Le parti frontiste a récemment fustigé les choix politiques du nouveau maire de Béziers (Hérault). Et alors que Robert Ménard avait reçu le soutien du Rassemblement Bleu Marine lors des élections municipales, la direction du FN ne l'a pas invité au meeting de Marine Le Pen tenu ce vendredi dans sa ville. 

© AFP

AFP

Depuis son élection à la mairie de Béziers (Hérault), Robert Ménard répète à qui veut l'entendre qu'il n'est pas au Front national. Une attitude qui commence à agacer les ténors du parti frontiste, lequel avait apporté son soutien à l'ancien directeur de Reporters sans Frontières lors des élections municipales.

"Il dit qu’il n’est pas du FN, mais on voudrait bien savoir ce qu’il est réellement", a ainsi taclé la vice-présidente du FN, Marie-Christine Arnautu, ce vendredi sur Europe 1. Mais la charge la plus violente est venue d'un autre ténor du parti frontiste. Invité ce mercredi sur France Culture, Louis Aliot a critiqué l'entourage du nouveau maire de Béziers, jugé trop extrême à ses yeux. "C'est vrai qu'il y a peut-être une certaine contradiction en disant 'je ne suis pas Front National' comme s'il avait en face de lui un épouvantail, tout en prenant à son cabinet des gens qui sont beaucoup plus, beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le Front National", a-t-il déploré.

Le compagnon de Marine Le Pen a ainsi évoqué la nomination en tant que directeur de cabinet d'André-Yves Beck. Ce dernier, proche des mouvements d'extrême droite Troisième voie et Nouvelle Résistance, selon Mediapart, était l'ancien collaborateur de Jacques Bompard à la mairie d'Orange. Robert Ménard a également recruté comme chef de cabinet, Christophe Pacotte, lequel avait travaillé à la direction du Bloc Identitaire.

Robert Ménard assume

De son côté, l'édile bittérois a assumé ses choix au micro d'Europe 1 :  "ça, les histoires de la droite extrême… Ce sont leurs affaires. La seule chose que j’ai à vous dire, c’est qu’André-Yves Beck a sûrement dit des bêtises, et même fait des conneries, il y a plus de 20 ans, mais il y a prescription. En ce qui concerne Christophe Pacotte, il était au Bloc identitaire, car avant d’entrer au cabinet, je lui ai demandé de démissionner du parti, ce qu’il a fait. Ce sont des gens qui ont du talent. Il y a autour de moi des gens de toutes les sensibilités".

Publicité
Des décisions politiques qui pourraient entacher les relations entre Robert Ménard et le Front National. L'ancien journaliste n'est d'ailleurs pas convié ce vendredi au meeting de Louis Aliot et Marine Le Pen à Béziers. La conseillère régionale du parti, Marie-France Jamet, a démenti toute forme de dissensions entre Béziers et le FN. Mais elle aurait cependant tenté d'apaiser les tensions entre Louis Aliot et Robert Ménard, rapporte Europe 1.

Vidéo :Robert Ménard : "Il y a combien de gens du FN sur ma liste ?"

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité