa réputation de bon gestionnaire faisant de cette petite cité médiévale de 150 000 habitants l'une des principales destinations touristiques du pays. En 2007, la ville a été désignée capitale européenne de la culture. Mais cet ancien professeur de physique de 55 ans, chantre du travail bien fait, a vu son image d'homme intègre écornée par l'Agence nationale pour l'intégrité. Elle lui reproche d'avoir siégé au conseil d'une entreprise locale tout en exerçant sa fonction de maire, une incompatibilité sanctionnée par la loi. En 2009, Klaus Iohannis avait été proposé comme candidat au poste de Premier ministre, mais ses chances avaient été réduites à néant par le conservateur Traian B sescu, alors réélu de justesse président de la République. Fidèle à son caractère taciturne, Klaus Iohannis propose une présidence sans scandales ni polémiques. Il a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. 'Nous avons besoin d'une politique moins bruyante et plus impliquée dans les problèmes actuels, une sorte de politique avec moins de 'grand spectacle' mais plus de solutions pour la Roumanie et pour les Roumains', explique Klaus Iohannis. Klaus Iohannis parle allemand et anglais, un atout quand on sait qu'en Roumanie le chef de l'État est en charge de la politique étrangère. Le président roumain possède d'ailleurs de nombreux pouvoirs. Il promulgue les lois, dispose du droit de grâce et surtout, garant des institutions, il nomme les hauts fonctionnaires et en particulier les magistrats.
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Klaus Iohannis a remporté la présidentielle en Roumanie. Son rival Victor Ponta a reconnu sa défaite et appelé le vainqueur pour le féliciter. Les sondages se sont trompés puisque Victor Ponta, le Premier ministre sortant, grand favori, s'est fait distancer par le maire de Sibiu. Le social-démocrate Victor Ponta était pourtant arrivé largement en tête avec plus de 40 % des suffrages au premier tour. Le prochain président roumain de centre-droit Klaus Iohannis est issu de la minorité allemande. Il a 55 ans, et a sans doute aussi bénéficié des voix de la diaspora, généralement favorables à la droite. Ce professeur de physique, mal à l'aise devant les caméras, était aussi le favori des électeurs des grandes villes. Il aura la charge d'un pays qui est le deuxième plus pauvre de l'Union européenne.
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Klaus Iohannis a remporté la présidentielle en Roumanie. Son rival Victor Ponta a reconnu sa défaite et appelé le vainqueur pour le féliciter. Les sondages se sont trompés puisque Victor Ponta, le Premier ministre sortant, grand favori, s'est fait distancer par le maire de Sibiu. Le social-démocrate Victor Ponta était pourtant arrivé largement en tête avec plus de 40 % des suffrages au premier tour. Le prochain président roumain de centre-droit Klaus Iohannis est issu de la minorité allemande. Il a 55 ans, et a sans doute aussi bénéficié des voix de la diaspora, généralement favorables à la droite. Ce professeur de physique, mal à l'aise devant les caméras, était aussi le favori des électeurs des grandes villes. Il aura la charge d'un pays qui est le deuxième plus pauvre de l'Union européenne.
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Les deux candidats à la présidence roumaine sont au coude à coude, et selon la télévision publique, ce serait le candidat de l'opposition, Klaus Iohannis, de centre-droit, (55 ans et maire de Sibiu) qui est en tête, avec plus de 51% des voix, d'après les premières projections à la fermeture des bureaux de vote. Son rival social-démocrate Victor Ponta, 42 ans, Premier ministre sortant, obtiendrait plus de 48% des suffrages. Il était pourtant donné favori dans les sondages. Mais on attend les résultats des Roumains de l'étranger, la diaspora généralement favorable à la droite et qui pourrait conforter la victoire de Klaus Iohannis. La Roumanie, deuxième pays le plus pauvre de l'UE, se choisissait aujourd'hui un nouveau président, le 7e scrutin de ce genre depuis la chute du dictateur Ceausescu il y a 25 ans.
