En ce moment en tournée dans toute la France pour expliquer sa réforme pénale, Christiane Taubira vient d’apprendre une mauvaise nouvelle. Le gouvernement veut attendre les élections municipales de 2014 avant d’en découdre avec son projet de loi.

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La réforme pénale fait encore des siennes. Alors que sa tête pensante, Christiane Taubira, était ce jeudi à Agen pour débattre sur sa réforme, la ministre de la Justice a appris que la lecture au Parlement de son texte aura finalement lieu après les municipales de 2014. Pour des raisons électorales ? Non du tout. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a déclaré que c’était pour des "raisons de calendrier". Invité de l’émission Questions d’info sur LCP, Alain Vidalies a assuré qu’il n’y aurait "pas de procédure accélérée". La faute à un calendrier chargé selon lui, "Aujourd'hui, l'emploi du temps est aux trois quarts rempli parce que la Constitution oblige à faire le budget et la loi de financement de la Sécurité sociale (avant fin décembre)", a affirmé Alain Vidalies.

"Une faute éthique et politique"

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Après son débat dans la ville d’Agen, la garde des Sceaux a tenu à réagir sur ce soudain changement de calendrier. "Je rappelle que c'est la connexion au calendrier électoral qui constituerait une faute politique, une faute éthique", a déclaré la ministre de la Justice sur France 3 Aquitaine. La réforme pénale de Christiane Taubira laisse sceptique une partie des Français et le gouvernement le sait. Ainsi, l'Etat ne veut semble-t-il prendre aucun risque avant les élections municipales de 2014 qui arrivent à grand pas.

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