L’ancien président de la République dit étudier avec son parti "tous les moyens parlementaires et juridiques" pour s’opposer à cette réforme.

Au lendemain de l’inscription au Journal officiel du décret et de l’arrêté concernant la réforme du collège, le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a dénoncé dans les colonnes du Figaro"un coup de force" du gouvernement.

"C'est le contraire de la méthode qui devrait prévaloir dans une République moderne digne de ce nom", dit-il à propos du passage en force du gouvernement qui "fait assaut de sectarisme et d’idéologie sur ces questions".

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"Le lendemain du jour où la ministre de l'Éducation nationale a dit que sa porte était ouverte, le premier ministre la referme avec une brutalité inouïe en faisant publier ce décret dans la nuit.", relève-t-il. Avant de dénoncer "le mépris" de François Hollande et de Manuel Valls, ainsi que les mots de Najat Vallaud-Belkacem qui avait traité certains penseurs de "pseudo-intellectuels".

"L'école de la République est en danger"

Et le président de l’UMP de fustiger la suppression des classes bilangues, l’instauration de l’interdisciplinarité, la refondation des programmes en Histoire qui privilégieraient "des épisodes qui culpabilisent la France", ou encore le manque d’autorité. "Que dire de l'objectif affiché, expressis verbis - pardon pour le latin - de supprimer ces valeurs que sont l'effort, la contrainte, la persévérance, tout cela parce qu'il ne faut pas que l'élève s'ennuie ?", s’interroge-t-il.

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Pour s’opposer à cette réforme, Nicolas Sarkozy et l’UMP n’excluent aucun moyen : "Nous étudions tous les moyens parlementaires et juridiques pour nous opposer à ce décret qui organise ni plus ni moins le nivellement de l'école de la République.", fait-il savoir avant d’alerter : "L'école de la République est en danger."

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