Une semaine après les propos polémiques de Manuel Valls sur les Roms, c’est Benoit Hamon qui a réagi ce samedi. Selon le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire, la gauche et le ministre de l'Intérieur en particulier doivent éviter les "les leçons en réalisme".

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Après Arnaud Montebourg et Cécile Duflot, Benoit Hamon a lui aussi voulu y aller de sa petite pics à propos des mots de Manuel Valls sur les Roms. Lors de l’université de rentrée du mouvement hamoniste "Un monde d’avance" ce samedi à Vieux-Boucau (Landes), le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire a regretté la "leçon en réalisme" faite par Manuel Valls sur les Roms. "Ce qui m'irrite le plus dans les polémiques que nous nous créons à gauche, et on l'a vu dernièrement sur les Roms, ce sont les procès ou les leçons en réalisme identiques à ceux que nous fait la droite", a-t-il insisté. Benoit Hamon a aussi voulu insister sur les valeurs républicaines défendues par la gauche et le parti socialiste : "La gauche ne renoncera jamais à l'idée d'intégrer progressivement une population", répondant ainsi au ministre de l’Intérieur qui avait déclaré que "les Roms ont vocation à retourner dans leur pays et à s'intégrer là-bas". Invités à cette université de rentrée, Arnaud Montebourg et Christiane Taubira n’ont pas souhaité réagir sur les propos de Manuel Valls pour éviter de faire enfler la polémique.

"Être un homme de gauche, ça se prouve!"

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Egalement convié, Henri Emmanuelli n’a, lui, pas pris de pincettes avec Manuel Valls. "Il y a des lignes à ne pas franchir et des barrières à ne pas sauter. Il est facile de surfer sur les opinions majoritaires mais c'est très dangereux", a-t-il déclaré au public landais. Avant d’insinuer de manière assez explicite que Manuel Valls aurait du mal avec les valeurs habituellement véhiculées par la gauche. "Je veux dire amicalement à Manuel qu'être un homme de gauche, ça ne se proclame pas, ça se prouve!", a-t-il indiqué, sous un tonnerre d’applaudissements. Ce samedi matin, un sondage paru dans Le Parisien affirmait que 93% des français estimaient que "les Roms s’intégraient mal dans la société française". Ce à quoi Henri Emmanuelli a répondu : "Les sondages, je m'en fous complètement ! J'ai connu vingt ans de sondages sur la peine de mort, ça ne nous a pas empêché de l'abolir en 1981".

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