Alors que le bruit d’un remaniement ministériel se fait de plus en plus entendre, les noms de plusieurs cadres du PS sont également évoqués pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon. Découvrez de qui il s’agit.

©AFP

remier visé en cas de remaniement ministériel, Jean-Marc Ayrault reconnaît avoir, certes,  "une tâche difficile à accomplir" mais affirme que "rien ne l’impressionne". Pourtant, sa place à Matignon paraît bel et bien menacée. Avec les rumeurs de remaniements qui ont récemment fait leur retour, le Premier ministre semble en effet être sur la sellette. Et parmi les cadres du PS évoqués pour lui succéder, certains noms reviennent plus que d’autres. A l’instar de celui de Martine Aubry.

Martine Aubry, de Lille à Matignon ?Retirée à Lille depuis qu’elle a été écartée de Matignon lors de la création du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Martine Aubry cultive une certaine discrétion. Veillant à ne pas ou très peu commenter l’actualité politique du pays, la maire de Lille (Nord) a, semble-t-il, trouvé la bonne stratégie pour faire son retour. Car en plus de voir sa cote de popularité monter, notamment chez les sympathisants de gauche, depuis quelques temps elle réussit à se rapprocher des plus hautes sphères de l’Etat. En témoigne le déjeuner secret auquel François Hollande l’aurait invitée mardi, selon les informations d’Europe 1.

Et alors qu’elle a souvent été critiquée pour son caractère directif, voire autoritaire, il s’agirait justement de ce que les Français recherchent actuellement, a  noté l’un de ses proches cité par Libération. Reste toutefois que, même si Martine Aubry est plébiscitée par les Français pour reprendre part de manière significative à la politique nationale, un tel mandat ne figure pas forcément dans ses objectifs. "Matignon à moyen terme ce n’est pas exclu, mais elle ne donne vraiment pas l’impression d’y travailler. Et à court terme pour les prochains mois elle est complètement mobilisée sur les municipales", a expliqué l’un des ténors du PS à Lille avant d’ajouter, comme pour dissiper toutes les rumeurs : "Elle n’ira pas à Matignon pour bricoler quelque chose en situation d’urgence à quelques mois des municipales, ce n’est pas son genr". A en croire ce dernier, le nom de Martine Aubry pour remplacer Jean-Marc Ayrault serait donc plus crédible si le remaniement avait lieu après les élections municipales de mars 2014.

Manuel Valls appelle à la "jouer collectif"Figure politique préférée des Français depuis plusieurs mois maintenant, le ministre de l’Intérieur est également fortement pressenti pour prendre les rennes du gouvernement en cas de remaniement. Ne cachant pas ses ambitions, il avait d’ailleurs confié à L’Express qu’ "excepté Matignon, il n’y a rien de plus passionnant que le ministère de l’Intérieur". Soucieux de ne pas brûler les étapes ni de tirer sur ses collègues, Manuel Valls a toutefois récemment insisté au micro de BFM TV sur la nécessité de "faire preuve de cohésion" et de "se serrer les coudes" dans les rangs de la majorité. Et le ministre d’assurer : "Je suis loyal au Premier ministre qui fait très bien son travail".

Claude Bartolone, respecté à gauche comme à droiteCertes moins connu que Martine Aubry et Manuel Valls, Claude Bartolone peut néanmoins se vanter d’être respecté par les sympathisants de gauche et de droite. Et si le président de l’Assemblée nationale crie haut et fort qu’il ne" veut pas rentrer dans le débat" portant sur un remaniement ministériel, il n’hésite cependant pas à tacler le gouvernement et même à souffler à François Hollande de passer à la "deuxième étape de son quinquennat".

Publicité
Jean-Marc Ayrault sera-t-il remplacé ? Et si oui, par qui le sera-t-il ? Ces questions ne cessent d’être posées mais avant de pouvoir y répondre, reste à savoir quand François Hollande pourrait décider de procéder à un remaniement. Et là encore, les hypothèses sont nombreuses. Quand certains évoquent un remaniement très proche en vue de redorer l’image du président, d’autres évoquent, quant à eux, un remaniement en avril, sorti comme un carte joker après un éventuel échec aux élections municipales.

A revoir en vidéo : Hollande hué le 11 novembre