Le nouveau découpage régional de la France présenté ce mardi matin par François Hollande est loin de faire l’unanimité. Plusieurs élus locaux et personnalités politiques sont montés au créneau pour dénoncer des alliances malheureuses. Planet.fr fait le point sur les endroits où ça coince.

©Capture Ecran site Elysée

Qui dit réforme, dit bien souvent mécontents. Et la réforme territoriale n’y échappe pas. La nouvelle carte de France présentée ce mardi par François Hollande, laquelle prévoit de réduire à 14 le nombre de régions (contre 22 actuellement), a provoqué de nombreuses réactions. En effet, si certains habitants des régions concernées, élus et politiciens ont salué ce découpage, d’autres au contraire ne décolèrent pas.

Centre-Poitou-Charentes – Limousin"Nous allons entrer en résistance", a ainsi prévenu le président UMP du Conseil général de la Charente Maritime, Dominique Bussereau. Alors que le Poitou-Charentes souhaitait rejoindre l’Aquitaine, il a été décidé dans les plus hautes sphères de l’Etat qu’il fusionnerait finalement avec le Centre et le Limousin. Un choix vivement contesté par l’élu UMP. "Pour nous, c’est exactement l’inverse de ce que tout le monde voulait. Les quatre départements Poitou-Charentes sont d’accords, à quelques exceptions près, de rejoindre l’Aquitaine parce que Bordeaux est déjà notre métropole économique régionale, et donc on nous envoie le Centre et le Limousin….", a-t-il regretté au micro d’Europe 1. Il s’agit d’un "socialisme féodal", a-t-il également dénoncé avant d’ajouter : "Il y a longtemps que le mariage forcé est aboli en Europe". Selon lui, ce regroupement serait le résultat d’un petit "arrangement entre copains de la promotion Voltaire : François Hollande, Ségolène Royal et Michel Sapin".

Bretagne- Pays de la LoireMais Dominique Bussereau n’est pas le seul à voir l’empreinte de Ségolène Royal sur ce découpage régional. Le député UDI Yannick Favennec est lui aussi monté au créneau en ce sens à propos de la non-fusion de la Bretagne et des Pays de la Loire. Alors qu’il plaidait pour une région Bretagne-Loire, le député UDI n’a pas manqué de critiquer le choix de François Hollande de laisser la Bretagne seule. Selon lui, le chef de l’Etat aurait pris cette décision par "peur des bonnets rouge et de son ex (Ségolène Royal, ndlr)", rapporte Le Figaro. En effet, la ministre de l’Ecologie s’est récemment prononcée en faveur d’une fusion de la région Poitou-Charentes dont elle a été la présidente avec les Pays-de-la-Loire.

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Picardie – Champagne-ArdenneDe son côté, Luc Chatel a posté un tweet pour dénoncer l’ "aberration" de la fusion de la Champagne-Ardenne avec la Picardie. "L’association de deux malades de ne fait pas un bien portant", a raillé l’ancien ministre avant de souligner l’ "incohérence" de cette union : "Quoi de commun entre la baie de Somme et le plateau de Langres ? La logique pour Champagne-Ardenne, c’est le grand Est !". Rejoignant le député UMP de Haute-Marne, Xavier Bertrand a de son côté évoqué ce mardi martin sur i>Télé une réforme territoriale faite à la va-vite, "sur un coin de table".

 Vidéo sur le même thème :  La nouvelle carte des régions de François Hollande 

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