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Chacun à leur tour ils ont mis leur bulletin dans l'urne, espérant devenir le prochain président de la Roumanie. Le social-démocrate Victor Ponta, Premier ministre sortant, est favori, face à Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande et maire de la ville de Sibiu. Pour avoir une chance de gagner, ce candidat de droite compte sur les électeurs des grandes villes. A notre envoyée spéciale, l'analyste Costi Rogozanu, explique que 'Victor Ponta, homme de gauche, social-démocrate, ne cache même pas qu'il est de droite ; il a d'ailleurs proposé un premier ministre de droite, qui a conduit un gouvernement de droite avec le précédent président Traian Basescu.' Difficile donc parfois de trouver une différence entre les deux candidats. Tous les deux ont, sans doute, un point commun, la corruption qui grignote la vie politique roumaine. 'J'ai voté pour la voie européenne de la Roumanie', dit un électeur. 'Je veux un président, rajoute un vieil homme, qui puisse prendre des décisions, qui soit puissant, pas faible et qui maintienne un équilibre dans le pays, sans être redevable, sans être influencé par les partis politiques.' Les électeurs attendent surtout de meilleures conditions de vie, dans l'un des pays les plus pauvres de l'UE. 'Si les images publiques des protagonistes du scrutin présidentiel roumain se distinguent de manière nette, explique Laura Davidescu, envoyée spéciale à Bucarest, ce n'est pas aussi le cas de leurs projets politiques. On ne voit pas clairement quel chemin doit prendre la Roumanie pour dépasser son statut actuel : celui d'un pays à la périphérie de l'Union Européenne.'
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Des élections 'libres', 'des bureaux de vote à l'étranger'... Avec ce genre de slogans, les milliers de roumains qui ont battu le pavé ce vendredi comptent bien faire pression sur le gouvernement, pour que le scrutin de dimanche, - le deuxième tour de la présidentielle- soit plus inclusif. Lors du premier tour, il y a deux semaines, la diaspora roumaine a été en grande partie empêchée d'exercer son devoir civique. Manque de personnel ou d'isoloirs, seuls quelques 160 000 électeurs sur les 4 millions vivant à l'étranger ont pu voter. Un dysfonctionnement qui a d'ailleurs coûté son poste au ministre des Affaires étrangères, et qui provoque d'autant plus le courroux des protestataires que le vote de la diaspora est un vote anti-Ponta. Victor Ponta, l'actuel Premier ministre social-démocrate, est donné favori de la présidentielle.
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Qui sera le nouveau président de la Roumanie ? Victor Ponta ou Klaus Iohannis? Le Premier ministre sortant ou son adversaire de centre-droit issue d'une minorité allemande? Si le social démocrate Victor Ponta est donné favori du scrutin, un fort taux de participation pourrait toutefois changer la donne. Au premier tour de la présidentielle, la diaspora roumaine a été sous-représentée : seuls 160 000 électeurs se sont exprimés sur environ 3 millions de Roumains à l'étranger. Une débâcle imputée à des problèmes logistiques et qui a coûté son poste au ministre roumain des Affaires étrangères. Ce vendredi, des milliers de Roumains ont manifesté, appelant à un vote 'libre'. Il y a 5 ans, les voix de la diaspora, non négligeables dans un pays de 20 millions d'habitants, avaient fait pencher la balance en faveur du président de droite Traian Basescu.
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Des élections 'libres', 'des bureaux de vote à l'étranger'... Avec ce genre de slogans, les milliers de roumains qui ont battu le pavé ce vendredi comptent bien faire pression sur le gouvernement, pour que le scrutin de dimanche, - le deuxième tour de la présidentielle- soit plus inclusif. Lors du premier tour, il y a deux semaines, la diaspora roumaine a été en grande partie empêchée d'exercer son devoir civique. Manque de personnel ou d'isoloirs, seuls quelques 160 000 électeurs sur les 4 millions vivant à l'étranger ont pu voter. Un dysfonctionnement qui a d'ailleurs coûté son poste au ministre des Affaires étrangères, et qui provoque d'autant plus le courroux des protestataires que le vote de la diaspora est un vote anti-Ponta. Victor Ponta, l'actuel Premier ministre social-démocrate, est donné favori de la présidentielle.
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Le premier tour de la présidentielle en Roumanie a vu le chef du gouvernement social-démocrate Victor Ponta terminer en tête, environ dix points devant son principal adversaire, le conservateur Klaus Ihoannis. Mais le scrutin a visiblement connu quelques accrocs. L'organisation du scrutin dans les zones urbaines, ainsi qu'à l'étranger, est très critiquée. De longues files d'attente se sont formées et beaucoup de Roumains n'ont pas pu exprimer leur choix, poussant quelques centaines de personnes à manifester leur mécontentement : 'c'est absolument impardonnable que des Roumains qui font la queue pour voter depuis 13h ne puissent toujours pas le faire', déplore une électrice roumaine. Le deuxième tour de la présidentielle aura lieu le 16 novembre prochain. En cas de victoire de Victor Ponta, les sociaux-démocrates contrôleraient tous les organes du pouvoir. Ce qui fait craindre à certains observateurs une dérive anti-démocratique.
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Le Premier ministre social démocrate Victor Ponta est donné grand favori de l'élection présidentielle roumaine. Cet ancien procureur de 42 ans est crédit de 41% d'intentions de vote sans avoir pour autant beaucoup révélé de ses projets pour la Roumanie, mettant surtout en avant son bilan économique. Son concurrent le plus sérieux est le candidat conservateur Klaus Iohannis. C'est le maire de la ville de Sibiu, il est issu de la minorité allemande de Roumanie. Selon les derniers sondages Klaus Iohannis pourrait obtenir jusqu'à 30% des voix, loin devant les 13 autres candidats pour cette élection dont le deuxième tour est prévu le 16 novembre. La campagne électorale s'est déroulée dans un climat de scandales de corruption et de craintes du reprise en main de la justice par le pouvoir. La majorité de centre gauche a déjà essayé en 2013 d'élargir l'immunité des élus et en cas de victoire, Victor Ponta pourrait bien réitérer l'expérience. La majorité de centre gauche a déjà essayé en 2013 d'élargir l'immunité des élus et en cas de victoire, Victor Ponta pourrait bien réitérer l'expérience.
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Les Roumains sont appelés aux urnes ce dimanche pour choisir un nouveau président. Le Premier ministre, le social-démocrate Victor Ponta est donné grand favori, face au libéral Klaus Iohannis. Au total, 14 candidats sont en lice pour ce premier tour. Le scrutin apparaît comme un test important pour cet ancien pays communiste, parmi les plus pauvres de l'Union européenne. A 42 ans, Victor Ponta est apparu sûr de sa victoire durant toute la campagne électorale. Chef du gouvernement depuis deux ans, il bénéficie d'un fort soutien populaire. Mais ses détracteurs lui reprochent notamment ses tentatives de brider le pouvoir judiciaire alors que des inculpation pour corruption visent plusieurs de ses proches. Face à lui, Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande, fait figure de challenger. Il est actuellement maire de la ville de Sibiu dans le centre du pays. Placée à la troisième place dans les sondages, la conservatrice Elena Udra est une ancienne ministre du tourisme. Elle est considérée comme une protégée du président sortant Trian Basescu.
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Dans cette édition de Global Conversation, Isabelle Kumar reçoit Victor Ponta, premier ministre de Roumanie. Ce dernier s’exprime sur l’image négative que les autres membres de l’Union...
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Près de sept ans après l’adhésion la ville d’Aninoasa, dans le centre du pays, fait banqueroute. La mine, principale activité de cette commune de moins de 5 000 habitants, a été fermée par...
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